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Ça fait deux ans, et je suis pas tanné, je ferais ça toute ma vie. Je veux dire, non, je ferais pas ça toute ma vie, j'ai un "plan de carrière", mais je me verrais vivre dans une société comme ça. 

L'affaire c'est que je suis pas chez moi à tourner en en rond, j'ai un horaire car j'ai profité du "temps libre" pour me discipliner à suivre un horaire, et je manque absolument pas de trucs extérieurs pour meubler mes journées, j'ai plusieurs petit contrat indépendant où j'aide mes amis dans différents projets, conseiller marketing, faire des cartes d'affaires, bâtir des maisons, écrire de scénarios, corriger des textes. J'ai plusieurs amis entrepreneur et indépendant et je me sens parfaitement valoriser dans le fait de leur donner mon aide, littéralement. J'ai une amie réalisatrice chez Radio-Can qui écrit des textes pour un magazine, je l'aide dans tout ça. J'ai une amie en toxicologie, je l'aide dans ses recherches. Une autre en enseignement de l'éthique. Un autre en construction général, un autre en design. Je manque pas de job, c'est juste que je trip calissement beaucoup sur le fait de pas ressentir de pression à leur charger quoi que ce soit. Non seulement j'aime ça, je crois durement que c'est comme ça que l'humanité devrait vivre. Mais bon, ça c'est un autre sujet.

Ultimement je sais que je peux pas continuer comme ça, je suis chanceux parce que ce sont mes amis, mais j'ai de la difficulté avec des étrangers, et éventuellement j'espère bien que mes amis vont passer à un niveau où mon aide sera pas suffisant. 

Je doute pas qu'un jour le désir de retourner à l'école apprendre concrètement et de finir mon cours (parce que j'aime vraiment légitimement ça) va me prendre, en attendant le problème est justement que je m'ennuie pas :) 

 

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Il y a 1 heure, Gamin a dit :

Alors c'est un mélange entre le fait que j'ai pas eu particulièrement de chance dans ma vie, ni dans mes projets, et que ma personnalité hyper-sensitif fait que je m'épuise rapidement pour pas grand chose alors j'ai l'abandon facile, donc j'ai jamais été porté à croire en faire ma propre chance, encore moins à essayer de faire du bruit.  

Sache-le, ton témoignage m'apporte beaucoup de réconfort dans ma semaine. Lundi, j'ai abandonné ma job de monteur de pneus. Mardi, je me suis trouvé une job de plongeur, et j'ai fait un chiffre le soir même. Hier, j'ai abandonné la job de plongeur.

Je trouve que c'est difficile de trouver un milieu de travail qui corresponde à un hypersensible. Les nouveaux environnements abusent mes sens, me poussent bien malgré moi au-delà de mes limites mentales. Ça me fait apprendre rapidement, mais je reste perché sur un pic d'adrénaline et c'est insoutenable. Toutefois, quand le rôle est assimilé, je tombe dans l'ennui et je fane.

C'est un pattern qui se répète, qui fait partie de mon fonctionnement et que je dois accepter pour vivre authentiquement ma vie.

Gamin, je ne te vois pas stagner à un endroit pendant des années. Je te vois plutôt évoluer dans des milieux ouverts et mutables et c'est là qu'il faut que tu sois selon moi. Et tu sembles très bien le savoir que c'est ainsi que tu peux révéler ta richesse humaine, dans un milieu qui laisse respirer ton esprit libre.

Après, retenter le marché du travail, ça reste toujours enrichissant, que ce soit simplement pour vivre ou pour définir où tu te situes dans le monde. 

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Il y a un dicton en affaires qui dit : "work for a full price or free, but never cheap".

L'important c'est de faire quelque chose dans lequel ton coeur y est et ne pas finir couch potato (ou office potato).

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Il y a 2 heures, Gamin a dit :

Ça fait deux ans, et je suis pas tanné, je ferais ça toute ma vie. Je veux dire, non, je ferais pas ça toute ma vie, j'ai un "plan de carrière", mais je me verrais vivre dans une société comme ça. 

