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RBC

L'humour en tant qu'industrie

Déchet(s) recommandé(s)

Le 2018-12-02 à 16:06, Fred Yankee a dit :

Cette théorie s'applique à environ n'importe quelle industrie :HAHAHA:

Combien d'universitaires finissent par ne pas être dans le domaine dans lequel ils ont étudié ? 

Par exemple, en enseignement, pourquoi le test de français n'est-il pas au début du programme ? Tu n'as pas à le faire avant deux ans avant qu'il devienne un pré-requis pour le 3e stage, plusieurs finiront par abandonner parce qu'ils sont incapables de le réussir ou ils seront retardés d'un an. Pourquoi ne pas épurer le produit dès le départ ? Comme plusieurs à l'ENH, plusieurs vivront dans le déni jusqu'à ce que le mur soit inévitable avant de changer de direction pour leur carrière.

C'est deux belles années d'argent pour l'université ça. 

Le TECFÉE se donne deux fois par année, pendant les 2 premières années et c'est impossible de faire ton stage trois sans l'avoir complété.
Puis on s'entend, c'est pas le genre de test que t'es supposé shank si t'as un tant soit peu étudié?

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Et si on parlait de la Montréalisation de l'humour ? 

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Je sais pas trop qu'est-ce que ça veut dire la "montréalisation" de l'humour.

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C'est lorsque l'humoriste termine toutes ses punchlines par "kessé t'en penses mon Réal?" 

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Le fait que tous les humoristes finissent par déménager à Montréal parce que c'est plus facile pour eux de faire de la télévision, de la radio et des tournées quand 4 million de personnes habitent la grande région métropolitaine de Montréal sur 8.4 million de Québécois et Québécoises. Que leurs textes sont inspirés de manière autobiographique et parlent d'avantage du quotidien d'un Montréalais sur le plateau que d'un Gaspésien ou d'un Saguenéen.

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RBC, tu devrais sérieusement travailler sur toi-même et envisager à devenir une personne moins bornée.

Tout le monde essaie de t'expliquer des choses pour t'aider à comprendre certaines lacunes dans ton comportement ou ta personnalité et tu veux jamais rien entendre. Comme si tu avais toujours raison. Ouvre dont ton COEUR.

 

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Il y a 21 heures, RBC a dit :

Et si on parlait de la Montréalisation de l'humour ? 

Le milieu culturel élargi est montréalisé. Y'a rien vraiment de spécifique à l'humour à part que pour dire que comme en musique, en cinéma, en art visuel, en TV, c'est là que ça se passe.

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À quand la "Murdocvilisation" ou "l'Amquisation" de l'humour? Supportons l'humour de région bout' d'viarge! 

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L'humour de région existe déjà. On appelle ça de la dérision.

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Le mot "Sorel-Tracysation" convient également.
 

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Le 2018-11-28 à 16:32, RBC a dit :

L'humour est aujourd'hui formaté de telle sorte que l'École Nationale de l'Humour est une entreprise à elle seule qui engrange des bénéfices monstres en chargeant 15 000 - 20 000 $ à ses étudiants que ce soit par le profil auteur ou celui d'humoriste sur scène. 

On essaie d'apprendre à faire rire en utilisant des formules maintes fois répétées qui, si elles fonctionnaient à une certaines époque, et envers un certain public, tombent désormais à plat car le public en question s'est développé à travers les années comme une référence, les spectateurs d'humour, qui sont en quelque sorte les clients, se sont raffinés. 

Je fait référence ici à la règle de 3. Je fais référence à l'humour d'observation avec la phrase trop clichée : Avez-vous déjà remarqué ? Je fait référence au crowd work cheap : Par applaudissements, ... Comment vous allez ? Et cetera. 

Les satanés personnages que Jean-Michel Anctil et Réal Béland aimaient emmener sur scène ne sont guère aussi amusants qu'ils l'étaient jadis, l'étaient ils vraiment pour l'époque ? Ou serait-ce simplement le public qui n'était pas habitué à y voir une qualité dite supérieure ? Des textes plus soutenus, une interprétation farfelue soit mais est-ce suffisant quand on choisit de dépenser 30 - 40 - 50 dollars sur un billet ? 

Quand la formule est déjà clichée, je crois qu'il est temps d'explorer de nouvelles voies. Les gens essaient aussi de reformater les humoristes en leur disant ; oui mais Rachid Badoury fait déjà de l'humour multiculturel. Même si ça fait partie de la vie intrinsèque d'un humoriste qui est justement issu des minorités raciales et que si son humour est auto-biographique, forcément il se doit d'avoir des références du même ordre.

