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afc

Éboueuse
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Derniers déchets posté(e)s par afc

  1. Il y a 3 heures, Jpeg a dit :

    @afc je te laisse ce lien-là. 

    Les affamés était un film d'horreur québécois que j'ai très aimé. Il faudrait que je le ré-écoute pour pouvoir faire une critique plus approfondie. Jusqu'au déclin ressemblait à un film d'horreur psychologique pas mal. Tous les deux étaient trouvables sur Netflix, c'est assez cool. 

    (Et bienvenue sur le Dépotoir!) 

    Merci du lien! Je suis déjà Flying Monsieur! :) 

    Et bien d'accord pour le reste... mais encore, ça se compte sur les doigts d'une main :(

  2. On est fort sur les comédies, les drames, pis les 7890 shows/films de police... mais crime que y'a pas beaucoup de contenu horreur au Québec. Je sais pas si c'est par manque d'intérêt tout simplement ou par snobisme en ce qui concerne le financement de ce style de film, mais c'est poche. Pourtant, les films francos d'horreur (venant de France surtout) ont eu de gros succès au travers des années... c'est une grosse niche qui en vaut la peine!

    Même des films sois disant horreur comme 5150, rue des Ormes sont souvent encore plus des drames que de l'horreur. 

    Alors je me demande, pourquoi est-ce que l'horreur semble être un genre si rare sur la scène locale? Pourtant, on a plusieurs talents dans le milieux du VFX, maquillage, etc. Et on a la preuve que l'horreur fonctionne si on se fie à l'industrie des jeux locale qui ont des jeux comme Dead by Daylight et Outlast (qui fonctionnent très bien sur le marché). 

    On est tu juste plate ou bedonc c'est le symptôme d'une conversation plus large sur la culture du cinéma et de la télé au Québec en général? 

    Signé une fanatique d'horreur qui rêve d'entendre un ''tabarnak'' pendant qu'un personnage se fait pourchasser par une bébitte quelconque

     

    Ah, juste rajouter, je suis au courant de la scène indépendante, mais je parle au sens plus large :)

  3. il y a 15 minutes, Ecce Homo a dit :

    Ton thread a un peu évolué sur le sujet plus large de la dépression et du suicide en général, ça arrive souvent. Si ça te dérange tu peux demander à un modérateur de scinder le sujet en deux. :)

    Pour ce qui est des films d'horreur de série B, le spécialiste ici c'est @The Flying Monsieur. D'ailleurs il anime un channel sur YouTube consacré au sujet. 

    Le dernier du genre que j'ai vu et qui m'a fait bien rire c'est Color out of Space, mais ce n'est probablement pas un série B a proprement dit. 

    Ah non non c’est pas grave. Je voulais juste préciser pour pas que personne se fasse d’idées.

    Super à propos de @The Flying Monsieur, je check ça DRETTE LÀ.

  4. Si je peux répondre à vos messages @DASRI@ShameOnYou @Ecce Homo:

    Je suis pas sûre d'avoir focusé sur le suicide? Je ne suis pas suicidaire pentoute, je fais pas un cri à l'aide... juste pour être claire. Je l'ai mentionné car c'était un point tournant à un certain point mais on parle de y'a genre 10 ans.

    Pis oui clairement venir parler de ça sur Dépotoir, c'est étrange certes. Sauf que comme je parlais dans mon message initial, je parle pas de ces affaires-là avec mes proches (je travaille là-dessus, pour essayer de moins garder en dedans mes affaires). Tout garder en dedans c'est lourd en tabouère, des bouttes. Les seules fois que j'ai effleuré certains sujets spécifiques, j'ai eu droit à de la pitié. C'est lourd ça aussi. Pis c'est ben beau de parler à un gars que je payes 110$/h aux 2 semaines... y'a un certain manque au niveau de pouvoir échanger et ''relate'' avec d'autres personnes. J'ai déjà aussi été sur des groupes d'aide, mais le positivisme toxique me donne envie de vomir. Je pensais pas m'ouvrir autant mais bon, quand tu te laisse aller sur le clavier... c'est ça qui est ça des fois. Je me suis dit, après avoir lu plusieurs posts dans matières psychiques, que je pourrais m'attendre à des vrais gens qui viendront pas me dire que les huiles essentielles vont m'aider dans mon cheminement lol. Also, oui je vais définitivement parler de ce post et ses réponses à mon psy voir ce qu'il en pense, haha. 

