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Kalias

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  1. Des amateurs de boxe sur le forum? Y a-t-il d'ailleurs un sujet officiel sur ce formidable sport? Je suis un grand amateur de boxe, mais pas du tout de UFC. Nous avons des bonnes années de boxe ces temps-ci je trouve. Quoique 2019 n'est pas une grosse année si vous voulez mon opinion, mais ça, ça veut dire que 2020 sera plus palpitant. Déjà, on peut s'attendre au deuxième combat du Gypsy King vs Wilder. Comment Joshua va-t-il rebondir avec une performance désastreuse contre Ruiz? La catégorie des Light Heavyweight est due pour un combat de qualité (il me semble que ça fait une éternité qu'on n'a pas vu un shock des ceintures dans cette catégorie). Je ne saurais quoi penser d'un troisième combat GGG vs Canelo. (Pour moi, GGG s'est fait volé, mais bon une chose pour sûr, c'est qu'aucun des deux n'a réellement démontré une domination sur l'autre combattant).
  2. Je suis bien d'accord, faire du ménage c'est excessivement satisfaisant. On dit un esprit sain dans un corps sain. Je dis que ces deux composantes doivent évoluer dans un environnement sain également. Rien de plus réconfortant que de rentrer chez soi où tout est propre et chaque chose est à sa place. J'ai eu plusieurs colocs dans ma vie et je n'ai jamais compris comment ils faisaient pour être aussi sales et désordonnés. En revanche, ils n'ont pas plus jamais compris mon obsession pour le ménage et pour le rangement optimal. J'ai toujours été irrité par le fait que l'on mélange les petites cuillères avec les grosses, que l'on range les assiettes pêle-mêle plutôt que les ranger en ordre croissant, qu'on laisse toujours plein d'eau sur les contours des lavabos, qu'on ne ramasse pas sa vaisselle au fur et à mesure que l'on cuisine, que le linge traîne partout, que les souliers ne sont pas tous bien alignés, etc. Mes colocs m'ont toujours trouvé weird, mais ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que pour conserver son chez-soi propre, ce sont ces micro-actions qui font la différence. Nettoyer son appart une fois par année, tu travailles 10x plus et ça ne fait pas une belle job. Une autre chose que je n'ai jamais compris aussi, c'est qu'à toutes les fois où je passe derrière mes colocs pour les ramasser, ça les choque. Ils me disent "J'allais le faire!" ou "Je suis capable de le faire tout seul!" Des trucs comme ça. Une forme d'égo mal placé j'imagine. Mais la réalité, ce que non, tu n'allais pas le faire et moi, ton désordre ça m'empêche de dormir. Profite-en, je fais le ménage à ta place, tu n'auras pas cette chance-là toute ta vie. Les gens sont bizarres par moment.
  3. @1984: C'est drôle, je viens de réaliser l'existence de ce sujet et il s'adonne que je suis allé moi-même en Guadeloupe au même moment. Du 15 novembre au 23 novembre 2018 pour être plus exact. J'avais loué un bel appartement dans Le Gosier. J'ai bu pas mal de rhum.
  4. Je te recommanderais de suivre tes propres conseils, parce que pour être juste, tu es celle qui a parti le bal. Tu sembles au moins le reconnaître, c'est très bien, mais bon tentons collectivement de s'attarder aux idées des membres plutôt que les insulter. Je ne peux pas croire que vous appréciez venir ici et vous lancez des insultes, qui sont très sournoises et très personnelles par moment. Ce n'est clairement pas bon pour le moral des personnes impliquées ni pour celui de la communauté du Dépotoir en général.