L'affaire c'est que je suis pas chez moi à tourner en en rond, j'ai un horaire car j'ai profité du "temps libre" pour me discipliner à suivre un horaire, et je manque absolument pas de trucs extérieurs pour meubler mes journées, j'ai plusieurs petit contrat indépendant où j'aide mes amis dans différents projets, conseiller marketing, faire des cartes d'affaires, bâtir des maisons, écrire de scénarios, corriger des textes. J'ai plusieurs amis entrepreneur et indépendant et je me sens parfaitement valoriser dans le fait de leur donner mon aide, littéralement. J'ai une amie réalisatrice chez Radio-Can qui écrit des textes pour un magazine, je l'aide dans tout ça. J'ai une amie en toxicologie, je l'aide dans ses recherches. Une autre en enseignement de l'éthique. Un autre en construction général, un autre en design. Je manque pas de job, c'est juste que je trip calissement beaucoup sur le fait de pas ressentir de pression à leur charger quoi que ce soit. Non seulement j'aime ça, je crois durement que c'est comme ça que l'humanité devrait vivre. Mais bon, ça c'est un autre sujet.

Ultimement je sais que je peux pas continuer comme ça, je suis chanceux parce que ce sont mes amis, mais j'ai de la difficulté avec des étrangers, et éventuellement j'espère bien que mes amis vont passer à un niveau où mon aide sera pas suffisant. 

Je doute pas qu'un jour le désir de retourner à l'école apprendre concrètement et de finir mon cours (parce que j'aime vraiment légitimement ça) va me prendre, en attendant le problème est justement que je m'ennuie pas :) 

 

C'est bien intéressant, merci pour ta réponse.

C'est quoi le montant que tu touches par mois ? Tu fais comment au quotidien avec si peu ? Tu te loges comment ? T'as le sentiment d'être pauvre ? Tu te prives à quel point ?

Sens-toi parfaitement libre de ne pas répondre à mes questions, mais je suis sincèrement curieux. On parle souvent de l'aide sociale dans les médias, des statistiques, des compressions, des réformes, mais rarement des personnes. Ça me semble plus intéressant que de donner ici son salaire.

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Si j’ai bien compris tu es un travailleur autonome qui fait du travail au noir et du bénévolat qui utilise l’aide sociale comme revenu minimum garanti ?

 

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Il y a 6 heures, Gamin a dit :

ou bien le fait de ne pas avoir de papier d'identité parce que mon ancien proprio détient mes document personnels en otage après avoir vidé l'appart pour que je paie la part de mon ancien-coloc qui est partit sans dire un mot en vélo-survie à travers l'Amérique du Nord)

 

Pardon? 

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Il y a 20 heures, MattIsGoD a dit :

Veux-tu être mon pauvre?

Je n'ai ni Dieu ni Maître et je ne reçois d'ordre de personne.

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Et tu n'as pas de travail non plus. Si seulement tu étais travailleur autonome et en mesure d'offrir tes services ce serait le pied. 

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il y a 5 minutes, Lux a dit :

Je n'ai ni Dieu ni Maître et je ne reçois d'ordre de personne.

Je disais plus ça dans le sens suivant:

Un de mes amis aime bien dire que chaque contribuable fait vivre un BS. Dans son cas, c'est sa propre mère. Perso, j'aimerais bien me dire que c'est toi. Je te connais un brin, je t'aime bien et je me sentirais joyeux de savoir que je contribue à tes addictions au pot et aux jRPGs.

No strings attached.

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Il y a 14 heures, Chicken of the infinite a dit :

@GaminTu vas voir Gamin, l'aide sociale on finit par se tanner.. Ça devient déprimant à la longue de ne pas avoir d'horaire ou de trucs extérieurs pour meubler ses journées.

À ce jour j'suis très heureuse de travailler, j'me sens tellement mieux. Ça peut sembler stupide, mais le boulot c'est gratifiant.

Laisse le temps passer tu vas voir.

Evidemment travailler c'est bien. Ca occupe l'esprit, et surtout ça permets de vivre en ayant le bon feeling d'être récompensé pour avoir offert quelque chose de soi. Mais se tanner d'avoir le choix de faire des choses et d'être libre de prendre le temps de le faire, ça reste quand même génial. Quand on sait bien s'occuper de soi, on a pas de problème à ne pas travailler. Et c'est ce que tout le monde fini par devoir faire, passé l'age de travailler.

