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Athos

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Tout ce qui a été posté par Athos

  1. Yep. Par expérience, les bergers allemands donnent le meilleur show. Les labradors sont décevants par contre. Kalias : ça a le mérite d'être clair. Ça n'en reste pas moins pas un argument naturaliste, qu'il soit fondé ou non. C'est pas parce que ce serait naturel que c'est bon ou souhaitable pour autant. Je vais regarder ce que tu me suggères comme lecture, merci pour ça.
  2. Harambe, c'était comme un membre de ma famille, Esch. J'ai ri pour ne pas pleurer. Merci de ne pas tourner le couteau dans la plaie avec tes images sordides.
  3. Je comprends pas le sens de ton intervention pour être honnête.
  4. On se fait traiter de fragiles et de féminisés, mais quand on varlope le monde et leurs raisonnement foireux, on est fermés d'esprit et virtuellement désagréables. À chacun ses contradictions j'imagine. Kalias, je suis pas sûr du tout qu'on arrive aux mêmes conclusions. T'as quand même affirmé : «Il est inhérent à l'homme d'être une créature compétitive, libidineuse et assurée. La femme, toute en réserve, se montre naturellement plus aimable et affectueuse. Ces traits de caractère m'apparaissent plus en ligne avec les rôles traditionnels réservés aux parents.» D'un, ça sort de nulle part sinon de ton imagination. De deux, si ça sous-entend pas que la femme a une tendance toute naturelle à rester à la maison pour s'occuper des petits, je ne sais pas lire. Or, la répartition des rôles parentaux a une incidence pas mal directe sur l'organisation de la société : vision des rôles sexuels, métiers et compétences valorisés pour les unes et les autres, attribution des postes de pouvoir, régime d'assurance parentale, perpétuation du travail invisible indispensable à ce que tout fonctionne rondement, et mille autres domaines. C'est ce qui m'échappe de ton raisonnement : ou bien t'es pas allé au bout de la réflexion, ou bien t'assumes pas vraiment tes positions conservatrices. Je serais étonné que ça soit la dernière option... Désolé d'essayer de te faire voir en quoi tes affirmations tiennent pas la route à coup de marteau. C'est mon kick bien puéril : démolir des raisonnements viciés (à mon humble avis). Je prétends pas pour autant avoir raison. Je cherche pas à te convaincre de quoi que ce soit. J'ai pas de modèle de société parfaite à proposer. Surtout, je veux pas t'obliger à faire pipi assis. Tout va bien. Pour préciser mon dernier post : ce que je crois qu'on tient de l'évolution, c'est pas des traits de caractère du genre agressivité, timidité, confiance en soi, etc. Plutôt une volonté de créer des liens sociaux relativement harmonieux pour avoir un environnement le plus prévisible possible, une capacité à innover et à se projeter dans l'avenir, un sens basique d'hygiène corporelle (sauf pour Abereau), le tabou de l'inceste parce que ça fait pas des enfants forts, la faculté de langage, etc. Mais je précise : j'y connais rien. Je serais curieux de lire quelque chose sur les pulsions, désirs et facultés qu'on doit à notre part animale, si quelqu'un a une lecture à suggérer. Je serais juste pas étonné que la frontière entre nature et culture soit très floue.
