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Athos

Éboueur syndiqué
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Tout ce qui a été posté par Athos

  1. Pourquoi t'es sur l'aide sociale, Gamin, si c'est pas indiscret ?
  2. C'est un tout autre débat qui n'a rien à voir avec le premier. Cela dit : je suis d'avis que les Québécois n'ont pas idée à quel point ils utilisent des anglicismes. C'est l'histoire de la paille et de la poutre dans l’œil. Avec toute la bonne foi du monde. Et là-dessus, je me signe.
  3. Moi qui pensais qu'on était ici pour débattre. Il eût peut-être fallu que je sois impressionné par ton admirable intérêt pour nous, pauvres aborigènes. ¯\_(ツ)_/¯ On reparlera d'humilité le jour où tu cesseras de ressentir le besoin de dire qu'on parle don' mal au quotidien, contrairement à vous. C'est terriblement prévisible.
  4. Je pense que tu mélanges beaucoup de choses. Il était simplement question d'un point de grammaire dans ce sujet où les questions franco-québécoises ne sont pas pertinentes. La nationalité de la personne à qui tu as reproché une erreur n'a rien à voir dans l'histoire. Sauf si tu sous-entends que les fameux «si j'aurais» hypothétiques sont plus tolérés ici, ce qui n'est pas le cas. Plus fréquents ? Comment le savoir vraiment ? Moins susceptibles d'être relevés/corrigés ? Sans aucun doute. Mais ça c'est un trait culturel : on se reprend très rarement les uns les autres quand une erreur est commise dans une discussion. C'est mal perçu, alors que c'est plutôt habituel chez vous, voire valorisé. Ça a du bon et du moins bon. Et inversement ici. Maintenant, de tout ça, tu parles de chauvinisme («c'est pas nous, c'est vous»), d'autres points de langue qui soulèvent des enjeux plus dialectaux que grammaticaux (les anglicismes, les «archaïsmes»), de notre incapacité à apprécier Albertine (quel est le rapport ?)... C'est tirer beaucoup de choses d'un simple débat grammatical. Quant à «on est certainement les seuls à respecter et à s'intéresser à votre culture», je pense que t'es pas trop à jour. Il y en a à la pelletée ici, de vos compatriotes. Ils sont à tous les coins de rue à Montréal. Ils sont chroniqueurs à la radio, reporter à la télé, chefs cuisiniers, humoristes, enseignants, étudiants. Faudrait pas trop te gargariser du respect et de l'intérêt que tu nous témoignes (j'ajouterais que t'es la seule à avoir la sensibilité d'utiliser nos formules, ce n'est pas le cas de l'autre). On n'est pas si piteux qu'il faudrait être infiniment reconnaissant que vous nous bénissiez de votre présence. Des Français, on en côtoie au quotidien ; j'ai le bonheur d'en avoir trois et demi dans mon équipe de travail. Cut the crap : t'as un exemple concret à donner ou pas vraiment ? Point interculturel : au Québec, c'est la tête qui enfle d'orgueil, pas les chevilles. Je le dis parce qu'apparemment vous vous intéressez à notre culture. (;
  5. As-tu déjà entendu parler du site lesvolsdalexi.com ? Un article sur le dude et son système : https://www.lesoleil.com/affaires/chasseur-de-vols-a-bas-prix-f711deea31c978b81455e72a0b4454d5
  6. C'est le dégueulasse qui m'a marqué. (: Il est mimi comme tout mon ego, wallah.
  7. Pardonne-moi, Seigneur, car j'ai péché.
  8. Ah bon. Peux-tu m'expliquer tes motivations quand t'as déboulé dans ma messagerie il y a deux semaines pour me dire ce que tu m'as dit, alors ? C'est pas une attaque. C'est une vraie question, qui appelle une vraie réponse. Les mots que t'as délibérément choisis ne cadrent juste pas dans ma grille avec la repentance que tu affiches ici. @ tous ceux et celles tentés de me donner de la réputation parce que vous n'aimez pas Sikaneba : fuck off. Je ne joue pas à la Guerre des clans édition Dépotoir.
  9. J'avais raison dès la semaine passée, ça me fait rien de plus ce matin. (; Je suis soulagé pour toi, en fait. "Ç'aurait été con de persister dans l'erreur avec d'aussi belles et patientes démonstrations de ma part", affirma Athos, son ego dégoulinant par tous ses pores. C'est le contraire : dans le cas cité, il aurait fallu le S de la première personne du singulier au conditionnel. Mais passons, tout le monde fait effectivement des erreurs. Moi le premier. J'aurais peut-être dû te laisser au fond de la caverne, c'est vrai. Le soleil tape fort dehors. D'un autre côté, tu es si charmante avec un hâle.
