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1984

Un article qui m’a beaucoup plu

Déchet(s) recommandé(s)

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« Krishnamurti a dit un jour « Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade» Cependant, étant nés et élevés dans une telle société, la plupart des gens ne peuvent pas réaliser qu'elle est malade, encore moins qu'ils sont une partie de cette maladie, tout comme les poissons, qui, vivant dans l'eau, ne peuvent pas réaliser qu'ils sont dedans et font partie de la vie marine.

Que signifie vivre une vie normale? Dans le monde d'aujourd'hui, cela signifie être soumis à un lavage de cerveau à un très jeune âge pendant plus d'une décennie par ce que nous appelons la scolarité, pour ensuite travailler comme esclave salarié et rivaliser avec les autres pendant presque le reste de votre vie afin de simplement pouvoir payer des factures et survivre, consommer des produits sans fin parce que la publicité manipulatrice vous a convaincu de nuire inconsciemment à la planète que vous habitez et qui vous soutient, d'empoisonner lentement votre corps avec des aliments pathogènes, d'obéir aux règles et de suivre aveuglément les dogmes qui vous ont été imposés par des figures d'autorité, pour être passifs et non-créatifs, vous réprimer d'innombrables façons, vivre dans la souffrance sans rien faire pour la surmonter.

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Si vous vous arrêtez un instant et réfléchissez, vous pourriez vous rendre compte que ce type de vie est absolument malade, mais il est accepté par presque tout le monde comme sain, et il est même récompensé par la société. En fait, ceux d'entre nous qui savent mieux vivre de cette façon sont considérés comme ayant plus de succès, tandis que ceux qui souhaitent créer un chemin de vie différent, plus significatif et épanouissant, sont ridiculisés et méprisés, considérés comme stupides, bizarres, voire fous.

Mais quel est l'intérêt de vivre ainsi? La vie peut être vécue tellement mieux - nous pouvons vivre de façon ludique, remplie de rires, d'amour et de créativité, en paix avec nous-mêmes et avec les autres, en savourant les dons de l'existence. Malheureusement, seules quelques personnes parviennent à s'échapper de la matrice dans laquelle ils vivent inconsciemment depuis le jour de leur naissance. Ce sont ces rebelles qui, à un moment donné de leur vie, ont osé penser en dehors de la boîte mentale que la société leur a fournie et briser les entraves du conditionnement social.

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Se rebeller contre la normalité de la société est la chose la plus difficile que vous puissiez faire parce que vous avez besoin de courage pour être honnête avec vous-même et les autres. Dire la vérité dans un monde rempli de tromperie est extrêmement risqué car cela signifie aller à contre-courant de la tradition, ce qui signifie à son tour affronter la mentalité de la foule et traverser d'immenses difficultés à cause de cela.

Il y a eu beaucoup de gens qui ont eu le courage de se rebeller contre la normalité de notre société malade, mais la plupart d'entre eux ne pouvaient pas faire face aux conséquences négatives de leurs actions sur eux-mêmes. Lorsque personne n'embrasse votre unicité et est capable de vous comprendre, et que tout le monde essaie de vous réprimer et de vous réintégrer dans la société, il est facile de perdre courage, et il n'est pas rare de vivre une immense angoisse psychologique. C’est pourquoi certains des plus grands esprits ayant jamais marché sur terre souffraient de graves problèmes psychologiques. Et bien que maintenant, longtemps après leur décès, ils soient reconnus comme des génies, alors qu'ils étaient encore en vie, ils étaient considérés comme des cinglés ou des fous par la majorité.

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Une fois que vous réalisez à quel point la façon dont vous et la plupart des gens vivent est malade et que vous vous y opposez ouvertement, en essayant de récupérer votre liberté et de créer votre propre chemin dans la vie, vous êtes lié à des ennuis. Les gens, y compris les membres de la famille et les amis, feront tout pour mettre des obstacles sur votre chemin avec l'intention de vous «aider» à redevenir normal, exactement comme ils sont. Au lieu de vous aider à développer vos ailes de conscience et à laisser derrière vous ce qui alourdit votre psyché, ils font de leur mieux pour les couper, afin de vous faire ramper à leurs côtés et souffrir ensemble.

