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Daleko

Éboueuse syndiquée
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  1. Pour retourner au sujet initial, quand on part avec une mentalité de perdant, on perd. Je ne comprends pas trop les remarques qui visent à limiter la motivation, quelle qu'elle soit. On n'est pas dans la tête des autres, le travail est une part de la vie tellement importante que c'est très délicat de déterminer ce qui convient à quelqu'un professionnellement (il suffit de voir tous ces tests d'orientation aux résultats bidons). Je suis toujours estomaquée par la différence entre ma famille, qui ne navigue pas bien haut au-dessus du salaire minimum, et ma belle-famille des beaux quartiers. Quand j'ai créé ma boîte, ma famille m'a dit que j'allais me planter, ma belle-famille m'encourageait à sauter le pas. Maintenant, ma famille trouve mes services trop chers tandis que ma belle-famille me dit que mes prix ne sont pas assez élevés. Les deux sont sincèrement scandalisées alors que je suis là où je voulais être, je ne voudrais pas gagner moins et gagner plus me semblerait trop pour ce que je fais. Je me souviens qu'il y a 10 ans, je me sentais coupable de demander 15 € de l'heure pour un cours de piano, j'avais l'impression d'être une voleuse, wow, qu'est-ce que j'étais conne. Il y a toujours des gens prêts à payer, il y a même des gens qui VEULENT payer. On m'a déjà dit que ce qui comptait ce n'était pas d'avoir le meilleur mais le plus cher. Il y a les guenilles et la haute-couture, il y a des preneurs pour les deux, mais il vaut mieux être une belle robe. J'ai l'impression que le plus dur, c'est de trouver ce qui nous correspond vraiment. Personnellement, je ne fais plus confiance à l'école. Ce que je vois autour de moi, renforce constamment mon sentiment d'injustice et d'être dans un système complètement verrouillé de l'intérieur. Quand on n'est pas dans le bon milieu, qu'on n'a pas les contacts, on n'avancera pas par cette voie-là. Les seuls diplômes utiles quand on n'est pas déjà riche sont ceux sans lesquels on n'a pas le droit/aucune chance d'exercer. Pour le reste, il vaut mieux tracer son propre chemin, façonner son propre projet, et c'est vraiment trippant comme sentiment de liberté.
  2. J'ai rêvé que je postais un message ici. Voilà, grâce au dep, je réalise mes rêves.
  3. C'est encore court quatre mois et ces stats sont souvent faites avec les pieds, on oublie soigneusement de préciser que parmi ces 96 % d'insérés, la moitié travaille de nuit dans un fast food. Tu dois en avoir marre qu'on te répète ça mais c'est vraiment une des périodes les plus dures de la vie, rentrer dans le monde professionnel, ça finit généralement par se tasser. Claque pas de déprime à cause de ça, c'est pas toi le problème, t'as pas créé les règles du jeu. Le monde du travail est pourri à l'os, il ne vaut jamais le coup d'y laisser sa santé.
  4. J'ai refait une fausse couche la semaine passée. Tout se passait super bien, grossesse plaisante, écho sans problème et deux jours après je saignais. Ce coup-ci c'est officiellement la merde, les tests en cascade, etc. J'ai eu les premiers résultats aujourd'hui, tout est normal des deux côtés pour l'instant. J'adore les différentes réactions des docteurs, certains agissent comme si c'était tout à fait normal ("vous tombez facilement enceinte, vous allez réussir à mener une grossesse à terme, c'est juste une question de temps") et ceux qui se comportent comme si j'étais un cas désespéré ("il y a des gens qui sont infertiles et on trouve jamais pourquoi"). Encore une batterie de test programmée le mois prochain, sauf si je tombe enceinte d'ici là, parce que bien évidemment, on me dit de ne pas attendre pour recommencer, puis recommencer, puis recommencer...
  5. 1. La responsabilité parce que tout ce qu'on fait a des conséquences, sur nos proches, sur la nature, sur l'état du monde. Ma vie ne fait aucun sens si je ne me fixe pas de buts et l'expérience m'a appris que le seul moyen d'atteindre ces buts, c'est d'être solide et carrée. 2. La loyauté. Parce que même s'il faut être sélectif, "tous" les gens en valent la peine une fois qu'ils se sentent en confiance. On n'arrive nulle part seul, il faut faire des alliances. 3. La patience. Ceux qui crient le plus fort et cèdent à leurs pulsions sont souvent les plus faibles. Et parce que la vie se construit sur le long terme. Je suis de plus en plus conservatrice et intransigeante. J'ai essayé d'autres styles de vie, aucun ne me convient mieux. Mais j'admets tout à fait qu'on fonctionne différemment. Sauf pour ce qui est de la responsabilité, j'en ai marre de ces bisounours qui agissent toute leur vie comme des adolescents et détruisent le monde à petit feu. C'est le seul point sur lequel je suis très intolérante.