  10. Il s'en passe des choses en 48 heures. Faque on en est là dans le débat si je comprends bien. Tu cherches à me coincer plutôt que de contre-argumenter. Dans la même veine, je pourrais me demander pourquoi je débats avec quelqu'un qui ne distingue pas, à la première personne du singulier, le conditionnel présent du futur simple. Mais à ta défense, t'es loin d'être la seule Française à faire cette erreur ; ça tient d'ailleurs probablement au fait que la plupart d'entre vous ne distinguent pas/plus phonétiquement -rai ([e]) de -rais ([ɛ]). Ce qui n'est pas une tare hein, juste un constat. Tu lis ce qui t'arrange en fait. Mon dernier message était évidemment en réponse à ton compatriote, qui s'est pointé ici les mains dans les poches pour affirmer tout bêtement : «Si on aurait souhaité = pas bon», ce qui est le degré zéro de l'analyse grammaticale. C'est lui qui nous a ramenés à la case départ (n'ayant rien lu avant de commenter) et c'est la raison pour laquelle j'ai donné des exemples où un verbe au conditionnel après la conjonction si est tout à fait possible, juste pas dans un contexte de subordonnée circonstancielle de condition ou d'hypothèse. En fait, ce qu'il a dit c'est exactement ça : «Rouler à plus de 50 km/h, c'est interdit.» Ce qui est peut-être vrai pour certaines rues, mais dite de façon générale, sans la rapporter à aucun contexte particulier, cette affirmation vaut que dalle. On arrive donc au cœur du problème : les si n'aiment pas les -rais, ce n'est pas une règle grammaticale. Je me répète, mais cette pseudo règle est en fait une simplification d'une règle grammaticale de concordance des temps à appliquer dans un contexte particulier, règle qu'on ne prend jamais la peine de donner in extenso pour des raisons didactiques. Règle qui se résume ainsi : Verbe de la proposition principale Verbe de la subordonnée hypothétique/conditionnelle introduite par si Exemples Conditionnel présent Imparfait Je serais en voyage si je n'étais pas malade. Conditionnel présent ou passé Plus-que-parfait Je serais parti en voyage si j’avais eu l’argent. Futur simple Présent On ira au cinéma si tu es sage avec ta sœur. Présent, futur simple, imparfait Présent, passé composé, passé simple, imparfait Tu peux le remercier s’il t’a aidé pour tes études. Tu pourras le féliciter s’il réussit son concours du premier coup. Le fait est que la pseudo règle les si n'aiment pas les -rais est juste un truc mnémotechnique qui n'est même pas complet, parce que le futur n'est pas permis non plus après si dans une subordonnée hypothétique/conditionnelle. Pour cette subordonnée bien précise, on est d'accord que le conditionnel n'est pas permis. Je n'ai jamais remis ça en question. Mais je te rappelle qu'au tout début, j'ai réagi à cette image, qui est une simplification fausse en réalité. Il y a d'autres constructions syntaxiques – qui ne sont pas des « exceptions » pour autant – où c'est tout à fait possible de retrouver un verbe au conditionnel après si : a) l'interrogative indirecte introduite par si (qui n'est en rien exceptionnelle, tend l'oreille) : Elle se demande si tu pourrais lui envoyer une carte postale. b) la subordonnée concessive introduite par si : Les auteurs cités sont incontournables, même si on aurait pu en ajouter bien d'autres [Essaie de me convaincre que c'est l'imparfait que ça prend ici...] c) l'exclamative : Judith pense que j'aurais mangé une volée si je m'en étais mêlé... Comme si j'aurais pas su me défendre ! [Idem : tu changes le temps du verbe et tu perds toute l'idée de potentialité dans le passé] Finalement, pour boucler la boucle : Difficile de trancher sans la phrase complète, mais mon feeling, c'est que cet exemple relève du cas c) : ça m'a tout l'air d'une exclamative. Le conditionnel serait possible, si c'était bien le cas. (Re)voir Grevisse comme preuve définitive et pour d'autres exemples. * En ce qui me concerne, j'ai fait le tour de la question. Je pourrai pas expliquer autrement que c'est une erreur de penser que les si n'aiment pas les -rais, même si c'est parfaitement normal de le dire à son neveu de 6 ans pour qu'il apprenne qu'une subordonnée circonstancielle de condition demande l'imparfait lorsque la phrase matrice est au conditionnel. On voit bien que ça fait un peu beaucoup pour un enfant... d'où l'utilité de la pseudo règle. Mais elle a ses limites parce qu'elle n'est pas vraie en tout temps. Pas convaincue ? De vrais bons Français en discutent là : https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic27288-meme-si-comme-si-conditionnel.html https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic22350-question-de-syntaxe-si-conditionnel.html