    J'ai eu des suggestions de lectures et patterns de pensées critiques intéressantes. Ça l'air de pas grand chose, mais j'en suis reconnaissante! Merci! :fallout_thumbsup:

    Edit: Personne m'a suggérée de film d'horreur :'(

  5. Il y a 9 heures, Daleko a dit :

    Je me retrouve vraiment beaucoup dans ce que tu dis. Disons que pendant environ quinze ans, ma vie a été un enchaînement de mauvaises décisions et que je peux pas penser aux trois quarts sans rougir. Au début, c'était trop de fêtes, aucun projet sérieux, et j'ai fait des trucs vraiment déments pour me sortir de tous les problèmes que je créais. Puis je suis progressivement partie dans l'excès inverse, plus de sexe, orientation vers un domaine ultra-froid choisi pour son inhumanité et son absurdité, ma vie à étudier et/puis travailler. J'ai tellement voulu redresser la barre que j'ai chaviré de l'autre côté.

    Les deux périodes avaient un point commun : de la manipulation, de la manipulation et de la manipulation,. J'ai fait des coups de pute monstrueux à plein de mecs, à ma famille, mes amis, et je trouvais ça normal. À chaque fois que je quittais une ville, plus personne ne pouvait me saquer et c'était la faute des autres, je ne me remettais pas en question.

    Ça doit être agréable à vivre de ne rien avoir à cacher ou à faire oublier. J'en parle pas à mes proches parce que ce n'est plus un sujet. Ma vie actuelle est absolument parfaite, tellement parfaite que j'en chiale parfois en buvant mon café, en regardant le chien courir dans le jardin. Quinze ans sur une vie, c'est rien. Si tu te comportes convenablement ensuite, plus personne ne se souviendra de ça. Quand j'aurai 85 ans, après tout ce que j'aurai encore construit de bien d'ici là, quelle importance ça aura ?

    Yo, tellement.

    J'ai telleemnt prit une débarque au début de ma vie d'adulte que quand je me suis redressée, j'ai été dans l'autre extrême. J'ai tellement fucking peur de fucker ma stabilité  (stabilité qui a une très grande valeur pour moi, étant donné que j'en ai jamais eu avant, même enfant/ado). C'est dur de prendre des risques et ''foncer'' dans l'inconnu.

  6. Le 2021-01-28 à 23:39, xdrox a dit :

    Par un bien triste hasard, ce soir j'ai retrouvé sur YouTube la preuve que mon enfance était un désastre.

    De 1:26 à 1:46, on peut m'apercevoir en train de vivre les vingt secondes les plus stressantes -- et déterminantes -- de ma vie.

    Encore aujourd'hui je me demande quel genre de vie électrisante j'aurais menée, et quels succès fous j'aurais connus, si j'étais parvenu à capturer cette câlice de grenouille en plastique quand j'avais 11 ans.

    Et vous?

     T'as quand même vécu mon rêve d'avoir été aux Zigotos!

  7. il y a 3 minutes, Retromantique a dit :

    @afcc’est presque garanti qu’il y a un lien direct entre le fait que tu te morfonds sur ton passé et ton hésitation à travailler pour tes rêves. Pour éviter d’avoir à faire face à l’angoisse de ce genre d’inconnu, on va souvent se retrouver à sticker sur d’autres affaires pour éviter d’avoir à y faire face. Moi, c’était mes relations de couple : je me morfondais inévitablement sur tout ce qui n’allais pas, j’y dépensais le gros de mon énergie mentale. Ça fait partie de la codépendance. Donc lire Le Complexe de Cendrillon m’a aidée personnellement, mais sinon, ce qui m’a aidée à chasser les démons pour faire face à ma propre vie, c’était lire un livre qui vulgarisait les idées du père de l’existentialisme (il a inspiré un siècle plus tard les Camus et les Sartre de ce monde) : Kierkegaard.

    http://www.arvindguptatoys.com/arvindgupta/kierkegaard-beginners.pdf

    Si jamais.

    Wow! Merci pour la suggestion lecture. Claire que je lis ça. 

  8. il y a 23 minutes, Ecce Homo a dit :

    En te lisant, j'ai l'impression que tu as beaucoup de difficulté à te pardonner et c'est ce qui t'empêche peut-être de te projeter positivement dans l'avenir.

    Tu sembles entretenir des réflexions sur ton passé depuis longtemps, ce qui est sans doute drainant à la longue. Par contre, dis-toi que tout ce processus n'est pas en vain. Autant ces pensées peuvent te tirer vers le bas, autant il est important de te garder à l'esprit que ces pensées devront nécessairement un jour te mener vers des portes de sortie. 