  5. Tant mieux si on dit plus ou moins la même chose, mon message n'avait pas fondamentalement pour but de nous mettre en opposition d'une manière dialectique, mais d’approfondir ma pensée sur la relation entre l'argent et les responsabilités. Pour le reste, ta manière de répondre et tes attaques personnelles en disent bien plus long sur toi que tout le reste du texte. "Peu de nuance" sur la cigale et la fourmi... je ne savais pas que je devais proposer une thèse universitaire sur le sujet. Je ne sais même pas pourquoi je réponds à ça d'ailleurs... Mais parlant de passion, ça m'interpelle beaucoup. Je suis mélomane, un peu musicien à mes heures avec quelques compositions sans doute très mauvaises. Mais j'aime ça. Pour l'essentiel, je me limite à des covers au chant et à la guitare. J'ai déjà essayé la peinture, et je crois honnêtement que j'avais un talent inné pour ça, mais bon un moment donné il n'y a que 24 heures dans une journée et il faut faire des choix. Mais tout ça pour dire que la forme d'art que j'ai découverte dans les dernières années, et pour moi c'est véritablement de l'art, c'est l’ébénisterie et les différentes activités de rénovation domiciliaire. Je touche pas mal à tout, sauf la plomberie. En bon universitaire, je regardais les métiers de la construction un peu de haut, mais je me suis acheté un condo voilà environ 4 ans que j'ai rénové de manière assez importante et j'ai découvert une véritable passion. Rénover, faut se creuser les méninges pour faire une bonne job. Et contrairement au fait de bâtir à neuf, avec la réno il faut savoir jongler avec les imprévus et les mauvaises surprises. Et tout est dans la préparation. C'est souvent là que les gens gâchent leur produit final: ils veulent avoir terminé avant d'avoir commencé. Nettoyer longuement, démonter, préparer le matériau avant de le remonter. Le résultat final est toujours jouissif. J'imagine que l'artiste-peintre reçoit la même dose de dopamine une fois son oeuvre terminée. Ahhhh! je pourrais en faire un sujet de discussion rien que sur ça! ^^
  6. Ce n'est pas forcément l'argent qui conduit directement vers le bonheur, mais plutôt les responsabilités qui viennent avec l'argent, sous toutes ses formes, qui peuvent donner un sens à une vie et, ultimement, mener vers le bonheur. Dans mon cas, après le spleen de la jeune vingtaine où je résidais dans les méandres de l'hédonisme et du nihilisme, le bonheur n'était que façade. Il était malhonnête. Depuis que j'adopte une posture de pourvoyeur, il me semble que les choses se replacent, qu'elles sont plus simples. Je dirais ensuite qu'avoir de l'argent ne conduit pas automatiquement au matérialisme, pour le peu qu'on s'entende sur sa définition. On peut avoir de l'argent et adopter une vision minimaliste des objets. C'est un peu la fable de la cigale et la fourmi. La fourmi travaille et fait fructifier ses avoirs non pas dans une optique matérialiste, mais par soucis de nécessité. Elle le fait parce qu'elle veut survivre et qu'elle est prévoyante. J'aime à penser être cette fourmi. En terme de revenus, on pourrait me situer sur un échelon assez favorable. Or, je vois tous ces bars et ces restos branchés de Montréal qui sont sans cesse plein à craquer. Les instagrammers mangent au resto un bon tartare arrosé d'une bonne bouteille de vin une semaine, et sont à Bali la semaine suivante. Toutes ces belles images originales sont gracieusement filtrées par le dernier iPhone X: avec le bon filtre, le tartare apparaît bien meilleur. Ils consomment un bon café latté Starbuck à 5$ tous les matins, parce que bon, qu'est-ce qu'un petit 5$ pour quelque chose qui les rend heureux? Le soir et les week-end, ils troquent le Starbuck pour des petits cafés locaux charmants où, entre deux regards complices avec une charmante demoiselle qu'on n'aura pas l'audace d'aborder, leur MacBook Pro leur sert pour faire semblant de travailler en envoyant un email inutile et pour updater leur page Facebook. Ça magasine des vêtements en quantité désolante pour être à la mode du moment. Lunettes fumées, souliers griffés et accessoires princiers. Tout y est pour s'assurer que les autres les voient en bons jeunes professionnels respectables, mais avec ce petit côté edgy qui les distingue tant. Je suis étranger à tout ça. Je n'aurais même pas les moyens. Et pourtant... C'est très relatif l'argent. C'est une question de priorité. Ces jeunes professionnels qui travaillent comme des forcenés 50 heures par semaine, après 3-4 ans d'université, pour vivre de paie en paie me font bien plus pitié que les artistes bien-pensants sans un sous. Au moins ces derniers font de leur vie quelque chose d'un peu original qui les passionne. Très peu sont passionnés par le métro-boulot-dodo, là où toutes les originalités finissent gelées. Et finalement, je ne sais pas à quelle paroisse tu fais allusion. Je ne parle qu'en mon propre nom.