  5. On parle de deux choses complètement différentes, avec le même nom. D'un côté on a un processus physique, biologique, qui s'opère sur des milliers d'années, sinon plus. D'un autre on parle d'un supposé mécanisme psychologique qui serait, selon ce que Pedrosanchez dit, à la base de toute organisation sociale humaine. On vient alors de rendre caduque l'anthropologie, la sociologie, la psychologie sociale, l'économie, les sciences politiques, alouette. C'est gros un peu... Sa loi du moindre effort, c'est juste le prolongement de ce qui sous-tend l'homo oeconomicus fantasmé par la théorie néoclassique en économie et qui fait tant bander les libertariens : l'homme comme être rationnel, qui prend des décisions qui vont dans son intérêt selon ce principe de coût-bénéfice. Ça ne marche pas de même. Ça a été critiqué, démonté, débunké par des sociologues, des anthropologues, des économistes. On évacue toute la dimension symbolique de l'être humain, qui s'incarne dans des croyances, des valeurs et des institutions. Pour le reste, je me suis pas intéressé à la question concrète de qui est inné et acquis ; j'ai pas la compétence pour ça. J'ai juste pointé du doigt que Kalias cherchait à présenter ses convictions politiques par des arguments naturalistes, ce qui est fallacieux. Personnellement, je serais porté à croire qu'on est davantage «codés» génétiquement qu'on voudrait se le faire croire et que certains de nos comportements / pulsions ont certainement à voir avec ce que l'évolution nous a légué comme traits pour survivre. De là à en tirer des conclusions sur comment la société devrait s'organiser, comment les hommes et les femmes devraient se comporter, sur leur nature véritable, bof.
  6. C'est drôle parce que j'avais retranché ça de mon dernier message finalement : «Ce qui est beau avec les libertariens, c'est que tout est tellement simple. L'humain serait par définition un être purement rationnel dont les décisions se prennent toujours selon un calcul coût-bénéfice. Et là, ô suprise, j'apprends que pèse sur lui et ses actions l'impitoyable Loi du moindre effort, qui explique à lui seul tous les comportements humains. Qui explique tout. Et qui, du même coup, annihile toutes les belles histoires d'adversité, de dépassement de soi et de compétition dont vous êtes si friands.» Appelle ce grand principe qui guide la vie des hommes comme tu veux, le fait est que la réalité est plus complexe que ça. Le calcul coût-bénéfice est un outil intéressant, mais il a ses limites. Tout n'est pas quantifiable tout le temps, tout ne se rationalise pas. On ne pense pas en ces termes en achetant sa crème à glace au IGA, en choisissant son domaine d'études à 17 ans ni sa partenaire de vie plus tard. Pour acheter une voiture ou une maison, pourquoi pas. Mais encore là, entrent en jeu toute sorte d'affects et de contingences. À mon avis, la fragilité est pas mal plus du côté de ceux qui sont pas capables de coper avec la complexité du réel, qui le réduise à des colonnes de coûts et de bénéfices. Et qui fonde leur masculinité sur leur taux de testostérone.
  7. Les amis, chaque fois que tu verras dans l'histoire l'image suivante : , appuie sur le bouton correspondant dans la tableau des sons, à ta droite. Tu entendras alors le cri de cet animal singulier qu'est le MBC d'Amérique : «Multiculturalisme canadien!»
  8. Big, je serais heureux que tu me contredises, mais la LME, c'est juste du langage populaire... Ça a pas vraiment été conceptualisé par les sciences sociales. Ou alors d'une manière qui n'a rien à voir avec ta définition (cf. Rational ignorance). À te lire, les êtres humains se laissent juste glisser dans la vie vers là où leurs appétences censément naturelles les conduits ; et c'est comme ça qu'on fait société. Pouf, comme par magie, les blocs Tetris se mettent en place. Exit les luttes de pouvoir, les pulsions, les désirs, le hasard, les idéologies, le poids des institutions. La vie, quoi. Et tu mets la LME sur un même pied d'égalité que des principes physiques. What the hell. Il y a des bonds tellement grands dans tes raisonnements que c'est grotesque : les individus font leur choix de vie selon la LME / il y a des différences sexuelles / Les hommes et les femmes choisissent leur métier d'abord et avant tout selon ces différences innées / By the way, c'était déjà comme ça dans la préhistoire. Parce que tu n'as pas compris que je fais pas référence à un conciliabule où on dirait au début : «maintenant, on va organiser la société» en se frottant les mains. On naît dans une société déjà faite, déjà instituée : par la famille, l'État, l'école, le salariat, une langue, un territoire, des valeurs, etc. Quand je parle d'équilibre, c'est un terme générique pour dire que pas mal toutes les sociétés humaines arrivent à se perpétuer. Je dis pas que c'est un équilibre parfait, juste qu'on a créé des institutions sociales (la famille d'abord et avant tout) qui permettent de perpétuer l'espèce. Sans elles, tu ne serais pas là. On repassera pour l'ingérence. Sauf qu'une société, c'est pas des blocs LEGO. Il y a du jeu, du lousse. C'est toujours en tension, dans un équilibre plus ou moins précaire. C'est ce qui permet d'éviter que ça se gangrène. Mais on s'éloigne : mon point, c'était que Kalias tire des conclusions politiques d'observations (je suis généreux) du règne animal. C'est comme ça dans la nature, c'est donc comme ça qu'on devrait faire société. Il a le droit de penser ça, qu'il tente juste pas de mettre par-dessus ses opinions conservatrices un vernis scientifique.
