Aller au contenu

Le_Pervers

Éboueur
  • Contenus

    186
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    3

Tout ce qui a été posté par Le_Pervers

  1. Et pourtant... La science, la majorité des scientifiques qui ont étudié le climat passé et actuel s'entendent pour dire que le feedback est faiblement positif -- c'est-à-dire que la hausse de CO2 entraîne une hausse de la température globale. Entre autres : http://www.nature.com/nature/journal/v446/n7135/full/nature05699.html Ou d'autres articles de cette page : http://en.wikipedia.org/wiki/Climate_sensitivity Ou une explication de l'effet CO2 par realClimte : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/08/the-co2-problem-in-6-easy-steps/#more-462 Le problème, c'est que tu négliges ici plusieurs facteurs. Premièrement, on parle d'une faible rétroaction positive. Ensuite, un positive feedback va aussi dans l'autre sens. Une cause de refroidissement va entraîner un refroidissement toujours plus froid. En ce sens, il y a plusieurs facteurs de refroidissement et de réchauffement sur la Terre qui agissent pour maintenir un certain équilibre (les océans, les écosystèmes, etc.). Il y a une lutte entre plusieurs sytèmes pour régir le climat; le CO2 n'est pas le seul truc qui régit notre climat. Ici, cependant, nos modèles disent que ce que nous faisons, dit de maière vulgarisé, c'est de briser l'équilibre qui règne en émettant dans l'atmosphère plus de CO2 que normal. Les modèles montrent clairement que le CO2 contribue à l'augmentation de la température globale -- comme le montre plusieurs articles scientifiques publiés notamment dans Nature -- et qu'il est l'élément qui 'drive' le plus le réchauffement climatique. Plusieurs sources (écosystèmes, océans, etc.) émettent un feedback différent dû au CO2 et à la température qui augmente -- et ces feedbacks sont de mieux en mieux quantifier. Tu sais, les modèles numériques sont aussi utilisés pour étudier les effets du CO2 sur le réchauffement climatique. On ne fait pas que prédire une valeur de rétroaction pour la mettre dans un modèle et voir les effets que ça aura sur le réchauffement climatique. Une panoplie d'étude a eu lieu sur le sujet. En plus, maintenant, certaines études permettent de nous laisser croire à un loop feedback. Le réchauffement climatique entraîne une baisse de la capacité de rétention du CO2 de la part des océans, ce qui ensuite augmente la concentration de CO2 dans l'atmosphère. On appelle ça le loop feedback parce qu'un effet en entraîne un autre : https://www.up.ethz.ch/education/biogeochem_cycles/reading_list/cox_etal_nat_00.pdf http://www.sciencedaily.com/releases/2006/05/060522151248.htm http://blogs.nature.com/climatefeedback/2008/08/permafrost_study_breaks_ground.html Les prémisses utilisées dans les modèles sont celles établies par des centaines de scientifiques du climat, physicien, chimistes etc. C'est pas du n'importe quoi; ils sont mieux qualifiés que toi (et moi) pour savoir ce qui est physique dans le climat et ce qui ne l'est pas. Tout est documenté dans les rapports scientifiques, les rapports de l'IPCC de même que dans la littérature scientifique. Qui plus est, pour chacun des paramètres, un vaste range de valeurs a été testé pour donner différents scénarios climatiques, histoire de rester à l'intérieur des barres d'incertitudes. Leurs modèles sont basés sur la science climatique comme elle l'est à ce jour et les articles sont lus. Rien n'est encore parfait, mais c'est le plus avancé que nous avons. Ils se basent sur la littérature publiée up-to-date. Ils ont incorporé les résultats du hockey-stick controversy quand c'est sortie et ils continuent de raffiner leur modèle pour bien prendre compte du phénomène du réchauffement. Ensuite, pour revenir à Lindzen, comme mentionné, ça va prendre plus qu'une étude pour confirmer ça. Il y a déjà une tonne d'articles sur le sujet, et lui n'en est qu'un parmi ceux-ci. Et un des seuls qui prédit ça. Parce qu'en science, il n'y a pas qu'un scientifique par sujet, comme il est facile de remarquer. Surtout sur un sujet aussi populaire. Donc, il n'y a pas lieu qu'il ait prévalence sur un autre scientifique sur ce sujet. Il va falloir un effet d'entraînement -- ce qui va se faire à très longs termes -- pour faire changer ça avec plusieurs articles de plusieurs autres chercheurs qui trouvent la même chose que lui. En ce moment, c'est une goutte dans un océan. Et tous les 'denialists' ont sauté dessus en l'interprêtant à toutes les sauces. J'dis juste que ni toi, ni moi n'avons ce qu'il faut pour rentrer dans la partie de remettre en jeu les faits et la littérature scientifique. Même si j'ai un bacc. en physique ce qui fait de moi quelqu'un qui connait bien ses principes physiques. C'est pas mon domaine, et je suis capable de le reconnaître et de faire confiance aux scientifiques de ce domaine. Quand je lis un article, je suis capable d'être critique, mais pas autant qu'un expert dont c'est le domaine. Un dose d'humilité te ferait faire le même exercice. Il y a énormément de phénomènes à prendre compte dans le réchauffement climatique, et ça, on le remarque en faisant des recherches sur Nature, Science et autres. _________________________________________________________________________________________ Ce sera mon dernier message sur le sujet (sauf si quelque chose de vraiment big sort). Dans un premier temps, parce que je suis dans une période d'examen assez hardcore (la maîtrise). Et que de me coucher à 3:20 pour répondre, c'est pas trop bon pour moi. Je m'abstriendrai de visiter le Dép tout court en fait. Et aussi parce que j'ai trop l'impression de parler dans le vide, comme le démontre ton avant-dernier message où tu as juste répété des trucs auxquels j'avais déjà répondu. La discussion commence d'ailleurs à tourner en rond, et tu ne cherches qu'à avoir le dernier mot. Ma patience à des limites et j'ai pas trop de temps à perdre à tenter de convaincre un dude qui croit seulement ce qu'il veut croire, qui ne prend pas le temps de contre-vérifier ses faits avant de les afficher, qui prend des informations de sources douteuses (rarement d'un article crédible sur le sujet... un nature ou whatever.) et qui s'amuse à faire de grandes déclarations solennelles alors que tous les points énoncés dans son post ont déjà tous été 'débunker' des années auparavant. C'est correct d'être sceptique, Sims, mais il y a une différence entre sceptique et 'denialist'. Quant au climategate, j'pense avoir clairement fait le point à savoir que ces courriels sont anecdotiques et qu'ils ne remettent rien, scientifiquement parlant, en cause. Que ce soit du "trick" ou de la non-transmission de données dû à leurs contrats. Rien n'est douteux comme le dit l'éditorial de Nature à ce sujet. Tout est clean, scientifiquement parlant, et on ne voit aucune trace de grandes conspirations. All-in-all, mon point de vue est bien résumé par http://blogs.discovermagazine.com/badastronomy/2009/12/04/global-warming-emails-followup/