• Osez être «fou»

Votre voix intérieure vous dit depuis très longtemps que la vie pourrait être vécue beaucoup plus magnifiquement, et vous devriez lui faire confiance parce que c'est vrai. Et bien que ce soit la chose la plus difficile à réaliser, c'est la seule chose qui mérite d'être travaillée, car, encore une fois, à quoi bon vivre autrement? À quoi sert de gaspiller toute votre vie, simplement parce que d'autres vous ont dit que c'est ainsi que vous êtes censé vivre?

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Si vous souhaitez vivre à votre manière, et non pas comme les autres s'attendent à ce que vous viviez, vous devez rassembler un peu de courage dans votre cœur pour être un peu «fou». Vous devez vous éloigner du confort du troupeau et suivre votre appel, sans vous soucier beaucoup de ce que les autres pensent de vous. Vous devez être prêt à traverser d'énormes difficultés, sans renoncer à transformer vos rêves en réalité.

Rappelez-vous: quelle que soit la souffrance que vous pourriez ressentir en empruntant le chemin de la non-conformité, les avantages de le faire l'emportent de loin sur les inconvénients. Tout comme une mère éprouve une douleur énorme lors de l'accouchement, vous ressentez une douleur immense donnant naissance à un nouveau type de vie. Une vie de beauté, de joie, de fête. La douleur va de pair avec le changement, alors embrassez-le, laissez-le vous guider et laissez-le être un catalyseur pour votre métamorphose intérieure. »

https://theunboundedspirit.com/crazy/?fbclid=IwAR39XcCedqLDG35NRoYM3Z6zHC1T7Nz9NgYllsf4LjwT_dhGBkWbY5DUfJA

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1984 encore et toujours à la recherche de son éternel mieux-être.

Baisse les bras, tu n'y arriveras pas.

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Il y a 2 heures, Lux a dit :

1984 encore et toujours à la recherche de son éternel mieux-être.

Baisse les bras, tu n'y arriveras pas.

RAGE ! RAGE ! RAGE !

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Il y a 6 heures, 1984 a dit :

Se rebeller contre la normalité de la société est la chose la plus difficile que vous puissiez faire parce que vous avez besoin de courage pour être honnête avec vous-même et les autres. Dire la vérité dans un monde rempli de tromperie est extrêmement risqué car cela signifie aller à contre-courant de la tradition, ce qui signifie à son tour affronter la mentalité de la foule et traverser d'immenses difficultés à cause de cela.

Oui, c'est difficile mais faisable. Bien sur qu'on te jugera comme mauvais sujet, te mettra à l'écart parsque tu donnes le mauvais exemple, te forcera à renter dans le rang parsque tu as une mauvaise influence sur le groupe. Mais avec le temps, t'apprendras à t'en foutre et à penser, agir et vivre à ta manière envers et contre tous. Et qu'on te traite de rebelle, de hippie, d'inadaptée ou carrément de folle, t'en auras plus rien à branler et pourras enfin être heureuse dans ce que tu seras et ce que tu vivras.

Mais au début c'est dur, ça, il faut pas se l'cacher. Tu dois y croire et ne pas abandonner. Apprend à penser par toi même, à te faire confiance et tu y arriveras.

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J'ai souvent l'impression que les deux seules façons d'être libre sont de s'opposer frontalement au système ou de jouer le jeu jusqu'à atteindre un niveau suffisamment élevé pour être tranquille. Il ne faut pas être le type moyen qui se retrouve coincé entre deux impasses (il a peur de glisser et de perdre le peu qu'il a/il sait qu'il ne pourra jamais vraiment grimper).

