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Contenu le plus populaire depuis 2018-07-22 (Partout)

  1. 4 points
    Écoutez-les. Ils croient « mériter » le vouvoiement des plus jeunes et des étrangers. Autrement ils s'en offusquent, parce que... parce que quoi au fait? Ah, parce que c'est pas respectueux, qu'ils disent! Eh bien, non. L'autre nous appellera bien comme ça lui plaira. Exiger le vouvoiement, demander de se faire appeler Meûûsieur ou Madame, c'est se donner beaucoup trop d'importance. C'est aussi une tentative assez sournoise de domestiquer l'autre. (Ils parlent d'ailleurs d'autorité.) À l'inverse, exiger le tutoiement, demander de se faire appeler par son prénom, c'est forcer une familiarité peut-être incommodante. Mon point est que : le respect, ça commence par laisser l'autre interagir avec nous selon ce que nous lui inspirons, et selon le contexte, l'humeur, son background social et surtout la distance qu'il souhaite conserver. C'est à la personne qui reçoit le « vous », le « tu » ou le « yo bro » de jauger l'interlocuteur et s'ajuster selon son propre degré de confort. D'accord, pas d'accord?
  2. 3 points
    C'est là que je suis heureuse du fait que je ne bois pas la Bud en général. @xdrox j'pourrai créer un sujet dans la fosse plus tard si t'as VRAIMENT envie que j'raconte l'histoire. L'anecdote en soi est assez comique
  3. 3 points
    Les plus vieux d'entre vous se souviendront sans doute de l'interminable saga policière/judiciaire liée aux activités criminelles de celui qui fut surnommé Unabomber de 1978 à son arrestation en 1996. Peu d'enquêtes policières dans l'histoire ont fait coulé autant d'encre et monopolisé autant de ressources. N'eut été d'un peu de chance et d'une nouvelle approche forensique, le suspect serait possiblement encore libre aujourd'hui. Theodore John Kaczynski Né en banlieue de Chicago en 1942, Kaczynski est rapidement identifié comme un élève génial et se voit attribuer un Q.I. de 167 lors d'un test standardisé. On s'empresse alors de lui faire sauter 2 années à l'école si bien qu'il entre à l'Université Harvard à l'âge de 16 ans seulement. Étudiant modèle, il obtient facilement son baccalauréat en mathématiques mais ce sera au prix de carences socio-affectives importantes, lui qui ne socialise presque pas avec ses collègues plus vieux et plus expérimentés. Les choses se gâteront cependant par la suite. Au deuxième cycle, Kaczynski est recruté par le psychologue Henry Murray pour participer à une étude sur les élèves surdoués. Cette étude sert en fait de prétexte afin d'offrir à la C.I.A. des cobayes sur des méthodes secrètes de manipulation des comportements (mind control): c'est le projet MK-Ultra. Kaczynski en sortira grandement troublé mais déterminé à ne pas se laisser affecter par ces mois de conditionnement cruel aux limites de la légalité. L'étudiant en mathématiques poursuit donc son doctorat et obtient, après quelques années à l'Université de Chicago, un poste en enseignement à l'Université Berkeley où il devient le plus jeune professeur de l'histoire de l'institution. Il abandonne ses charges seulement 2 ans plus tard et disparaît de la vie publique par la suite. Il construit en 1969 une cabane dans les montagnes du Montana et y apprend à survivre en autarcie, coupé de tout lien avec le monde extérieur à l'exception d'une correspondance écrite avec sa mère et son frère. Dans la solitude, Kaczynski développe une pensée philosophique opposant la liberté humaine, proche de la nature, à la technologie qu'il voit comme une forme d'asservissement de l'homme par