  2. J'ai expliqué plus haut ce qu'il en était, de la non-diffusion de certaines données scientifiques. Est-ce que tu prends le temps de me lire, ou si tu te contentes de me balancer toujours et encore plus de faussetés et de fantasmes tirées de blogues de 'denialists', pour la plupart sans éducation scientifique, et qui trouvent des évidences là où il n'y en a vraiment pas? En plus, tu prends le temps de remontrer des choses auxquelles j'ai déjà répondu. Ou du moins, poster un lien qui explique le tout malgré mon manque de temps vue ma période d'examen. Ça c'est vrai que cette courbe est fausse. On le sait depuis plusieurs années maintenant, et ça l'a bien été incorporé dans les modèles scientifiques. Merci encore d'être arrivé en 2003... http://en.wikipedia.org/wiki/Hockey_stick_controversy En fait, même aujourd'hui, on peut dire, malgré tout : (Voir le lien Wiki plus haut) Faut faire attention ici. Comme mentionné plus haut, à plus 5 siècles en arrière, les données ne sont plus aussi fiables. Aussi, aucun climatologue pense qu'une période chaleur aussi extrême n'a pas eu lieu dans l'histoire. En fait, ce qui inquiète ici, c'est la thèse que c'est un réchauffement causé par l'homme. On sait qu'il y a eu beaucoup d'ères glaciaires et de fortes chaleurs au cours de l'histoire. Ceci dit, tous les modèles climatiques actuels (tenant en compte un maximum de facteurs compris dans la littérature) disent que c'est l'homme qui drive les changements climatiques, et que l'on peut s'attendre à une hausse marquée de la température d'ici 2100 et même après. Toutes les publications scientifiques s'entendent sur ça. On en a déjà parlé, cher Sim. Les deux fois, tu prends un ton solennel. Quant tu parles de choses bien connues depuis longtemps. Et qui ne contredit rien à la thèse actuelle. Tiens, voici une réponse bien balancée qui explique tout: http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/04/the-lag-between-temp-and-co2/ Ça ne change rien au monde scientifique actuel sur les réchauffements climatiques. Tiens, encore. On en avait déjà parler... Je vais reciter mon lien : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/09/hurricanes-and-global-warming/ En fait, on se rend compte qu'il faut regarder l'énergie dégagée par ouragans/tornades... Et que là c'est plus élevé depuis ces dernières années. Mouain... Pourtant, si tu regardes toutes les sources d'informations, la glace de l'arctique diminue d'années en années. On peut trouver des données satellites de la NASA d'ailleurs : http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2009-107 http://www.physorg.com/news174803916.html C'est logique qu'avec la diminution de la banquise (qui revient de plus en plus tard en hiver), les territoires de chasses se font plus petit. Ils ont un plus petit habitat. Si tu regardes les liens plus haut, il y a fort à parier que, si ça continue comme ça, ce réchauffement, d'ici quelques décennies nous n'auront plus du tout de banquise. Les ours ils vont faire quoi? Quand il ne fera plus assez froid pour ce qu'ils sont supposés vivre? Et d'ailleurs, c'est encore disputé, mais on remarque une hausse de cannibalisme chez les ours polaires : http://www.cbc.ca/canada/manitoba/story/2009/12/03/mb-polar-bear-cannibalism-churchill-manitoba.html Et puis, comme mentionné, il n'y a pas que les ours. On parle aussi de récifs coraliens qui se désagrègent dû à l'acédification des océans. C'est pas compliqué de trouver des espèces d'animaux mis en difficulté par le réchauffement. On peut certainement dire que ça va aussi, par le réchauffement, probablement permettre à de nouvelles espèces de voir le jour, mais ça je n'en suis pas certain parce que je ne suis pas un biologiste. Très fortement? Faut pas exagéré non plus. Premièrement, comme je l'ai fait remarqué précédemment, son étude pouvait soufrir d'un manque de méthodologie. Plusieurs remettaient en cause sa méthode de statistique. Vaut mieux attendre un peu avec les déclarations douteuses. Il faut attendre quelques mois pour voir si ça se confirme ou non, par le biais de d'autres études (de d'autres auteurs) et etc. Et puis, tu parles d'un seul scientifique sur une panoplie qui ont fait des études contraires à ce que Lindzen suggère. Par exemple, Hansen de la NASA http://pubs.giss.nasa.gov/docs/2008/2008_Hansen_etal.pdf Qui parle d'une toute autre sensitivité au climat. Voici d'ailleurs une brève page WikiPedia montrant diverses autres études élaborées au fil des années : http://en.wikipedia.org/wiki/Climate_sensitivity Un article (et oui, l'auteur est un scientifique crédible, je dis pas le contraire) ne fait pas croulé les hypothèses, surtout dans un domaine aussi fertile que celui-ci. Ça en prend beaucoup plus. Inquiète toi pas, si je fais une découverte incroyable dans mon champ de recherche, ça va être vérifié et contre-vérifié. Souvent dans des publications reliés du genre "On a bien retrouvé les valeurs trouvés par xxx et al. et nous avons été plus loin en blablabla". Donc oui, à la limite si on se rend compte tout à coup que toutes nos études pointent tout à coup dans la direction de Lindzen, ça va changer BIEN des choses, mais c'est pas le cas en ce moment.
