Aller au contenu

Daleko

Éboueuse syndiquée
  • Contenus

    4 673
  • Inscription

  • Dernière visite

Derniers déchets posté(e)s par Daleko

  1. Il y a 2 heures, Goéland a dit :

    Come on esti de gang de self-righteous, vous avez même pas une once de compréhension pour ce genre de comportement ?

    Personnellement, je peux comprendre qu'on craque pour une raison, c'est que notre gouvernement se paie notre gueule. Il y a un an en France les ministres passaient à la télé pour nous dire que les masques étaient inutiles parce qu'on était trop cons pour les utiliser, qu'on pouvait maintenir les élections municipales sans danger, etc. Puis on nous a expliqué que les enfants transmettaient pas le virus et donc qu'on pouvait garder les écoles ouvertes (pas pour servir de garderie aux parents qui travaillent hein, pas du tout) ou que le vaccin britannique ne fonctionnait pas sur les vieux (avant de le réserver aux vieux). Etc.

    En ce sens-là, je peux comprendre qu'on ne veuille pas se ruiner la vie pour des girouettes.

    Par contre, ma pitié s'envole quand je pense aux soignants ou aux gens en faillite parce que les restrictions sont prolongées puis prolongées parce que des imbéciles veulent pouvoir faire la fête.

  2. C'est vraiment gore la mise en route du bébé n°2. Les essais ont officiellement débuté il y a quelques mois mais on change d'avis comme de chemise (On n'attendrait pas encore un peu ? - Non non, mais c'est débile d'attendre, let's go ! - Oh mais finalement je le sens pas ce soir - Pfff, on est cons, on aurait dû y aller, une ovu de perdue).

    Le niveau de stress (le mien et le sien) me rend malade à chaque ovulation et attente de test. Hyper peur de redémarrer une série de fausses couches, hyper peur de pas réussir à avoir le nombre d'enfants dont on rêve, hyper peur que le deuxième soit nul par rapport au premier, hyper peur de toutes les incertitudes liées au virus, hyper peur de pas savoir en gérer deux, hyper peur qu'elle le vive mal.

    Je pensais vraiment que faire le premier c'était le plus dur, je me sentais déprimée et inadéquate, mais j'ai jamais eu la trouille à ce point.

  3. Le 2021-04-07 à 02:06, Retromantique a dit :

    image.thumb.png.7145f935f93ff04eeadbc3ef7545cd4f.png

    COOP UQAM haul:

    • Beurre d'amande crémeux
    • Graines de luzerne
    • Brosse à dents biodégradable
    • Farine de sarrasin
    • Poudre de protéine végétale 
    • Huile de chanvre
    • Éponge en silicone (j'hésitais avec une éponge biodégradable, mais je me dis que si celle-là perdure pour plusieurs années, c'est mieux. Reste à voir si ça lave bien.)
    • Ensemble d'ustensiles en bambou
    • Naperon recyclé portatif

    Après notre conversation @Bananavegas, j'ai enfin passé à l'action. Pu de pincement au coeur à chaque fois que chu pognée pour utiliser des ustensiles en plastique :pr_thumsup:

    Je pensais faire un thread sur le zéro déchet, ma poubelle est de plus en plus vide et c'est pas très compliqué.

    Par contre, je reste une très mauvaise élève pour le maquillage :

    232974-giorgio-armani-eye-tint-fluide-a-

    En 5 teintes. Je l'adore.