  9. Un autre qui peut pas s'empêcher d'appeler la Science à la rescousse. La loi du moindre effort pour l'organisation de la société astheure. C'est pratique, ça fait penser à la loi de la gravité : ça a l'air solide, implacable, scientifique ! Écoute, on peut avoir une discussion sur ce qui fait qu'une société est telle quelle est à un moment X, mais si ton argument fondamental c'est la LME, je pense que ça vaut pas la peine qu'on pousse plus loin. C'est pas sérieux. Je te laisse combattre tes épouvantails, ça doit être plus facile. Mais si tu vois les changements sociaux et politiques comme une volonté de «forcer l'organisation naturelle des choses», je crois qu'on pas la même vision d'une société. Toute communauté politique sur un territoire donné vit de tensions et de conflits entre le passé et le présent, entre ce qui s'est fait et ce qui peut se faire. Toute communauté politique trouve le moyen d'équilibrer à des degrés divers la transmission de l'héritage des personnes qui nous ont précédées aux suivantes, tout en donnant de l'air pour de la nouveauté, du remixage, du syncrétisme. Sinon, c'est juste de l'autodestruction. Il y a du mérite dans le conservatisme, mais il ne faut pas charrier. Si l'apport en oxygène de ton lac est insuffisant, tu as un lac mort.
  10. C'est plate, Paquette et al. que cite Esch disent le contraire : «En fait, nos aptitudes et nos traits de personnalité sont autant de phénotypes : ils résultent de l’effet combiné de prédispositions biologiques (potentiel génétique) et de l’environnement, bien qu’on tienne généralement l’apprentissage pour plus déterminant chez notre espèce.» T'appelles à la rescousse la science pour asseoir ton discours, pour lui donner un semblant de légitimité et de neutralité, mais tu baignes dans l'idéologie. Y a pas de mal à l'idéologie, c'est juste que t'as pas l'air de l'assumer en enfilant ton beau sarrau blanc. Comme une forme d’hypocrisie ou de manque d'assurance. Certains diraient que c'est un comportement de femelle. Es-tu une femelle, Kalias ? Pour le reste, déduire de faits naturels (avérés ou non) des normes pour l'organisation politique et culturelle de la société, c'est le degré zéro du raisonnement. Ça ne vaut pas grand-chose.
  11. Il y a (au moins) deux réalités avec le Grand Nord pour les Blancs : travailler dans le Nord ou travailler et vivre dans le Nord. Dans le domaine minier, les travailleurs font plutôt du fly-in fly-out, ils ne vivent pas dans le Nord. Ils vivent sur le chantier, le logement est fourni, il y a un service de cafétéria, un gym. Je suis un peu dubitatif sur le fly-in fly-out sur une semaine par contre. Peut-être pour Fermont, mais pour le Nunavik, genre la mine de Raglan, je serais étonné. J'ai plutôt connu des réalités de 2-2, 3-1, voire 4-2 (quatre semaines de travail, deux semaines off). Sauf que ce n'est pas des semaines de 35h... C'est du 10-12 heures non-stop, du lundi au dimanche. Travailler 14 jours en ligne, ce n'est pas pour tout le monde, même si le salaire est gros. La situation est différente si tu es enseignant ou infirmière dans un village inuit. Là, effectivement, tu vis à peu près la même chose que la population locale.
