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Celine

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  1. Faux. Tu fais une mauvaise interprétation de ce que l'État entend par ce terme. D'un rapport du gouvernement sur l'enseignement des faits religieux.(Le soulignage est de moi, mais pas le gras.) En reprenant l’expression « faits religieux », qui s’est imposée à la suite de son rapport, Régis Debray voulait insister à la fois sur la dimension objective et distanciée de l’approche et sur l’importance de la pluridisciplinarité. Certains ont redouté à travers ce terme une lecture essentialiste du religieux, d’autres au contraire ont craint une approche réductrice limitée au « factuel ». L’Institut européen en sciences des religions (IESR), créé à la suite du rapport Debray pour faire un pont entre la recherche et la diffusion vers un plus large public et contribuer à la formation sur ces domaines, a fait le choix de privilégier le pluriel, non pour espérer résoudre toutes les difficultés d’acception du terme, mais pour insister sur la pluralité des phénomènes religieux et de leurs manifestations (c’est en ce sens qu’ils sont saisis à travers les programmes des différentes disciplines) ainsi que pour souligner la diversité des approches transdisciplinaires comme la multiplicité des dimensions impliquées : collectives, matérielles, symboliques, sensibles (voir J.-P. Willaime, « Qu’est-ce qu’un fait religieux ? », in D. Borne et J.-P. Willaime (dir.), Enseigner les faits religieux. Quels enjeux ?, Paris, Armand Colin, 2007, p. 37-57) Visiblement, l'Éducation nationale n'entend pas par fait religieux le simple enseignement de l'histoire des religions. Et donc qu'aborder des phénomènes impliquant la religion n'est pas interdit per se par la loi sur la laicité. Sauf que ce n'était pas un cours d'histoire. C'était un cours d'éducation civique. Ainsi ces objectifs de connaissance des faits religieux, qui sont aussi actuels que patrimoniaux, ouvrent sur des compétences à maîtriser : savoir analyser un récit, une œuvre ou un événement qui comportent des références au religieux, en suivre les effets dans l’actualité, mais aussi savoir distinguer opinion, croyance, savoir et par là pouvoir participer à un débat argumenté dans une société pluraliste. Plus loin, on lit: Abordés à travers les programmes scolaires, les faits religieux voient leur place fluctuer parfois selon les orientations retenues. Cet enseignement peut apparaître éclaté à travers les disciplines et selon les niveaux. C’est pourquoi il serait nécessaire d’établir une cohérence et une continuité à travers les étapes d’acquisition des savoirs dans la perspective d’une approche curriculaire. Il importe en effet de ne pas traiter uniquement ces aspects par le biais de la naissance des grandes traditions religieuses, ce qui pourrait donner à penser qu’ils disparaissent du monde contemporain ou encore que les religions apparaissent dès l’origine dans un ensemble de textes, de dogmes, de rites et pratiques entièrement constitués et inamovibles dans le temps, pour les faire ensuite resurgir aujourd’hui, au risque de renforcer des lectures fondamentalistes. Aussi actuels que patrimoniaux, en suivre les effets dans l'actualité, pouvoir participer à un débat argumenté, et ce qui pourrait donner à penser qu'ils disparaissent du monde contemporain. Je pense que c'est assez clair. La question des caricatures religieuses est une expression du fait religieux dans les différentes confrontations idéologiques de nos sociétés contemporaines. C'est la ou est le noeud du probleme. La définition de polémique religieuse. Selon ma compréhension, polémique religieuse au sens de la laicité réfère à des polémiques au sein de religions. Est-ce qu'une icône doit être représentée est une polémique relevant du religieux. Est-ce qu'une société doit accepter le fait de pouvoir représenter une icône est une polémique d'ordre civique. Dans le premier cas, on réfléchit avec des notions religieuses : humilité devant le prophète, idôlatrie, iconoclasme, blasphème. On ne pose pas la question de la place de ceux-ci dans la société. On attaque ces questions de front, pour prendre position entre celles-ci. Dans le deuxième cas, on réfléchit avec des notions civiques: droit d'expression, respect des sensibilités, vivre ensemble. Toujours selon le rapport: Le socle commun de 2015 précise, parmi les objectifs du domaine 5, que l’élève s’initie à la diversité des « représentations par lesquelles