l'homme. Proche des pensées de Rousseau ou de Thoreau, il croit que l'homme naît bon et que la société le corrompt. Plus particulièrement, Kaczynski s'attaque à la société industrielle et à la socialisation excessive qui rend selon lui les gens esclaves de leurs rapports sociaux. Sa pensée se radicalisera dramatiquement dans les années qui suivent et il commencera à fabriquer des bombes artisanales destinées à divers employés du domaine technologique qui servent alors de symboles afin de matérialiser sa haine envers les institutions qu'ils représentent. À la manière de Raskolnikov, Kaczynski croit qu'il est acceptable de tuer au nom d'une idée rationnellement valide. C'est l'utilitarisme éthique poussé au maximum et dépourvu d'empathie à l'égard des vies humaines. Visant surtout des chercheurs universitaires (ingénierie, informatique, foresterie) et des compagnies d'aviation, le F.B.I. lui donnera comme nom de code Unabom, c'est-à-dire University Airline Bomber. Au total, Unabomber fera 26 victimes (3 morts et 23 blessés) sur une période de 20 ans. Enquête du F.B.I. Kaczynski étant on ne peut plus prudent, les autorités policières ne disposent d'aucun indice pouvant identifier l'auteur des explosions. Le modus operandi du suspect est de prendre l'autobus avec quelques colis piégés et de les poster un peu partout aux États-Unis à partir de San Francisco afin de mettre les policiers sur de mauvaises pistes. On croira d'abord que le suspect est un employé du domaine aéronautique puisque Kaczynski s'inspire de leurs méthodes de fabrication pour ses mécanismes. Une analyse linguistique porte cependant à croire qu'il s'agit d'un homme bien éduqué et ayant grandit à Chicago. Cette nouvelle méthode forensique s'avérera par la suite fort utile quand Kaczynski exigera la publication de son manifeste, Technological society and its future, afin de cesser ses attaques. D'abord opposées à la publication, les autorités permettent par la suite au Washington Post de publier le manifeste afin qu'il soit lu par quelqu'un qui pourrait en reconnaître l'auteur. David Kaczynski, le frère du meurtrier, communique alors avec la police afin de leur faire part de soupçons à son égard. Ted Kaczynski sera arrêté peu après. Documentaire sur le Unabomber: https://www.youtube.com/watch?v=o96XsGoWwSM Série Netflix relatant les événements de manière romancée: https://www.imdb.com/title/tt5618256/?ref_=nv_sr_1 Raskolnikov et le Unabomber: https://www.newyorker.com/magazine/1997/02/24/dostoyevskys-unabomber
  4. 3 points
    Tu revenais chez toi quand tu es mort. C’était un accident de voiture. Rien de vraiment remarquable, mais quand même fatal pour toi. Tu laissais derrière toi une femme et deux enfants. C’était une mort sans douleur. Les ambulanciers avaient tout essayé pour te sauver, mais sans succès. Tes blessures étaient telles que c'était mieux comme ça, crois-moi. C’est alors que tu m’as rencontré. « Mais… qu’est-ce qui se passe? » as-tu demandé. « Où suis-je ? » « Tu es mort » ai-je simplement répondu. Inutile de ménager ses mots. « Il y avait un… un camion et il dérapait… » « Oui » « Je… je suis mort ? » « Oui. Mais ne t’en fait pas avec ça. Tout le monde meurt » ai-je dit. Tu as regardé autour de toi. Il n’y avait que du vide. Juste toi et moi. « C’est quoi, cet endroit ? » as-tu demandé. « C’est ça, la vie après la mort ? » « Plus ou moins » « Es-tu Dieu ? » « Oui » ai-je répondu. « Je suis Dieu. » « Mes enfants… ma femme… » « Oui, quoi ? » « Est-ce que tout va bien aller pour eux ? » « C’est ce que j’aime entendre, » ai-je dit. « Tu viens de mourir et ce qui