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Ecce Homo

Éboueuse syndiquée
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  1. ah oui, sans être une spécialiste dans le domaine je trouve aussi que le changement des méthodes de consommation des médias vers le streaming a entraîné plus grande diversification dans les médias. ça nous permet aussi de choisir ce qu'on regarde plutôt que de subir les programmes que nous offrent la tv. par exemple Netflix n'est pas parfait mais je sens quand même un soucis de produire et diffuser des programmes féministes et pro LGBT (ex: The Old Guard, film de superhéros, ce n'est pas du tout un bon film, mais c'est un statement clair et assumé pro diversité ce qui est bien). dans nos choix de consommation Netflix, on fait attention de regarder un max de films/émissions qui correspondent à ce genre. même si notre poids démographique est minuscule on se dit que ça finira bien un jour par collectivement compter, I guess. critique de la blanchitude aux Oscars, scandale Weinstein, plus grande sensibilité au phénomène de white wash, etc etc. on est encore très loin de la révolution paritaire, mais bon, il y a effectivement des petits progrès par ci par là. faut garder espoir ! je vais jeter un oeil sur Euphoria, merci :)
  2. ton point de vue est intéressant et je suis d'accord sur le fait qu'une partie de la problématique provient de la pop culture. par contre le problème selon moi n'est pas tant l'hypersexualisation de la femme mais plutôt la représentation unidimensionnelle des genres véhiculée par la pop culture au travers de la musique et du cinéma/tv. autant ces biens culturels alimentent notre imaginaire collectif autant ils sont actuellement dominés par un seul pays, lequel est mu par des motifs capitalistiques et n'a pas intérêt à déroger d'une formule qui génère des tonnes de revenus. on parle beaucoup de l'image problématique des femmes et insistons sur les actions orientées vers elles mais qu'en est-il des hommes ? la pop culture n'entretien-t-elle pas également une image problématique des hommes ? par exemple la franchise multimilliardaire de Marvel met de l'avant le caractère héroïque et vertueux d'hommes qui combattent l'injustice du monde et leurs démons intérieurs par leur courage et leurs facultés physiques. tout l'univers des personnages héroïques d'Hollywood tourne autour de cette image masculine qui est très emblématique de l'homme idéal. pas étonnant alors que tant de personnes attribuent ces caractéristiques aux hommes, mais le paradoxe autour de cette image, c'est qu'en réalité 99% des hommes y correspondent peu ou pas du tout (tout comme 99% des femmes ne sont pas des bombas hypersexualisées). notre conception des hommes et des femmes sont des fantasmes collectifs et ces deux fantasmes (homme idéal et femme objet) s'entretiennent mutuellement dans la pop culture. je ne suis pas un homme, mais j'ai l'impression que l'image de l'homme idéal génère des attentes méritocratiques axées sur la performance individuelle (financière, sociale, sportive, etc). non seulement ces attentes sont en réalité atteignables que par une infime fraction d'hommes, mais ne pas les atteindre équivaut à un échec personnel. ça doit quand même peser lourdement sur les épaules d'un simple homme. mais cette image de l'homme idéal est si positive en apparence qu'on a moins tendance à s'y intéresser et la remettre en question et c'est probablement pour cette raison qu'on en parle si peu. totalement d'accord avec toi sur la nécessité d'éduquer et de sensibiliser les jeunes (autant les filles que les garçons) aux messages de la pop culture et leurs impacts sur notre conception ridiculement tronquée des genres. cependant l'image est tellement forte et omniprésente que c'est vraiment difficile concrètement d'y passer outre. on est tous en quelque part influencés par la pop culture.
  3. Comment tu as réussi à voir le film ? J'ai cherché à le voir sans grand succès. Ma face d'endormie au parc hier.
  4. Franchement. Pas étonnant que ta vie soit d'la marde. Change ta façon de penser.
  5. Je suis dans le salon et ma blonde dans le bureau à côté, ma médecin de famille m'appelle, je la met sur le "speaker" le son bien fort comme je le fais souvent au téléphone et j'entends : "MADAME, vos tests m'indiquent que vous avez une vaginose bactérienne, je peux vous prescrire des antibiotiques". Gênant. Bref, j'ai enfin trouvé la raison de cette mystérieuse irritation de la noune qui perdurait depuis des mois et je suis boostée aux antibiotiques pour toute la semaine.
  6. Totalement en accord avec ton premier point et c'est un excellent point. Les femmes sont également capables d'une grande violence. C'est un autre sujet interéssant et complexe qui s'approche bien avec des outils socio. Pour ce qui est du deuxième point, je ne suis évidemment pas en accord, mais c'est déjà bien que tu ne fasses pas de distinction fumeuses entre h et f sur le sujet. Même réduit à son individualité, je pense que la violence est avant tout lié à des facteurs environnementaux et psycho. Par ex dès leur plus jeune âge, on apprend aux enfants à gérer leurs émotions négatives (colère, tristesse, jalousie etc) en les exprimant de façon convenable. Un comportement violent chez l'adulte peut être lié à une gestion émotionnelle déficiente. Par contre, cette règle n'est pas universelle, il y a des enfants qui ont un tempérament très doux en partant et d'autres plus difficiles. Alors bon conferer un caractère universel et biologique à des attributs qu'on ne retrouve même pas uniformément chez les enfants, tu comprends en quoi je ne suis pas d'accord. Mais je suis curieuse d'entendre ton point de vue sur ce sujet.