  4. Désolée pour la lenteur de ma réponse, j'essaie de limiter mon temps sur Internet au week-end.

    C'est normal que nos points de vue divergent parfois (et c'est aussi le problème) parce qu'on n'a pas le même but. Ton futur travail est de t'occuper de dizaines de jeunes que tu connais peu, renouvelés chaque année, qui viennent d'horizon (j'imagine) assez divers et de leur permettre de s'en sortir ensuite. Le mien est de me concentrer sur quelques enfants que je connais par cœur, pendant quinze/vingt ans, et de les emmener le plus loin possible. Au-delà des questions politiques, on part de points très différents. Ce serait très insuffisant de ma part de partir de ton point, et irréaliste et fou pour toi de partir du mien. Dans un monde idéal, tous les gens qui veulent le bien-être d'un enfant pourraient emprunter la même route mais dans les faits, la concurrence existe dès la naissance et le fait de se battre pour plus d'égalité va aller à l'encontre de l'instinct de certains parents. Je pourrais être cynique et me réjouir des insuffisances de l'école, parce que mes enfants profiteront du faible niveau de la concurrence, mais je pense qu'être formatés pour occuper de hautes fonctions est aussi absurde qu'être formatés pour finir caissiers et que, très évidemment, au final on a tous plus à perdre qu'à gagner de tels dysfonctionnements (tu disais que les inégalités créent l'instabilité sociale, je jouerais sur les mots et dirais que c'est l'injustice derrière les inégalités qui la crée, avec d'autres problèmes, toujours est-il que ça n'a rien de souhaitable). Un cerveau gaspillé n'est peut-être pas toujours un échec de la société, mais c'est une perte pour la société. Je pense par exemple que la débandade de la France face à la Covid est une belle illustration des conséquences des défauts de l'école, on a une recherche nulle (on est le seul pays permanent du Conseil de sécurité de l'ONU qui a pas été foutu de faire un vaccin), des profs incapables de correctement télé-enseigner parce que le matériel à leur disposition et à celle des élèves est pourri (on a des écoles sans internet, si si, y'en a plein), des dirigeants sans créativité empêtrés dans leur façon de penser bureaucratique qu'on leur a appris dans leurs écoles d'élite où on va machinalement de père en fils, etc. 

    Pour ce qui est des histoires de dépression, c'est pas le fait d'être déprimé qui pose problème, mais celui de l'étaler. Pour prendre un autre exemple, il y a déjà eu un thread ces dernières années où certains trouvaient plus important qu'à l'école on apprenne à s'épanouir qu'à écrire sans faute. C'est le genre de propos qui me scandalisent, parce que c'est une perte de temps total du groupe au service d'une minorité. Il y a/devrait y avoir des lieux et structures plus appropriées pour cela.

    J'aime ce que tu dis quand tu racontes que l'école endoctrine nécessairement. J'imagine que ce qui me dérange, c'est alors pas tant le fait que la balance penche nécessairement d'un côté, mais que ce côté ne soit pas toujours le plus efficace et le sentiment que dans nos sociétés, c'est fait de façon très insidieuse. On n'a pas de ministères de la propagande, de chaîne télé consacrée aux exploits de nos armées, on impose, entre autres, des visions dans nos façons d'enseigner (la fin de la hiérarchie et de la transmission, l'évitement d'un roman national, etc.). Quand je mets en avant la Chine, ici ce n'est pas la politique qui m'intéresse mais le fait que ça fonctionne. Et je parle de la Chine car c'est le pays que je connais le mieux, bien que très imparfaitement, mais on va retrouver des points communs éducatifs dans de très nombreux pays d'Asie, qui ne sont d'ailleurs pas nécessairement des régimes autoritaires. J'ai bien sûr aussi des choses négatives à dire sur ces systèmes : ils sont rigides, laissent trop peu de place à l'art et à la philosophie, sont extrêmement inégalitaires (dans le cas de la Chine, selon la région). Je suis pas dans un état d'esprit figé. Comme tu le dis, l'apprentissage idéal est modelable, et, à mon sens, pas uniquement en cas de difficultés ou de besoins particuliers. Pour t'illustrer autre chose que je trouve néfaste, voici un petit exemple. La plupart des profs sont de gauche, ce qui n'est pas en soit un problème tant qu'on respecte une certaine neutralité, mais parfois ça déborde malgré tout sur des matières très éloignées des idéologies. On a en France un petit éditeur de manuels scolaires qui s'appelle La Librairie des Écoles et qui publie des méthodes à l'ancienne ou inspirées de l'Asie (lecture syllabique, méthode de Singapour, etc.). Le problème avec cet éditeur, c'est qu'il est très lié à une association d'extrême-droite. Quand tu te promènes sur les forums de profs (ce que je fais beaucoup puisque le sujet m'intéresse), tu trouves quelques discussions sur le sujet où des enseignants avouent régulièrement trouver les manuels très bien faits mais ne pas oser ou refuser de les utiliser en classe par peur d'être associés à l'extrême-droite. C'est le seul éditeur (à ma connaissance) qui utilise telle qu'elle la méthode de Singapour en français, alors certains instits préfèrent s'en passer même s'ils trouvent ça très pertinent, ou achètent des livres en anglais (langue qu'ils ne maîtrisent pas correctement) auprès d'autres éditeurs. Ce genre de trucs est totalement aberrant et contre-productif. Si les mêmes livres venaient de l'extrême-gauche, ils n'auraient pas de telles réticences à les utiliser (et personnellement, je n'en ai aucune dans les deux cas). Par exemple.