Tout ce paragraphe se nuance fortement :

Il y a 9 heures, 1984 a dit :

Dans le monde d'aujourd'hui, cela signifie être soumis à un lavage de cerveau à un très jeune âge pendant plus d'une décennie par ce que nous appelons la scolarité, pour ensuite travailler comme esclave salarié et rivaliser avec les autres pendant presque le reste de votre vie afin de simplement pouvoir payer des factures et survivre, consommer des produits sans fin parce que la publicité manipulatrice vous a convaincu de nuire inconsciemment à la planète que vous habitez et qui vous soutient, d'empoisonner lentement votre corps avec des aliments pathogènes, d'obéir aux règles et de suivre aveuglément les dogmes qui vous ont été imposés par des figures d'autorité, pour être passifs et non-créatifs, vous réprimer d'innombrables façons, vivre dans la souffrance sans rien faire pour la surmonter.

L'éducation est une force si on sait l'utiliser. Le salariat n'a rien d'obligatoire. Quand on s'élève, on ne se contente pas de vivre pour payer des factures. La consommation excessive est liée au désir, quand on sait qu'on peut "tout" avoir, elle perd de son charme. On peut avoir une vie "normale" en faisant attention à son impact environnemental, etc. Quand on en a les moyens, on peut s'acheter de la nourriture qui ne nous empoisonne pas. Quand on en dicte une partie, les autres règles ressemblent moins à des contraintes. Etc.

Tout ça pour dire qu'il existe une autre voie au sein même du système, qui offre beaucoup de liberté et peu de souffrance. Après, la voie à choisir dépend des possibilités que la vie nous offre et de notre propre tempérament.

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Il y a 10 heures, 1984 a dit :

Dans le monde d'aujourd'hui, cela signifie être soumis à un lavage de cerveau à un très jeune âge pendant plus d'une décennie par ce que nous appelons la scolarité

Je vais paler du système québécois, je n'y connais pas grand à ce qui à trait au reste du monde. 

Ceci étant dit, une généralité se défile, l'éducation, dans la majorité des sociétés,  est basée sur une pédagogie fermée avec  un cursus prédéfini des acquis,  qui valorise les notions apprises plutôt que comment et pourquoi elles le sont, ce qui crée une multitudes de troubles, autant pour ceux qui apprennent que pour ceux qui  enseignent, ce qui à une incidence indéniable sur la société dans laquelle ils évoluent. Le système scolaire, tel qu'il est présentement, est anxiogène, compétitif et conformiste. 

Toutefois, un retour du bouclier est en train de s'opérer (nous saluerons ici l'apport de la Suède et de ses politiques éducatives) en ce qui concerne l'éducation au Québec, particulièrement en petite enfance, qui est, soi dit en passant, une période charnière du développement de l'être humain (allez voir les postulats du Centre de la collaboration sur les politiques publiques et de la santé et du Human early learning partnership (2012)). En effet, plusieurs études prouvent que le moment entre 0-5 ans est celui qui est le plus déterminent sur la trajectoire de vie d'un individu et par le fait meme dans son implication et sa "productivité" dans le futur (Foresight Mental and Capital Well-Being Project (2008), Pat Levitt (2009) tiré de Center on the developping child, Harvard University).  

Le ministère de la famille du Québec vient tout juste de pondre un nouveau programme pédagogique et il est particulièrement intéressant au point de vue de la considération de l'humain et du développement de son plein potentiel. En effet, les interactions sociales positives, les stratégies d'apprentissage, la motivation intrinsèque et les intérêts personnels sont mis de l'avant et valoriser, mettant en arrière plan les acquis et les exigences.  Ce programme part des prémisses que chaque individu fera les acquisitions qui lui sont nécessaires pour assurer son adaptation et son évolution, que ses apprentissages, s'ils sont contextualisés et motivés par des intérêts personnels, favoriserons leur metacognition, que le processus d'apprentissage est bien plus important que l'apprentissage en soi. Ce dernier point est le plus important puisqu'il est la pierre angulaire de tous les autres. Dans la majorité des centres de la petite enfance au Québec les enfants n'apprennent pas à compter ou a réciter l'alphabet, en fait, ils le font, simplement de manière détournée et significative, plutôt qu'abrutissante et automatisée. Les enfants apprennent aussi à faire valoir leur point de vue et à le justifier tout en gardant en perspective celui des autres pour en arriver à un consensus, leur esprit critique est sollicité et solidifié par les interventions du personnel éducatif. Ils apprennent à se connaitre, à se valoriser et à se faire confiance ce qui font d'eux des humains particulièrement impliqués et conscients. 

