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Sibylline

Éboueuse
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  1. La manosphère est un phénomène intéressant. J'ai vu récemment le documentaire ''Bitch! Une incursion dans la manosphère'' et j'ai depuis quelques réflexions, questionnements, préoccupations. Merci @BMO et @Pandore pour le partage des articles, que j'ai lus avec attention.

    Les pickup artists semblent proposer certaines solutions, ce qui n'est pas dépourvu d'intérêt - même si à mon avis elles sont réductrices et ont tendance à objectiver les femmes.

    Les MGTOW, les antiféministes et les incels sont plus préoccupants. Ces groupes (qui en fait n'en sont pas vraiment, tel que mentionné d'ailleurs dans l'article partagé par Pandore, ce qui constitue un véritable problème) semblent entretenir un discours déformant la réalité pour correspondre la vision clivée du monde d'hommes désespérés. Ils semblent se poser en opposants des femmes et des féministes, et les évacuent de leurs ''échanges'' (qui n'en sont pas vraiment), ce qui les aliènent encore plus. Chacun ''drop'' sa souffrance et sa haine sur Internet, personne ne s'écoute vraiment, tous semblent se crinquer davantage les uns les autres dans la haine et les fausses croyances, ils s'entre-tirent vers le bas et se radicalisent davantage (je schématise et simplifie un peu et j'en suis consciente, mais il y a de ça). C'est un cercle vicieux tellement triste qui témoigne de la souffrance et de l'impuissance de ces hommes.

    C'est vrai qu'il existe des problématiques qui touchent davantage les hommes : le décrochage scolaire, la toxicomanie, l'itinérance, le suicide, l'isolement social, et oui, le célibat involontaire en sont des exemples. C'est vrai qu'ils ont besoin d'aide et que nous n'arrivons pas à rejoindre plusieurs d'entre eux (en raison de problèmes culturels, sociétaux et individuels). La majorité des ''groupes'' de la manosphère ne semblent pas proposer des solutions à ces difficultés, mais davantage constituer des symptômes de celles-ci. Au moins ils se regroupent, se sentent peut-être moins seuls... Mais ventiler de la haine collectivement, ce n'est pas une solution viable à des problématiques aussi lourdes. 

    Comment aider ces hommes qui souffrent, chacun isolés dans leur sous-sol en face d'un ordi? C'est une question que nous devons nous poser collectivement. Les services sociaux ne font peut-être pas assez de reaching-out. Et les intervenants sont majoritairement des femmes, ce qui de tout évidence ne peux que susciter la méfiance et la fermeture de ces hommes en mal d'amour.

     

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