  3. Bon. Plusieurs choss ont été expliquées depuis quelques temps. Notamment, pourquoi ils ont toujours refusé de donné suite au Freedom act en Grande-Bretagne. En effet, pour avoir accès à certaines données météorologiques de certains pays, ils doivent signer des contrats/parfois payer pour avoir accès à ces dites données. Contrats stipulant la non-diffusion de ces données. http://www.realclimate.org/index.php/page/2/ S'ils avaient donné les données demandées et n'avaient pas respecté leur contrat, comment penses-tu que les centres météorologiques à travers le monde auraient accepté de leur en donner des nouvelles? Ceci dresse bien la frontière entre ce qui doit rester secret, en recherche, et ce qui ne devrait pas l'être. Par exemple, mon groupe de recherche. On risque bientôt de demander une license pour utiliser un logiciel de calcul de structure électronique. Toutefois, on n'aura pas le droit de regarder le code source. On va pouvoir l'utiliser (en autant qu'on leur donne des crédits dans nos articles publiés à l'aide de ce logiciel). Pourtant, ça serait logique qu'on regarde le code source pour voir s'il n'y aurait pas des bugs, ou des trucs invalidants. Mais s'il nous laisse voir leur code source, ils pourraient avoir peur qu'on incorpore des lignes de leur code dans le nôtre. Bref, malgré l'idéal d'avoir tout libre à tous et chacun, dans le monde de la science, qui est un monde hautement compétitif, beaucoup de choses sont gardées secrètes par peur de se faire scooper. Voici aussi un Editorial de la prestigieuse (et plus importante) revue scientifique (Nature) qui décrit bien ce qui se passe : http://www.nature.com/nature/journal/v462/n7273/full/462545a.html Même la plus prestigieuse revue scientifique n'hésite pas à faire remarquer que rien dans les courriels n'incriminent la validité scientifique publiée dans sa revue. Rien de suspect. En fait ce qui se passe est très simple et frustrant. Les 'sceptiques' reprennent tous les mots du jargon scientifique pour les tourner comme ils le veulent, à la sauce conspirationiste. Mais reste que une lecture à froid de ces courriels ne révèlent rien d'anormal -- du moins, pour les scientifiques qui y sont habitués. Finalement, oui Phil Jones a, pour un moment, décidé de laisser son poste, histoire qu'une enquête indépendante ait lieu. C'est normal, rien là de bizarre.
  4. Contrôler le contenu? Ils ont offerts aux climatologues le soin d'utiliser RC pour parler de climat. "In any way.". Et contrôler les commentaires, c'est pas de la censure. Dans plusieurs sites, un modérateur filtre les commentaires (radio-canada.ca par exemple) avant qu'ils soient affichés. C'est un blog publique, à quoi tu t'attends? Dans les commentaires, je vois souvent des questions de gens qui tendent vers le scepticisme. Ils prennent le temps d'y répondre. Leur réponse, à quelqu'un qui portait sensiblement les mêmes réflexions que toi à propos de ce même courriel : J'vais te dire un truc, Sim444. En science, personne ne veut partager ses sources. Même mon groupe de recherche, on conserve certaines données ou certains outils confidentiels -- du moins, jusqu'à la publication si on publie. Pourquoi? Pour avoir le edge, pour avoir une longueur d'avance sur les autres groupes de chercheurs dans notre domaine et les devancer dans les publications. C'est pas aussi transparent qu'on le voudrait, mais anyway, crois-moi, tout ce qui est publiable est publié éventuellement, et revisé par un comité de peer-review. On va attendre un peu, je préfère avoir les versions officielles que les extrapolations douteuses de certains bloggueurs laissent entendre à partir de courriels sans contextes.
  5. Je ne sais pas où ton bloggueur prend ses informations (parce qu'il extrapole très, très rapidement des informations de manière douteuses), mais les sources fiables affluent aussi : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2009/11/the-cru-hack/ Très, très intéressant. Et ça, c'est pas de la junk science. C'est quelqu'un de crédible. Ça pourrait effectivement, ça oui je l'admets, avoir une répercussion sur les prévisions à longs termes du modèle du GIEC. C'est majeur. Nice finding. Ceci dit, il faut faire attention à ce que ça implique. Ça implique que le réchauffement prédit dans les modèles pourraient être moins pire. À quel point? Là est toute la question. Ça n'infirme pas la thèse anthropogénique. Mais effectivement, oui, ça pourrait obliger les modèles à revoir leur prédiction à la baisse. Ceci dit, avant de pouvoir dire ça, il faut attendre un peu. Premièrement, parce que certains autres scientifiques du domaine pensent -- ne confirment pas -- qu'il pourrait y avoir eu une erreur méthodologique de la part de Lindzen. http://www.masterresource.org/2009/11/update-climate-sensitivity-estimates-heading-down-way-down/ http://julesandjames.blogspot.com/2009/08/quick-comment-on-lindzen-and-choi.html N'oublions pas non plus que ces calculs n'incluent que les tropiques, comme le mentionne son article. En plus, il est très probable que plusieurs articles vont venir confirmer ou infirmer la thèse au cours des prochains mois. D'ici là, wait and see.
  6. Y'a aucun argument qui dit que ce n'est pas l'homme. À date, dans ce que tu as donné, rien ne contredit le rôle de l'homme. En fait, encore tous les modèles numériques du climat disent que c'est l'homme qui est responsable, en partie bien entendu, du réchauffement climatique. Le Soleil y joue un infime. Aucun climatologue sérieux n'a dit ça. On sait qu'il y a eu beaucoup d'ères glaciaires et de fortes chaleurs au cours de l'histoire. Ceci dit, tous les modèles climatiques actuels (tenant en compte un maximum de facteurs compris dans la littérature) disent que c'est l'homme qui drive les changements climatiques, et que l'on peut s'attendre à une hausse marquée de la température d'ici 2100 et même après. Toutes les publications scientifiques s'entendent sur ça. Tiens, voici une réponse bien balancée : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/04/the-lag-between-temp-and-co2/ Ça explique tout. Merci, climatologues. En disant ça, Sim, tu as répondu avec une critique assez vieille -- et facile à répondre en cliquant sur le lien. Je n'ai pas besoin d'en dire plus... Ils expliquent tout très, très bien. Tiens, encore : (wow, realclimate.org répond vraiment à tout... je vous le suggère... j'ai découvert ça aujourd'hui). http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/09/hurricanes-and-global-warming/ Beh. C'est qu'on s'en va, selon les modèles, tranquillement pas vite vers quelque chose d'assez intense. Les conséquences de ceci sont assez logiques en plusieurs points. De plus, dis toi bien qu'il faut regarder l'ensemble du globe : http://www.ucar.edu/news/releases/2005/drought_research.shtml Il faut différencier la période du moyen-âge à ce qu'on s'apprêtre à vivre. Il faut aussi avoir une vue d'ensemble===> http://en.wikipedia.org/wiki/Effects_of_global_warming Alors que je ne doute pas que l'être humain va s'en sortir (oui, l'humain est doué d'adaptabilité) et que je rie des scénarios à la "c'est la fin de l'homme") au prix très probable d'un inconfort supplémentaire et de mortalité liées aux catastrophes (voir liens plus haut), j'en doute plus pour plusieurs espèces. Comme vous le dites, ça risque d'amener de nouvelles espèces aussi de l'autre côté, faut pas se le cacher -- et honnêtement, ce serait scientifiquement palpitant de voir ça à l'oeuvre. Comme l'a mentionné Chucky à 2 reprises si je ne me trompe pas, il y a effectivement l'acédification des océans qui rentrent en jeu, ce qui détruit les récifs coraliens assez rapidement. Oui, c'est commencé, même. Et, enfin, voici un élément intéressant trouvé sur un blog scientifique -- de climatologues : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2006/05/positive-feedbacks-from-the-carbon-cycle/ Ça dresse un résumé -- et une critique intéressante disant en gros de ne pas s'alarmer immédiatemment, que les prévisions météorologiques pourraient être bien pire que prévu.