Malheureusement, le système d'éducation, tel qu'il est présentement, lui, vient casser tout cela, il apprend aux enfants à se taire, à se conformer et à être meilleur que les autres plutôt que de miser sur la collaboration et optimiser les aptitudes de chacun par le fait meme. Je ne vais pas faire le procès de ce système, je crois que malgré tout, les gens qui y œuvrent, font, pour la plupart, de leur mieux avec les moyens qu'ils ont. Le manque de financement et de soutien, la lourdeur bureaucratique, le désabusement  et l'épuisement ont le meilleur d'eux. Dans les dernières années de plus en plus d'écoles et de classes alternatives font leur apparition, ce n'est pas suffisant mais c'est déjà un pas de plus vers l'humanisation des apprentissages. 

En se moment notre société investit dans la réadaptation, nous intervenons auprès de personnes n'ayant plus seulement des symptômes mais biens des troubles et des pathologies. Le processus pour revenir à un bien être est, à ce point, bien plus complexe et difficile que si nous investissions dans l'intervention précoce face aux premiers signe de malaise ou encore dans la mise en place de politique de prévention visant à réduire l'apparitions de ces symptômes. 

Bref, permettre aux enfants d'apprendre selon leurs intérêts et nourrir leurs passions feront d'eux des être capable de s'aimer et de s'investir dans leur vie et dans leur société de façon positive. Ils seront en mesure de considérer leur impact comme étant suffisant et sain plutôt que de se baser seulement sur des facteurs de motivations externes tel que le statut social et les gains financiers pour juger de leur valeur.

(Je sors clairement d'un cours de didactique et je prêche définitivement ma paroisse) 

 

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Il y a 12 heures, Les masques de Goffman a dit :

bla bla bla

fyi : ton avis c'est de la merde.

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C'est tellement un nivellement par le bas ces histoires de développement personnel avant tout. Effectivement, l'école est imparfaite, elle se base sur un modèle organisationnel qui n'est plus conforme à notre monde, c'est très bête d'ingurgiter des connaissances sans apprendre à penser, etc. Mais il y a tout de même des choses indispensables qui nous permettent de défendre notre culture et d'avoir une certaine égalité des chances. Il y a des écoles qui fleurissent où les élèves font leur propre programme, apprennent ce qu'ils veulent, etc. Mais souvent, les choses fun sont désagréables au début, elles demandent des efforts déplaisants : la lecture qui permet d'accéder à la grande littérature, le solfège, les bases du calcul, etc. 

Il y a 12 heures, Les masques de Goffman a dit :

En effet, les interactions sociales positives, les stratégies d'apprentissage, la motivation intrinsèque et les intérêts personnels sont mis de l'avant et valoriser, mettant en arrière plan les acquis et les exigences.

Mais comment peut-on découvrir certains intérêts personnels si on n'est pas passé par des chemins obligatoires ? Quel plaisir peut-il y avoir à apprendre une langue étrangère si on maîtrise mal la sienne par exemple (dans un autre thread, quelqu'un avait dit que le rôle de l'école était davantage l'épanouissement que l'apprentissage de l'orthographe, et il avait obtenu de la rep pour ça). 