  11. Tu passes pour prétentieux quoi que tu dises anyway. ;p
  12. Faire de l'analyse grammaticale en isolant quatre mots d'une phrase complète. T'es un sacré rigolo. Et ton avis compte parce que t'as fait bac L, c'est ça ? – Et jamais je ne me pardonnerai d'être partie sans savoir si on aurait pu lui venir en aide, si on aurait pu lui porter secours. – M. Dupin a demandé au comte de Bourmont si on aurait pu attaquer avec succès. – Dans la description que fait Raoul du siège de Jérusalem , auquel il assista lui-même, il demande si on aurait pu ne pas éclater en sanglots, en voyant briller les armes dans les mains des moines, des chanoines, des prêtres, des lévites [..­.] – Les auteurs cités sont incontournables, même si on aurait pu en ajouter bien d'autres [...] – On pourrait répondre que oui et que, pour découvrir cette manière de vivre, il suffit de se demander si on souhaiterait voir tout le monde agir comme on a l'intention de le faire. – En tant que chercheur, la question qui se pose est de savoir si on cherche en étant animé d'un désir de trouver, ou si on serait heureux qu'un autre que nous trouve ce qu'on cherche. – Dans les temps détestables de Charles IX et de Henri III il s'agissait seulement de savoir si on serait l'esclave des Guises. (mdr Voltaire mon gars, tu sais trop pas écrire) Que ça vous paraisse contre-intuitif ou que ça vous choque, je peux comprendre. Mais à partir du moment où l'on nie 1- les faits présentés, 2- les explications d'une grammaire, 3- la réalité, il faut se demander qui fait preuve d'un ego dégueulasse... Un peu d'humilité, mes Gaulois.
  13. Je ne me filmerai plus jamais pour les Internets, avec ou sans pantalon. =)
  14. C'est un peu douteux, oui. Sauf erreur, les enseignants payés au taux horaire ne peuvent pas faire plus de 800 heures par année scolaire. On serait donc plus dans les 42 000 $. Ce qui est similaire à ce qu'on retrouve à l'échelon 1 en enseignement habituellement. Bonus : mon salaire.
  15. T'es trop bon pour moi, BMO. Je reçois ton point avec humilité.
  16. Seigneur, moi qui pensais pouvoir avoir un échange vif avec quelqu'un d'autre sans que – pour une rare fois ces temps-ci – ça prenne appui sur une quelconque histoire passée sortie des boules à mites pour une enième fois. Juste une bonne prise de bec sans lendemain, pour le fun – avec une Française en plus. Ça se peut-tu que t'aies passé trop de temps ici ? Qu'on t'ait contaminée avec nos consensus mous, nos débats gentils où on ne se coupe jamais la parole et où on termine presque toujours par «mais je t'aime pareil tsé» ? Donne-moi un break avec cette histoire d'ego dégueulasse. On est dans un petit débat insignifiant qui s'est échauffé, y a pas lieu de me psychanalyser à partir de ça. Il aurait fallu que je dise quoi ? «Voici mon argument, mais je suis pas vraiment sûr, n'y fais pas trop attention, je ne voudrais pas que tu perdes la face, excuse-moi d'avoir raison » ? Je te sors des extraits de grammaire, de la référence ultime en l'occurrence, et tu contre-argumentes avec de fausses règles et des sites pour apprendre le français... T'as beau traiter Grevisse de gusse, les exemples ne te plaisent peut-être pas, mais le fait est qu'il y a différents contextes en français où «si + verbe au conditionnel» est tout à fait possible. Je l'ai expliqué bien tranquillement au début, mais t'as l'air boquée, parce que pour toi c'est inconcevable. Or, la grammaire d'une langue, ça ne marche pas au feeling d'un locuteur natif lambda. ¯\_(ツ)_/¯ (ceci est une petite pointe de rien du tout, excuse-moi d'avance) Je peux juste t'inviter de nouveau à fouiller dans de véritables grammaires françaises et d'aller au-delà de la subordonnée hypothétique. Le bon usage, malheureusement, est un incontournable. Pis malgré mon ego dégueulasse, je t'apprécie pareil tsé.