  7. Ouaip. Mais tout ce que Moberg dit dans Nature (et ça l'a été fait par d'autres chercheurs) a été pris en compte dans les modèles du GIEC. Ça l'a quand même sorti en 2005. Ça ne change rien aux prédictions actuelles du réchauffement climatique et de la thèse anthropogénique du réchauffemement. Par contre, ça donne un coup solide aux testicules de certains écolos . Comme le démontre Foukal plus haut, le Soleil n'est pas responsable de l'entièreté du réchauffement climatique. À cause de la très grande inertie thermique des océans. Si on revient au minimum de Maunder, on a eu un petit âge glaciaire qui correspondait au... minimum de Maunder (donc, pas de taches ni activité magnétique supplémentaire). Si ça l'a refroidit, c'est principalement parce que ce minimum-là a duré plusieurs années ce qui a laissé le temps aux océans de laisser varier leur température. Les océans ont une grande part de responsabilité dans le climat terrestre.
  8. Je critique Vincent Courtillot parce qu'il fail grandement en tant que "scientifique" du changement climatique. Il a fait plusieurs erreurs méthodologiques notables que même un étudiant à la maîtrise de l'UdeM ne ferait pas. Je suis allé lire l'article de Anders Moberg dans Nature. C'est crédible, et intéressant. Mais... je cite sa conclusion : "This does not imply that the global warming in the last few decades15,19 has been caused by natural forcing factors alone, as model experiments that use natural-only forcings fail to reproduce this warming15,23,27,30. Nevertheless, our findings underscore a need to improve scenarios for future climate change by also including forced natural variability—which could either amplify or attenuate anthropogenic climate change significantly. " L'article en tant que tel n'incrimine rien... http://www.nature.com/nature/journal/v433/n7026/pdf/nature03265.pdf Lecture intéressante à ce sujet : http://en.wikipedia.org/wiki/Hockey_stick_controversy Donc, non. Ça n'incrimine pas nos modèles actuels d'effet du réchauffement climatique...
  9. Je n'ai pas pris le temps d'écouter le vidéo. Pas que je ne veux pas le faire, mais j'ai une limite d'upload+download de 2 go. J'ai cependant pris le temps de lire les résumés de ce qu'il mentionne. Le problème, c'est qu'il n'est pas un spécialiste du Soleil. Ni du climat. Et que sa méthodologie a été maintes fois remises en causes : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/02/soleil-et-clima.html pour démontrer les liens entre Soleil et climat. J'veux dire, c'est juste absurde. Un vieux dude, qui n'a plus peur pour son emploi rendu où il en est dans sa carrière, décide de contre-dire la grande majorité des experts mondiaux en climatologie à l'aide d'une méthodologie déficiente. En n'utilisant de grandes déclamations typiquement françaises. Mensonges! Trahison! Il s'en fout ; il n'a rien à perdre et il s'assure, en contre-disant le reste du monde, d'attirer encore une fois l'attention alors qu'on se désintéresse de ce qu'il fait. Alors qu'il est... pas mal ce qu'on appelle un scientifique raté, incapable de vérifier (double checker) ses sources. Qui a un agenda et qui s'en fout de publier de la demi-science. À place, je préfère me fier sur ces scientifiques (Foukal, Solanki, ce sont vraiment des experts en reconstruction solaire) : http://www.nature.com/nature/journal/v443/n7108/full/nature05072.html http://www.nature.com/nature/journal/v448/n7149/full/448008a.html Ce qui se passe, c'est très simple. Une très grande part du réchauffement climatique vient des océans qui bénéficient d'une très grande inertie thermique par rapport à la puissance émise par le Soleil. En d'autres mots, si l'irradiance était à son maximum pendant des années, alors oui ça finirait par avoir un impact non-négligeable, mais n'empêche, en ce moment, les fluctuations (de 0.1% de variation...) sont trop rapides pour provoquer un impact entre un minimum et un maximum du cycle. Et on serait à même de le voir si impact il y a, or, les scientifiques cités plus haut démontrent le contraire.