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il y a 1 minute, MattIsGoD a dit :

Je disais plus ça dans le sens suivant:

Un de mes amis aime bien dire que chaque contribuable fait vivre un BS. Dans son cas, c'est sa propre mère. Perso, j'aimerais bien me dire que c'est toi. Je te connais un brin, je t'aime bien et je me sentirais joyeux de savoir que je contribue à tes addictions au pot et aux jRPGs.

No strings attached.

Soit ! Je veux bien être ton pauvre, sache toutefois que je considère l'argent comme quelque chose de profondément sale.

Ce qui me rappelle le fameux mot d'André Arthur : Si tu veux savoir ce que Dieu pense de l'argent, regarde à qui il en donne.

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Sans vouloir t'offenser je sais que tu sais ce que André Arthur pense des gens indigents qui ne travaillent pas. 

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Il y a 1 heure, Lux a dit :

Soit ! Je veux bien être ton pauvre, sache toutefois que je considère l'argent comme quelque chose de profondément sale.

Ce qui me rappelle le fameux mot d'André Arthur : Si tu veux savoir ce que Dieu pense de l'argent, regarde à qui il en donne.

J'suis un salopard, c'est une évidence, mais je suis TON salopard.

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Il y a 16 heures, Gamin a dit :

Ça fait deux ans, et je suis pas tanné, je ferais ça toute ma vie. Je veux dire, non, je ferais pas ça toute ma vie, j'ai un "plan de carrière", mais je me verrais vivre dans une société comme ça. 

Je ne comprends pas. Comment un gars qui semble en pleine possession de ses moyens puisse avoir droit à l'aide sociale depuis deux ans? Je veux dire, il n'y a aucun suivi? On ne te demande pas de rendre des comptes quant à la recherche active d'emplois? Je ne dis pas si tu avais des limitations physiques et/ou mentales, mais ça ne semble pas être le cas puisque tu peux bâtir des maisons.

Sérieusement j'ai des préjugés défavorables quant à ceux qui abusent du système alors qu'ils sont aptes au travail. C'est un peu comme enlever le pain de la bouche de ceux qui n'ont pas le choix de recevoir leur chèque pour vivre.

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Et tu pense quoi des PDG de Cominar qui se font congédier pour incompétence comme Michel Dallaire et qui reçoivent 6.2 millions en dédommagement en 2017 ?

Ça pourrait faire vivre combien de personnes pauvres si on faisait le calcul ? 

620 $ x 12 mois = 7440 $ 

6,2 millions / 7440 = 833.33

Cela ferait vivre 833 personnes pendant un an.

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Il y a 14 heures, Athos a dit :

C'est bien intéressant, merci pour ta réponse.

C'est quoi le montant que tu touches par mois ? Tu fais comment au quotidien avec si peu ? Tu te loges comment ? T'as le sentiment d'être pauvre ? Tu te prives à quel point ?

Sens-toi parfaitement libre de ne pas répondre à mes questions, mais je suis sincèrement curieux. On parle souvent de l'aide sociale dans les médias, des statistiques, des compressions, des réformes, mais rarement des personnes. Ça me semble plus intéressant que de donner ici son salaire.

 

Il y a 14 heures, Coqueta a dit :

Si j’ai bien compris tu es un travailleur autonome qui fait du travail au noir et du bénévolat qui utilise l’aide sociale comme revenu minimum garanti ?

 

 

il y a une heure, Sikaneba a dit :

Je ne comprends pas. Comment un gars qui semble en pleine possession de ses moyens puisse avoir droit à l'aide sociale depuis deux ans? Je veux dire, il n'y a aucun suivi? On ne te demande pas de rendre des comptes quant à la recherche active d'emplois? Je ne dis pas si tu avais des limitations physiques et/ou mentales, mais ça ne semble pas être le cas puisque tu peux bâtir des maisons.

Sérieusement j'ai des préjugés défavorables quant à ceux qui abusent du système alors qu'ils sont aptes au travail. C'est un peu comme enlever le pain de la bouche de ceux qui n'ont pas le choix de recevoir leur chèque pour vivre.

