L'UQÀM, une université bilingue?
#1
Posté 01 septembre 2009 - 23:14
Article du devoir
L'avis d'un blogueur
#2
Posté 01 septembre 2009 - 23:24
...
J'avoue qu'un francophone qui enseigne à des étudiants francophones ses cours c'est pas mal absurde comme situation.










#3
Posté 01 septembre 2009 - 23:26
Ce message a été modifié par Vacpower : 01 septembre 2009 - 23:31








#0 Buddy Spam
Prenez donc une petite pause; visitez régulièrement le site de ceux qui financent nos activités.
Besoin d'un peu de visibilité?
Affichez-vous à pleine grandeur du Dépotoir, pour seulement 25$ par mois.

Écoeuré de me voir? Désactive-moi en devenant Éboueur immunisé.
#4
Posté 02 septembre 2009 - 00:08
Citer
Les deux passages en gras me font grincer des dents. Comment peux-tu oser dire que les cours de gestion en anglais ne sont d'aucune utilité aux étudiants francophones? Dans le contexte économique actuel, il est impératif que les gestionnaires de demain puissent s'exprimer dans plusieurs langues. Il faut vraiment être ignorant et déconnecté pour défendre l'unilinguisme. Je suis présentement étudiant au BAA de l'Université Laval et je suis très heureux d'avoir eu l'opportunité de suivre quelques cours en anglais. Tu as bien lu. L'Université Laval, le plus ancien établissement d’enseignement francophone d’Amérique, offre à ses étudiants la possibilité de suivre des cours en anglais. De toute façon, la direction de la faculté sait très bien que beaucoup de cours francophones sont déjà pratiquement donnés en anglais. Quiconque a déjà suivi un cours de finance en français sait de quoi je parle.
Le pire dans tout ça, c'est que les étudiants de l'UQÀM sont probablement bien heureux de pouvoir suivre quelques cours en anglais à travers leur BAA francophone. Les nationalistes devraient laisser les gestionnaires de demain tranquilles. De toute façon, ils ne comprennent visiblement rien à la dynamique actuelle du monde des affaires.




#5
Posté 02 septembre 2009 - 00:15
Ben Hard, le 01 septembre 2009 - 23:24 , a dit :
...
J'avoue qu'un francophone qui enseigne à des étudiants francophones ses cours c'est pas mal absurde comme situation.
Oui, mais chaque cours offert en anglais ou en allemand est aussi offert en français.
EDIT: Euh pas allemand, espagnol.
Ce message a été modifié par - Z - : 02 septembre 2009 - 22:07







#6
Posté 02 septembre 2009 - 00:19
- Z -, le 02 septembre 2009 - 00:15 , a dit :
L'UQÀM ne fait qu'augmenter son offre. Les cours en français sont toujours disponibles.




#7
Posté 02 septembre 2009 - 00:48
Forb, le 02 septembre 2009 - 00:08 , a dit :
Les deux passages en gras me font grincer des dents. Comment peux-tu oser dire que les cours de gestion en anglais ne sont d'aucune utilité aux étudiants francophones? Dans le contexte économique actuel, il est impératif que les gestionnaires de demain puissent s'exprimer dans plusieurs langues. Il faut vraiment être ignorant et déconnecté pour défendre l'unilinguisme. Je suis présentement étudiant au BAA de l'Université Laval et je suis très heureux d'avoir eu l'opportunité de suivre quelques cours en anglais. Tu as bien lu. L'Université Laval, le plus ancien établissement d’enseignement francophone d’Amérique, offre à ses étudiants la possibilité de suivre des cours en anglais. De toute façon, la direction de la faculté sait très bien que beaucoup de cours francophones sont déjà pratiquement donnés en anglais. Quiconque a déjà suivi un cours de finance en français sait de quoi je parle.
Le pire dans tout ça, c'est que les étudiants de l'UQÀM sont probablement bien heureux de pouvoir suivre quelques cours en anglais à travers leur BAA francophone. Les nationalistes devraient laisser les gestionnaires de demain tranquilles. De toute façon, ils ne comprennent visiblement rien à la dynamique actuelle du monde des affaires.
C'est sur que n'importe quel étudiant va devoir éventuellement lire plusieurs textes en anglais pour avoir un diplome, et j'ai rien contre ça. C'est normal. Toutefois le cours a pas besoin d'être donné "en anglais" pour que les étudiants soient capable de comprendre et s'exprimer en anglais.