  10. DreD a posté des liens expliquant ce qu'on peut tirer sur ces e-mails. En gros, ces e-mails, tu aurais pu les prendre dans le premier lien que j'ai envoyé. Mais DreD a posté des liens expliquant ce que ça vaut. Ce sont des citations prises hors-contextes alors que vous ne connaissez pas tout à fait le jargon scientifique. C'est certain, on peut lire et interprêté à la catastrophe, qu'on nous a trompé et menti, mais c'est pas le cas. C'est tout expliqué dans les liens de DreD. Ça me rend triste, je pensais que personne ne revenait à la charge parce que les liens qu'il avait posté expliquait tout. Quant à Vincent COurtillot, je reconnais sa compétence en champ géomagnétique, mais en en climatologie, c'est pas un expert du tout. J'ai beau être un physicien, je suis un physicien de la matière condensée ; je peux contredire la science (si j'ai des preuves en béton) si je suis un expert dans ce domaine (pas encore), par contre, on rirait de moi si j'allais contre-dire la science en biophysique ou en physique des particules. Il n'a pas ce qu'il faut pour contre-dire les experts du domaine. Tiens : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/11/climat-france2-d%C3%A9rape.html Tiens d'ailleurs, voici ce que pense La Recherche de ce Vincent... http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/12/climat-claude-a.html J'ai aussi eu la chance de travailler avec un professeur spécialiste du Soleil (taches sombres et facules -- objets de haute intensité magnétique). Je sais que le cycle du Soleil influe certainement sur la température de la Terre, mais pas assez pour attribuer tout ce qui passe au Soleil -- juste une toute petite partie. http://en.wikipedia.org/wiki/Solar_variation#Global_warming https://137.122.32.118/pic/archives/64.4%282008%29/Oct08-offprint-Charbonneau.pdf
  11. Bien joué. Excellente réponse. J'étais curieux de voir la réaction globale du forum. Alors que je pensais clairement voir plusieurs membres sauté sur l'occasion (et... ça aurais été compréhensible), j'ai vu de la retenue. Outre Seraphita qui a réagit complètement hors-contexte... Je voulais avoir les réactions et prendre le temps d'expliquer pourquoi c'est, finalement, bien peu de choses, mais les liens que tu donnes répondes environ 100 fois mieux que ce que j'aurais pu faire. Ils (les liens) ont vu des choses que je n'avais pas vu. Les liens expliquent très bien pourquoi la réaction de l'auteur est démesuré. C'est malheureux de se fier comme ça à une première impression quand on n'a aucune connaissance de comment fonctionne la recherche. Sinon, pour Sims : http://en.wikipedia.org/wiki/Instrumental_temperature_record http://en.wikipedia.org/wiki/Satellite_temperature_measurements C'est pas vrai que ça se refroidie, statistiquement parlant, depuis 1998... En fait, par exemple, si tu prends ce graphique : Si tu prends le gros pic, centré environ sur 1998, on peut effectivement croire que ça se refroidie. Mais statistiquement parlant, on voit que la trend continue son cours... On peut faire faire parler parler une mesure de bien des manières...
  12. Bonjour, l'auteur ici a clairement un agenda vu le ton biaisé tout au long de son article alors qu'il discute de fait qu'il ne comprend pas tout à fait. Ce n'est pas démontré, et il ne s'agit que d'un institut sur 4 dont les données sont utilisé par le GIEC, n'empêche, ce qu'il relate pourrait très bien être le début d'un grand scandale scientifique au 21e siècle. Y'a rien qui prouve que ces e-mails n'ont pas été fabriqué de toutes pièces pour le moment, ce n'est pas confirmé. On parle ici de fraude scientifique (manipulation légère de données, arrangement de courbe pour que ça parraisse mieux, et trucs de lobbying etc.) Ici : http://blogs.telegraph.co.uk/news/jamesdelingpole/100017393/climategate-the-final-nail-in-the-coffin-of-anthropogenic-global-warming/ Qu'en pensez-vous?
  13. Goku gagne haut-la-main. J'veux dire, déjà dans le début de DBZ, alors que Piccolo entraîne Gohan, Piccolo détruit la lune super facilement. Il fait ça au début, avant le combat contre Vegeta. Goku était déjà plus fort que lui à ce moment (alors qu'il s'entraînait). Maintenant, imaginez Goku en SSJ3 à la fin. Il est juste trop overkill. Et puis, lui, il se contente pas d'aller rapidement, il faut du instant transmission. Et puis, Goku a fucking été entraîné par Dieu, puis par Kaioshin, un genre de supérieur à Dieu...
  14. Faut dire que les charlatans sont souvent ceux qui sont le plus charismatique. C'est facile de tromper les gens quand tu sais facilement les charmer. C'est facile aussi de s'y laisser piéger. Personnellement, je prends toujours le temps de réfléchir et de vérifier tout ce qu'on m'a dit. Mais pour beaucoup de gens, ce serait trop long à cause de leur travail, la famille, les révonations, etc. Permerga Ma réponse serait pas mal pareille à celle de Running With Spoons.
  15. Que quelqu'un qui possède 2 doctorats en science fait probablement de lui quelqu'un de qualifié en sciences. C'est faux de dire le contraire ; quand t'es au doctorat, ton but et ton projet, c'est de faire des études/expériences qui vont amener la science à progresser. Donc, un scientifique qui a 2 doctorats a plusieurs articles à son actif et a contribué beaucoup, beaucoup à son domaine. Il a été sans cesse au fait de tout ce qui se faisait et c'est fait dans son domaine pendant plusieurs années. Il y a certainement un besoin d'alternative à la chimio et la radio-thérapie. Ces moyens ne sont pas efficace à 100% pour combattre le cancer, mais une telle chose ne sera probablement jamais possible de toutes façons (voir BD assez déprimante sur le sujet : http://www.phdcomics.com/comics/archive/phd042009s.gif ). La science ne comprend pas encore parfaitement le comportement du corps humain aux multiples subtilités. N'empêche, la science est un phénomène expérimentale, et chaque fait, chaque chose doit être confirmé ou infirmé par l'expérience, comme tu le mentionnes toi-même. Chaque nouvelle connaissance sur le corps humain a été vérifié. La chimio fonctionne et c'est très bien documenté dans la littérature. Même chose pour la radio-thérapie. La "biologie totale", ou la "Nouvelle médecine germanique" ne fournit aucune preuve scientifique que ça fonctionne. En fait, on sait que ça l'a coûté la vie a plusieurs personnes, que plusieurs ont vu une détérioration avant de revenir à la médecine traditionnelle, et finalement qu'il n'y a aucune donnée scientifique valide prouvant la réussite de la méthode sur des gens. C'est tangible en ceci que ce n'est pas de la science et que rien ne prouve que ça l'a déjà fonctionné. Et bizarrement, aucun article dans des revues scientifiques. En fait, c'est surtout de la grosse charlatenerie. Comme tu le mentionnes, tu pourrais, en ce cas-ci, proposer une autre technique et elle vaudrait probablement tout autant. Lorsqu'un scientifique suppose une hypothèse, qu'il va ensuite vérifier, il est effectivement plus qualifié que toi. Parce que la science, c'est comme un édifice. Chaque scientifique tente bien maladroitement de poser sa brique au-dessus de celles posées par les autres scientifiques. C'est ce que voulais dire Newton dans sa célèbre citation "If I have seen further it is only by standing on the shoulders of giants. " Bref, quand un scientifique pose une hypothèse, il est sur un édifice bâtit par les briques posées par des générations et des générations de scientifiques remontant parfois à quelques centaines d'années. Il est au sommet de l'édifice et voit loin, très loin. Son hypothèse repose sur les connaissances accumulées depuis longtemps. La population en générale qui n'a pas de bacc., maîtrise ou doctorat en sciences voient beaucoup moins loin parce qu'ils ne sont jamais grimpés très très haut dans l'édifice. Donc, il y a force à penser que son hypothèse est "meilleure" que celle que tu aurais pu faire puisqu'elle repose sur une base scientifique beaucoup plus solide, beaucoup plus haute. Il sait mieux comment utiliser la science produite par les générations précédentes pour prédir ce qui arrivera à cause de tout ce qui s'est passé dans le passé. Ceci dit, son hypothèse ne sera validé qu'avec la preuve expérimentale, empirique, ou du moins avec des faits la soutenant/renforcissant jusqu'à la vérification entière. Et il faut refuser d'appeler science tout ce qui n'est pas vérifié/vérifiable. Peut-être plus comme un jeune scientifique encore idéaliste. Un de mes profs m'a déjà dit que c'était le rôle des scientifiques d'aujourd'hui de rétablir les faits, de démasquer la charlatenerie pour protéger ceux qui sont incapables de le faire. Je crois que c'est effectivement vrai. Il faut rappeler aux gens qu'il ne faut pas avoir peur de la science et qu'il faut la truster. Mais je ne prends pas le monde pour des caves. J'essaie juste de saisir pourquoi on ne trust pas plus la science que ça. Est-ce que c'est parce que l'information est mal présentée? Est-ce que c'est parce que c'est repris pour des causes politiques par des politiciens et que le monde ne croit pas aux politiciens?