  7. En effet. C'est très facile d'être généreux et habité des plus grandes valeurs d'entraide et d'humaniste quand tu n'as pas une cent. C'est facile aussi se foutre de l'argent quand on a trente (30) ans et qu'on est célibataire. Sans que l'argent ne devienne une obsession malsaine ou encore l'outil d'une consommation excessive, je pense que l'appât du gain est possiblement l'élément le plus structurant dans une vie. Les responsabilités qui viennent avec une carrière donnent même un certain sens à sa vie. Pour revenir au sujet et en essayant de faire court, je dirais d'emblée qui n'y a pas de recette miracle pour combattre la procrastination: ça prend de la discipline. Maintenant, cette discipline elle, elle se travaille. Première des choses, il te faut un objectif dans la vie. Quelque chose qui t'anime. Essaie de te poser comme question: où est-ce que tu te vois dans cinq (5) ans? Au niveau professionnel; ami et famille; santé; finance; sportif; etc. Veux-tu devenir propriétaire? Veux-tu perdre du poids? Veux-tu apprendre une langue? Tes amis sont-ils vraiment de bonnes influences pour toi? Te tirent-ils vers le haut ou vers le bas? La discipline n'est pratiquement plus une discipline lorsqu'elle sert à atteindre ses buts. Donc première étape, c'est de t'asseoir une bonne heure et de penser à tes buts dans la vie. Je t'encourage même à afficher ces objectifs à quelque part chez toi où tu peux les voir à tous les jours. Ensuite, c'est de se faire un plan de match. @Daleko suggérait avec beaucoup de justesse que de se faire des petits objectifs, c'est probablement le meilleur moyen d'activer la machine. Moi-même par moment quand je n'ai pas envie d'aller au gym, je me dis dans ma tête: "Allez le fif! Commence par faire ton sac. Mets tes souliers. Prends ton bike. etc." Et littéralement à chaque étape je mets mon cerveau à off et je me concentre uniquement sur cette étape. J'avais autrement souvent tendance à suranalyser toute situation et forcément en regardant le "big picture" et tous les impondérables qui viennent avec, on finit toujours par se trouver des excuses ou par prendre peur. Fuck this. Une micro-étape à la fois si ça peut aider. Perso, ça m'aide beaucoup. Il faut agir. Arrêter d'en parler ou de lire sur le sujet. Fais juste le faire. Pas besoin de viser la perfection: ça aussi c'est un grave problème du procrastinateur. Donc, dans le plan de match, je dirais aussi que c'est d'abord et avant tout de se faire un calendrier et respecter son calendrier. Essayons néanmoins de demeurer réaliste dans son calendrier. Ça ne donne rien de se faire des journées de fou qui seront démotivantes et dont on n'adhérera pas du tout. Perso, j'essaie de faire 3 actions professionnelles et 3 personnelles par jour. En terminant, je pense que ça vaut la peine aussi de regarder vers certaines activités dont plusieurs voient plusieurs bénéfices: yoga, méditation, entraînement, etc. Personnellement, j'essaie de rester actif. Je pense que pour un gars (remarque sans doute pour une fille aussi, mais bon), c'est absolument un must d'aller au gym. Avec une bonne alimentation évidemment. On prend de la masse au gym, on perd du poids dans la cuisine. Au final, avoir un corps fit va te faire déborder de testostérone et de confiance en soi. Et dès lors que tu as confiance en toi, tout le reste va débloquer. (Je ne médite pas ni de yoga dans mon cas: mais je suis un bon lecteur. Ma méditation, elle est là!) Je voulais faire court et j'ai eu l'impression de l'être, j'ai coupé partout dans ce que je voulais dire. Mais là voilà un roman... Désolé! ^^
  8. - Pragmatique - Discipliné - Pas trop débile