#8
Posté 02 septembre 2009 - 01:04
Vacpower, le 02 septembre 2009 - 00:48 , a dit :
Jusqu'à preuve du contraire, il n'y a rien qui indique que les cours mentionnés dans l'article ne sont disponibles qu'en anglais. Comme je l'ai mentionné dans mon autre post, un étudiant francophone tire un avantage énorme à suivre certains de ses cours en anglais. De plus, les universités prennent certaines mesures pour être certain de ne pénaliser personne. Par exemple, dans les cours que j'ai pris en anglais, il était toujours possible de rédiger les travaux et les examens en français. Je vois mal comment on peut être contre plus de choix...




#9
Posté 02 septembre 2009 - 08:26


#10
Posté 02 septembre 2009 - 08:54
noob-Smoke, le 15 août 2010 - 18:04 , a dit :


















#11
Posté 02 septembre 2009 - 09:00
Camarade, le 02 septembre 2009 - 08:26 , a dit :
C'est juste des ressources qui pourraient aller ailleurs. Il y a déjà tellement d'options d'études en anglais à Montréal, c'est juste pas nécessaire. (McGill et Concordia).








#12
Posté 02 septembre 2009 - 09:39
...
Non mais, ça change quoi? Sérieusement? En quoi ça affecte négativement la société que l'UQAM offre des cours bilingues? Éclairez-moi. Des ressources qui pourraient aller ailleurs? Où? Comment? Pourquoi?
Ce message a été modifié par Anthropologist : 02 septembre 2009 - 09:40












#13
Posté 02 septembre 2009 - 10:28
De toute façon, si les étudiants internationaux veulent suivre des cours de gestion en anglais, ils ont toutes les universités au Canada, en plus de 3 universités anglophones au Québec (Bishop's en Estrie, McGill et Concordia), alors, pourquoi l'UQÀM devrait faire de même ? À la place d'investir dans la mise en place de ces cours controversés, elle devrait plutôt penser à rendre accessible tous ses programmes aux nouveaux arrivants, et ce, en français.
Ce message a été modifié par Zénon : 02 septembre 2009 - 10:29
#14
Posté 02 septembre 2009 - 10:29
Si c'est pas pour parler, ce sera pour lire; la moitié des ouvrages à l'université sont en anglais. Mais lire c'est pas suffisant. La partie la plus difficile de la langue anglaise restera toujours la communication orale (parler et entendre, mais, à mon avis, beaucoup plus entendre). C'est facile pour des novices de comprendre l'idée générale d'un texte. Lis leurs un autre texte et demande ensuite l'idée générale, j'suis sûr que 50% de ces mêmes novices vont échouer.
Sinon, j'suis content de voir que l'UQAM donne au moins le choix. Certains auront appris l'anglais ailleurs, d'autres voudront juste se mettre à jour avec le vocabulaire spécifique à leur programme. J'comprend pas non plus pourquoi le monde chiale parce que "Y'a déjà d'autre université anglophones". S'ils ont décidé de commencer ça, c'est probablement parce qu'ya une demande, sinon le projet va juste flopper.
My 2 cents.




#15
Posté 02 septembre 2009 - 10:42
Citer
c'est une belle preuve d'hypocrisie de se plaindre de la non-accessibilité aux études et ensuite de dire que dans le fond, le cours se donne à d'autres endroits et que les gens n'ont qu'à aller ailleurs pour le suivre... je suis content que l'UQAM ofre la possibilité de suivre des cours en anglais... car je suis pour une université et une ville bilingue, qui respecte le droit des individus de se prononcer et d'étudier dans la langue qu'ils se sentent le plus à l'aise...
Ce message a été modifié par Camarade : 02 septembre 2009 - 10:43