J'avais vu un reportage sur une école où les élèves faisaient tout ce qu'ils voulaient. Mais on sait bien qu'on ne fait jamais vraiment ce qu'on veut, surtout enfant, nos goûts sont formés par notre entourage et nos expériences personnelles. Les petits de famille cultivés auront plus de chance d'avoir de nombreux intérêts personnels par rapport aux autres qui vont s'enfermer dans une voie très rapidement, parce qu'on leur aura jamais présenté certaines choses sous un angle susceptible de les intéresser. Et si c'est l'école qui se charge de leur proposer des choses, ce sera vite la même histoire : un angle. On sait tous à quel point c'est désagréable de se faire coller des étiquettes dessus et de ne plus pouvoir s'en débarrasser. Les enfants sont des enfants, il y a un tas de choses dont ils ignorent l'existence et qu'ils n'iront pas explorer d'eux-mêmes. Ils ne sont pas en capacité de faire des choix qui seront déterminants pour leur avenir (j'apprends à compter, à jouer à GTA ou à dessiner des arbres ?), c'est bien pour ça qu'ils sont des enfants et pas des adultes.

Personnellement, on compte faire suivre les programmes scolaires asiatiques à nos enfants : de l'apprentissage intelligent et de la compétition. :adore:

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Certaines choses que je lis ici m’énervent tellement que je préfère d’office abandonner quelconque argumentaire.

 

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I am puzzled.

de quoi est constitué ce mystérieux chemin de la « non conformité »? 

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Le 2020-01-20 à 23:38, Ecce Homo a dit :

I am puzzled.

de quoi est constitué ce mystérieux chemin de la « non conformité »? 

Tu parles de l’article ? Si oui, et bien, ça rejoint le sujet des croyances limitantes dont je te parlais sur le sujet du potentiel et des compétences. Mais surtout ça parle beaucoup du masque, du faux self. Je pense que tu constates souvent par toi même que tu portes un masque social pour être intégré dans un monde avec des codes et une bienséance pour un peu tout. Une forme d’hypocrisie qui est encouragée. 

Thomas D’ansembourg a fait une conférence qui s’appelle «  Cessez d'être gentil, soyez vrai"

(La vidéo part a un moment clé qui explique le lien entre éducation, faux self, l'apprentissage du rejet de la différence...ect)

En somme, il apparaît que nous croyons que l'amour se mérite en étant docile, en faisant ce que l'on nous demande, en gommant nos différences et en obéissant. C'est le message que nous percevons jeune lorsque nous faisons une bêtise, il ne nous est pas expliqué que la colère n'est qu'une émotion, et que nous devons dissocier la colère qui découle d'une "erreur" et l'amour inconditionnel que nos parents nous portent. Si on étends ça à la société tout entière, nous devenons convaincus de devoir agir de façon conforme et similaire au voisin pour être accepté et aimé de tous.

Le fameux chemin dont parle l'article commence par l'apprentissage de sa propre différence. Ca passe par le rejet de certaines conventions sociales, de certaines attentes en rapport à notre age, notre sexe, notre milieu. Par exemple, si je prends ma tante de 70 ans sans enfant ni mari et qui a toujours vécu chez sa mère, on peut tout à fait imaginer ce que ça a du lui coûter au niveau familial et social : les gens l'estiment comme quelqu'un qui a raté sa vie, qui a trop mauvais caractère pour se trouver un mari, qui n'a pas réussi à être mère, bref, tout l'inverse du cliché de la réussite que l'on attends pour une femme au 21e siècle. Est-ce que fondamentalement, elle a raté sa vie ? Absolument pas. Elle a réussi sa vie selon ses propres codes, même si cela implique d'être rejetée et jugée par ceux qui ont choisi de suivre le chemin classique. 

C'est exactement de cela que cet article parle. Il explique que le bonheur part de soi et qu'il implique d'être rejeté par ceux qui le voient ailleurs qu'en eux même. ca implique effectivement beaucoup d'abandon, de rejet, mais ça prouve une réelle force individuelle et une vraie estime de soi. Malheureusement, ma tante souffre néanmoins de la vision des autres, mais c'est seulement un résidu de la pression sociale à être considéré et vu par autrui. Mais elle sait qu'au fond, c'est elle qui a raison parce qu'elle est la seule responsable de son bonheur. C'est un modèle de courage pour moi.

