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Comment venir à bout d'un blocage créatif ?


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Je constate qu'il y a beaucoup d'artistes dans le Dépotoir et je me demandais si vous aviez toujours eu cet élan depuis petit sans être entravé par quoi que ce soit ou est-ce que certains, comme moi, ont des envies de créer mais en n'ayant jamais pu "exercer" à cause d'un blocage psychologique ?

Dans ma famille, y'a que des artistes quasiment. Musique, dessin, peinture, écriture, sculpture... Moi, non. Je suis l'aînée de ma fratrie et on ne m'a jamais encouragée vers cette voie-là parce que j'avais d'autres tâches qui m'étaient assignées. Le peu de fois où je m'y suis tout de même essayée, je n'ai reçu que des critiques négatives et des encouragements à faire autre chose (bein tiens, la lessive par exemple ! Et applique-toi ! ^^). 

Bref. J'ai développé, outre un fort perfectionnisme, un gros blocage au niveau créatif. Maintenant que je suis adulte et que j'ai envoyé chier ma famille, j'ai tenté de m'y mettre mais je me persuade que c'est nullissime, une perte de temps donc, et j'abandonne. Pourtant, je suis étrangement poussée de l'intérieur, comme si j'avais des "oeuvres" à sortir de ma tête ou mon coeur, mais que je bloquais tout.

Je me demandais donc si vous aviez des techniques ou des pistes pour m'aider à franchir ce mur (qui n'est que mental, j'en ai bien conscience)..? Est-ce qu'il suffit vraiment d'avoir assez de rigueur pour y passer 1000 heures ? Est-ce la seule manière de passer le cap d'un blocage ?

 

(comme d'habitude, j'ai cherché mais pas trouvé de sujet similaire mais si j'ai mal cherché, je m'en excuse d'avance et je veux bien qu'on fusionne avec un existant. ^^)

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Je n'ai hélas, pas trouvé de remède infaillible à mes blocages créatifs. Une partie de ces blocages vient de ma médication, une autre vient de mon inconstance, je néglige la technique, et puis finalement je n'en fait plus une priorité pour l'instant. Alors, tout ce que j'écris ici sont des conseils d'à travers mon chapeau, prend-les légèrement :

Dans ta situation, je considère qu'une approche en 2 parties pourrait t'aider à apprivoiser tes poussées intérieures. La première partie consiste en l'atteinte d'un état de flow : Laisse aller ta spontanéité sans jugement ni analyse. Il s'agit de créer sans tabou, sans filtre, sans censure, sans le regard internalisé des autres. Cette approche, tu l'appliques comme tu le souhaites, le but étant de trouver TON flow.

La deuxième partie, je la nommerais grinding : C'est la partie technique, l'affinement, le moment pour rassembler et aiguiser ses outils de création, qui vont permettre de communiquer ta créativité avec une meilleure justesse pendant tes états de flow. C'est ici que tu vas regarder critiquement tes créations, non pour les rabaisser, mais pour identifier les points que tu souhaites améliorer. Ensuite, l'apprentissage doit se faire en étapes ciblées et réalistes.

Alors, je dirais que pour désinhiber la création, il faut d'abord y aller sans jugement, sans comparaison, sans gêne ni honte de ton niveau. Ensuite, pour améliorer les canaux de création, tu peux te faire un plan de travail qui va t'accompagner dans tes moments plus libres.

Bref, c'est une approche comme une autre. Moi, c'est ça qui me parle.

@ShameOnYou Quelles formes de création t'intéressent ?

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Merci @Goéland pour ta réponse. J'ai beaucoup de mal à me détacher du regard de l'autre, je le reconnais, c'est dû à un manque de confiance en moi principalement, que j'essaye de diminuer petit à petit. L'inconstance également me pose souci, par manque de rigueur et de disponibilité aussi.  