@Sikaneba Je comprend le sentiment, mais faut comprendre que j'ai mon orgueil et mon égo aussi, quand je vous en parles je le fais avec discernement, en essayant d'être consciencieux, en faisant un peu dans l'auto-dérision. Je vais pas venir pleurer mon sort alors qu'on est en Amérique du Nord et qu'être pauvre ça vient avec Internet haute-vitesse.

Je te dirais que bien sûr, j'ai le sentiment d'en profiter un peu - si c'était différent, si j'étais ailleurs ou si j'avais pas le droit à l'aide sociale, je ne serais pas mort, j'aurais trouvé un moyen de survivre autrement: donc oui, j'en profite - mais ultimement... ça va pas totalement bien non plus. 

Dit toi, est-ce que tu le ferais? Tu mettre sur l'aide social? Est-ce que tu trouves ça normal que je préfère être sur l'aide social? Tu penses pas que c'est signe que quelque chose ne va pas? Et ce quelque chose là qui ne va pas, tu crois pas que ça serait injuste de dire que ça ne correspond pas à une limitation? C'est pas un cheat code, là, j'ai pas trouvé un hack dans le jeu qui me donne un avantage sur les autres ahahah je travaille pas, si c'était tant un bon truc que ça tout le monde le ferait, mais pourtant si personne le fait c'est surement pour une raison. 

Pour répondre à tes questions, la réalité c'est que du moment où j'ai fait mon inscription au moment d'acceptation, il s'est passé 6 mois. Normalement c'est plus rapide que ça mais dans mon cas il semblerait que ça peut jamais être simple. Ensuite après quelques rencontre on a déterminé mon orientation vers un programme en DEP, financé par Emploi-Québec, après des rencontres avec des conseillers d'orientation et l'attente du début des cours, 6 mois s'était écoulé. J'ai fait 6 mois de cours [pourquoi j'ai arrêté, ça c'est une autre histoire]. Ça fait 6 mois de ça duquel j'ai eu des suivies et j'ai d'autres rencontre pour continuer mon cours. 

La réalité c'est que ces gens là sont vraiment humain, et ça m'a étonné, mais ils comprenaient parfaitement ma situation et il semblerait que ça soit un peu plus répandu qu'on le croit. Ils ont jugé que ma condition est une limitation. 

@Coqueta Un peu, oui. Je veux pas dire que je fais du travail au noir, parce que je suis pas rémunéré, mais je comprend que ça ai l'air de ça. En vrai, c'est juste mes amis qui viennent me voir sur Facebook et me demande: "Tu penses quoi de ça?" pis finalement je fais de l'excès de zèle. J'ai pensé faire du bénévolat plus concrètement avant de recommencer mon cours, je considère et jongle encore à suivre la formation de prévention de situation de crise et faire des heures dans des centres de préventions de suicides, mais plus je lis des compte-rendu moins ça me tente. Je veux au moins en discuter avec les centres, au moins savoir s'ils offrent des ressources et un suivi aux bénévoles. 

Mais oui je suis pour le revenu minimum, pas juste dans ma vision personnel mais que c'est une nécessité pour se préparer à survivre à l'ère de l'automatisation, ça m'étonnerait ben gros qu'on ai de la place pour 9 milliards de programmeurs et d'ingénieurs dans le futur. Ma vision de la société du futur? C.f. The Expanse 

@Athos Non ça me dérange pas du tout. Ça me donne environs 650$ par mois. Mes seuls dépenses sont: logement en colocation à Hochelag (300$), hydro+internet (50$), cellulaire (~20$), donc ça me laisse environs 300$ par mois pour le reste, et ça me coute rarement plus que 50$ par semaine pour me nourrir (je fais de la micro-pousse donc c'est un plus aussi, sans parler que l'été je pense pas payer un seul légume ou un seul pain tellement y'en a à donner). 

Pis je serais capable d'aller en bas de ça, parce que je n'aime pas avoir internet à la maison (mais mes colocs ont eu un rictus d'attaque cardiaque quand je leur ai proposé ça) et que je n'utilise pas les banques alimentaires. 