    Je ne sais pas on t'a déjà donné ce truc, je trouve qu'il m'aide dans certaines situations difficiles. Il s'agit de te construire un chemin narratif, honnête mais denué de toute forme de jugement, des événements marquants de ton passé. Ce chemin narratif doit t'aider à réinterpréter ton passé en t'appuyant le moins possible sur l'échelle morale dichotomique (et plutôt limitée) du "bon ou mauvais", et le plus possible sous l'angle du narrateur-scientifique en mode prospection qui cherche à comprendre et expliquer le pourquoi du comment. À terme, ton chemin narratif pourrait te permettre d'aborder ton passé avec un peu plus de recul, l'assumer davantage et éventuellement peut-être t'ouvrir quelques portes de sortie supplémentaires.

    Par exemple, au lieu de te dire : "je suis conne, faible, idiote, influençable d'avoir fait X et j'ai honte de moi", tu pourrais te dire "j'ai fait A parce que j'ai voulu me protéger de X, cherché à combler Y (ou autre) et cela m'a menée à faire B et ainsi de suite". 

    Bref, c'est super important de jouer avec l'angle de ton approche introspective pour être en mesure de te débloquer des portes de sortie. Un peu comme un cube Rubik, ce n'est pas en tournant toujours les lignes de la même manière qu'on finit par le résoudre un jour. Et si tu veux nous partager ta démarche ici, cela peut être aidant aussi. :)

    Comment se passent tes séances de thérapie ? Est-ce que vous utilisez une approche ou structure donnée ?

    Merci de ton message! 

    Oui donc c'est assez évident que je me paralyse beaucoup à cause de mes démons intérieurs. Je me surprend souvent à faire de l'anxiété sur des situations passées dont je n'ai aucun contrôle. Je me console souvent en me disant quand même que malgré ça, je me suis fait un chemin de vie respectable et un métier qui m'inspire et je suis forte d'avoir fait ça. Ceci dit, j'ai comme un énorme blocage en ce qui concerne mettre de l'énergie et de l'effort sur mes vrais rêves. C'est comme si il y a une partie de moi qui se dit ''trop tard, le bateau est passé, sois contente avec ce que t'as, c'est déjà plus que beaucoup ont.'' pis l'autre partie qui crit dans le néant ''ben non voyons donc t'as toute une vie encore devant toi, fuck le monde, fuck tes bébittes qui servent à rien appart faire chier pis fonce!''. Pis après y'a ma capacité à observer le tout de manière objective, sans être capable de marier cette objectivité-là avec la réalité. T'sais au final, je le sais que tout ce de quoi j'ai ''honte'', y'a rien d'impardonnable. Rien que je te conterais aujourd'hui qui te ferais dire ''ayoye quelle personne horrible!'' appart un roulement de yeux peut-être. C'est juste moi qui a gardé ça en dedans TELLEMENT trop longtemps que c'est plus gros que ce que c'est. Pis je suis pas quelqu'un de dramatique, je ne suis pas quelqu'un qui se fâche ou qui saute des coches... jamais. Faque j'ai de la difficulté à extérioriser ces émotions-là. Y'avais le gym avant qui a su beaucoup m'aider là-dessus, mais depuis la pandémie j'ai tout abandonné pis avec tout le monde qui est sur pause, enfermée seule chez nous, j'ai pas beaucoup de distractions ni de manière de ''channel'' le tout de manière saine. J'étais sur une bonne lancée depuis quelques années pis là c'est comme si je suis forcée à faire face à mes bébittes. C'est peut-être pas mauvais. Mais c'est lourd.

    Découvrir récemment aussi que j'ai possiblement un TDAH assez sévère, ça m'a tombé dessus comme une tonne de brique. Fuck que ma vie aurait été plus facile, avoir su ça avant, avoir traité ça avant. T'sais le TDAH c'est pas juste de grouiller sur une chaise, ça affecte TOUTE dans ta tête. Faque en ce moment c'est beaucoup ça le focus.

    Sinon, avec mes séances, c'est encore tôt, et le truc du TDAH a prit la vedette un peu. Mais je parle quand même de tout ça en même temps. J'aime écrire et faire de la musique, alors mon psy m'a suggérée de m'exprimer via l'écriture/la chanson aussi, sans filtre. Même si cette écriture-là ne verrait jamais la lumière du jour.

  9. Salut la gang, avertissement/trigger: dépression, sexisme, suicide, agression

    Je viens de créer ce compte suite à une curiosité du site et puis des affaires que j'ai vu passé sur Facebook. J'ai déjà été brièvement membre avant (circa 2013) mais j'ai pas vraiment remi les pieds ici. 