  5. Je sais pas si ça résoudrait grand chose d'enfermer les vieillards. En région parisienne, l'âge moyen en réanimation semble être inférieur à 60 ans et les hôpitaux fonctionnent à pleine capacité.

  6. Ma fille ne parle pas encore, elle ne sait dire que « Môman » ou « Mômaman » sans comprendre de qui il s'agit, mais j'ai vraiment hâte de la voir grandir encore.

    Elle a développé une passion pour les prouts buccaux. Je pensais que ça passerait vite et qu'elle tenterait les vraies lettres, ben non, ça dure depuis trois mois. 

    Je la mets près de moi quand je fais du piano. J'arrive à un passage de sonate très émouvant, je suis bien dans mon trip et j'entends « Ppppfffllll ». Je lui donne à manger et, la bouche pleine, elle fait « Pppppplllfff ». Le matin, je suis réveillée par des « Ppppffffllll, môman, Pffflll mômaman, Pfffflll PFFFLLL ». Enfin, c'est toujours mieux que des pleurs.

    Sinon, quand on sieste ensemble, elle me réveille parfois en me tirant les cheveux, en me mordant le nez, les pieds, etc.

  7. Tu sembles vraiment à fleur de peau. Il ne s'agissait pas de t'attaquer personnellement. J'ai aucune idée de ce dont tu parles quand tu fais référence aux autres fois où tu as parlé de ta situation puisque je ne t'ai jamais lu avant, mais tu n'aurais pas obtenu le même type de réponse de ma part dans un thread sur les violences conjugales (puisque j'imagine que c'est de ça qu'il s'agit). Il s'agit ici de grande échelle, pas de ton expérience personnelle. C'est impossible de parler de quelque chose d'intime et d'estimer que de fait ton interprétation est la bonne, parce que d'autres personnes peuvent avoir vécu quelque chose de similaire et l'analyser autrement. La source de la violence n'est pas nécessairement liée au sexe, c'est une possibilité parmi d'autres. C'est aussi trop facile d'estimer qu'il "suffit" d'être victime pour avoir raison, ça coupe court à toute discussion.

    Je n'ai pas voulu t'insulter en te traitant de pleurnicheuse (ce que je n'ai absolument pas fait), mon exemple était là pour illustrer une société où tu n'aurais jamais eu aucune clé pour t'en tirer. 

    Pour le reste, on se verra dans le sujet sur le féminisme quand j'aurai plus de temps.

  8. Il y a 3 heures, TénèbresFruitées a dit :

    Tu manques affreusement d'empathie et de jugement, une longue thérapie te serait bénéfique pour devenir un être humain respectable. Tu es assez riche pour ça, toi, d'ailleurs!

    Qu'est-ce que tu en sais ? Je suis peut-être sensible à ce que tu as raconté tout en estimant que les émotions sont de mauvaises guides et n'ont pas leur place dans un raisonnement.

    BTW, contrairement à ce que tu viens de faire, je ne t'ai pas attaquée personnellement et ne me serais jamais permis de te dire que tu n'étais pas respectable.

     

  9. Le 2021-03-25 à 02:24, Carlos Crasseux a dit :

    L’incel du jour.

     

    5D27BF65-158D-4CC9-9F5D-ECAF600225F9.jpeg

    T'es cute dans ta mauvaise foi @DASRI. Je passe tellement vite sur tes attaques que j'avais pas grillé mais non seulement je n'ai fait aucune fausse analogie (tu as interprété mon message de façon à ce qu'il puisse y en avoir une) mais en plus, celui qui a dévié le sujet sur le féminisme, c'est Carlos. Son message ne parle pas d'incels mais des féministes, message après lequel t'es venue t'insurger et défendre le féminisme. 