  7. As-tu lu cet article au complet, et si oui, en quoi cela contredit ce que j'ai dit au niveau sociologique ? As-tu fait une revue de la littérature sur le sujet de la testostérone ou as-tu juste pris l'étude qui faisait ton affaire ? :/ https://www.health.harvard.edu/drugs-and-medications/testosterone--what-it-does-and-doesnt-do Il y a beaucoup plus d'hommes qui ont un déficit de testostérone que d'hommes qui en surproduisent naturellement. Même s'il y a véritablement une corrélation entre un comportement violent et la surproduction de testostérone (i.e. les prisonniers cités dans l'étude), cette causalité ne serait vraie que pour la minorité d'hommes qui en surproduisent. Comme je l'ai déjà mentionné, on ne peut pas tirer des inférences sociétales à partir de traits individuels (socio 101 esti). Pour le reste, la science ne dit pas qu'un taux "normal" de testostérone est lié à un comportement violent. La cognition et le comportement humains sont des sujets tellement complexes. C'est un peu risible de vouloir réduire ça à la contribution d'une simple molécule.
  8. ah ouais, true. ce n'est pas une bonne année pour les koalas.
  9. Je juge pas, mais il faut évidemment procéder à un minutieux exercice pour balancer la nécessité de mettre les chances de son côté pour ne pas l’attraper et la nécessité de préserver sa santé mentale. Les deux sont des considérations importantes et chacun est différent en ce sens. ex : j’ai accepté de prendre un risque de sortir pour voir ma famille (incluant ma grand mère de 86 ans), parce que c’est vraiment important pour nous de continuer a se voir. Prendre une bière avec des amis ? Bof, pas besoin. Aller au resto avec ma blonde ? Pas besoin non plus.
  10. Si elle dit que la première chose qu’elle a fait au déconfinement c’est de sortir dans les bars... Ishhh. Moi c’est pas demain qu’on va me voir dans un bar où même un resto... mais je comprends que les gens soient tannés. Fait bientôt 5 mois et on s’en ligne pour 12 très facilement
  11. Chicken sera-t-elle la première dépotarienne à contracter le virus ? à suivre.
  12. l'état actuel de la science est qu'il n'y a aucun facteur biologique (gène, hormone, chromosome, etc) qui prédétermine la propension à la violence. et si c'était le cas (mettons qu'on découvre hors de tout doute que la testostérone rend certains hommes violents), en quoi ça nous aiderait à comprendre la violence en tant que phénomène social ? tu dis qu'il faut trouver la bonne solution pour le problème. il a été maintes fois démontré que la violence en tant que phénomène social est engendré par des facteurs environnementaux (socio-économiques, politiques, etc). s'il y a 30 meurtres par 100 000 hab. au Brésil versus 0,2 au Japon, c'est tout de même pas parce que les Brésiliens ont plus de testostérone que les Japonais, si ?
  13. après lecture, tu as raison, sa pensée a probablement plus de points en commun avec le libertarianisme que le conservatisme.
  14. nonobstant les multiples questions sémantiques et autres que ton étude soulève. on me donnerait ce questionnaire et je répondrais "génétique" à plusieurs de ces traits (je répondrais mixte à plusieurs de ces traits en fait). pourquoi ? parce que la question est : "likely to attribute INDIVIDUAL characteristics to genetics". je reformule donc l'idée de base puisque cette étude citée et ton commentaire m'indiquent que tu n'as toujours pas saisi l'idée de base. les sociologues n'ont jamais nié que la grandeur, les traits de caractère ou autres caractéristiques INDIVIDUELLES d'une personne pouvaient avoir une influence génétique. les sociologues disent que les phénomènes SOCIAUX sont mus par des facteurs sociaux. à partir du moment où on quitte l'individu pour parler d'une société, on aborde un sujet complètement différent, celui des sociétés, et à partir de là, on s'écarte des sciences naturelles et de ses concepts qui s'appliquent à l'individu. ce sont deux domaines différents. ces domaines ne sont PAS complémentaires car ils étudient des phénomènes complètement différents. gène: unité de base d'hérédité qui en principe prédétermine un TRAIT PRÉCIS de la forme d'un organisme vivant. société : ensemble de personnes qui partagent des NORMES, des COMPORTEMENTS et une CULTURE et qui interagissent en coopération pour former des groupes sociaux ou une communauté. ex: avoir les yeux bleus = génétique. la considération sociale accordée au fait d'avoir les yeux bleus = social. en quoi l'étude de la considération sociale d'avoir les yeux bleus (beauté, symbolisme, statut, etc) devrait accorder un poids au fait qu'avoir les yeux bleus est le résultat de tel gène récessif combiné avec tel gène dominant ? ça n'a AUCUNE incidence. si ça une incidence, je te prie de me dire en quoi. ça s'applique à n'importe quelle caractéristique individuelle que tu peux trouver chez un individu. si tu n'es pas d'accord avec cette idée de base, je ne vois pas trop comment on peut s'accorder pour le reste, parce que c'est vraiment le plus élémentaire dans la théorie où je peux me rendre pour t'expliquer l'idée.
  15. J'ai écrit que tu t'apparentes au conservatisme dans la manière de raisonner qui mène souvent au statu quo (en contraste avec le progressisme axé sur le changement social). ta vision des choses s'oppose certainement au progressisme à plusieurs niveaux : ta conception biologisante des genres, ta façon de renvoyer à l'individu des problèmes collectifs (débat sur me too, notion individuelle de justice). Certainement tu n'épouses aucunement le concept d'unité nation ou de république et la prépondérance accordée à la notion d'individu fait de toi un libéral aussi. Tu n'es pas un conservateur classique pur et dur, mais tu partages certains traits.
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