J'ai, ponctuellement, pu presque atteindre ce flow dont tu parles, mais ça a été très fugace et difficile à reproduire... Lorsque j'essaye de me mettre en conditions, soit mon cerveau bouillonne trop pour en sortir autre chose d'une bouillie informe, soit c'est la page blanche angoissante... Tout ou rien. ^^

J'aime écrire par exemple. Mais j'ai une manière très impulsive d'écrire, d'un jet, court (sinon ça devient vite déstructuré), sans vraiment de relecture (sous peine de tout jeter à cause de mon niveau d'exigence)... Le dessin, la peinture m'attirent aussi... mais ma mauvaise mémoire visuelle ne m'aide pas dans ces domaines. ^^

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Ça ressemble pas mal à mes manières. Le perfectionnisme m'immobilise aussi trop souvent, alors je fais les choses par à-coups impulsifs sans trop repasser. C'est d'ailleurs pour ça que j'me dis que développer de bonnes techniques en parallèle va aider à mieux attraper ce bouillonnement lorsqu'il passe.

J'espère qu'on pourra voir un peu de tes créations sur le forum, si tu en as envie.

:pink-panther-peaking:

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Mon approche artistique à toujours été celui du "jeu."

Pour moi, cette interface là s'apparente à celle d'un jeu vidéo:

image.png

J'y joue comme un enfant joue avec des figurines, avec une boîte en carton qu'il découpe et décore et transforme en vaisseau spatial, quand je pèse sur des boutons ça fait des bruits, comme des lumières qui scintillent, alors je pèse sur d'autre boutons. Des fois j'aime le résultat, des fois j'aime moins ça. Mais un enfant ne se demande pas si Capitaine Tonnerre qui tombe sur une nouvelle planète pour y sauver la Princesse des Chats est une bonne histoire - il le fait parce que ça l'amuse et c'est tout. Et puis quand une histoire t'amuse plus qu'un autre, tu la continue, ou la reprend. 

Tel un jeu vidéo, les gens qui y jouent ne se demandent pas "est-ce que j'ai joué à ce jeu de la bonne manière? est-ce que si quelqu'un voyait ma partie il trouverait que c'était une bonne partie?" non, l'important est de s'amuser. Ensuite peut être tu cherche à paufiner ton jeu, mais au départ l'essentiel est d'avoir du plaisir à le faire. 

Même chose pour cette interface: 

image.png

J'appuie sur des boutons et des formes y apparaissent, certaines ont l'air belles et forment des patterns intéressants, certaines sonnent drôle et font dancer la langue d'une façon qui chatouille. Quand vous ouvrez un Zelda et que vous appuyez sur un bouton, Link donne un coup et ça vous titille le cerveau - vous vous demandez pas si c'était correct ou non de peser sur le bouton, après tout, on s'en fout: aller casser la gueule à des hobgoblins et éventuellement vous aurez assez progresser pour être capable de foutre une raclé à Ganondorg et c'est tout. Personne ouvre Zelda en étant frustré de pas être capable de battre le dernier boss dès le début, on comprend qu'on doit améliorer ses armes, comprendre les règles du jeu, évoluer sa quantité de cœur et de stamina. On s'en balance si durant une partie vous avez dû re-loader parce que vous avez gaffé et que vous êtes mort, vous recommencez et c'est tout. 

Pourquoi est-ce que l'art devrait être différent? C'est tout autant un jeu. Si vous mettez la cassette ou le CD dans votre console sans que ce soit simplement pour y jouer, et seulement parce que vous voulez battre le boss de la fin... alors c'est quoi le but? 

Dans le livre "This Is Your Brain On Music" par le neuro-scientifique Daniel. J. Levitin, il écrit ceci:

Citation

Jim Ferguson, whom I have known since high school, is now a professor of anthropology. Jim is one of the funniest and most fiercely intelligent people I know, but he is shy—I don’t know how he manages to teach his lecture courses. For his doctoral degree at Harvard, he performed fieldwork in Lesotho, a small nation completely surrounded by South Africa. There, studying and interacting with local villagers, Jim patiently earned their trust until one day he was asked to join in one of their songs. So, typically, when asked to sing with these Sotho villagers, Jim said in a soft voice, “I don’t sing,” and it was true: We had been in high school band together and although he was an excellent oboe player, he couldn’t carry a tune in a bucket. The villagers found his objection puzzling and inexplicable. The Sotho consider singing an ordinary, everyday activity performed by everyone, young and old, men and women, not an activity reserved for a special few. Our culture, and indeed our very language, makes a distinction between a class of expert performers—the Arthur Rubinsteins, Ella Fitzgeralds, Paul McCartneys—and the rest of us. The rest of us pay money to hear the experts entertain us. Jim knew that he wasn’t much of a singer or dancer, and to him, a public display of singing and dancing implied he thought himself an expert. The villagers just stared at Jim and said, “What do you mean you don’t sing?! You talk!” Jim told me later, “It was as odd to them as if I told them that I couldn’t walk or dance, even though I have both my legs.” Singing and dancing were a natural activity in everybody’s lives, seamlessly integrated and involving everyone. The Sesotho verb for singing (ho bina), as in many of the world’s languages, also means to dance; there is no distinction, since it is assumed that singing involves bodily movement.

A couple of generations ago, before television, many families would sit around and play music together for entertainment. Nowadays there is a great emphasis on technique and skill, and whether a musician is “good enough” to play for others. Music making has become a somewhat reserved activity in our culture, and the rest of us listen. The music industry is one of the largest in the United States, employing hundreds of thousands of people. Album sales alone bring in $30 billion a year, and this figure doesn’t even account for concert ticket sales, the thousands of bands playing Friday nights at saloons all over North America, or the thirty billion songs that were downloaded free through peer-to-peer file sharing in 2005. Americans spend more money on music than on sex or prescription drugs. Given this voracious consumption, I would say that most Americans qualify as expert music listeners. We have the cognitive capacity to detect wrong notes, to find music we enjoy, to remember hundreds of melodies, and to tap our feet in time with the music—an activity that involves a process of meter extraction so complicated that most computers cannot do it.

Et pourtant, malgré ce talent imesurable d'écoute musical, pourquoi si peu d'entre nous s'obstine à ne pas se considérer "musicien" ? Pourquoi existe-t-il autant une distinction entre ceux qui performent, et ceux qui apprécient? 

Si tu peux tenir un crayon, alors tu peux dessiner. Si tu peux aligner des lettres, alors tu peux écrire. 

Le problème est celui de performance, de jugement, mais une fois qu'on rejette ceux-ci et qu'on se retourne vers l'art comme étant une forme de plaisir, de jeu, d'amusement, alors qu'est-ce qu'on s'en fout que ta feuille passe de page blanche à une feuille avec trois traits même si ces trois traits ne changeront jamais le monde?

L'important, c'est que le mouvement de chacun de ces traits t'ai apporté du plaisir, même s'il ne changeront jamais le monde ils t'auront au moins changé toi.

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Ça me fascine le monde créatif. Genre ce processus créatif, comment tu le décris Gamin, c'est complètement alien à mes yeux. 

Révélation

J'ai tellement pas de plaisir à créer quelque chose for the sake of it. Si je ne vois pas une utilité, genre quand je crée un PowerPoint donner un cours, j'ai aucun désir. La seule fois que je vais créer pour moi-même c'est si je suis dans une situation de crise et qu'il faut j'extériorise mon trop plein d'émotion, ou que je sens que je suis due pour me faire compte-rendu à moi-même. Ce que je me dis que j'aimerais faire plus régulièrement d'ailleurs, mais je suis vraiment satisfaite d'être dans ma bulle et de confortablement contempler mes pensées. Les extérioriser me semble un effort supplémentaire et je ne vois pas vraiment que la valeur que j'en retire est à la hauteur de l'effort qu'il faut pour m'en extirper. La seule valeur que j'en retire est de me sentir un peu moins coupable de ne pas laisser de traces de mon parcours.

La rédaction académique, toutefois, peut aussi nécessiter une forme de créativité. Si jamais je suis devant un blocage solide, je m'arrange pour acheter une petite quantité de pot, je prends une ou deux puff gros gros max pour rester fonctionnelle, pis je laisse mes pensées débouler sur mon clavier, pis quand je redeviens sobre je sépare le grain de l'ivraie et je mets de l'ordre là-dedans.