  6. Je peux comprendre, d'autant plus si tu n'es pas français et que tu n'es pas directement concerné. Pour ce qui est de l'entretien des bâtiments, si on choisissait où allaient nos impôts, on aurait sans doute plus de bâtiments bien entretenus et moins d'œuvres d'art contemporaines à la con qui défigurent Paris, Versailles, etc. Je suis très sensible aux questions écologiques, l'un n'empêche pas l'autre, les deux touchent à la préservation de la beauté et de l'humanité. Voir la cathédrale en flamme, c'était une douleur viscérale. J'aurais pas cru que ça m'aurait fait aussi mal. J'avais physiquement envie de vomir et du mal à respirer. C'est presque mille ans d'histoire qui s'envolent en quelques heures, un des symboles de ce que ce pays a été capable de faire avant tant de décadence. Et puis je pensais à l'arrière-grand-mère de mon arrière-grand-mère qui l'a peut-être vue alors que mes enfants à moi ne la verront peut-être pas. Encore un lien qui se brise. C'est aussi une belle métaphore pour l'écologie et ce qui nous attend, à une autre échelle, des siècles de construction pour un résultat magnifique et tout s'envole en quelques heures.
  7. J'ai le cœur qui saigne devant Notre-Dame. Je savais pas que je pouvais autant pleurer pour autre chose qu'un être vivant. J'espère qu'ils vont pas nous la reconstruire n'importe comment.
  8. Évidemment. On peut aussi se dire qu'étant arrivée là-dedans sans diplôme, j'avais beaucoup moins à perdre à travailler avec des gens qu'on peut considérer "peu fréquentables" puisque si ça s'était mal passé, je n'aurais pas perdu des années études. Bonne chance à toi en tous cas.
  9. C'est pourtant beaucoup plus scandaleux de rendre un travail de qualité alors qu'on est payé des clopinettes que d'en rendre un mauvais, puisque les gens se disent ensuite que les bonnes traductions ne coûtent pas cher, ça tire les prix vers le bas. Puis passer 1 h sur un travail pour gagner 10 € (bruts), bonjour l'estime de soi. Il faut aussi se dire que la demande évolue et qu'on vit à une époque où beaucoup de gens se fichent de recevoir un joli texte bien rédigé, ils veulent quelque chose de pratique, de rapide et de moins cher, tant pis si c'est de moins bonne qualité. Ceux qui ont besoin d'avoir quelque chose de bien écrit et qui sont exigeants sur le style ne se tournent de toute façon pas vers ce type d'agences, ils ont des prestataires bien plus solides. Personnellement, mes deux meilleurs clients sont aux extrêmes opposés sur ce point. Et travailler pour une boîte très low-cost ne m'a pas empêché d'être acceptée dans de biens meilleures agences, c'est juste des styles de travail très différents.
  10. C'est sûr que la désorganisation et le rythme de travail peuvent être problématiques mais ça te prendra toujours moins de temps de lancer tout doucement une activité de pigiste que de reprendre des études et de te réorienter. Je ne connais pas du tout le marché de la traduction au Québec alors je ne peux rien te dire de précis sur l'organisation de l'entreprise autonome et les débouchés, mais il y a quelques sources qui pourraient t'être utiles. Perso, j'ai commencé en essayant de faire de la traduction bénévole, mais on est tellement nombreux sur le filon que même pour travailler gratos, les associations demandent des années d'expérience. Alors j'ai envoyé des dizaines de CV à des agences qui n'ont jamais pris la peine de me répondre, j'en ai eu marre, je me suis ajoutée une fausse expérience de six mois (très modeste, type recettes de cuisine, diplômes et CV) et là j'ai commencé à avoir deux ou trois contrats. J'ai été tellement mauvaise au début que les premières agences ne m'ont plus jamais recontacté mais vite, on s'adapte, on s'améliore et on gagne des clients à plus long terme. Un gros annuaire d'agences (grâce auquel j'ai pu harceler la moitié de la planète) : https://www.translationdirectory.com/translation_agencies.php Un annuaire des agences à éviter : http://translationethics.blogspot.com/p/blog-page.html Un livre qui m'a beaucoup servi (beaucoup de conseils sur la façon de s'organiser, comment contacter les agences, des modèles de lettre très utiles) : https://www.amazon.com/How-Succeed-Freelance-Translator-Third/dp/0578170078 Pour ce qui est des agences qui profitent et imposent des tarifs bas, ma méthode c'est de me fixer un tarif horaire caché et d'adapter mon temps de travail selon ce tarif. Les agences qui me paient de la merde, j'ai pas le temps de faire de recherche terminologique, de relire ou de me soucier de la cohérence. Le résultat est un massacre, mais souvent les agences qui ne respectent pas les traducteurs ne respectent pas les clients non plus, alors elles s'en fichent. Et celles qui me paient bien ont des traductions de qualité. Faut pas se laisser pigeonner.
