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RBC

Le choix de ne pas travailler

Déchet(s) recommandé(s)

L'autre jour en revenant du travail je me posais la question à savoir comment les gens comme Lux qui ne travaillent pas par choix font pour meubler leurs journées et leurs nuits. Il me semble qu'à partir d'un certain moment on doit se mettre à chercher un sens à son existence. Si quelqu'un a adopté ce choix de vie, peut-être Gamin si je fais erreur corrigez-moi, pourrait me répondre plus en détails j'en serait fort aise. Aussi, la possibilité de conversations satellites dans la même veine serait adéquate. Si c'est pour entendre Matt la tête d'eau répondre TG il peut aller se faire enculer par une ancre de paquebot.

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Lux a des troubles de santé mentale, alors ce n'est pas exactement par choix, cependant en quoi ça l'empêche de travailler ça serait intéressant de le savoir.

Dans mon cas c'est juste une longue ligné de mauvaise chance et de mauvais choix, même si initialement l'aide sociale avait été causé par un burn out de mon ancienne job et un dégoût total de l'aspect jobine par la suite, j'ai trouvé un secteur d'étude réalisable et qui m'intéresse et m'était inscrit a l'école et j'y retourne dès que je reçoit mes papiers d'identités. 

Mais je n'ai aucune difficulté à meubler mes journées à travers... mon dieu, littéralement tout ce qui existe, la seule chose qui est déplaisant c'est l'isolation parce que tout le monde est occupé à travailler alors tout le monde est trop occupé pour entretenir des projets personnels, autrement mon nombre de projets artistiques, designs et créatifs serait à son comble. L'argent est un facteur aussi, mais ça force à travailler dans des contraintes qui font ressortir la créativité et la pousse à ses limites.

Y'à le fait aussi que je suis 100% pour un mode de vie post-scarcity où les besoins essentiels seraient comblés et le travail/accomplissement personnel/social/projet serait sur une base volontaire, un peu comme avec les théories de revenu minimum garantie. Je vois absolument aucun problème avec ça, au contraire. 

Malhereusement ça fonctionne juste si tout le monde est affecté, quand c'est juste toi c'est moins le fun lol.

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La drogue m'est d'un précieux secours, quand vient le temps de pallier à l'ennui qui habite mes jours.

Nous les pauvres, c'est notre Paradis.

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J'ai choisi de ne pas travailler parce que je ne souhaite pas vibrer au diapason du chaos. Comme Gamin, ça m'a fait rencontrer le burnout.
Pas question d'over-overclocker mon processeur une fois de plus, j'ai besoin de respecter une certaine cadence.
Chez les intuitifs hypersensibles, la mémoire vive est rapidement saturée, il faut filtrer ce qui est superflu.

Personnellement, ça signifie de faire une croix sur 90% des emplois offerts.

Ça signifie également que je n'arrive pas à décrocher de jobine, probablement parce que je suis trop honnête dans mes besoins. Et c'est tant mieux, je vais chercher tant et aussi longtemps que je n'aurai pas trouvé un emploi qui s'accorde naturellement avec ces besoins.

Concrètement, c'est une décision inconséquente, égoïste, irresponsable, pas facile à justifier, et financièrement insoutenable.
Potentiellement, cela me libère d'une vie par procuration, ça me garde aligné avec mes valeurs, ça devient des bases d'affirmation pour le futur. Pas question de me réveiller déjà rendu dans mon lit de mort.

Personne dans mon entourage IRL ne parvient à comprendre ce que je suis entrain de faire avec ma vie, qu'est-ce qui se cache derrière mes décisions. Tsé, des fois on décide de prendre les routes barrées, de kicker deux trois cônes en chemin et puis de ramper dans la fange et les éboulements au lieu de prendre rouler sur la voie goudronnée comme tout le monde. 

Et on n'a pas besoin de  tout justifier. L'intuition n'est pas aussi accessible que la pensée discursive. Elle a également ce défaut de nier les temporalités et les lieux. On ne peut parfois tout simplement pas justifier. Je fonctionne principalement avec mes trippes et mon coeur, m'ajuster sur la pensée et l'action concrète (aka les jobs qui nous sont accessibles quand on a juste un secondaire V) est une source d'épuisement et de frustration. Je n'ai jamais réussi à garder l'équilibre en étant sur le marché du travail.

Bref, il y a tant de raisons de renoncer au travail d'un salarié, que ce soit parce qu'on est malade mental ou parce qu'on refuse de le devenir, pour moi c'est une forte combinaison des deux + des valeurs rigides et radicales.

-

Pour ce qui en est de meubler les journées, c'est plutôt facile. J'ai une liste de tâches à accomplir, un trello pour gérer les projets et les idées. Je vais lire à la bibliothèque, je prend soin d'apprendre quelque chose de nouveau chaque jour, ou de découvrir un nouveau film. Le plus difficile, c'est l'isolement, se priver de sorties par manque de moyens.

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Le véritable fond du problème n'est évidemment pas le chômage. Le problème, c'est le travail.
Là aussi, il y a une complicité entre le chômage et le travail. On crée artificiellement un désir de travail chez le non-travailleur.