:lisa-charming:

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@Goéland, je ne posterais pas forcément mieux que le peu mis sur le topic des poèmes, je reste sur du court, c'est plus naturel pour moi qui suis partisane du moindre effort... ^^

Je verrais... Souvent je m'amuse plus en mode ping-pong ou comme sur un topic jeu de mots sur l'autre forum où je suis (on donne 4 mots dont 2 rimes et le suivant crée 4 vers intégrant les rimes données et il donne 4 autres mots dont 2 rimes), en ça, je rejoins @Gamin, passer par le jeu, l'aspect ludique ou détente, c'est sûr que c'est moins de pression, mais j'ai encore du mal à m'y plonger assez je pense. Avec une copine, on s'est lancé un petit défi d'écriture, un texte chacune sur un thème choisi, aucune autre contrainte que le thème et on s'appuie (ou pas d'ailleurs) sur un texte connu ou une émission entendue ou autre support... Peut-être que si on se motive à 2, ça va aider.

Le souci que j'ai, @Retromantique, avec l'écriture académique, c'est que je ne le suis pas, académique... ^^ Je n'arrive pas à me plier à une méthodologie, c'est bien un problème et ça l'a toujours été pendant ma scolarité, je ne me tiens à aucun plan, je digresse, je fais perdre le fil (et non pas je le perds, parce que je le perds rarement en fait, parfois je m'éloigne, mais je termine ma boucle en général ^^), c'est pour ça que je reste sur de l'écrit court, pas le temps de partir dans tous les sens..! Rajouté au fait que j'ai du mal à me relire sous peine de tout jeter... 

En fait, je manque de rigueur. Peut-être effectivement que de me concentrer sur l'aspect purement ludique, la rigueur vient plus facilement...

Le truc que tu décris et que je me suis aperçue être peu capable de le faire, @Gamin, c'est de faire pour moi... pour mon seul plaisir, sans idée de partage... parce que j'ai tendance à associer plaisir et partage en général...

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Il y a 1 heure, Gamin a dit :

@Retromantique @ShameOnYouVous jouez vraiment à aucun jeux vidéo? Que pour vous? Même si c'est inutile et que ça sert à rien académiquement ou bien que ce ne sera pas partagé?

Si. Sauf que jouer à un jeu vidéo =/= processus créatif pour moi. Il y a un but intrinsèque au jeu que je ne perçois pas devant une page blanche. Il n'y a aucune expression personnelle à jouer à Bayonetta ou à Stardew Valley.

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J'ai commencé à avoir des blocages à mon entrée au conservatoire, c'est plutôt ballot parce que j'y étais justement pour apprendre à composer. J'étais dans ce cadre où il n'était plus question de se contenter de spontanéité, où il fallait sans cesse tout analyser, et en même temps, je ne maîtrisais pas assez les techniques et je n'avais pas une vision assez précise pour faire autre chose que me comparer et remarquer tout ce qu'il me manquait.

C'est parti bien plus tard, après m'être réorientée, sans doute parce que j'ai retrouvé ma liberté mais que j'ai pu m'en servir sur de solides bases techniques. Et aussi parce qu'il n'y avait plus d'enjeu réel, si c'est nul, c'est pas grave.

C'est vraiment une affaire de personnalité le processus créatif. Beethoven écrivait (il me semble) tous les jours, Shostakovich écrivait par périodes où il ne se consacrait qu'à ça. Je pourrais jamais faire comme Gamin. Je planifie tout comme une maniaque pendant longtemps (quand je compose quelque chose de long, je peux prendre plusieurs mois à construire une structure solide où peu de choses vont être laissée au petit bonheur la chance). Et par contre, quand vient le moment de poser les notes, ça m'épuise tellement que je n'y consacre que dix minutes par ci par là, il me faut sans cesse un regard frais.

On peut ressentir une certaine culpabilité à ne consacrer qu'un petit quart d'heure par jour à la création réelle, mais au final, si on tient ce rythme (et que la méthode nous convient), on se retrouve vite avec quelque chose qui tient debout. Je préfère ça à des soudaines poussées créatrices de 4 h d'affilée toutes les x semaines.

J'adore planifier et organiser. Sérieux, si ce métier existait, j'aurais fait une excellente secrétaire musicale.