    C'est chaud quand même.

    il y a 38 minutes, Retromantique a dit :

    L'apprentissage ne se fait pas de la seule bonne volonté de l'émetteur, encore faut-il avoir un récepteur. @Daleko est visiblement très attachée à la compréhension qu'elle s'est fait de ce que "le féminisme" signifie, car elle sert bien pour son fonctionnement dans sa vie personnelle. À ses yeux elle sait déjà ce qu'il y a à savoir sur ce sujet. Tant qu'à faire, au lieu de gaspiller mon énergie en enseignant face à un mur, aussi bien la conserver pour l'investir là où un réel dialogue peut avoir lieu. 

    D'ailleurs, toutes les opinions ne se valent pas. Seules les opinions informées ont de la valeur. Je crois que plus une opinion est informée et réfléchie, plus elle en a. En ce qui concerne les féminismes (car il s'agit bel et bien d'un emploi au pluriel), j'auto-évaluerais la valeur de mon opinion à un 6/10. Tu sais que tu n'as pas affaire à une personne informée quand elle parle en absolu, sans nuance. "Le féminisme" est une catégorie qui obscure la myriade de postures parfois conflictuelles qui existent; c'est faire du substantialisme. Si tu sais moindrement de quoi tu parles, tu pourras au moins nommer celles que tu favorises de celles que tu n'estimes pas. Si tu rejettes ou adhères en bloc, sans nuances, c'est faire preuve d'un manque de rigueur intellectuelle. Celle de reconnaitre qu'on n'en sait pas assez pour se prononcer avec autant de conviction. Ensuite, c'est à nous de ne pas perdre notre précieux temps à renforcer les égos dans leurs positions, ce qui ne sert jamais la cause.

    Si c'était une poubelle sur le féminisme, je vous partagerais la position que je tiens pour le moment, mais je préfère offrir une réponse méta au débat que vous avez commencé, vu les conclusions que je viens de tirer. 

    Si nous n'avons besoin d'aucun féminisme, je peux tout à fait le résumer en parlant "du féminisme".

  10. Le 2018-04-26 à 18:40, Lux a dit :

    Le féminisme et le masculinisme sont deux idéologies qui s'engendrent réciproquement.

    Deuxième message du thread. C'est vrai que j’ai grave détourné le sujet.

    Ensuite,  t’es parano, j’ai réagis à la remarque de shameonyou comme j’aurais pu le faire sur n’importe quel autre sujet en fin de vie car il n’est plus possible de parler de la douceur des femmes (cf. n’importe quelle conversation, n’importe quelle interview de starlette, discours de femme politique) sans qu’elles réagissent comme une insulte.

  11. C’est vrai que j’aurais dû sortir treize paragraphes bien développés face à quelqu'un qui me raconte sa vie quand je lui demande en quoi critiquer le féminisme revient à  défendre les incels. C’était du béton.

  12. Il y a 9 heures, TénèbresFruitées a dit :

    C'est faux, totalement faux! Je vois bien que tu ne sais absolument pas de quoi tu parles.

    Si, sinon t'aurais pas pu t'en sortir.

    Va dire aux saoudiennes qu'elles ont besoin de faire un travail sur elles-mêmes pour être libres, ça va bien les faire marrer.

    La nécessité d'introspection montre pas que le féminisme contemporain t'as aidé, juste que t'es un être humain et pas un arbre fruitier.

  13. il y a 38 minutes, Cheval a dit :

    C'est parce qu'il faut rêver plus. L'émancipation n'est pas vraiment une évolution, c'est un retard qu'on rattrape. Même chose avec le racisme ou toutes les grievances. Lorsque les individus qui ont été laissé pour compte rejoignent le groupe, ils doivent laisser tomber les anciennes dispositions de réclamation de réparation pour participer au projet humain.
    Les femmes ne seront pas toujours victime et les noirs discriminés. Ce n'est pas une fin, l'équité, c'est une base pour produire une séquence de changement bcp plus substantielle. 

    À mon avis le transhumanisme est la région de projection dans lequel une partie du féminisme est redirigé par nature. Trop lâche pour retrouver les articles.