  12. Suffit de commencer tranquillement : 10-15-25 kilomètres. Pis à un moment donné, tu passes de 65 à 115 km parce que t'es un twit comme moi. :) Pis ben franchement, c'est pas le nombre de kilomètres parcourus qui est important. Du moment que t'as du fun, que tu pédales dans des endroits agréables à l’œil et bon pour le mental, you're doing it right.
  13. Parce que clairement ça vous intéresse : j'ai fait 115 km de vélo samedi. Parti de Saint-Jérôme jusqu'à Saint-Adèle, puis demi-tour jusqu'à la station Montmorency à Laval. Un record personnel. C'était cool.
  14. Peut-être que quelque chose m'échappe, mais je suis pas sûr de comprendre ces mises en garde un peu féroces. Il s'est fixé un horizon de cinq ans, mais avec des étapes intermédiaires d'un à deux ans. Pour des formations / études, on peut pas vraiment faire beaucoup plus court que ça. Et rien ne l'empêche de dévier après l'étape 1 si le reste du plan ne lui convient plus à ce moment-là. Pis son plan est déjà en action, c'est pas comme s'il se tournait les pouces en se faisant des accroires. Je comprends pas bien.
  15. Un arbre. Un raton dans un trou d'arbre. Chillax.
  16. Oui, parce que c'est connu que c'est Jupiter lui-même qui a décidé des genres grammaticaux des suffixes en latin. La légende veut (mais tu dois déjà la connaître) qu'il ait fait connaître ses préférences grammaticales à tous les Romains et Romaines directement sur leur tablette via Snapchat. Comme la capture d'écran n'avait pas encore été inventée (c'était il y a vraiment longtemps!), les scribes n'auraient pas eu le temps de recopier le snap intégralement. Et c'est ce qui explique pourquoi, parfois, on a des exceptions comme celles que tu mentionnes. *insérer un bonhomme qui se dandine pour aucune bonne raison*
  17. Ça me fait penser que je me suis déjà retrouvé, vers 15 ou 16 ans peut-être, dans un sous-sol de Repentigny chez Daniel Deschênes, avec Félix Tremblay, Carl Dumont, Pierre-Paul Veilleux et probablement deux ou trois autres personnes que j'oublie (ainsi que les nicknames de tout ce beau monde, désolé). Bref, l'équipe de JeuXpress. Philippe Gamache avait choké. J'étais probablement le plus jeune de la gang. On avait évidemment mangé des chips, bu du coke pis joué aux jeux vidéo. Le niveau de nerditude devait être dans le plafond. J'ai l'impression que ça fait deux siècles et demi. Daniel Deschênes était un geek accompli, mais aussi ben blood et sympathique.
  18. RBC, c'est quand même un formidable personnage de roman réaliste.
  19. J'avais raté ce topic, ça devait être à l'époque où j'étais dans le coma. Merci.
  20. Si c'est pas trop personnel : qu'est-ce qui t'a fait passer d'une potentielle carrière de prof de cinéma marxisant à... ce que tu fais maintenant (j'ai pas retenu ton titre exact, mais je viens de googler l'entreprise) ? Juste pour être sûr : c'est une question sans jugement. Je suis toujours curieux de connaître le parcours des gens. J'ai posé la même question à Échelon quand je l'ai recroisé IRL. Mis à part le fait que l'université, c'est aujourd'hui un cul-de-sac, ça a été quoi le déclic qui t'a fait complètement changer de domaine ?
  21. Un petit 20 kilomètres en ce lundi venteux. Je suis allé voir Gilles. Il va bien.
  22. Ta défense passionnée des fermiers est intéressante, mais hors sujet. Personne n'a parlé des agriculteurs dans ce topic. Et toutes les personnes «en région» ne sont pas des fermiers, ce que tu as l'air de sous-entendre et qui est aussi un raccourci. Il y a de méchantes bonnes esthéticiennes-stylistes également.
  23. ... que j'aurais dû manger seulement quatre vers de terre en jujube, pas quatorze. J'ai maintenant mal au . J'ai eu une pensée émue pour MeOnly pendant ma dégustation.
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