  11. Pis sinon, ça m'énerve un peu que quelqu'un de diplômé comme toi se retrouve bloqué alors qu'il y a beaucoup de travail dans le domaine (peut-être pas là où tu te trouves toi ou dans les secteurs que tu aimerais). J'ai l'impression que dans la vie professionnelle, plus on veut quelque chose, moins on l'a. J'ai un deuxième métier que je préfère, qui me demande bien plus de skills et d'efforts et qui me rapporte bien moins. Les langues, j'ai fait ça par hasard et ça cartonne. Après, il faut penser de façon commerciale, ce qui peut être compliqué car les traducteurs sont généralement des âmes littéraires. C'est pas parce qu'on traduit des documents d'entreprise ou commerciaux que c'est forcément chiant. Avec mes documents légaux, je vois aussi des choses passionnantes (des courriers de lobbying, des histoires d'héritage et de divorce glauques, des entreprises qui se chamaillent pour des broutilles, etc.). La localisation de sites webs, le marketing international, etc., c'est des domaines vraiment intéressants qui s'éloignent de la traduction pure et qui permettent de toucher à d'autres cultures. Enfin bref, moi je te conseillerais de te spécialiser là où sont l'argent et la demande, de trouver une niche. Plus facile à dire qu'à faire, je sais.
  12. Pourquoi tu veux absolument être salariée ? Ca a l'air d'être un peu particulier chez vous parce qu'il me semble qu'il y a des diplômes ou des titres obligatoires, ou quelque chose du genre, mais personnellement en Europe, je connais pas de traducteurs salariés, c'est les chefs de projet qui ont des emplois fixes. La "pige", c'est angoissant dans une certaine mesure parce que t'es très dépendante de tes meilleurs clients mais sinon devenir freelance, c'est ce que j'ai fait de mieux dans ma vie (meilleurs revenus, horaires libres, travailler en pyjamas, etc.). Sinon, Athos a raison, avoir une spécialité aide énormément. Il y a des domaines où il y a beaucoup de demande, en tous cas en Europe : droit, pharmacie, finance, informatique. T'es pas obligée de repasser un vrai diplôme pour ça, juste de suivre quelques cours et lire quelques bouquins. T'es limitée au marché québécois ? Personnellement, je vis en France et à cause de mes diplômes, aucune agence française aurait accepté de travailler avec moi, tous mes clients sont étrangers. Après y'a des gens qui trouvent ça limite que je traduise en français de Suisse, mais bon c'est pas comme si je traduisais de la grande littérature, plutôt des documents que personne ne lira jamais.
  13. Sinon, y'a les barrières genre diaphragme et cape cervicale, on en trouve sur internet sans passer par des gynécos qui disent que c'est des méthodes obsolètes. Il paraît que c'est moins efficace, mais ça m'a servi des années parce que je ne voulais pas prendre d'hormones non plus.
  14. Si c'est ce que t'as compris, je peux déjà mieux comprendre que tu sois choqué. J'ai fait ma fausse couche en toute fin de premier trimestre et comme mon écho datation (donc dernière preuve de vie) avait eu lieu un peu plus tôt que prévu, il était possiblement mort depuis un moment. On est encore dans le domaine de la fausse couche précoce (et même si mes saignements avaient commencé une semaine plus tard, en début de deuxième trimestre, ça resterait le cas). De toutes façons, tant que les tests de dépistage de la trisomie du 4ème mois n'ont pas eu lieu, je (et je suis loin d'être la seule) refuse absolument de m'attacher, même si ça devient limite. Qu'on soit bien d'accord, si ça c'était passé à 5 mois, j'aurais passé ma vie en dépression. Une fois qu'on le sent bouger, qu'on doit en accoucher qu'il soit vivant ou mort, on entre dans une autre dimension.
  15. Une fausse couche, ça arrive pas par hasard. Si le développement s'arrête, c'est généralement parce qu'il se passait mal. Donc oui, si la grossesse était allée à terme, ça aurait probabement donné un débile, un gros légume. Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant là-dedans. À notre époque en carton, on considère trop qu''une fois enceinte c'est tout, on va devenir parent. Mais non en fait, c'est juste le début d'un parcours qui peut mal se terminer, la nature teste et élimine les faibles. En tous cas, à mes enfants, je compte bien leur apprendre à ne pas faire dans le sentimentalisme débile. À quelques semaines de gestation, c'est pas un être humain, c'est un essai, il a peut-être ce qu'il faut, peut-être pas. J'ai beaucoup de mal à comprendre qu'on se mette dans un état incroyable pour ça.
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