les femmes et les hommes tentent de comprendre la condition humaine et le monde dans lequel ils vivent », ce qui conduit à étudier, au titre de la diversité des modes de vie, des cultures et des expressions artistiques, « les éléments-clés de l’histoire des idées, des faits religieux et des convictions ». Cet enseignement peut ainsi ouvrir à la compréhension d’un patrimoine symbolique et culturel comme aux différentes formes de représentations du monde. Il donne également des clés de lecture de notre société contemporaine. En ce sens, il doit permettre de percevoir la pluralité des systèmes de pensée et incite à situer ses propres convictions dans le respect de celles des autres. On aurait pu utiliser des caricatures de la royauté, vrai. Ça n'invalide pas l'utilisation des caricatures de mahomet. En fait, on peut meme présenter les deux et se questionner sur le parallèle à faire. La liberté d'expression doit-elle pouvoir aller plus loin lorsqu'il s'agit d'un gouvernement, que d'une religion n'ayant pas de pouvoir exécutif? Est-ce d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit d'une religion de groupes marginalisés? Ou bien est-elle un principe immuable dont toutes ses manifestations doivent être sur un pied d'égalité? Doit-on faire plus attention à ne pas heurter la sensibilité de nos concitoyens, que celle de nos dirigeants? Est-ce parce que nos dirigeants sont élus, et nous sont donc redevables, tandis que nos concitoyens sont nos égaux, peu importe leurs croyances? Mais alors comment, sous quels principes, concilier l'expression d'une pluralité d'opinions divergentes dans une société ou celles-ci sont sur un même pied d'égalité. Ce sont toutes des questions d'ordre civique, visant à développer l'esprit critique de l'élève. On ne fait pas réfléchir sur des questions religieuses, on fait réfléchir sur comment les sensibilités de chacun doivent être respecter dans une société hétérogène, et dont la dimension religieuse en est une représentation actuelle. Du vademecum, Les élèves sont en cours de construction ; ils expriment souvent leur point de vue sous la forme du préjugé ou de la croyance; -savoir déconstruire l’argument d’un élève comme on le ferait de n’importe quelle objection, en instaurant un dialogue dans la classe; Je vois pas sous quel principe de loi tu affirmes qu'un enseignement n'a pas à heurter un élève dans ses croyances. C'est justement le principe de l'éducation civique. Développer son esprit critique, et l'amener à justifier ses croyances à partir d'arguments logiques et à remettre en question ses positions basées sur un dogme ou l'émotion. De proposer aux élèves de se cacher les yeux, c'est justement reconnaitre leur sensibilité, les amener à réfléchir sur celle-ci, et les inviter à partager leur position avec les autres étudiants, dans le but d'instaurer un dialogue. On peut respecter la croyance d'un élève, tout en le confrontant à cette croyance. On ne vient pas lui dire qu'il a tort d'être choqué, on l'amène à réfléchir à pourquoi il est choqué. On cherche à comprendre son point de vue, et à l'aider à l'exprimer au reste de la classe, qui peut avoir un point de vue différent. Respecter, c'est laisser la place au dialogue. Et le rôle de l'école, c'est d'amener l'élève à peaufiner sa position en le confrontant à la pluralité des positions possibles sur un sujet donné. Refuser ce dialogue sous principe que ça heurte des croyances religieuses, c'est contraire à la séparation du religieux de l'État, ou le religieux n'a pas à dicter ce qui doit pouvoir être abordé ou non en classe. En fait, l'impression que j'ai, c'est que tu penses le débat avec une position que le débat cherche justement à répondre. La présentation de caricatures religieuses est une attaque à la sensibilité de certaines personnes, et cette sensibilité doit être protégée au détriment de la liberté d'expression d'autres individus. Or, le débat est encore ouvert dans la société civile, et donc l'éducation laique est tout à fait justifiée de préparer les élèves à prendre position dans un tel débat. Ça ne démontre rien du tout lorsqu'on se penche un plus sur l'esprit de cette position. Ce que j'ai fait ci-dessus. La liberté d'expression et le pluralisme des convictions. On parle d'un débat en classe sur la liberté d'expression, ou les élèves étaient amenés à exprimer et réfléchir sur leurs convictions, face à une question qui touche aux valeurs fondamentales de la république d'ailleurs. En fait, si ça démontre quoi