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Le racisme à l'égard des autochtones en milieu urbain au Québec


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J'ai grandi dans un village situé entre deux réserves (Gesgapegiag et Listuguj). Les jeunes de Gesgapegiag allaient à la même école secondaire que tous les autres villages autour, j'ai donc passé mon enfance et mon adolescence en contact quotidien avec eux. C'est un milieu super conservateur, où le racisme et l'homophobie sont monnaie courante, mais les peuples autochtones n'étaient pas vraiment visés par le racisme de région, du moins pas à l'époque où j'y vivais. Ça vise plutôt les arabes, les noirs, les origines visiblement externes à la région. 

Ce n'est que plus tard quand je suis arrivée à Montréal que j'ai vu la triste réalité du racisme envers les peuples autochtones. Je croyais naïvement que ce genre de racisme n'existait pas parce que je n'avais jamais été confrontée à ça avant dans ma petite région isolée. J'ai fréquenté une Abénaki et j'ai été en couple avec un Mohawk pendant plusieurs années, ça m'a ouvert les yeux sur la réalité qu'ils vivent au quotidien. C'est aberrant. 

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@Kawish

Es-tu autochtone toi-même?

Kawish étant considéré comme un slur vraiment dégradant pour les peuples autochtones, je suis curieuse de savoir si c'est un terme que tu t'es réapproprié en tant que membre de cette communauté? 

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ouin bon maintenant pourquoi les Natives ont ce comportement... avoir des logements insalubre.. passer leur journee a boire de l'alcool et etre pas fiable au travail ? 

 

les blanc sont tu la cause direct de tout ca ?

 

je connais pas de natif des régions... seulement quelques "Mowak" de kanesatake car c'est proche de chez moi et ce nest pas un probleme generaliser dans ce coin 

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Ça ne m'étais jamais venu à l'esprit il y a quelques années encore qu'on pouvait être raciste envers les première nations (ma famille est remplie de métisses) et après, j'ai vu.

C'est quand même un fait qu'il y a de graves problèmes d'alcoolisme, de toxicomanie, d'obésité, d'inceste, et autres dans les réserves. Ça s'étend en partie à la population autochtone hors réserve, mais la vraie question c'est Iron qui la pose : pourquoi c'est comme ça. Est-ce que les blancs sont la cause directe, ou si les blancs les rejettent parce qu'ils ont ce comportement (ces comportements sont stigmatisés même quand on les retrouve chez les blancs) ou plus probablement, est-ce un cercle vicieux engendré par le rejet et entretenu par le rejet, mais aussi est-ce que le rejet est alimenté par ces comportements, même si à la base ce rejet vient d'un racisme de base (peur des gens physiquement ou culturellement différents).

Bref, c'est très complexe tout ça, et il y a clairement du racisme systémique envers les premières nations.

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Le 2019-08-13 à 00:23, Koala a dit :

@Kawish

Es-tu autochtone toi-même?

Kawish étant considéré comme un slur vraiment dégradant pour les peuples autochtones, je suis curieuse de savoir si c'est un terme que tu t'es réapproprié en tant que membre de cette communauté? 

J'ai pas assez de sang autochtone pour avoir un statut d'indien. 

J'ai cherché l'étymologie de ce terme et j'ai rien trouvé. Étrange.


 

Citation

 

Le statut d'Indien pourrait être étendu à des centaines de milliers de personnes

Jusqu’aux années 1980, la Loi sur les Indiens, instaurée en 1876, a privé de leur statut les femmes qui se mariaient à des non-Autochtones, de même que leurs descendants. Cette exclusion ne s'est cependant jamais appliquée aux hommes autochtones qui épousaient des non-Autochtones.

En vertu de ce projet de loi S-3, quelque 1,4 million de personnes ou descendants de personnes qui avaient perdu leur statut d’Indien pourraient ainsi s’en prévaloir.

De ce nombre, le conseil de bande estime qu’entre 35 000 et 65 000 personnes seraient ajoutées à la liste fédérale des Mohawks de Kahnawake, une communauté près de Montréal d’à peine 8000 habitants.

https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1263458/statut-indien-loi-gouvernement-federal

 


 

Citation

 

À la rencontre de la nation atikamekw avec Eruoma Awashish

Deux choses distinguent la nation atikamekw : sa langue restée très vivante et le travail de l'écorce. 95 % des Atikamekw parlent encore couramment l’atikamekw. C’est l’une des langues autochtones les plus vivantes au Canada. Cela s’explique par le fait que la communauté est isolée des grands centres urbains, établi en Haute-Mauricie , mais également parce que les enfants apprennent la langue atikamekw à l’école. 

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/dessine-moi-un-ete/segments/entrevue/128686/atikamekw-eruoma-awashish-tout-savoir-peuple-autochtone

 

 

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  • 4 semaines plus tard...

Un premier restaurant autochtone à Montréal inspiré par la passion

 

La chef micmaque Norma Condo a réalisé son rêve en ouvrant son restaurant et service de traiteur à Pierrefonds, dans l’ouest de l’île de Montréal. 

Au menu, des classiques de différentes cuisines autochtones – du thé du Labrador, du pain bannique (ou luskinikn, en micmac), du riz sauvage, des salades aux petits fruits – mais aussi des spécialités de la maison.

 

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  • 5 mois plus tard...


Le long du tracé de Coastal GasLink, 20 conseils de bande ont signé des ententes avec la compagnie gazière, dont 5 de la nation Wet'suwet'en. 