Pourquoi ? Parce que l'homme, culpabilisé par l'évolution de la société industrielle a peur de se retrouver face à lui-même.
Et c'est la tragédie de l'homme d'aujourd'hui, de se retrouver tout seul, de n'avoir "rien à faire", de tituber devant le vide de sa propre condition,
alors qu'il n'y a que ça d'intéressant... On devrait encourager ceux qui ont la chance de ne pas travailler, qu'ils n'accordent pas une importance
extravagante du fait qu'ils ne travaillent pas pour cette société de merde ! On les encourage à se sentir coupable.
Je trouve ça honteux qu'on encourage la culpabilisation des chômeurs.
Les gens sont conditionnés pour sacrifier leur vie à passer 8 à 10 heures par jour dans un bureau pour faire tourner une entreprise.
Il faudrait, au contraire, qu'ils soient fiers quand les circonstances leur donnent l'occasion de ne pas travailler !

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... dit cet éminent professeur titulaire à la plus réputée usine d'employabilité au Québec (HEC Montréal). 

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J'ai également soulevé des interrogations sur le travail rémunéré dans un autre sujet. Personnellement, je travaille par nécessité et n'y trouve aucun plaisir. J'aimerais avoir le choix de ne pas travailler mais mes besoins personnels sont trop dispendieux (nourriture, alcool, drogue).

J'ai déjà formulé une question qui me permet de savoir si j'ai réellement envie d'une carrière en particulier: si je gagnais le prix de 1000$/semaine à vie de Loto-Québec, est-ce que je continuerais mes études? Est-ce que je me dirigerais vers une carrière en particulier? La réponse est plutôt inquiétante sans doute aux yeux de la société puisque je n'ai trouvé aucune occupation valorisée monétairement qui m'intéresserait dans ce contexte. Selon moi, soit les gens sont légèrement hypocrites quand ils disent aimer leur travail puisque c'est d'abord pour l'argent qu'ils le font ou encore c'est moi qui est différent des autres de ne pas aimer travailler.

Ceci dit, je ne suis pas paresseux. Quand quelqu'un me demande de l'aide pour déménager ou pour des travaux, il est rare que je me désiste et je suis souvent celui qui travaille le plus fort. Quand je suis en congé, j'occupe mon temps à l'acquisition de nouvelles connaissances et habiletés. "Perdre du temps" est une expression vide de sens pour moi. Je pourrais avoir un an de congé enfermé dans mon appartement et j'aurais assez de livres à lire dans mes bibliothèques pour ne pas m'ennuyer une seconde. Le manque de contact social serait alors le principal problème que je rencontrerais.

Si je gagnais 1000$ par semaine à vie, je pourrais m'acheter une petite maison en forêt et m'occuper de mon terrain, de mon jardin. Je lirais, écrirais et chanterais jusqu'à ce que je réalise qu'il me manque quelque chose, même si ça prendrait sûrement quelques années. Après ça, je trouverais un moyen de m'impliquer bénévolement, sans doute dans le domaine culturel ou scientifique. Je pourrais même m'impliquer dans le communautaire, qui sait. Aider les gens un peu perdus et tristes et essayer d'améliorer leur condition. Malheureusement, rien de tout ça n'est valorisé par le système socio-économique en place. Il est certes possible de devenir professeur, directeur de musée, organisateur de spectacles, travailleur social ou psychologue mais ces carrières qui donnent un sens à la vie de ceux qui les pratiquent sont tellement prisées qu'elles sont à la fois sous-payées et inaccessibles. Je suppose que tout le monde veut avoir un impact positif sur le monde et que, paradoxalement, les carrières qui le permettent existent sous forme de situations hautement privilégiées. Capital symbolique et capital économique sont donc bel et bien opposés dans ce contexte.

Citation
Leclerc disait qu'pour tuer un homme fallait l'arrêter travailler
Non mais de quel homme y parlait sûrement pas d'moé
Si j't'ais pas passé dix huit ans
J'risquerais pas de r'tourner en d'dans
J'vendrais encore d'la mess aux indiens
Su'a Côte Nord comme dans l'temps
J'serais encore en train de vendre du weed en Gaspésie
Le double du prix
J'aurais pas quitté mes postes de traites
Pis j'serais sûrement su'l bord de la retraite
Révélation

 

 

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C'est drôle, mon but premiers dans la vie est de ne pas travailler. 

Pour cette raison, j'ai travaillé vraiment fort pendant 20 ans 6 jours semaine 10 h par jour avec 1 mois de vacance par année. 

Comme j'ai juste un secondaire 2 comme éducation j'avais pas vraiment le choix de faire des jobines au début et par la suite travailler dans le domaine que je connais le plus (marijuana).

 Maintenant a 41 ans, je suis à 2 ans de ma retraite et colline que j'ai hâte de rien faire. De ne pas avoir a penser a ci ou a ca, d'aller pêcher la truite tranquille sans stress, de passer mes journées à tondre mon gazon et de m'occuper de mes fleurs, de regarder les nuages pour la première fois, de faire l'amour à 2 H PM, de faire du bénévolat pour la protection des cotes du NB. 
Tsé, travailler c'est l'fun, mais pas travailler c'est encore mieux.

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