 

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Il y a 7 heures, 1984 a dit :

Le fameux chemin dont parle l'article commence par l'apprentissage de sa propre différence. Ca passe par le rejet de certaines conventions sociales, de certaines attentes en rapport à notre age, notre sexe, notre milieu. Par exemple, si je prends ma tante de 70 ans sans enfant ni mari et qui a toujours vécu chez sa mère, on peut tout à fait imaginer ce que ça a du lui coûter au niveau familial et social : les gens l'estiment comme quelqu'un qui a raté sa vie, qui a trop mauvais caractère pour se trouver un mari, qui n'a pas réussi à être mère, bref, tout l'inverse du cliché de la réussite que l'on attends pour une femme au 21e siècle. Est-ce que fondamentalement, elle a raté sa vie ? Absolument pas. Elle a réussi sa vie selon ses propres codes, même si cela implique d'être rejetée et jugée par ceux qui ont choisi de suivre le chemin classique. 

quelle explication offre ta tante de 70 ans aux gens qui lui demandent pourquoi elle n'a ni enfant, ni mari et vit chez sa mère ? elle le fait peut-être par piété, ce qui est un choix de vie tout-à-fait acceptable pour son époque, tsé. ou peut-être qu’elle est une gouine refoulée, ce qui rend son choix de célibat conforme aux attentes sociales pour son époque, tsé.

ou peut-être qu’elle a vécu tellement d’échecs amoureux qu’elle en est devenue désabusée. dans tous les cas, il y a sûrement une explication qui dépasse le simple choix de ne pas se conformer socialement.

je ne connais pas beaucoup de gens qui choisissent, de leur plein gré, d'adopter un mode de vie "non conforme aux attentes sociales". on prend toujours le chemin du conformisme et quand on ne le fait pas, c'est plus souvent l'aboutissement d'une situation qui nous est en quelque sorte forcée que le fruit d'un choix personnel.

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Ah mais tu as clairement raison ! 3ème supposition. 

Ce que j’essayais de te montrer, c’est surtout à quel point ce bonheur est préfabriqué par la société avec tous les masques qui vont avec. 

Je ne dirais pas que ma tante a choisi délibérément d’etre en marge, elle manque pas mal de conscience pour cela. En revanche, il est tout à fait possible d’etre Heureux sans suivre les pressions sociales. 

Je connais personnellement plein de gens qui ont fait des choix de vie indépendants des contingences et qui s’y retrouvent. Cela ne veut pas dire qu’ils vivent en ermites et qu’ils ne consomment plus comme du monde, seulement qu’ils axent leur bonheur sur autre chose. Et finalement, ça demande peu de sacrifices. 

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je suis d'accord pour dire que le bonheur est préfabriqué: bonne job, belle famille, beaux amis, beaux voyages, belles voitures etc., et qu'on subit une énorme pression pour combler ces petites cases-là même si elles ne font pas toujours beaucoup de sens.

par contre, je suis moins d'accord quand on dit que la non-conformité est un choix. c'est un raisonnement typique des tenants du "self-help", avec souvent comme prémisse un libre-arbitre ridiculement surestimé. c'est aussi cringe-worthy, leur tendance à romancer les épreuves du style": "Tout comme une mère éprouve une douleur énorme lors de l'accouchement, vous ressentez une douleur immense donnant naissance à un nouveau type de vie. Une vie de beauté, de joie, de fête."

faudrait m'expliquer en quoi le célibat forcé, le handicap, la maladie, l'échec scolaire, le chômage et toute autre forme de non-emploi sont sources de beauté, de joie et de fête.

personne ou presque ne choisit délibérément de se retrouver dans des situations qui les rendent physiquement et mentalement vulnérables ou socialement mis à l'écart. ta tante n'aurait même pas envisagé le célibat si elle avait été dans une relation heureuse avec un homme. elle y est par dépit. mais oui, il y a absolument moyen d'être heureuse là-dedans et le bonheur peut se trouver ailleurs que dans les petites cases promues par la société. 