  9. Que faites vous comme job? Profession libérale en entreprise. Quel genre d’employé vous êtes? Frondeur et irrévérencieux. Je suis cash comme disent les Français. J'aimerais être le boss, mais je suis tout jeune encore. J'apprends à ralentir. C'est tout un art d'ailleurs. Cherchez-vous un avancement, une promotion? Oui. Avez-vous eu des promotions? Oui. En général, je suis assez performant. J'aime à le penser du moins. Bureau ou action? (vous aimez ça quand ça bouge ou vous êtes sédentaires?) Ma job est une job de Bureau. Assez solitaire d'ailleurs. Mais j'aime mieux l'action, il me semble qu'il y ait quelque chose de plus noble rattaché au fait de travailler de ses mains. À quel point êtes-vous attachés à votre job? Je suis uniquement attaché aux avantages. Ça fait néanmoins 5 ans que je travaille pour le même employeur. Je n'ai que 29 ans. Pratiquement mon seul employeur. J'imagine que c'est une forme d'attachement. Avez-vous des rabais employés ou des bonus? Oui bonus et autres avantages. Les rabais employés... ça me fait rire comme "avantage" relié à un emploi. Ce n'est pas avec des rabais employés qu'on va devenir riche. Avez-vous un uniforme? On peut dire. Pas d'uniforme à proprement dit, mais il faut être proprement habillé. Une carrière est quelque chose qui vous émeut? Non. C'est l'appât du gain qui me drive. Mieux vaut être riche et en santé que pauvre et malade. Buvez-vous ou dormez-vous au travail? Non. Êtes vous une personne contrôlée par la peur? Non. Un vieux mentor me disait souvent à la blague: mieux vaut être craint que craindre. Je ne l'ai pas pris à la blague.
  10. C'est un sujet qui m'interpelle, parce que je suis moi-même passé par là il n'y a pas si longtemps. Comme mentionné précédemment dans le sujet et comme on te le répète sans doute dans ton entourage @Carlos Crasseux: les débuts dans le marché du travail est la période la plus difficile pour un travailleur. On se sent comme une merde et bien seul au monde. Mais mon dieu, crois-moi, ça va s'arranger. Bientôt, tu vas avoir bien d'autres soucis avec ta job que ceux que tu as présentement. Même, mon seul conseil, profite de ces quelques semaines de chômeur pour t'amuser à fond de train. Une fois sur le marché du travail, cette liberté ne se retrouvera peut-être jamais. 2-3 semaines de congé par année, ça ne te mène pas bien, bien loin. On dit souvent qu'il faut 10 CV pour se trouver 1 entrevue, et 10 entrevues pour se trouver une job: ne te décourage pas. La réalité aussi est que tu as étudié dans un domaine où il y a beaucoup de candidats. La compétition est féroce. Un jour, ça sera ton tour. Relativement à la possibilité de faire un MBA: je ne sais pas, ça m'apparaît comme une perte de temps. Le plus important, c'est l'expérience de travail. De plus, il ne me semble pas nécessaire de faire des études de 2e cycle spécialisées en administration lorsque tu as déjà un BAC en administration. Le MBA, c'est d'abord utile pour les autres types de professionnels qui veulent développer des connaissances en administration en vue de devenir gestionnaire dans domaine (ingénieur, avocat, actuaire, etc.). Et même là, c'est de plus en plus de la merde un MBA, tout le monde a ça, il n'y a plus rien de distinctif là-dedans. Ils vont bientôt en vendre dans les boîtes de céréales. À moins que tu veuilles opter pour des gros programmes de MBA qui coûtent plusieurs dizaine de milliers de dollars à suivre et qui peuvent potentiellement te faire bénéficier d'un important réseau de contact (ex: Queen's je pense qu'il en offre un de ce genre-là, Harvard aussi, etc.), les autres programmes ne servent pas à grand chose. L'université, on peut pratiquement dire que sa seule utilité est d'être un tremplin pour une bonne opportunité. Par moment, elle ne remplit même pas ce rôle à merveille comme tu sembles le constater présentement. T'acharner avec elle peut s'avérer une perte de temps. Ne va pas t'imaginer que ces trois lettres vont t'offrir des opportunités d'emploi comme par magie. De toute façon, tu pourras réévaluer cette option lorsque tu auras quelques années d'expérience de travail sous la cravate.