    Je suis d'accord avec tout ce que tu dis. Je fais partie de ces gens très favorables au développement technologique et qui pensent que le transhumanisme finira par régler beaucoup de problèmes. Malheureusement, je suis aussi d'accord avec Dasri en ce sens qu'à l'heure actuelle, c'est justement du rêve. On est limité par notre condition humaine et nos actions ont des conséquences. C'est pour ça que je trouve le féminisme actuel souvent dangereux et que ça ne m'amuse pas beaucoup. Quand on force mon mari à embaucher une candidate alors que le candidat était meilleur, je suis dégoûtée dans ma fierté de femme qui n'a pas envie d'être systémiquement considérée comme quelqu'un qui a besoin d'un coup de pouce. Je peux pas me dire que c'est temporaire et que dans x générations ça n'arrivera plus, parce que je vis maintenant. Quand je vois que mon pays envisage très sérieusement d'autoriser l'avortement jusqu'à neuf mois pour cause de « détresse psychologique », je peux pas juste me dire que la science va nous sauver et que tout va aller bien. Je me dis qu'il faut stopper ça, quitte à enrayer temporairement le développement. La réalité l'emporte sur le rêve.

  14. Il y a 4 heures, TénèbresFruitées a dit :

    Hier soir, suite aux propos d'un animateur d'une station de radio bien connue pour ses dérapes, j'ai pris la liberté de discréditer son argument pro-déconfinement comme quoi ouvrir les bars ferait en sorte que la violence congugale et les féminicides diminuraient si les hommes agressifs pouvaient rejoindre leurs chums pour décompresser autour d'une bière. Il s'est rétracté rapidement lorsque je lui ai mentionné que souvent les sévices sont plus attroces dû à l'alcool. (Je n'irai pas dans les détails, vous avez suffisamment d'imagination pour avoir une idée...)

    Je ne suis pas une grande féministe, en fait j'ai vécu dans une famille misogyne, alors c'était très mal vu pour une femme d'apprécier les activités masculines. Donc, puisque je suis soumise et douce, j'ai décidé d'écouter mon papa qui me conseillait sur comment être femme, et j'ai fait des métiers et des études dans des domaines typiquement féminins. Soit l'agriculture, la construction et la programmation informatique. On me comparait parfois à Claudia Schiffer, clairement que mon look négligé de métaleuse extrème confirmait ma consécration de mannequin international. 

      Révéler le texte masqué

    image.png.9bb0014a01420c6c2f06459716a8cc59.png

    Mais comme je suis en constante contradiction, je suis réellement douce et soumise, parce que derrière ma rébellion se cache ma vulnérabilité de sauveuse. À bien y penser, c'est plutôt à ma propre personne que j'aurais dû lancer la bouée...

    Que mon père me rejette, que les hommes de ma vie m'aient abusés, que je n'ai jamais été en mesure de vivre une relation saine: je n'ai en aucun temps souhaité de mal aux hommes. Autant mes maladroites tentatives d'affirmation me nuisent lorsque mes neurones s'échauffent, autant je convains d'être forte, agile et brillante lorsque j'ai l'Esprit refroidi. Et ma frustration fluctue suffisamment vers la neutralité pour être fonctionnelle malgré mon instabilité émotionnelle. Mes véritables lacunes sont que je veuille prouver aux autres ma valeur, alors que je n'ai que très peu confiance moi-même en mes capacités, et que je suis trop attentives aux besoins des hommes.

    Ce n'est pas pour rien que je souhaite rester seule, je sais que je dois travailler sur ma personne. Une introspection qui bénéficierait également à ces hommes...

    Je ne suis pas une grande féministe: quelle aberration! À quelque part, tu as raison @Daleko la libération des femmes est effectivement un facteur non négligeable des mouvements masculiniste et incel: conserver les vulves-servantes à leur simple utilité de femme objet. Sauf qu'elle ne le justifie en rien! S'ils n'avaient pas été des stéréotypes, j'aurais pu m'affranchir sainement. S'ils n'avaient pas été des stéréotypes, n'y aurait-il plus aucun incel?