que ce soit, c'est que le principe de laicité est un cadre adéquat pour permettre d'aborder une question aussi délicate que la représentation de caricatures blasphématoires dans la société civile. Même en regardant le texte au complet du vadecum, ça ne change absolument rien à mon argumentaire. As-tu la preuve que Paty a pris position lors du débat en classe? Tu penses le problème en sortant le contexte dans lequel les caricatures ont été présentées. Est-ce que présenter une position du débat est prendre position, ou c'est plutôt amener le dialogue? Dans le meme texte que tu cites: La construction de l’esprit critique est essentielle pour amener les élèves à s’informer et évaluer l’information, interpréter et confronter les interprétations dans une attitude réflexive qui accepte le débat et le pluralisme. Cet état d’esprit requiert la prise de conscience que l’esprit critique n’est jamais acquis: c’est une démarche intellectuelle à construire». Le professeur a un rôle d'arbitre, mais ça ne veut pas dire que le débat ne doit pas avoir lieu. C'est complètement faux. Du même passage:Certaines d’entre elles peuvent, le cas échéant, susciter des débats entre experts et chercheurs. Leur enseignement a fait l’objet de réflexions et de travaux qui ont montré leur importance dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. Lorsqu’elles renvoient à un débat démocratique ayant lieu au sein de la société, aborder ces questions... C'est déformer l'esprit du texte que d'interpréter ça comme uniquement les questions provenant des élèves(alors que leur enseignement a été démontré pour son importance dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté,) et que vers la fin du vademecum, on lit : Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme. Et qu'on lit aussi: Connaître précisément le sujet et le préparer rigoureusement avant d’aborder son questionnement avec les élèves. Bref, on aborde le questionnement du sujet avec les élèves. Ici, la question au programme - ou le sujet - est la liberté d'expression, et la question vive y étant associée est la publication des caricature des prophètes. C'est un problème social et éthique. Le fait que ce ne soit pas écrit n'implique pas que ce ne soit pas permis. Un cas élémentaire de A => B, mais non-B =/> non-A. Voir la première partie pour se rendre compte que ça rentre dans le cadre défini par la loi sur la laicité, même si pas explicité directement dans le vademecum. Encore une fois, un professeur peut organiser un débat sur le sujet, sans y prendre position. Nulle part, parce que c’est une polémique religieuse qui ne vise qu’a remettre l’islam en question. Cette affirmation est une position dans le débat sur la liberté d'expression par rapport à la publication des caricatures: Les gens défendant la publication des caricatures le font pour attaquer l'Islam, et donc l'argument de liberté d'expression absolue ne tient pas la route car il sert à justifier une islamophobie sous-jacente. Refuser le débat sous cette raison, c'est refuser de créer un dialogue permettant de confronter et situer ses croyances dans une pluralité de positions. Et ça va contre ce que le principe de laicité cherche à instaurer. Finalement, la seule question valable que ça soulève, et celle que j'avais mis en évidence précédemment, est la pertinence de présenter explicitement ces caricatures dans le cadre du débat. Est-ce prendre position? Encore la, ça dépend du contexte. Est-ce qu'on peut débattre de la question sans présenter visuellement les caricatures. Certainement. Est-ce que ça peut favoriser le débat de les présenter? Probablement, surtout si c'est fait de manière réfléchie et cohérente. Est-ce que ça a favorisé une approche émotionnelle? Clairement, choquer l'élève, c'est faire appel à ses émotions. Mais on peut argumenter que de confronter l'élève à ses émotions et l'amener à réfléchir rationnellement face à celles-ci, c'est une approche qui vise au contraire, à faire prendre conscience à l'élève du caractère émotif de ses croyances. C'est surtout une question du contexte dans lequel le débat a lieu. Pour finir sur l'accusation gratuite: Pour rappel, cette accusation vient d'une personne qui tient ce type de propos: Pour le reste c'est marrant, considérant que la seconde partie de mon précédent message est une attaque en règle contre certains acteurs principaux des discours fascisants du Québec. À croire que toute cette question est plus complexe qu'une naive position facho/antifacho...