  16. Le_Pervers

    AH1N1

    La science n'a jamais pu lier le thimérosal a des problèmes quelconques, malgré ce que la propagande de peur essaie de nous faire croire. Regarde les réponses de moi et Running With Spoons à la page 4 (réponses #89 et #90) de ce sujet pour en savoir davantage (en fait, beaucoup plus, avec liens vers articles scientifiques) : http://www.depotoir.ca/index.php?/topic/2782-sondage-2-h1n1/page__st__75
  17. J'dis pas le contraire... On donne de l'information aux citoyens/politiciens/entreprises/etc, et c'est aux citoyens/politiciens/entreprises de réagir selon les limites de la science. Par exemple, dans le cas du réchauffement climatique, c'est à tout le monde que revient le devoir d'agir en conséquences et de ne pas agir en se disant, comme certains m'ont dit : "Bah! Les scientifiques vont nous trouver une machine pour tout régler les problèmes" (on doute de nous sur les vaccins, mais pour trouver une solution miracle, là, on nous fait confiance). C'est un peu frustrant de se faire rajouter cette pression-là. L'échec est aussi une possibilité dans le monde de la science. Dans le cas des médicaments, ceci dit, la science n'a rien contre la guérison par voie naturelle lorsque c'est possible... J'veux dire, c'est pas être anti-scientifique d'éviter de prendre des tylenols pour guérir d'un mal de tête passager et d'y préférer un peu plus de sommeil. C'est anti-scientifique, cependant, de faire confiance en la biologie totale (qui consiste à refuser les traitements scientifiques (chimio-thérapie, radio-thérapie, etc.) au profit d,une guérison par la voie purement psychologique) pour guérir du cancer. Et encore là, plusieurs personnes ignorent la science pour préférer le discours de ces charlatans de la biologie totale. Pourtant, l'information est aisément disponible... Mais ça au moins, ça me semble assez marginal encore.
  18. Tu amènes un bon point quand tu parles de la manière dont la science est amenée dans les bulletins de nouvelles. Bizarrement, les gens retiennent que tel aliment augmente leur risque de cancer et etc, mais refusent d'écouter Découverte / les Années-Lumières qui sont de bonnes émissions scientifiques accessibles pour le grand public. Vous remarquerez que la deuxième émission passe... le dimanche de 12:15 à 14:00, à un moment non-crucial où les gens n'écoutent pas particulièrement la radio. L'information scientifique y est traité beaucoup plus... en profondeur (dans les deux émissions), tout en ayant une bonne dose de vulgarisation. J'veux dire, oui d'accord dans les bulletins de nouvelles, les informations passent très rapidement, mais l'information, elle, est toujours accessible. Il y a aussi de très bonnes revues de vulgarisations scientifiques. Mais ça n'intéresse pas tant que ça les gens. Et c'est ça qui me dépasse ; comment peut-on avoir un avis sur un sujet scientifique sans avoir pris la peine de s'informer à ce sujet? En même temps, s'ils n'ont pas confiance en la science, pourquoi le feraient-ils?... Excellent point. Je n'y avais pas pensé, c'est quelque chose qui m'a échappé. Est-ce que vraiment les gens arrêtent de faire confiance en la science parce que (certains) politiciens l'utilisent pour faire avancer leur agenda/faire mousser leur nom? Mais pourquoi, alors, est-ce que les gens ne font pas la dissociation entre la problématique et l'utilisation de la problématique? J'veux dire, si on revient aux vaccins ; c'est vrai que les médias en font n'importe quoi et qu'il y a, dans une certaine part, de la politique qui se joue là-dedans (sans oublier l'immunité accordée aux compagnies pharmaceutiques qu'on accuse de beaucoup de torts), mais pourquoi est-ce que la population n'arrive pas à dissocier les deux (le problème et la médiatisation du problème qui est très mauvaise)? Pourtant, ce ne sont pas des sujets qui sont loin de la population, j'veux dire, la vaccination ça se rattache directement à la santé des gens (et, à plus forte raison, à la santé de leur enfant), et le réchauffement climatique risque de causer bien des torts sur le long terme. Ça nous touche plus ou moins directement dans notre quotidien dans un futur proche ou plus lointain. Et l'information est disponible facilement, Découverte a pris le temps de faire une émission dimanche passée pour couvrir la maladie et le vaccin. Est-ce que c'est un manque de vision sur le long terme des gens? Un désir de ne pas briser notre quotidien et d'y inclure des changements? Qu'est-ce que la science peut faire pour regagner la confiance d'une majorité plus grande de la population?
  19. Le_Pervers

    AH1N1

    C'est une molécule qui contient du mercure. C'est pas du mercure à l'état pur ce qui serait très dangereux. Le composé, le thimérosal, ne provoque rien de mauvais dans le corps humain à cause de la manière dont il est métabolisé.