On ne peut devenir drôle. On peut travailler ses habiletés et améliorer son efficacité mais on ne peut changer la donne, si ce n'est pas viscéralement ancré en soi, si ça ne fait pas partie de ce que nous sommes comme individu, avec notre personnalité bien propre à nous. 

Une grande, une énorme problématique existe dans l'éventualité où on accepte que les humoristes aient besoin d'auteurs pour bâtir leur spectacle, que les punch-lines et que les textes soient imaginés par des amis, d'autres humoristes, mais que le tout soit brandé comme si c'était l'humoriste A qui avait eu le flash, c'est un retour à la négritude littéraire, aux auteurs empruntés, qu'on ne daigne pas mentionner ailleurs que sur les couvertures de DVD et encore à l'arrière du DVD.

Les DVD, un média que plus personne n'achète encore en 2018 faute à Netflix et internet dans son ensemble. Aussi parce que la majorité des spectacles ne sont pas foutus de sortir en Bluray ou en 4K, ça fait un peu bas de gamme si vous me permettez l'expression.

Le fait de vouloir créer un produit au lieu de considérer l'humour comme un art dénature celui ci de sa profonde signification, de son utilité bien proverbiale, soit nous faire passer un bon moment, chasser l'anxiété, nous rendre heureux un temps soit peu, le temps d'oublier les nombreux problèmes qui sont des embûches à notre fonctionnement ou tout bonnement chasser l'ennui qui nous habite. 

Désormais il semble à la mode de se consacrer au stand-up. Style comique aux approches minimalistes, un micro, un banc, qui s'approche d'une certaine pureté. Je reconnaît apprécier la chose. C'est un exercice de style qui promet. Malheureusement le fait de vouloir créer des humoristes au travers de la machine à saucisses qu'est Juste Pour Rire, ComediHa ou encore mais surtout L'ENH nous donne un paysage humoristique où la majorité non silencieuse voir la quaisi totalité des artistes qui ressortent du processus sont des adeptes du stand-up. En conséquence, la diversité est moindre, la richesse de contenu en souffre car les mêmes référents sont souvent abordés.

 

 

Voilà un bon résumé de ce que Mike Ward dit à chacun de ses podcasts.

 

Il manque juste le bout où il dit que ce n'est pas normal que l'humour soit aussi populaire au Québec. 

Ça fait que n'importe quel quidam s'arroge le titre d'humoriste et n'impore quel bozo va voir son show même s'il n'aime pas l'humour haïssable.

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Le 2018-11-29 à 02:43, V8* a dit :

Ceux qui sont moins en faveur de l'école vont dire que le vrai stand up s'apprend dans les bars, qu'ils faut surtout écrire et monter le plus souvent sur scène pour arriver à trouver son propre style.

Le sujet parle de l'école, mais c'est seulement une des pièces du puzzle.

Comme tout les autres domaine, c'est surtout l'internet qui est venu faire l'amour au canin:

Citation

“I hated those fucking comedy clubs, fucking brick two minimum masculine bullshit places,” he said. “They self-selected one type of thing, of course women feel fucking awful to come, have you been there? Anyone that’s even vaguely not like the most masculine person in the world feels uncomfortable there.” But luckily Burnham has a quick fix, “Tear them down, they’re from the goddamn ‘80’s.”

https://www.vulture.com/2018/10/bo-burnham-comedy-clubs.html

Les bars attirent un style de clientèle particulier, qui eux à leur tour sélectionne un type d'humour qui leur convient mieux, et le reste meurt - parce que considéré inadapté à ce type de publique. Que ce soit à Montréal, Jonquière, Sorel, Québec, les gens qui vont regarder de l'humour dans un bar sont un publique bien différent de ceux qui évitent les bars, comme les petits fifs à la @Gamin, comme les petits fifs à la Bo Burhnam. 

------

Tout le monde veut être humoriste de la même façon que tout le monde veut être musicien, tout le monde veut être peintre, tout le monde veut être entrepreneur, tout le monde veut être travailleur autonome, tout le monde veut être... 

Ce n'est pas la faute de l'École de l'Humour.

Et on parle de clichés et formules, mais l'école au contraire cherche à diversifier les gens qui en sortent, c'est justement la première alternative au bar - qui eux forment un style homogène. 

Je titre du sujet était intéressant, mais peut facilement s'appliquer à tout les domaines et aller encore plus loin: l'industrialisation de l'art, l'industrialisation de nos passes-temps, l'industrialisation de nos hobbys - le besoin incessant de ramener du crisse de capital. 

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