  2. De toute façon, pour revenir au sujet initial, à savoir le fait de présenter des caricatures de Mahomet en classe. L'interprétation de 1984 est juste complètement erronée. Elle confond instruction religieuse/débat théologique(qui est ce qui est interdit par la laicité) et discussion des faits religieux. Le vademecum du ministère de l'Éducation à ce sujet est très clair. Il est permis de parler des faits religieux, et ce dans tous les cours, même par exemple en histoire de l'art et en science( ou on pourrait par exemple amener un débat sur la théorie de l'évolution et la position des religions vis a vis de celle-ci pour aborder la question de la méthode scientifique). Ainsi, si certains sujets appellent du discernement dans la manière de les aborder, il convient d'être ferme sur le principe selon lequel «aucune question n'est exclue a priori du questionnement scientifique et pédagogique»(article12 de la Charte de la laïcité à l’École). Fondé sur la rationalité et sur l’expérience raisonnée, l’enseignement distingue les savoirs et les croyances. Par son impartialité et son objectivité, il protège la liberté de conscience des élèves et leur apprend que les certitudes se construisent. Assurer les pratiques pédagogiques pour aborder les «questions vives» Les questions vives peuvent être définies comme celles qui divisent l’opinion et portent sur des grands problèmes sociaux, politiques, économiques ou éthiques. Elles se distinguent des contestations de tel ou tel point de programme mais peuvent émerger à l’occasion d’un enseignement en particulier. Dans la classe, par exemple, les questions portant sur les domaines de la religion, de l’éducation à la sexualité, des mémoires nationales en font partie mais elles se renouvellent sans cesse et varient en fonction des époques et des lieux. Leur enseignement a fait l’objet de réflexions et de travaux qui ont montré leur importance dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. Lorsqu’elles renvoient à un débat démocratique ayant lieu au sein de la société, aborder ces questions peut en effet favoriser l’acquisition de compétences de dialogue et de respect du point de vue de l’autre. Paty n'amenait pas un débat à savoir si une religion devait accepter qu'un prophète soit représenté ou caricaturé(ça aurait effectivement été un débat théologique), il amenait la question à savoir quelles sont les limites de la liberté de la liberté d'expression, et est-ce que ça permet de tout dire, par exemple la représentation d'un prophète dans la société civile. C'est un débat laique(liberté d'expression), qui utilise un fait religieux(représentation des icônes) pour en poser la question. Et rien dans la laicité française ne l'interdit. Après, est-ce que Paty a fait preuve d'un manque de discernement dans la manière d'aborder la question? C'est difficile à dire. Il a averti les élèves au préalable, leur proposant de sortir de la classe ou de se cacher les yeux s'ils avaient peur d'être choqués. Aucun témoignage ne prétend qu'il aurait été insultant. Donc à priori, il (le fonctionnaire) a traité de façon égale toutes les personnes et respecte leur liberté de conscience et leur dignité. De plus, aucune question n'est exclue, et celle-ci en l'occurence renvoit à un débat démocratique ayant lieu au sien de la société. Donc de prétendre qu'il a outrepassé ses devoirs d'enseignant, ça ne tient pas la route considérant que c'est justement ce qui est recommandé aux enseignants par rapport à la laicité. Pour rappel, il abordait le sujet des caricatures dans le cadre d'un cours d'éducation civique sur la liberté d'expression, ce qui est au programme de l'Éducation nationale. Il a d'ailleurs eu le soutien complet de ses supérieurs chargés de se pencher sur les événements lorsque ça a commencé à déraper(mais avant qu'il ne se fasse décapiter). D'ailleurs, selon l’article 6 de la Charte de la laïcité à l'École, «la laïcité de l'École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l'apprentissage de la citoyenneté. La capacité de pouvoir débattre sur un sujet d'actualité, c'est pas mal ça, faire l'apprentissage de la citoyenneté. Le plus ironique en fait, c'est que s'il y a bien quelque chose dans cette histoire qui est une attaque au principe de laicité, c'est la réaction du père à l'origine de tout ce bordel. Il s'indignait de la représentation du prophète, et a porté plainte pour la présentation de la photo d'un homme nu et de diffusion d'images pornographiques. La loi est