J'ai le sentiment d'être pauvre seulement dans mes interactions sociale, les bars, les restaurant, les concerts, ce ne sont pas des choses où je vais par moi même alors j'ai pas le sentiment de m'en priver, mais inévitablement quand j'ai des amis qui veulent faire ça je suis toujours prêt à être laisser derrière. Ça n'arrive pas, mais je veux pas rien prendre pour acquis. 

Bien sûr y'a les dépenses de confort qui prennent le bord, les dépenses de "j'ai besoin de dépenser", le nouveau linge, le nouveau gadget, etc, quand je travaillais je ressentais cette pulsion là, et ça me faisait du bien d'acheter. En ne travaillant pas, c'est comme si le stress du travail disparaissait, et donc avec lui les besoins de l'apaiser. Ma consommation de drogue a diminué de 95%, consommation d'alcool aussi, de café, de cigarettes, d'achat compulsifs. Je suis chanceux d'avoir presque aucune responsabilité (pas de voitures, pas de blondes, personne à ma charge, etc) parce que pour moi le fait d'être pauvre est beaucoup moins stressant que son contraire.

C'est fou de penser à tout ça, je sais que c'est facile de m'imaginer complaisant, en train de rire dans vos faces ahahah je travaille pas, la réalité est que je suis ébahi. Je peux regarder le vent être invisible et je suis impressionné, alors imaginez un peu ce que je pense du fait qu'on soit une société qui me permette d'être dans la situation dans laquelle je suis. Une société dans laquelle être pauvre, c'est avoir internet haute-vitesse, c'est dur pour moi de pas trouver ma situation fucking awesome. Ça me prend littéralement un effort pour me dire que c'est pas normal, que ouais je devrais me botter le cul, que y'a des gens dans ce monde qui juge le fait que je suis pas en train de vendre des souliers chez Yellows parce que ça serait supposément plus pertinent socialement que ma simple existence. Mais je suis incroyablement reconnaissant de ce que je vie, et j'essaie de le redonner du mieux de mes capacités. Je me sens pas particulièrement mal non plus, j'ai donné beaucoup, après tout j'ai travaillé et j'ai payé de l'impôt, je continue de payer des taxes. Je crois avoir mérité cette petite pause là, mais ça ne veut pas dire que je ne l'apprécie pas.  

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Vraiment intéressant. Je vais probablement revenir plus tard commenter plus longuement, mais je voulais te recommander de lire Confessions d'un cassé de Pierre Lefebvre, si ce n'est pas déjà fait. Je ne l'ai pas lu moi-même, mais pour en avoir entendu parler pas mal et avoir lu des recensions, je pense que ça pourrait te plaire, autant le propos que la plume. Disponible dans toute bonne bibliothèque ou presque.

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Il y a 14 heures, B~E a dit :

Pardon? 

J'ai été en colocation avec un ami y'a deux ans, à mon arrivé à Laval (début de mon aide-social) et les deux on était sur le bail. Mon ami parlait depuis longtemps de partir faire le tour de la côte Ouest canadienne et descendre en Californie avec juste son vélo et des sacs de provisions de survies (il a étudié la question pendant presque deux ans, alors il était vraiment bien préparé). Il devait trouver quelqu'un pour prendre sa chambre. Au moment de partir, il m'a dit qu'il n'avait trouvé personne - en fait il avait trouvé des gens, mais pas de confiance - et il m'a dit verbatim: "Anyway c'est pas b'en grave, rendu dans l'ouest moi je vais toute loader mes carte de crédits et faire faillite, alors je vais mettre le loyer la dessus."

Ça l'air louche vite comme ça, mais je le connais depuis longtemps, je lui fais confiance.

Il est partie. Il avait deux mois de retard donc j'étais pas au courant, et il restait deux mois avant la fin du bail. 4 mois x 550$. Ouch.

Vite comme ça j'ai l'air naïf, voir que je lui ai fait confiance? Non non. J'avais raison de lui faire confiance, juste pas pour les bonnes raisons. Il était sincère dans ce qu'il m'a dit, il avait l'intention de loader ses cartes de crédit et faire faillite et mettre le loyer la dedans.

Mais le "la dedans" duquel il parlait était "la faillite", il voulait mettre sa dette de loyer dans sa faillite maudit crétin.