  20. Bonjour tous, ces derniers temps, sur ce forum et dans la population en générale, je remarque un certain mépris de la science. J'en ai parlé avec Vacpower dernièrement et j'ai commencé à remarquer tout ça. Ainsi, on voit des gens de tout acabit remettre en doute les faits scientifiques "Ouain, mais qu'est-ce qu'ils s'y connaissent, eux?" pour les remplacer par un peu n'importe quoi ; on y retrouve notamment les théories de complots gouvernementales, les explications complètement boîteuses, un cas d'exception (tel scientifique à dit telle chose, donc il doit être capable de contredire les 10 000 autres qui disent le contraire) et... un appel à l'autorité... qui n'a pas d'autorité en la matière. On a d'ailleurs pu observer ce phénomène avec le cas de la grippe H1N1. C'était assez fantastique et épeurant en même temps. La campagne anti-vaccination bat son plein ; on fait peur aux gens en leur disant que les vaccins peuvent donner l'autisme à leur enfant s'ils les font vacciner, on parle du Guillain-Barré de tout bord tout côté, alors que cette maladie neurologique n'a jamais été lié avec certitude aux vaccins (et que s'il l'était, ce serait d'un cas sur un million...), certains m'ont dit que le vaccin rendait paresseux le système immunitaire (WHAT?), et certains passent à travers toutes les substances contenues dans le vaccin. Pourtant, ces substances n'ont rien de dangereuses selon la science et la grande littérature scientifique. Mais, les gens restent avec leur doute. Pourtant, la vaccination nous a permis d'éliminer les maladies d'enfances au Québec, on a éliminé la variole par la vaccination, on a maintenant de nombreuses décennies d'expérience avec l'avancée des vaccins. Des scientifiques ont passé des mois et des années à chercher des signes de nocivité de ces substances ou de trouver des liens entre la vaccination / le thimérosal et l'autisme. Mais sans jamais rien trouvé. Mais, qu'est-ce qu'on en sait, hen? D'autres m'ont affirmé "Je n'irai pas me faire vacciner parce que les médias en font n'importe quoi." Pardon? Donc, c'est impossible de dissocier ce que font les médias des bénéfices de la vaccination? D'une certaine manière, le parallèle se dresse bien avec le réchauffement climatique. Les faits scientifiques sont là, on a une large gamme d'étude sur le phénomène. Nos simulations numériques ratissent une large gamme de scénarios allant du meilleur au pire scénario possible. Toutes ces simulations faites par des experts de la physique/chimie atmosphérique/océanique et du Soleil, des experts mondiaux reconnus qui ont passé une partie de leur vie à étudier ces phénomènes. Le réchauffement climatique est un fait scientifique reconnu. Bien entendu, les médias n'y reviennent que lorsque quelque chose de big y est rattaché, genre une nouvelle vague de chaleur (ce qui n'a rien à voir). Certains vont citer tel expert inconnu dans une Université du Texas ou de l'Alberta qui dit le contaire de la communauté scientifique, comme si c'était le meilleur cheval sur lequel miser, le scientifique isolé. Certains me disent "Tsé, il fait -30 degrés dehors en ce moment, qu'ils viennent me parler de réchauffement climatique encore!" (ouais, parce qu'une journée ça garantit l'évolution du climat pour une centaine d'années). On se rappelle aussi du très intelligent Stephen Harper qui déclarait, il y a quelques années, que le réchauffement climatique était un complot socialiste... On ne parlera pas non plus du LHC, lequel n'aurait jamais du exister selon certains, parce que ça pourrait créer des micros trous noirs. C'est vrai qu'un simple citoyen sans formation peut contredire une armée de physicien des particules qui passent leur vie à étudier ces phénomènes. Surtout considérant que des collisions de cette énergie se produisent chaque instant en haute atmosphère depuis des millions d'années... Sur ce même forum, on a même eu une discussion sur la validité scientifique de l'astrologie. Comme quoi un astre lointain, à des années-lumières de la Terre, pouvait influencer le cours de notre vie. Pourtant, la science est très claire à ce sujet... On ne parlera même pas des États-Unis avec un large pan de sa population qui continue à dénigrer l'évolutionisme. Certains inventeurs continuent d'essayer de créer une machine à mouvement perpétuelle alors que c'est impossible parrce que ça viole la troisième loi de la thermodynamique... C'est quelque chose qui me dépasse et me frustre, personnellement. J'ai aucun problème à ce que les gens se questionnent. Posez moi des questions de physique, et je vais tenter d'y répondre de mon mieux. Mais je ne vois pas l'attrait de contredire la science ou les consensus scientifiques. Est-ce que c'est pour essayer d'avoir l'air différent? Essayer d'avoir l'air sage ("tout le monde peut se tromper, la science aussi donc!")? Essayer d'avoir l'air informé devant ses amis/collègues? Ou, mon hypothèse principale : les gens choisissent de croire la science quand ça fait leur affaire, mais si cette même science demande aux gens de changer leur habitude, alors là elle n'est plus bonne. Au yâble les efforts pour l'environnement! Vaut mieux rester assis dans mon gros char -- assez gros pour impressioner les autres gars -- et laisser tourner le moteur inutilement pendant que j'attends ma fille! Parce qu'on s'entend que la population en générale n'a pas ce qu'il faut pour contredire la science. Et pourtant, une simple visite sur Wikipedia permet très souvent de rétablir bien des faits scientifiques... Comme je l'ai mentionné auparavant, les scientifiques passent des heures et des heures à ratisser la littérature pour s'informer davantage sur leur sujet de recherche déjà assez pointu. On passe des heures à lire ce que telle équipe de scientifiques (parce que maintenant, le travail de scientifique se fait en équipe... c'est finit ou presque, le temps d'Einstein, le temps où un seul génie solitaire jetait des révolutions scientifiques à lui seul) a réussi à faire comme avancée à l'autre bout du monde, on participe à des colloques et des conférences pour échanger avec ces mêmes scientifiques et contribuer à l'avancement des connaissances dans ce domaine, on passe du temps aussi à planifier, éxécuter et analyser nos expériences. En plus d'enseigner la science aux plus jeunes d'une manière ou d'une autre. Pensez-y, les professeurs en