claire cependant: Les élèves n’ont pas le droit de s'opposer à un enseignement en raison de leurs convictions religieuses. Ils ne peuvent pas non plus, au nom de considérations religieuses ou de toute autre considération, contester le droit d'un professeur, parce que c'est un homme ou une femme, d'enseigner certaines matières,ou encore le droit d'une personne n'appartenant pas à leur confession de faire une présentation de tel ou tel fait historique ou religieux, ni refuser de visiter certains monuments ou d’étudier certaines œuvres en éducation musicale et en arts plastiques. En d'autre mot, on ne peut pas blâmer un professeur d'avoir présenté des caricatures uniquement sous prétexte qu'il y avait de la nudité. La position de 1984 est en fait ainsi contraire à la laicité en milieu scolaire telle qu'interprétée par le ministère de l'Éducation. Le dialogue sur des débats sociaux actuels est partie prenante du principe de laicité, selon les documents officiels du gouvernement(daté d'octobre 2019). Sinon, pour aborder brièvement le débat islam/loup solitaire, la situation ici est très parlante en fait. On a pas le cas d'un incident anodin, qu'un foutraque endoctriné dans son sous-sol a commis de lui-même. On a le cas d'un événement qui prend de l'ampleur au sein de certain membres de la communauté musulmane des environs. Ça part d'un père qui porte plainte, qui ensuite se propage sur les réseaux sociaux. Une mosquée à Paris relaie l'information, et l'imam de cette mosquée affirme que la situation est virale sur les réseaux sociaux. (Après l'assassinat, la mosquée à d'ailleurs supprimé tout ses messages à ce sujet). C'est repris par un militant radical apparemment connu, qui se rend à l'école et fait campagne pour la démission de Paty. Il y eu de l'intimidation, du harcèlement. Évidemment, personne dans ces gens n'avait l'intention de tuer Paty. Mais ça a dégénéré, il y a un foutraque qui avait envie de tuer des mécréants qui a pris connaissance de ça et a pris Paty comme cible de circonstance, parce qu'on a permis à l'incident de prendre de l'ampleur. Le parallèle avec le cas d'Alexandre Bissonnette, ou des discours haineux en général à Québec est frappant. On parle d'un climat de haine, de xénophobie mis en place par les radios poubelles. Évidemment, ni Jeff Fillion ni Dom Maurais n'ont envie que des musulmans meurent en aillant prier, ou que des cyclistes se fassent tuer par des automobilistes. Mais ils banalisent de tels discours et un foutraque est jamais bien loin. Et beaucoup de gens à gauche, qui appelle à l'islamophobie dès que la question de l'islam radical est soulevée, sont pourtant les premiers à dénoncer les propos, personnes et actions qui engendrent un contexte favorable à de tels actes des mouvances d'extrême droite. Dans un autre ordre d'idée avec Harruda, dont son lieu de résidence est rendu publique. Alexis Trudel-Cossette ne veut évidemment pas la mort d'Harruda. Mais est-ce que ses propos et actions amènent un climat dangereux pour la sécurité de Haruda? Probablement. C'est pourquoi personne ne s'oppose à dénoncer et contrer la mouvance QAnon et autres complotistes. Car autrement, ça engendre un contexte favorable. Donc, quelle est la cause des vagues d'attentats terroristes commis au nom de l'Islam? L'Islam en tant que tel? Une jeunesse pauvre et sans future? Probablement aucune de ces raisons prises individuellement. Ce sont des solutions trop simplistes. Pour le reste, j'en sais rien. Ce que je sais, par contre, c'est que se voiler le visage, et refuser de s'attaquer de front au problème des discours haineux et d'intimidation tenus par une frange radicale de la communauté musulmane, ça ne bénéficie personne. Les musulmans compris.
  3. Le texte a été mis en ligne en 2013. Et c'est le syndicat des fonctionnaires fédéraux. Pas le gouvernement. Et on peut savoir le lien du video avec le message initial du thread? Même pas foutu de respecter le sujet d'un post qu'il vient de créer.
  4. Leur hypothèse fut qu’en observant une compétence présente en chacun à des degrés divers : 1. la personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence ; 2. la personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent véritablement ; 3. la personne incompétente ne parvient pas à se rendre compte de son degré d’incompétence ; 4. si une formation de ces personnes mène à une amélioration significative de leur compétence, elles pourront alors reconnaître et accepter leurs lacunes antérieures.