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Je crois que tu te trompes juste d’angle d’approche @Ecce Homo : Personne n’est heureux dans l’immobilisme, dans les valeurs négatives. Personne ne va s’épanouir dans les drames ! Si tu es d'accord que le bonheur préfabriqué qu'on nous propose ne nous rends pas heureux, tu seras également d'accord que le conformisme à ce type de bonheur n'est pas inévitable.

Je ne pense pas que le dépit soit ce qui caractérise la situation dans les cas ou nous n’obtenons pas les mêmes choses qu’autrui. C'est un peu l'histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Dans la même situation, nous pouvons nous positionner de façon constructive ou destructrice : dans l'echec notamment, on peut soit voir l'aspect évolutif d'une situation, soit dramatiser les choses. Finalement, tout est une question de positionnement. Il y a un petit moment j’ai réalisé que posséder des choses risquait plus de compromettre mon bonheur que de ne pas les avoir.

Cela ne veut pas dire que je vais jeter mon téléphone et tous les objets que je possède, seulement que je relativise leur valeur. Pareil pour le couple, je serai ravie de trouver quelqu’un, mais en attendant ça n’impacte pas ( enfin surtout, cela ne m'impacte "plus" au regard de mon passé de dépendante affective) mon bonheur. Cela ne veut donc pas dire qu’on rejète ce type de réjouissance, seulement que l’on attends plus que ces sources externes nous remplissent d’une joie que nous sommes censés générer par nous mêmes. C'est une leçon que j'ai apprise : il n'y a qu'à l'intérieur que se trouve la "source" de joie et d'amour. 

 

Ma tante au début a vécu le dépit, mais crois moi, avec la pression qu’elle a subi, si elle avait vraiment du chercher à trouver quelqu’un, elle l’aurait trouvé. Elle a juste fait ce choix - dont on peut tirer pas mal de suppositions - de rester ainsi. Je pense que ce choix la caractérise plus qu’un sentiment de dépit. De même, si mon envie d'être en couple était plus puissante qu'être moi même et libre, je n'aurai pu atteindre cette forme de conscience de moi même. De même, beaucoup de gens vivent dans l'inconscience de qui ils sont, ils se contentent de cocher les fameuses cases dont nous parlons, pour un jour réaliser qu'ils n'ont jamais vraiment écouté leurs rêves ( ie crise de la trentaine, crise de la quarantaine, crise de la cinquantaine, crise de tout) et comme leur petit bonheur est validé par autrui, ils passent leurs vie dans l'inconscience.

Encore une fois, l'article explique que lorsque tu es hors de cette inconscience collective, tu es dérangeant. D'une certaine manière, chacun d'entre nous possède des différences qui font de chacun un sujet de quolibets; rappelle toi le nombre de fois où on a utilisé tes préférences sexuelles contre toi; les fois où on a dit a Meonly et BMO qu'ils étaient gros; les fois où l'on a utilisé mes émotions contre moi en me traitant d'hystéro; Mattisgod qui n'a pas trempé son biscuit depuis mathusalem; moi quand je dis à Vicks qu'il est trop vieux pour se tenir ici; Esch et Goeland et leurs cachets; ect... C'est typiquement dans nos différences que nous piochons nos éléments de rejets. C'est symptomatique de cette volonté de gommer nos différences, que nous nous conditionnons à rejeter en nous mêmes. 

( Btw, Ecce Homo; tu es mon membre préféré asteure, au moins j’ai l’impression de débattre avec une personne censée et constructive. Merci pour cela.)