#16
Posté 02 septembre 2009 - 11:03
Sur le sujet principal, je trouve impératif que tous les québecois deviennent bilingues sans nécessairement oublier leur langue maternelle. Il faut faire toutefois des choix résonné et penser à l'avenir. C'est vrai (comme Zénon l'a dit) que ¸a pourrait mener à notre assimilation et je suis sûre que c'est la dernière chose que nous voulons tous. Si chaque université poserait le même geste que l'UQAM et que finalement les profils offerts en français disparaîtraient peu à peu, ce serait une perte extraordinaire.
C'est beau penser innovation, mais ensuite ?
#17
Posté 02 septembre 2009 - 13:42
Tout en laissant le choix aux étudiants francophones d'avoir leur cours en français.
Big deal.
Tu parles d'un faux problème.





#18
Posté 02 septembre 2009 - 13:56
Camarade, je n'aime pas trop ce que tu affirmes au sujet du bilinguisme de nos universités et de Montréal en général, mais tout d'abord, qu'est que signifie le bilinguisme pour toi ? Est-ce que c'est la capacité pour les anglophones de comprendre le français et vice-versa, ou bien, est-ce que c'est le francophone qui va parler en anglais à l'anglophone qui ne connaît pas un traître mot de français ? Si c'est la dernière définition, elle montre que la «job» qu'à fait Pierre-Eliot Trudeau pour acculer les Québécois au pied du mur à très bien réussie. Par sa politique de bilinguisme, ce premier ministre, qui fut le plus centralisateur de l'histoire du Canada, a simplement démontré le visage réel du Canada : toi, Québécois, tu parles anglais et tu fermes ta gueule ! Et si tu es gentil, tu auras peut-être des miettes...
J'ai fait une découverte intéressante au sujet du supposé «bilinguisme» au Canada. Il y aurait en fait statistiquement plus de personnes en Grande-Bretagne qui savent parler le français que dans le Canada anglais, qui pourtant, est un pays «bilingue» dans sa constitution ! Et pourtant, le français n'a aucun statut légal en Angleterre de ce qu'on sache.
Donc, le Canada «bilingue» est beau conte de fée, tout simplement. Et si nous devrions trouver un seul endroit bilingue dans le Canada, c'est... le Québec. Oui, parce que nous sommes la seule province au Québec à offrir nos services à la fois en français et en anglais. Nous sommes les seuls à financer un méga CHU anglophone en plus d'un CHU francophone à des coûts similaires, alors que les anglophones représentent à peine 8-10% de la population. La minorité anglophone que tu dois considérer comme tellement opprimée par la «police» de la langue française est en réalité la minorité la plus choyée au Canada. Lorsque nous regardons l'assimilation très rapide des francophones de l'Ontario et du Manitoba, et la difficulté qu'ils ont de se faire servir par le gouvernement dans leur langue, je ne considère pas que les anglophones du Québec fassent pitié, même au contraire. Les franco-ontariens doivent se battre chaque jour pour maintenir leurs institutions scolaires et médicales, tandis que celles de la minorité anglo-québécoise reçoivent de généreuses subventions. Si je suis pour leurs droits démocratiques historiques, je suis cependant contre le fait que l'on finance notre assimilation à long terme à même l'argent de nos taxes, qui servent entre autre à entretenir cette université moribonde qu'est l'UQÀM.
Il est triste de voir qu'il y a des gens qui sont prêts à vendre ce qui fut jadis le plus beau fleuron de la révolution tranquille, l'université du Québec au libre-marché et à des valeurs qui sont contraires à celles qui en sont à l'origine : accessibilité et qualité de l'enseignement en langue française. Nous représentons à peine 2% de la population en Amérique du nord, alors, est-ce qu'il serait trop demandé de vouloir que nos institutions PUBLIQUES prennent plutôt des mesures pour améliorer le français écrit des étudiants à la place de leur dire qu'il n'y a aucun avenir en français sur ce continent et même dans le monde ?
Ce message a été modifié par Zénon : 02 septembre 2009 - 13:58
#19
Posté 02 septembre 2009 - 14:09
Zénon, le 02 septembre 2009 - 13:56 , a dit :
Intéressant, en effet. Où as-tu obtenu cet info?