  5. C'est pas qu'on l'anthropomorphise. C'est qu'on cherche à respecter un cadre cohérent avec les limitations qu'on connait de l'univers. (Essentiellement certain des principes fondateurs de la physique, i.e. relativité et thermodynamique). On parle aussi de vie extra-terrestre, i.e. des organismes étant capables de transformer l'énergie de leur environnement afin de croitre et se reproduire. Un nuage d'ions neuronals ( ce qui ressemble pas mal plus a 3 mots que t'as mis ensembles parce que ça faisait savant plutôt qu'à quelque chose de pertinent) respecte pas ce critère là. L'énergie requise pour de l'exploration intergalactique est simplement trop importante pour qu'il n'y ait pas derrière une civilisation extrêmement avancée technologiquement qui est capable de contrôler non seulement l'énergie de sa planète hôte, mais aussi celles des étoiles avoisinantes. On a de la difficulté à aller sur Mars, qui est l'équivalent de sauter d'un cheveu à l'autre à l'échelle de l'univers, alors qu'on utilise déjà massivement les ressources présentent sur Terre. Après, c'est toujours possible d'inventer des théories bidons de retournement de l'espace sidéral inter neuronal par couplage holonomique entre deux cohomologies de Hawking, mais c'est pas très utile.
  6. Non, ça vient des journaux en question qui l'ont banni. Et repris en 2006 dans le très prestigieux Science: But some scientists grumble that manuscripts out of Raoult's lab often contain errors, for instance, as a result of unchecked genetic sequences. Indeed, problems in a paper about a mouse model for typhus got his lab in hot water in 2006. A reviewer for Infection and Immunity, a journal published by the American Society for Microbiology (ASM), discovered that four figures in a revised manuscript were identical to figures in the original manuscript, even though they were supposed to describe a different experiment. https://science-sciencemag-org.acces.bibl.ulaval.ca/content/335/6072/1033 Pour les autres, allez lire l'article que W00tW00t a mis en lien. Malgré le biais apparent à la fin de l'article, le reste est très bien, recherché, et basé sur des faits.
  7. Raoult est aussi reconnu comme un mec qui falsifie ses données. Pour preuve, il s'est fait bannir de publication dans les journaux de l'American Microbiological Society pour des cas nébuleux de falsifications d'images. Et il y a plusieurs autres exemples qui commencent à sortir. Si tu te renseignais aux sources adéquates, tu verrais que Raoult est en train de se faire littéralement démolir par la communauté scientifique en ce moment, en particulier par sa propre communauté. Sa dernière étude ne veut absolument rien dire: 80% de succès sur 6 jours chez des patients majoritairement en bas de 60 ans, et pour qui les symptômes sont faibles, alors que d'emblée c'est 80% des patients n'étant pas dans un état grave qui quittent l'hôpital après une semaine. On peut même pas parler d'effet placebo. On parle tout simplement de pas d'effets du tout. Bref, ça fait 2 mois que Raoult sort des études sur du bruit, et comme sa communauté est pas conne et est capable de comprendre ça, il est allé dans les médias pour que les gouvernements puissent émettre des directives sur du bruit. Au mieux, c'est du charlatanisme, au pire, c'est de criminel.
  8. L'aveuglement de Saramango. Épidemie de cécité, avec mise en quarantaine massive, et effondrement de la société. Bon divertissement en ces temps de confinement.