  11. Je ne sors pas ça de mon imagination. D'abord, l'évolution humaine dans une perspective évolutionniste, je ne suis pas un expert non plus. J'ai bien peur de n'être qu'un perroquet dyslexique, au mieux un automate approximatif qui régurgite quelques idées que j'aurais à peu près assimilées à quelque part dans ma vie. Il est toujours difficile d'exprimer une idée qui soit absolument nouvelle, surtout lorsqu'on n'est pas un expert d'un domaine. Par contre, c'est un sujet qui m'a toujours fasciné. Je suis content que tu cherches à lire sur le sujet. Je te conseillerais les ouvrages suivants qui m'ont véritablement sidéré sur le sujet: - L'animal moral: Psychologie évolutionniste et vie quotidienne par Robert Wright; - The Human Animal: A Personal View of the Human Species par Desmond Morris. Évidemment il faut faire attention, ce sont des théories évolutionnistes comme il peut y en avoir d'autres. Je ne pense pas que ces livres renferment une quelconque vérité absolue. Le contenu est néanmoins intéressant. Et oui, tu sais absolument lire. J'atteste et je signe à nouveau, je suis à l'aise avec mes propos: il est plus naturel pour la femme de rester à la maison et s'occuper des petits qu'il ne le soit pour l'homme. Merci @Esch pour son soutien, c'est apprécié. En soulignant également l'appui de @Lux.
  12. Vous êtes des machines, vous allez trop vite pour moi, j'ai même perdu toute notion de ce qui était initialement discuté. Ça faisait longtemps je n'avais pas participé à un débat de forum. Je suis néanmoins bien content de voir qu'il y a encore de l'engouement pour ce genre d'échanges. Je répondrais uniquement à Athos qui m'interpelle avec mépris et qui est un homme virtuellement désagréable. D'abord, je n'ai pas de convictions politiques particulières: mes convictions politiques sont en fait très simples et très banales. Elles sont purement financières et égoïstes. En fait, si je suis conservateur aujourd'hui, c'est uniquement pour payer moins de taxes et d'impôts. Si demain c'est le Parti vert qui m'offre une telle plateforme électorale, je vais voter pour eux. Ça résume l'essentiel de mon implication politique. Et plus, la politique ne m'intéresse pas -ne m'intéresse plus. J'ai longtemps été militant souverainiste et j'ai réalisé avec l'âge que j'étais souverainiste comme on est féministe: en se revendiquant d'une valeur morale supérieure, j'étais superficiel; en prétendant dire aux autres quoi penser, j'étais malhonnête; et en m'investissant pour une cause plus grande que ma propre personne, j'en oubliais mes intérêts personnels. Enfin, j'en suis venu à la conclusion que de vivre par procuration, c'était un mode de vie sans intérêt et assez misérable. Enfin, tout ça pour dire que mon seul point était que nous sommes des créatures provenant de plusieurs millions d'années d'évolution et que cette évolution a un impact profond sur ce que nous sommes aujourd'hui. Que si la théorie de l'évolution naturelle joue sur les animaux, elle joue aussi sur les humains. Tu mentionnes toi-même par ailleurs que "Personnellement, je serais porté à croire qu'on est davantage «codés» génétiquement qu'on voudrait se le faire croire et que certains de nos comportements / pulsions ont certainement à voir avec ce que l'évolution nous a légué comme traits pour survivre", ce qui était précisément mon point. Ensuite, de dire que je "tire des conclusions sur comment la société devrait s'organiser", crois-moi que je n'ai pas autant de mérite. Gérer mon patrimoine me convient amplement, je n'ai pas la prétention de savoir comment organiser la société.