sciences que vous voyez ont été recruté comme professeurs parce qu'ils étaient des leaders, des génies dans leur domaine. Des gens qui ont su s'imposer rapidement dans leur domaine respectif. C'est dur à digérer comme ça, mais entre un biologiste/un chimiste/un physicien/ à la maîtrise/doctorat/post-doctorat et une personne normale dans la population, il y a un gros gap de connaissances scientifiques dans le domaine de spécialisation. Beaucoup plus gros que vous ne voulez l'imaginer. Plus on en apprend, et plus on se rend compte qu'on ne sait pas beaucoup. Donc, une personne x dans la population ne sait pas à quel point elle ne sait rien en physique/biologie/chimie. L'étendue des connaissances qu'elle ne sait pas qu'elle n'a pas est énorme. Et ça, il faut en prendre conscience -- de cette triste réalité -- à laquelle nous sommes confrontés. Moi-même, si on me parle de médecine ou de biologie, je ne suis pas un chercheur dans ces domaines et j'y connais que très peu de choses. Mais je suis capable d'aller chercher dans la littérature scientifique (et dans Wikipedia) pour voir ce que dit le discours scientifique et en apprendre. Par contre, je suis conscient que je suis incapable d'aller contredire le discours scientifique en place dans ces disciplines. Je pourrais par contre aller contre le discours scientifique dans mon projet de recherche sur les supraconducteurs. Donc, si on prend une personne moyenne de la population, cette personne n'a pas ce qu'il faut pour se prononcer contre le discours scientifique dominant, parce que justement, elle ne se rend pas compte de tout ce qu'elle manque et à quel point elle est facilement manipulable par d'autres personnes avec un discours faussement scientifique. Donc, en gros, c'est plate à dire mais la meilleure manière d'agir est de faire confiance en la science -- parce que la majorité de la population n'a pas ce qu'il faut pour la contredire -- et de lui pardonner ses erreurs lorsqu'elle en fait. Et vous, qu'en pensez-vous? Pourquoi, croyez-vois, y a-t-il un tel mépris du discours scientifique parmi la population? Pourquoi on ne fait plus confiance en la science pour certains trucs (ils peuvent envoyer des hommes sur la lune, voir la structure de l'ADN, ils peuvent refroidir des matériaux à quelques nano Kelvins seulement) alors qu'on ne nous fait pas confiance pour d'autres (vaccins, réchauffement climatique, etc.)?
  21. Tout a fait. On ne s'est pas ennuyé (faut dire qu'on était deux) et ça se fait rapidement. J'ai une petite sensibilité au niveau du bras vacciné, mais c'est pas mal tout! Vu que c'était au stade, on a ensute profité du Biodôme pour observer la loutre, animal fétiche de Vacpower, et le lynx. Lorsque nous sommes partis, l'attente avait l'air beaucoup moins longue déjà (et nous n'avons attendu qu'heure 10 envriron avant de nous faire vacciner).
  22. J'ai eu beau chercher sur les gens de Baxter -- j'ai rien trouvé à ce sujet. Par contre : http://politicalticker.blogs.cnn.com/2009/10/27/white-house-first-daughters-have-received-h1n1-vaccination/ Nutella Aucune idée. Mais étant asthmatique, je vais amener le maximum de choses à ma disposition (pompes, copies de prescriptions, etc).
  23. Avis : Ceux qui soufrent de maladies chroniques (diabète, asthme, insuffisances cardiaques, cirrhoses du foie, VIH...) peuvent dès maintenant aller se faire vacciner. Je vais probablement aller voir si c'est possible, dans mon cas, dès mardi (étant asthmatique).
  24. Ouais un peu comme l'UE qui empêche Windows de venir avec IE, mais qui permet à Mac d'avoir Safari...
  25. Pour Windows 7, je trouve ça rock solid. C'est très rapide, très stable, et je trouve ça très bien organisé. Je ne me perds jamais et c'est facile de rester organisé avec le système de librairie. J'ai une librairie qui link directement vers mes Ebooks de physique, une autre vers ma musique, une autre vers mes vidéos, etc. L'onglet "Games" qui regroupe tous les jeux auxquels je joue est cool aussi! Le taskbar est le meilleur des deux mondes entre Mac et les anciennes versions de Windows, j'adore l'auto-resize des fenêtres, et etc. J'ai hâte que plus d'applications supportent le nouvel UI (genre utorrent -- on peut s'en servir, mais il va se cacher dans le systray (???) et parfois il faut cliquer sur la flèche de systray pour le revoir). Vacpower a eu des problèmes avec Google Chrome, ce qui est un problème en soit. Et kewee avec certains drivers. Personnellement, ce fut la première fois qu'un Windows me stun autant. J'étais un linux user dans le temps et j'arrêtais pas de basher sur Microsoft. Depuis Office 2007 et Windows 7, je suis vendu. Je me sens bien plus efficace et j'ai l'impression que l'argent investit sur Windows (contrairement à Linux) en vaut la peine. Still, c'est un défaut, c'est encore un peu cher. Ils ont bien fait d'imiter la search function de MacOSX. ___________________________________________________________________________________________________________________________ Pour MacOSX Snow Leopard, c'est aussi relativement léger. Ceci dit, pour les applications non-Apple, j'ai l'impression que c'est plus slow. Firefox, par exemple, me paraît beaucoup plus lent sur Mac que sur Windows. Je sais, plusieurs ne voient pas l'intérêt d'utiliser Firefox plutôt que Safari, mais personnellement, je suis incapable de m'adapter à Safari.J'aime pas le user interface (quoique je trouve cool l'installation des programmes : copie-colle l'éxécutable dans le dossier application -- et la possibilité d'utiliser macports) des Macs et j'ai l'impression de toujours chercher mes dossiers personnels. Je trouve pas ça très intuitif. Personnellement, à l'inverse de Vacpower, je trouve ça très désordonné (sauf pour les applications). Surtout que le super lecteur pdf de Mac (preview) ne fonctionne pas sur mon Mac, c'est carrément un problème. iTunes est beaucoup trop lent pour moi. Trop gros, trop massif. L'utilisation de spaces est vraiment un atout majeur pour les Mac. L'idée des bureaux virtuels (prise de Linux, je crois) est une très bonne idée. En plus, la console est aussi un atout. J'aime bien navigué à travers mes fichiers avec une console. __________________________________________________________________________________________________________________________ Je ne me suis pas mis à jour dans Linux depuis longtepms...
×
×
  • Créer...