    Tout ce que tu racontes est possible depuis belles lurettes et ne nécessite pas le féminisme actuel. Ce qui était utile un temps ne l'est plus actuellement. D'ailleurs tu avais tous les outils et les droits pour te sortir de ta situation. Le féminisme 2021, c'est se battre pour avoir des tampons gratos et des quotas discutables. On n'en est plus à batailler pour pouvoir faire des études de médecine ou ouvrir un compte en banque seule.

    Le fait qu'à chaque fois qu'on s'oppose au féminisme contemporain, ses défenseurs doivent insinuer que ses opposants cherchent un retour au XIXème siècle illustre bien à quel point c'est devenu vain.

     

  15. Il y a 1 heure, TénèbresFruitées a dit :

    Allez @Daleko, dis-moi comment devenir une vraie femme selon tes standards.

    (Pour le reste, je repondrai plus tard, lorsque j'aurai quelques minutes devant moi.)

    La nature se fiche des préférences. Quand on naît avec un vagin, certaines caractéristiques viennent avec notre développement naturel. Je défends une image culturelle de la femme, mais ça n'a rien à voir avec ce sujet.

  16. C'est là qu'il est le plus élevé au monde. C'est un très gros problème, mais de ce que j'en comprends, quand ce genre de mesure est prise, il ne s'agit pas de punir celui qui va mal mais de protéger les autres. Il y a aussi un contexte culturel qui est très différent du nôtre.

    J'ai donné cet exemple parce que quand on va au travail, on ne passe pas son temps à explorer ses sentiments et à raconter sa vie privée aux collègues et clients. L'école, c'est le travail des enfants, je ne vois pas tout ce que ce sentimentalisme a à faire là. Ce qui m'apparaît violent, c'est de ne pas prendre en charge ceux qui vont mal, pas le fait que l'école estime que ce n'est pas sa place.

  17. Il y a 8 heures, TénèbresFruitées a dit :

    Tu n'es pas en train de légitimiser le mouvement incel?!

    Ça me rend véritablement mal à l'aise.

    J'aimerais connaître ton raisonnement.

    Je n'ai fait que réagir, vite fait en passant, à la réaction de @ShameOnYou qui réagissait à la réaction d'un crétin qui réagissait à des actes. J'ai réagi parce que moi, ça me met mal à l'aise quand je lis/vois/entends des femmes s'insurger dès qu'on associe des femmes à la féminité.

    Pour ce qui est des incels, je les considère comme les cousins attardés du masculinisme. Je pense que le masculinisme est devenu légitime à partir du moment où on a trouvé tout à fait normal de dire dans l'espace public des horreurs comme « masculinité toxique » ou qu'il fallait « déviriliser » les hommes. Reste que je pense des incels la même chose que de tous les misérabilistes,  c'est-à-dire que quand t'arrives à l'âge adulte et que tu crois encore que ce sont les autres qui t'empêchent d'avancer dans la vie, c'est que c'est toi le problème. Même dans un monde sans féministes, rempli de femmes féminines et équilibrées, les incels choperaient pas, parce que personne n'est attiré par le pleurnichage, la faiblesse et la violence.

    @DASRI, arrête ton char deux minutes. C'est un long sujet auquel j'ai participé avant. Je pense pas que quand l'extrait facebook a été posté par Carlos, c'était pour avoir un long débat sur son contenu, mais bien pour obtenir des réactions.

     

  18. Oui, on n'a pas le droit de te dire comment te comporter. On n'en a probablement pas besoin non plus puisque la douceur est dans ta nature.

    L'une des clés du bonheur est de s'accepter. Celles qui luttent finissent mal (cheveux bleus, dépression, etc.)

  19. Effectivement, il faudrait t'éduquer. Le féminisme est une doctrine. Critiquer une doctrine, à laquelle ne s'identifient pas toutes les femmes, ne revient pas à critiquer l'ensemble des gens que cette doctrine croit représenter, ni à justifier des agressions.

    T'as beaucoup de mal avec des concepts très simples quand même.

  20. Wow victimisation 101

    Pourquoi ce serait malaisant ? Les incels sont considérés par certains comme une réponse au féminisme. C'est pas comme si le parallèle n'était pas apparu sur les pages précédentes.

    Et la seule à avoir attaqué quelqu'un en particulier, c'est toi. <3

×
×
  • Créer...