 

 

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Il y a 8 heures, 1984 a dit :

Si tu es d'accord que le bonheur préfabriqué qu'on nous propose ne nous rends pas heureux, tu seras également d'accord que le conformisme à ce type de bonheur n'est pas inévitable.

on pourrait échanger longuement sur la conception même du bonheur. pour les fin de la discussion, on peut se contenter de résumer cela à un état de bien-être général lorsque nos besoins (de la pyramide de Maslow, mettons) sont comblés. selon cette définition, je pense que le "bonheur préfabriqué" est la voie royale pour être heureux. ce n'est pas un hasard que cette image soit si forte et que tout le monde s'efforce pour y correspondre plus ou moins. tout est mis à notre disposition pour que le bonheur soit atteignable par cette voie-là.

quand tu as une bonne job et une belle famille, tu as ce qu'il faut pour combler tes besoins physiologiques (manger, avoir un toit sur la tête) et psychologiques (reconnaissance sociale, sentiment d'appartenance et de sécurité). quand tu n'as rien de cela, les moyens se font tout-à-coup beaucoup plus rares. seul et sans emploi, c'est difficile de payer un loyer et une épicerie, et c'est difficile d'intégrer un groupe sans te sentir constamment jugé ou questionné.

le "bonheur préfabriqué" rend malheureux dès que les individus sont incapables d'atteindre ou de maintenir cette voie. que ce soit à cause des exigences d'obtenir et de conserver un emploi ou de réussir à l'école, des attributs qui nous sont demandés pour être en couple et fonder une famille, il y a plein de raisons qui font en sorte que les gens sont incapables de "cocher les petites cases". ce n'est pas d'avoir un job, une belle maison et une belle famille en soi qui rendent malheureux. c'est tout ce que ça nous demande individuellement pour obtenir et maintenir tout ça en place. 

donc, faudrait faire attention de ne pas se déconnecter de la réalité en se disant que le "bonheur préfabriqué" n'est qu'une illusion ou de la foutaise, qu'on a finalement compris la vérité à coups de red / blue pill (concept allègrement repris par les groupes masculinistes en passant), alors que c'est probablement les liens structuraux les plus forts et concrets qui existent actuellement. 

sais-tu que la prochaine étape des gens qui se disent ça, c'est souvent d'intégrer une secte. pis on sait ce que ça donne (allô @ChloeSeashell).

MAIS je suis d'accord avec tout le reste de ce que tu as dit.

 

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@Ecce Homo

Faire une activité qui nous rends utile et qui nous passionne est important, être entouré de personnes qui nous aiment est important. Mon positionnement n'est pas qu'on peut être indépendant de tout. Pour être heureux il faut impérativement un bon environnement social et une cause sur laquelle mettre son énergie ( que ce soit humain ou créatif, ou les deux). Mais ça, ce n'est pas ce que j'appelle une case préfabriquée. Pour moi ce sont des bases. Ce qui dévient préfabriqué c'est le kit du bonheur parfait ( et je pense que l'on s'est comprises) ie : Le mari, les enfants, la voiture, le labrador, le compte rempli. On sait très bien que cela ne suffit pas à être heureux, ni à être équilibré ( et là je me retiendrais d'alpaguer qui que ce soit)

Au fond, tu peux très bien te constituer une famille "d'amis" et opérer une activité qui te permette de survivre, et en tu reviens aux bases sauf qu'elles sont vécues différemment. 

Je parle de bonheur lié au confort d'un mode de vie occidental basé sur une économie néo libérale. Si on intègre ces valeurs comme celles du bonheur, on n'est ni plus ni moins sur une course de désirs qui s'enchainent sans jamais fournir de satisfaction concrète, profonde, durable. Or, plus nous sommes nombreux à y adhérer, plus dur il est de regarder le monde en de ça de ces paradigmes. 1984, Matrix, le fameux mythe de la Caverne, et toutes ces réflexions sur la réalité enrichissent cette vision ( sans pour autant dévier dans le délire, tu vois bien)

Pour en revenir à l'article une dernière fois, je pense qu'il dit bien à quel point il est difficile d'accepter d'être vraiment soi même au milieu des autres en s'y trouvant vraiment bien.

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