 

Les chefs héréditaires, issus d'un mode de gouvernance traditionnel, affirment de leur côté être les seuls à pouvoir consentir au passage d'un tel projet sur leur territoire traditionnel, jamais cédé par traité. 

wetsuweten-autochtones-colombie-britannique.thumb.jpg.c654a507d7939036ca77a93480cc2227.jpg

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1519800/coastal-gaslink-conflit-wetsuweten-pipeline

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  • 3 mois plus tard...

Les gens de la Côte-Nord (pour venir de Sept-Iles) sont définitivement racistes envers les autochtones.

Anecdote comme ça, j'ai grandit dans un quartier de Sept-Iles qui est en périphérie du "centre-ville" si on veut, le quartier s'appelle "Place de l'Anse". Depuis que je suis jeune, il y a quelques rues dans le quartier qui finissent littéralement dans le vide, c'est à dire que la rue arrête, avec un petit bout de gravier, un fossé et la forêt de l'autre côté. Essentiellement c'est des rues qui aboutissent sur rien parce qu'un jour on imaginait continuer de construire dans le quartier et continuer ces rues là. 

Il y a une dizaine d'années, à cause d'un "boom" de population dans la réserve de Uashat (qui est comme imbriqué dans la ville au départ), ils ont décidé d'agrandit la réserve avec la construction d'un nouveau quartier de "réserve" qui se trouve à être littéralement en arrière de Place de l'Anse, là où les rues qui aboutissent à rien auraient dû mener logiquement. Bref, comme finalement on construisait un nouveau quartier près de Place de l'Anse, la logique de départ était donc de connecter ce bout de réserve avec les rues "cul de sac" de Place de l'Anse, parce que c'est de loin l'affaire la plus logique.

Mais les gens du quartier se sont plains, parce que ça voudrait dire que les autochtones devraient passer par leur quartier pour se rendre chez eux, et aussi ça permettrait aux jeunes autochtones de facilement venir dans le quartier. 

Finalement ils ont changé le projet, et ils ont connecté la nouvelle réserve par deux rues qui ne passent pas dans Place de l'Anse. Faque t'a deux quartiers un à côté de l'autre, mais aucune rue commune qui les relie. 

Mais bon, ce genre d'histoire est complexe à interpréter, parce que oui je crois qu'il y a plusieurs personnes qui sont racistes là dedans. Mais en même temps objectivement si t'es pas vraiment raciste mais que tu tiens à la valeur de ta propriété, et que tu sais que le fait que d'autres sont racistes va faire diminuer la valeur de ta propriété (et aussi on va se le dire, c'est quand même factuel que la réserve a un plus haut taux de criminalité, c'est pas nécessairement juste un raisonnement qui dépend du racisme), ça devient un "sacrifice" pour la cause. Tout le monde sait c'est quoi la "bonne réponse" au plan moral, mais quand on demande aux gens de prendre cette option au dépend de leur intérêt économique concret, c'est pas surprenant qu'on obtienne ce résultat là.

 

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Le 2020-06-15 à 14:14, Vacpower™ a dit :

Mais en même temps objectivement si t'es pas vraiment raciste mais que tu tiens à la valeur de ta propriété, et que tu sais que le fait que d'autres sont racistes va faire diminuer la valeur de ta propriété (et aussi on va se le dire, c'est quand même factuel que la réserve a un plus haut taux de criminalité, c'est pas nécessairement juste un raisonnement qui dépend du racisme), ça devient un "sacrifice" pour la cause. Tout le monde sait c'est quoi la "bonne réponse" au plan moral, mais quand on demande aux gens de prendre cette option au dépend de leur intérêt économique concret, c'est pas surprenant qu'on obtienne ce résultat là.

 

Tu illustres quand même une belle séries d'excuses qui permettent de perpétuer le racisme systémique.

Quand le sacrifice pour la cause veut dire que ta maison puisse perdre quelque pourcent en augmentation de valeur, c'est du beau privilège au grand jour. Pourquoi est-ce qu'on considère toujours que dans le cas d'un voisinage entre deux quartiers, c'est toujours l'influence néfaste qui aura le dessus sur la bonne influence?

La richesse d'une co-existence égalitaire basé sur le partage, ça vaut beaucoup plus cher qu'un bungalow. Même pour le propriétaire de bungalow.

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  • 2 semaines plus tard...
Le 2020-06-16 à 15:00, Commissaire Laviolette a dit :

Tu illustres quand même une belle séries d'excuses qui permettent de perpétuer le racisme systémique.

Quand le sacrifice pour la cause veut dire que ta maison puisse perdre quelque pourcent en augmentation de valeur, c'est du beau privilège au grand jour. Pourquoi est-ce qu'on considère toujours que dans le cas d'un voisinage entre deux quartiers, c'est toujours l'influence néfaste qui aura le dessus sur la bonne influence?

La richesse d'une co-existence égalitaire basé sur le partage, ça vaut beaucoup plus cher qu'un bungalow. Même pour le propriétaire de bungalow.

Les beaux principes moraux c'est bien quand ce n'est pas ton argent et que ce n'est pas ta propriété.

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Imitant les Blancs, les Indiens avaient des esclaves noirs

En 2011, la deuxième plus grande tribu indienne d'Amérique avait privé une majorité d'Afro-Amérindiens de leur appartenance tribale. Quelque 2800 Freedmen n'étaient plus admissibles aux avantages tribaux et ne pouvaient plus participer aux élections tribales...

https://www.journaldemontreal.com/2020/06/24/imitant-les-blancs-les-indiens-avaient-des-esclaves-noirs

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