te préoccupe le plus, c’est ta famille. C’est très bien, ça. » Tu m’as regardé avec fascination. Pour toi, je ne ressemblais pas à Dieu. Je n’avais l’air que d’un homme normal. Ou alors une femme. Une vague figure d’autorité, peut-être, plutôt comme un professeur de grammaire que le Tout-Puissant, disons. « Ne t’en fais pas, » ai-je dit. « Ils vont bien. Tes enfants se souviendront de toi comme quelqu’un de parfait. Ils n’auront pas eu le temps de développer le moindre mépris pour toi. Ta femme va pleurer et porter le deuil, mais elle se sentira secrètement soulagée. Il faut dire que votre mariage battait de l’aile. Si ça peut te consoler, elle se sentira très coupable d’être soulagée. « Oh. Alors, qu’est-ce qui se passe maintenant? Est-ce que je vais aller au paradis, ou en enfer ou je sais pas… quelque chose d’autre ? » « Rien de tout ça » t’ai-je dit. « Tu vas être réincarné. » « Ah, donc c’est les Hindous qui avaient raison. » « Toutes les religions ont raison à leur façon. Marche avec moi. » Tu m’as suivi en marchant à travers le vide. « Où allons-nous? » « Nulle part en particulier » ai-je dit. « C’est agréable de marcher en discutant, c’est tout. » « Alors, quel est le but de tout ça? » as-tu demandé. « Quand je vais renaître, je vais être une page blanche, c’est ça? Un bébé. Et toutes mes expériences, tout ce que j’ai fait dans cette vie n’auront servi à rien. » « Mais non ! Tu as en toi toute la connaissance et les expériences de tes vies passées, même si tu ne t’en souviens pas pour l’instant. » Je me suis arrêté et je t’ai pris par les épaules. « Ton âme est encore plus magnifique, immense et superbe que tu ne peux l’imaginer. Un esprit humain ne peut contenir qu’une infime fraction de ce que tu es. C’est un peu comme mettre le bout de son doigt dans un verre d’eau pour tester la température. Tu mets une petite partie de toi dans une contenant, et quand tu en ressort, tu as acquis toute l’expérience que tu pouvais en tirer. » « Tu étais dans un être humain ces 48 dernières années, alors tu n’as pas encore pris conscience de l’immensité de ton esprit. Si nous restions ici assez longtemps, tu commencerais à te souvenir de tout. Mais c'est inutile de faire ça entre chacune de tes vies. » « Combien de fois me suis-je réincarné, alors ? » « Oh, souvent. Très, très souvent. Et dans des vies très différentes» ai-je répondu. « Cette fois, tu seras une jeune paysanne chinoise en 540 AD. » « Attends, quoi ? » as-tu balbutié. « Je vais être renvoyé dans le temps ? » « Bien, techniquement, j’imagine que oui. Le temps, tel que tu le connais, n’existe que dans ton univers. Les choses sont bien différentes là d’où je viens. » « Là d’où tu viens ? » « Bien sûr, » ai-je expliqué. « Je viens de quelque part. Quelque part, ailleurs. Et il y en a d’autres comme moi. Je sais que tu voudrais savoir comment c’est, là-bas, mais honnêtement, tu ne pourrais pas comprendre. » « Oh » as-tu dit, un peu déçu. « Mais attends, si je me réincarne à un autre moment dans le temps, je suis peut-être entré en contact avec moi-même à un moment ? » « Bien sûr. Ça arrive tout le temps. Et comme chacune de tes vies n’est consciente que de sa propre existence, tu ne sais jamais que c’est en train d’arriver. » « Alors, quel est le sens de tout ça ? » « Sérieusement ? » t’ai-je demandé. « Sérieusement ? Tu me demandes quel est le sens de la vie? Tu ne trouves pas ça un peu cliché ? » « C’est une question raisonnable » as-tu persisté. Je t’ai regardé droit dans les yeux. « Le sens de la vie, la raison pour laquelle j’ai créé tout cet univers, c’est pour que tu