  9. En Italie, ils ne testent pratiquement plus parce qu'ils sont surchargés. Leur taux, effectivement, ne veut plus rien dire. Le 22 février, l'Italie n'avait aucune mesure en place, et ils détectaient déjà des clusters. Ils ont confiné les gens 2 semaines(!) plus tard. Avec un exode massif des gens de la Lombardie vers les autres régions qui plus est. Le lockdown en Italie a eu lieu alors qu'ils avaient 7000 cas confirmés. Au Québec, c'était à 35 cas qu'on a mis en place la quarantaine. Et si on rapporte la capacité par capita en Corée du Sud versus le Québec, on fait même mieux qu'eux: Corée: 300 tests quotidiens par millions d'habitant(basé sur 15000 tests en date de mercredi) Québec: 375 par millions d'habitant(3000 tests selon le point de presse de Legault aujourd'hui, et en théorie, on aurait la capacité pour plus) Et en terme absolue, vers le 20 février, alors que la Corée avait plus de 300 cas confirmés, leur capacité était de 3000 cas par jour. (soit la même que nous actuellement, mais pour 50 millions d'habitant!) Alors oui, probablement qu'on va avoir une vague qui va nous frapper. Mais concrètement, si on regarde les chiffres, les dates auxquelles les mesures ont été prisent, la situation est pas tant semblable au reste de l'occident. Pourquoi le Québec est-il alors plus proche du cas de l'Italie, France ou USA, plutôt que celle de la Corée? À part le fait qu'on porte pas de masque, mais eux oui. Et pour info, il n'y a PAS d'évidence que le virus se transmet par aérosols, à l'exception de cas bien précis, comme lors de l'intubation. L'haleine et l'éjection de gouttelettes aéroportées n'est pas vecteur de transmission.
  10. À New York, le taux de positif est de 22% en date d'hier. Au New Jersey, ils sont en haut de 65%. Au Quebec, on continu à être dans les 2%. Dans les deux cas, on teste uniquement les gens symptomatiques. (Pas certain si c'est encore le cas our US, mais ce l'était au courant de la semaine). En Corée, ils ont testé 295 000 personnes pour 8500 cas. Soit 2,8% de positif. Et ils n'ont pas de confinement total, probablement même moins qu'au Québec si je me trompe pas. S'il y avait tant de gens asymptomatiques qui n'attendent qu'à donner leur virus à un quidam croisé une fraction de seconde sur la rue, on aurait pas juste 2% de positif. Donc à moins que le % de cas n'augmente significativement au courant de la semaine prochaine, et que les hôpitaux admettent beaucoup de nouveaux cas en soins intensifs d'ici 2 semaines, j'ai de la misère à voir comment des mesures de confinement total seraient justifiées.
  11. On est essentiellement d'accord sur le fond. On s'en sortira pas sans tester.Le lockdown, c'est pour aider temporairement, mais c'est pas la solution. Cela dit, le taux de positif dans les tests(qui sont déjà biaisés à détecter les gens infectés) est environ de 0.5% en ce moment. Si le virus se propageait librement et de manière répandue en ce moment chez des gens asymptomatiques, il me semble qu'on devrait voir un taux de positif beaucoup plus élevé?
  12. Selon ce que j'avais compris, c'est que le test que le Québec utilise pour l'instant nécessite une charge virale importante pour avoir un positif. Donc aucune utilité pour un asymptotique de le faire, puisqu'il aurait un test négatif. (Et potentiellement nocif si ça donne un haut taux de faux négatifs). Mais est-ce que c'est juste une excuse pour camoufler un manque de tests disponibles(ça semble être le cas en France)? Ou juste qu'ils ne veulent pas voir tout le monde se ruer en même temps pour se faire tester et risquer que des infectés entrent directement en contact avec des personnes saines, préférant plutôt mettre graduellement en place les infrastructures nécessaires? Mon optimisme me dit que c'est plutôt le deuxième cas. Et en y repensant, peu importe les raisons plus haut, ça fait aucun sens de tester les asymptotiques dans un contexte ou tu as une capacité quotidienne de test inférieure au nombre de gens présentant des symptômes. L'important, c'est de maximiser les tests positifs. Et ça se fait en testant en premier les gens qui sont symptomatiques + reviennent de voyage, ensuite ceux symptomatiques et en contact avec des gens revenant de voyage, et ensuite ceux asymptomatique. Se botter le cul pour trouver le mec qui est infecté mais pas encore de symptômes, alors que t'as un immense réservoir de gens qui ont des symptômes, c'est pas productif. Statistique 101. Et en plus, tu t'assures encore plus de perdre la trace des gens qui sont au début de la chaîne de transmission (ce qui pourrait permettre de retrouver le mec asymptomatique mais qui a été contaminé et lui dire de s'isoler et se watcher). Bref, la stratégie de travailler en amont est pas conne. La question, c'est de savoir si c'est déjà trop tard ou non pour retracer les chaines de transmission..
  13. Ça fait quand même juste 39 000 personnes. On est loin du million mais possible que j'me trompe, mon internet est pas fortiche par ici.
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