  13. Relativement à ta réponse à Esch, je ne rajouterai rien, je crois qu'Esch a déjà répondu avec aplomb à tes commentaires. En lien avec le commentaire qui m'était adressé, d'abord je mentionnerais qu'on repassera quant à la crédibilité d'un professeur d'études féministes. J'ai toujours trouvé assez surprenant d'ailleurs que des hommes puissent étudier dans ce genre de domaine. La crise de la masculinité, c'est surtout dans un tel scénario qu'elle se manifeste. J'imagine que notre cher François Depuis-Déri a commencé ses études dans ce domaine dans l'espoir de se pogner des filles. Reste à savoir s'il a réussi à sortir de la friend-zone depuis cette époque... Et si j'associe le discours féministe à la faiblesse, c'est que je trouve que c'est un discours défaitiste qui rejette toute prise de responsabilité. Si le monde va mal, si ma vie est chaotique, ce n'est pas ma faute, c'est de la faute de la société patriarcale qui est programmée pour me faire perdre. Je trouve ce genre de discours dangereux. Abject. Dans cette forme de dévoiement de la réalité, on renie tout responsabilité individuelle en cherchant à attribuer tous les maux de la terre à une fabulation qu'est la société patriarcale. Ça me rappelle une phrase que mon coach d'hockey au collège nous répétait souvent et qui est encore aujourd'hui bien gravée au fond de ma tête. C'est une phrase toute simple, apparemment banale et évidente, mais dont on tend à oublier si facilement: "les perdants trouvent des excuses: les vainqueurs trouvent des solutions." Je pense que cet adage s'applique bien ici pour illustrer en quoi je trouve le discours féministe comme un discours de faible.
  14. Il est prétentieux de penser que nos construits sociaux aient plus d'impact sur ce qui façonne les hommes et les femmes que des millions d'année d'évolution génétique. L'éducation a évidemment un impact complexe sur notre développement, de même que les construits sociaux (par exemple nous demeurons encore aujourd'hui, au Québec, malgré ce que plusieurs peuvent penser, très fortement influencés par la doctrine chrétienne), mais il n'en demeure pas moins que plusieurs de nos caractéristiques sont innées. Pour le peu que l'on s'intéresse au monde animal, on constate à l'instar de l'humain et de manière quasi-exclusive, que l'exaltation et la compétitivité masculines sont aussi certaines que la réserve féminine. En ce sens, il apparaît évident que les tâches et activités qui sont plus naturelles pour l'homme, le soient moins pour la femme. Et vice versa. Et quant à nos construits sociaux, je les trouve de plus en plus féminisés. Ils me semblent qu'ils relèvent même d'une mentalité de faible pour reprendre un concept de Nietzsche. On suggère de plus en plus, et il s'agit là d'une mentalité dominante assez globalement acceptée, que le simple fait d'être un homme sera immanquablement toxique pour la société, que nous sommes des criminels et des violeurs dormants dont il faut absolument taire ou réformer. Et pourtant, plus que jamais dans l'histoire de l'humanité, nos jeunes gens sont-ils atteints dans des proportions excessives, de troubles mentaux de tout genre. J'irais même jusqu'à dire que le delta entre notre morale libérale moderne et nos instincts naturels correspond à l'éventail de plus en plus prononcé de nos maladies psychologiques. Enfin, relativement à ton point sur le rôle de parent au foyer, de proche aidant, etc. Je ne suis pas en désaccord avec toi. Mon seul commentaire serait qu'ironiquement, le vecteur politique étant le plus sensible à cette réalité semble être les mouvements conservateurs et traditionalistes. Ironique en effet, puisque ce sont souvent ces mêmes groupes auxquels on attribue les qualificatifs de réactionnaires, de "moyen âgeux" et de misogynes.
  15. Ben coudonc! Allez faire un DEP en coiffure à la place, travaillez à Montréal pis payez-vous des oranges à 0,50$. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Un simple semblant de logique m'emmène à penser qu'une femme médecin avec un potentiel de revenu de 200K$+/année qui a un enfant avec un homme qui oeuvre dans à peu près tout autre corps de métier (principalement chez les jeunes vu le changement statistique des dernières années au niveau des diplômés universitaires homme vs femme), qu'il y a de fortes chances que la femme continue de travailler et que l'homme puisse devenir homme au foyer. C'est quelque chose que l'on aurait difficilement pu voir voilà quelques années seulement. Et puis, dans ce même scénario, si le couple décide néanmoins que la femme restera au foyer, ben tant mieux pour eux. Je ne vois pas le problème.
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