mûrisses. » « Tu veux dire, l’humanité? Tu veux que les humains mûrissent ? » « Non, juste toi. J’ai créé tout cet univers pour toi. A chacune de tes nouvelles vies, tu grandis, tu mûris, et ton esprit devient plus large et plus brillant. » « Juste moi ? Et tous les autres ? » « Il n’y a personne d’autre. » ai-je dit. « Dans cet univers, il n’y a que toi et moi. » Tu m’as fixé longuement. « Mais tous les gens, sur terre… » « Toujours toi. Différentes réincarnations de toi. » « Attends. Je suis... tout le monde ?! » « Tu commences à comprendre !» t’ai-je dit en te félicitant d’une tape dans le dos. « Je suis tous les êtres humains ayant jamais vécu ? » « Ou qui vivront, oui, » « Je suis Abraham Lincoln ? » « Et tu es John Wilkes Booth, aussi » ai-je ajouté. « Je suis Hitler ? » as-tu dit, consterné. « Ainsi que les millions qu’il a tué. » « Je suis Jésus ? » « Et tous ceux qui l'ont suivi. » Tu es resté silencieux. « Chaque fois que tu as fait du tort à quelqu’un, tu te faisais du tort à toi-même. Chaque acte de bonté que tu as posé, tu l’as fait à toi-même. Chaque moment heureux ou triste vécu par un humain a été, ou sera, vécu par toi. » Longtemps, tu as réfléchi en silence. « Pourquoi ? » as-tu finalement demandé. « Pourquoi faire tout cela? » « Parce qu’un jour, tu deviendras comme moi. Parce que c’est ce que tu es. Tu es l’un des miens. Tu es mon enfant. » « Whoa » as-tu dit, incrédule. « Tu veux dire que je suis un dieu ? » « Non, pas encore. Tu es un fœtus. Tu es encore en train de grandir. Quand tu auras vécu chaque vie humaine à travers le temps, tu auras suffisamment grandi pour pouvoir naître. » « Donc tout cet univers, en fait, ce n’est que… » « Qu’un œuf.» ai-je répondu. « Maintenant, il est temps pour toi de continuer jusqu’à ta prochaine vie. » Et je t’ai fait continuer ton chemin. The Egg, par Andy Weir
  5. 3 points
    Aucune idée. Je me demande plutôt ce qu'en pense @Guillaume Wagner de cette vague d'humour "neu-neu" (ouais, je risque d'attendre longtemps.)
  6. 2 points
    Encore le nez dans le sac, mais je le fait responsablement. J'aime juste pas la façon dont ça change le persona de mon copain. Moi je reste la même juste avec un peu plus de verve. Lui il est carrément bizarre. Tk, j'vais quand même faire attention et ne pas trop boire, je travaille demain. Et faut savoir que c'est pas la coke qui te scrappe une femme, c'est l'alcool. Si je bois pas, j'vais être en forme demain.
  7. 2 points
    T'es un gars étrange Kevin. Très chouette comme mec. J'suis contente que tu existes, toi, ta douce folie et tes extravagances délicieuses.
  8. 1 point
    Ça fait genre 6 fois je réécris ce message là parce que je sais pas trop quoi te répondre. Mon message était pas méchant ou arrogant. C'est un principe réel, si je décrivais étape par étape comment envoyer un message, ou laisser un points de réputation, ou de citer, et que je décrivais à chaque moment ce qu'on voit, ça sortirait complexe. Pourtant ce sont des processus simples. C'est un inconvénient de faire un design document, on doit décrire en détail chaque étape pour s'assurer qu'il n'y a pas d'ambiguïté pour que les programmeurs/designer savent o­ù se situer. Si mon message t'a brusqué dans son ton, je suis désolé c'était pas mon but, mais ça fait de toi une chochotte pas mal
  9. 1 point
    mouais mais en meme temps il y a d'autres humoriste ein.. c'est pas le choix qui manque. Quand tu n'aimes pas tu passes a autre chose. mon chum Boudha qui ma dit ca
  10. 1 point
    As-tu fini de visiter mon profil ?
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