#20
Posté 02 septembre 2009 - 14:11
Vous voulez que le français soit préservé à sa juste valeur? Faite des québécois ici, au lieu d'en avorter un sur trois et d'importer le reste d'ailleurs.





#21
Posté 02 septembre 2009 - 14:18
Anthropologist, le 02 septembre 2009 - 14:09 , a dit :
En excluant le Québec et le Nouveau-Brunswick, où ce sont majoritairement les francophones qui sont bilingues français-anglais, le chiffre peut être estimé à 7% pour le reste du Canada anglais. Source
Tandis que du côté des britanniques, je suis encore en train de chercher. Mais j'ai déjà ce petit tableau pour un début de réponse : Source
Il faut dire aussi que la proximité entre la France et la Grande-Bretagne y est pour beaucoup.
Edit :
J'ai trouvé ça sur la version anglaise de Wikipédia :
«French is a large minority language and immigrant language in the UK, with over 300,000 French-born people in the UK. It is also the most popular foreign language. French is understood by 23% of the UK population[30].
A large portion of words of the English language (originating in Great Britain) are of French root or origin. This is partly due to the Norman Invasion, which led to French becoming the language of administration for a period in history and the use of French by sections of the aristocracy and upper classes (while the peasants and lower classes spoke an Anglo-Saxon language).»
Fait intéressant, le slogan de la marine britannique est Après moi, le déluge.
Ce message a été modifié par Zénon : 02 septembre 2009 - 14:21
#22
Posté 02 septembre 2009 - 15:01
Citer
c'est pas difficile à battre...


via










#23
Posté 02 septembre 2009 - 20:09
...à moins que t'adoptes une approche théorique linguistique. Duh.
C'est claire que si tu prends sciemment une approche matérialiste, tu va diviser la société entre ceux qui sont matériellement confortable, et ceux qui ne le sont pas. C'est simplet d'affirmer ça.
Il s'agit ici d'un sujet ou l'on parle de la situation des francophones, tu ne peux pas nous balancer un cadre théorique marxiste comme étant plus pertinent en soi. Pourquoi?
Et le soutien aux minorités ne devraient pas être inconditionnel. Toute les minorités ne se valent pas, dépendamment de comment tu mesure la chose ; revenue par tête, pouvoir politique ou symbolique dont jouie la minorité, etc.





#24
Posté 02 septembre 2009 - 22:32
Citer
tu as raison. Je suis conscient qu'il est simplet d'affirmer, et ce sans arguments, que par une analyse matérialiste de la société, la seule conclusion possible soit que la société soit divisée en deux classes antagonistes.. j'ai d'ailleurs beaucoup médité sur la question avant d'arriver à une telle conclusion. Par contre je n'avais pas envie de partir un débat théorique sur le marxisme ici.


#25
Posté 02 septembre 2009 - 23:39
Moi qui croyait que tous les Québécois ont peur de l'assimilation. T'as pensé à tes parents ? En tout cas, les miens, si le pays deviendrait anglophone, ils deviendraient totalement inaptes. Il y a des gens pour qui ça serait quasi impossible de se réadapter.
Les minorités, on en prend assez soin il me semble. Pas besoin d'en faire tout un plat et de vouloir rentrer dans le lot. Si t'es pas content de parler le français, ben esti, qu'est-ce que tu viens faire sur ce forum !?
Chaque pas vers le bilinguisme général du Québec pourraient nous amener à l'intégration d'un nouveau mode de vie basé sur une culture qui n'est pas la nôtre. Tout le monde aimerait que leurs enfants soient bilingues et puissent bien se débrouiller dans la vie, mais il faudrait d'abord savoir défendre notre langue.
C'est l'une des plus compliquée à apprendre. Essaie de faire comprendre à un anglo quelle est la différence entre le féminin et le masculin. Pourquoi UNE table ?! Elle est compliquée, mais elle est tellement belle et riche. La moitié des jeunes au secondaire ne savent pas écrire 200 mots sans une seule faute. Même pendant un laps de temps de trois heures. Arrête d'en rire. C'est tellement inconcevable.
Publiez une image
Facebook
Twitter
Documentation