Anyway. Le proprio voulait son cash, je voulais négocier une entente à long terme (100$ par mois). Je suis rentré dans l'appart un après midi et tout les meubles était en entrepôt, avec une lettre de l'agence de recouvrement du proprio que je lui devais 3300$ pour les ravoir (2 mois retard mon coloc, et 2 mois complet qui s'en venait). 

Je me suis dit fuck off pis j'ai crissé mon camp.

J'ai compris avec le temps que peut être que y'a eu mal entendu et il pensait que mon 100$ par mois c'était tout inclus, alors que j'insinuais juste la part de mon coloc, mais oh well c'est fait maintenant alors bon. 

il y a 2 minutes, Athos a dit :

Vraiment intéressant. Je vais probablement revenir plus tard commenter plus longuement, mais je voulais te recommander de lire Confessions d'un cassé de Pierre Lefebvre, si ce n'est pas déjà fait. Je ne l'ai pas lu moi-même, mais pour en avoir entendu parler pas mal et avoir lu des recensions, je pense que ça pourrait te plaire, autant le propos que la plume. Disponible dans toute bonne bibliothèque ou presque.

Ça l'air intéressant effectivement, merci! 

Je vais aller le voler au Archambault tantôt [c't'une joke]

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il y a une heure, Gamin a dit :

 

 

@Sikaneba Je comprend le sentiment, mais faut comprendre que j'ai mon orgueil et mon égo aussi, quand je vous en parles je le fais avec discernement, en essayant d'être consciencieux, en faisant un peu dans l'auto-dérision. Je vais pas venir pleurer mon sort alors qu'on est en Amérique du Nord et qu'être pauvre ça vient avec Internet haute-vitesse.

Je te dirais que bien sûr, j'ai le sentiment d'en profiter un peu - si c'était différent, si j'étais ailleurs ou si j'avais pas le droit à l'aide sociale, je ne serais pas mort, j'aurais trouvé un moyen de survivre autrement: donc oui, j'en profite - mais ultimement... ça va pas totalement bien non plus. 

Dit toi, est-ce que tu le ferais? Tu mettre sur l'aide social? Est-ce que tu trouves ça normal que je préfère être sur l'aide social? Tu penses pas que c'est signe que quelque chose ne va pas? Et ce quelque chose là qui ne va pas, tu crois pas que ça serait injuste de dire que ça ne correspond pas à une limitation? C'est pas un cheat code, là, j'ai pas trouvé un hack dans le jeu qui me donne un avantage sur les autres ahahah je travaille pas, si c'était tant un bon truc que ça tout le monde le ferait, mais pourtant si personne le fait c'est surement pour une raison. 

Pour répondre à tes questions, la réalité c'est que du moment où j'ai fait mon inscription au moment d'acceptation, il s'est passé 6 mois. Normalement c'est plus rapide que ça mais dans mon cas il semblerait que ça peut jamais être simple. Ensuite après quelques rencontre on a déterminé mon orientation vers un programme en DEP, financé par Emploi-Québec, après des rencontres avec des conseillers d'orientation et l'attente du début des cours, 6 mois s'était écoulé. J'ai fait 6 mois de cours [pourquoi j'ai arrêté, ça c'est une autre histoire]. Ça fait 6 mois de ça duquel j'ai eu des suivies et j'ai d'autres rencontre pour continuer mon cours. 

La réalité c'est que ces gens là sont vraiment humain, et ça m'a étonné, mais ils comprenaient parfaitement ma situation et il semblerait que ça soit un peu plus répandu qu'on le croit. Ils ont jugé que ma condition est une limitation. 

Tu me demandes si je le ferais? La réponse est clairement non. Parce que justement j'ai trop d'orgueil et que je pourrais difficilement accepter de vivre au crochet de la société par manque de motivation, par paresse and God knows what. Et surtout, je ne suis pas de ces personnes qui se contentent du minimum dans la vie. 

Tu dis que ta condition est une limitation. Je serais bien curieuse de savoir ce que tu entends par là. Que je sache, il n'y a que le corps médical qui puisse établir une quelconque limitation physique ou mentale à un individu X. 

Je maintiens avoir des préjugés défavorables avec des cas similaires au tien, mais je reste ouverte et ne demande qu'à être convaincue que ce n'est pas de l'abus.

 

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