    Je me suis dit qu'au lieu d'aller dégueuler sur mon Facebook personnel ou wtvr, que p-e de venir ici avec des étrangers serait moins lourd. 

    Je m'addresse spécialement aux femmes, parce que c'est ma perspective, mais j'invite les hommes à participer aussi si le coeur vous en dit.

    Voyez, je me demandais... Comment est-ce que vous dealez avec votre passé et la jeunesse? Quel qu'il le soit? ''Cringe'', fâchant, triste, traumatisant, ou peu importe. À travers la croissance de soit, y'a une introspection désagréable à faire au fil du temps. Pis c'est pas toujours le fun, surtout de nos jours quand on a accès à du vieux contenu de y'A 10-15 ans pis qu'on est comme ''ark, j'étais donc ben la pire!'' --- Y'en a pour qui les jeunes années, c'est positif, c'est la nostalgie, les belles années quoi! Dans mon cas, c'est littéralement juste un gros tas de marde... C'était pas rose comme vie. Et à cause de ça, je me cherchais beaucoup et je me tenais avec des gens BEAUCOUP plus vieux (des hommes) excécrables qui m'ont utilisée, abusée, agressée et influencée des pires façons. On parle de 17 à 21 ans mettons le ''core'' de la marde. J'étais perdue en tabarnouche, en complète dépression et sérieusement brisée. Je n'avais pas beaucoup de respect pour moi-même. 

    J'ai agit comme une sans dessin plus d'une fois (rien de sérieux/grave, mais assez pour se facepalm into oblivion, mettons.), j'étais ''edgy'' pour essayer d'être drôle et avoir de l'attention, je sortais avec un gars qui était plus vieux que mon père... Bref, comportement relativement typique d'une fille pas ben en mode auto-destruction. Je m'enlignais pas pour la gloire. C'est comme si tout ce que je faisais c'était de me dénigrer comme personne pour apaiser les monstres qui m'entourait.

    J'ai commencé à me sortir de tout ça après une tentative de suicide en 2013. C'est comme si j'avais frappé mon mur ''final''. J'ai travaillé BEAUCOUP à me remettre sur le droit chemin, m'informer, et faire face à mes traumatismes, mon passé, mes décisions etc. Et après plusieurs années à me tapper sur la tête, moment donné tu arrives à voir le boutte. Maintenant, j'ai une vie respectable, je fais tout ce qui est en mon possible pour être une citoyenne consciente, une alliée, une personne forte et j'ai une carrière qui m'inspire, etc. Je m'en félicite, c'était pas facile de m'y rendre. 

    Mais quand même, le passé ne s'efface pas. Et littéralement, il y a des morceaux de ce passé que je dois apprendre à ''vivre avec'' parce que ceux qui ont été des monstres dans ma vie, se font encore canceller sur les réseaux sociaux pis ça me replonge là-dedans à chaque fois (btw, continuez à dénoncer, parce que j'en aurai jamais la force -- mais je vous confirme que les monstres de mon passé sont déjà exposé, alors je me console quand même). Y'a une partie de moi qui m'en veux d'avoir été aussi docile, et même d'avoir rationalisé beaucoup de mes traumatismes. Je riais et niaisais les féministes qui parlaient haut et fort car je me disais ''voyons donc, elles exagèrent!'', j'en faisais même des jokes. Je me rendais pas compte à l'époque que je me faisait tellement de mal à intérioriser tout ça, sans savoir que ça me hanterais tellement longtemps après de feeler à quel point j'avais été faible comme personne. La thérapie et la rédemption générale humaine aident, mais tsé, les démons, faut apprendre à vivre avec des fois.

    Toi, ma chère, comment tu gères ça, être un adulte responsable, socialement éduquée, respectable et posé tout en ayant cette immense face cachée plein de traumatismes pis de bébittes quelconques? En parlez-tu à tes proches? À noter que y'a rien que personne a ''besoin de savoir'' là-dedans, c'est vraiment un choix personnel que j'ai pris, question de pas être lourde, de garder ça tout pour moi. J'en parle à un psy, mais c'est pas pareil que de se confier à des gens qu'on aime tsé.

    Entk je sais pas trop où je m'enligne avec tout ça, I guess que je devais en parler. C'est juste lourd des fois, le passé.

    Paix et amour. (au passage, recommendez-moi donc un film d'horreur de série B obscure que vous aimez.)

    (Désolée pour le franglais et les fautes)

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