  17. Eh, mais j'arrêterai d'être condescendant le jour où tu cesseras de penser que t'as raison du seul fait d'être Française et moi Québécois. Je vous ai côtoyés d'assez près suffisamment longtemps pour savoir comment vous pensez. (; Appeler ton compatriote du coude relève d'ailleurs exactement de cette logique-là. Prends le temps de lire tous les exemples donnés. C'est tiré du Bon usage de Maurice Grevisse, qui est sans doute la référence dans le domaine. Il a le défaut d'être Belge par contre... C'était mes deux dernières cartes. Et j'ai gagné.
  18. Comme référence, tu me sors des quizz et des explications pour des personnes apprenant le français comme langue étrangère. C'est pas sérieux. Va emprunter Le bon usage de Grevisse, mets-toi le nez dans de vraies grammaires de la langue française. Je sais pas comment te le dire sans que ça sonne présomptueux, mais j'ai étudié trois ans la linguistique et trois autres années pour enseigner le FLE. Je suis pas infaillible, mais non, les si ne mangent pas toujours les –rais. Si on avait souhaité davantage de détails, son exposé était malgré tout très convaincant. Cette phrase n'a aucun sens. On exprime ici la concession, pas la condition : Bien qu'on aurait souhaité davantage de détails, son exposé était malgré tout très convaincant. c'est exactement la même phrase que Si on aurait souhaité davantage de détails, son exposé était malgré tout très convaincant. qui est par ailleurs parfaitement grammaticale. Et non, ce n'est pas une différence dialectale. Pas convaincue ? Encore :
  19. Mon exemple n'était peut-être pas parfaitement adéquat, mais : Tu t'entêtes à généraliser si = temps au conditionnel impossible pour le verbe qui suit, alors ce n'est pas ça «la règle». Les si mangent les –rais, ça n'a strictement rien d'une règle grammaticale, c'est une explication simplificatrice tout simplement. Ça ne concerne en réalité que les subordonnées circonstancielles de condition.
  20. Je comprends rien à tes questions pour être parfaitement honnête. Mais Porthos dit vrai : il y a des cas où comme si permet le conditionnel. Par exemple : Elle est roturière et lui de sang royal. Comme s'il aurait pu s'intéresser à elle ! Je trouve les exemples que je peux, hein. Autre cas : la concessive. Si on aurait souhaité davantage de détails, son exposé était malgré tout très convaincant. Bref, les si mangent parfois les –rais, parfois pas. Ça dépend toujours du partenaire.
  21. Haha, t'as enlevé le mea culpa. Oh well, je l'ai vu, je le garde. (: Tu mélanges les choses. La subordonnée circonstancielle de condition et la proposition interrogative indirecte sont deux choses différentes. Dans l’interrogative indirecte, ce qui suit si n’est pas une condition, mais une demande/une requête*. C’est pas une histoire de «condition» présente dans le présent de l’indicatif. On parle simplement de phrases de nature différente. Note bien que mon point était seulement concernant l’image bien précise que j’ai citée et qui affirmait qu’un «verbe placé après la conjonction si ne peut pas se terminer par –rais.» Factuellement, c’est faux. Je ne remets évidemment pas en question les temps autorisés dans la subordonnée hypothétique. * En fait, je suis même pas sûr de cette explication sémantique. Dans Elle se demande s’il ne serait pas un peu jaloux, on n’exprime pas une requête. La phrase est quand même grammaticale. Autre exemple piqué de l’OQLF : On ne saura jamais s’ils auraient pu gagner.
  22. Et c'est toi qui décides ce qui est correct et ce qui ne l'est pas ? Genre, pour être sûre de pas être prise en défaut ? (; L'usage du conditionnel est parfaitement grammatical dans une interrogative indirecte (Kapouchet, une interrogative directe, c'est plutôt : Pourras-tu venir après ton travail ?). «Les si n'aiment pas les -rais», c'est juste une généralisation qui a une utilité pédagogique pour les enfants ou les personnes qui apprennent le français. Elle a ses limites parce que ce n'est pas toujours vrai.
  23. Et tu fais quoi de la phrase suivante ? Je me demande si tu pourrais venir après ton travail.
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