 

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Oui, la spontanéité m'importe beaucoup dans le processus créatif, c'est aussi une des raisons qui m'empêche de revenir sur ce que j'ai écrit, j'ai le sentiment que ça enlève quelque chose, que c'est moins honnête en quelque sorte... 

Et on en revient à la notion d'enjeu effectivement... Comme si l'enjeu tuait le jeu.

Il me faut redécouvrir le plaisir du jeu sans enjeu dans le processus créatif. Je vais essayer ça déjà, juste m'amuser pour moi...! ^^

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Il y a 4 heures, ShameOnYou a dit :

Oui, la spontanéité m'importe beaucoup dans le processus créatif, c'est aussi une des raisons qui m'empêche de revenir sur ce que j'ai écrit, j'ai le sentiment que ça enlève quelque chose, que c'est moins honnête en quelque sorte... 

Et on en revient à la notion d'enjeu effectivement... Comme si l'enjeu tuait le jeu.

Il me faut redécouvrir le plaisir du jeu sans enjeu dans le processus créatif. Je vais essayer ça déjà, juste m'amuser pour moi...! ^^

Moi c'est l'inverse, ma famille ma un peu laissée faire ce que je voulais quand je le voulais, donc j'ai commencé la musique en mode homme des cavernes à moins de 10ans, et j'en fait toujours, je m'y suis remis il y a peu, les blocages créatifs, la paresse ( le pire péché des 7 capitaux à mon sens ), le manque de temps ( parfois ) mes acouphènes h24 (iiiiiiiiiiiiiii) le manque d'inspiration et la recherche d'inspiration avec des substances psychotropes et donc la conceptualisation de ce fait me bloque, j'ai jamais étudié la musique et si je suis obligé de me défoncer pour "pondre une perle" (quelque chose de potable) ca provoque un sentiment de malaise.

Sinon, la meilleure chose à faire c'est de le faire pour toi et seulement pour toi, au début, et prendre du temps, des fois beaucoup de temps. Art Hurts.

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Il y a 12 heures, ƒ Ǿ ǖ ℓ Д ® ↁ a dit :

Une question que je me pose souvent(et qui est surement reliée), comment ne pas être influencé par d'autres créations et réussir a créer quelque chose d'original ?

Je crois que c'est un tout, l'art transpire les émotions de l'auteur, si t'es mainstream et manipulé par des codes quels qu'ils soient tu vas cracher des trucs assez similaires à ce qui ce fait en masse, après c'est pas un problème dans l'absolu, je crois que tu dois travailler ta culture aussi, par exemple moi j’écoute et ai écouté pleins de styles de musique différents, jamais je refuserai d'écouter un morceau de musique pcq il est "labellisé" tel ou tel style. Faut être un minimum open minded pour ca.

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:onion_think:

Je pense qu'on peut créer quelque chose d'original en coupant les stimulations extérieures. Faire le vide autour, ça veut pas dire faire le vide en soi. 

Passer de longues heures avec soi-même dans une méditation peut faire surgir des combinaisons inattendues. Le monde intérieur prend une certaine expansion. Bien que les pensées ont bien été influencées par l'environnement, elles sont travaillées et synthétisées et intégrées au grand bagage de pensées subconscientes, de souvenirs et d'idées de toutes parts. La méditation donne accès à la globalité de nos chemins neuronaux, alors se joue un magnifique jeu d'assemblage de pensées alors même qu'on s'en détache en méditant. 

Et puis vient l'insight. La vision.

Quand je passais beaucoup de temps à méditer et que je n'avais pas internet, j'étais plus créatif qu'en ce moment où je m'appuie sur des stimulations qui normalisent ma façon de penser.

Un ancien membre à qui je parle a coupé la plupart de ses sources de stimulations afin de se consacrer dans l'écriture d'un livre pendant la première moitié de la pandémie. Il avait besoin de ce vaccum pour extraire cette brique de sa tête.

Grimes a bien produit son album le plus connu en faisant une retraite seule pendant une dizaine de jours. Elle hallucinait parce qu'elle ne mangeait pas assez (et elle prenait des amphet...). Et ça a donné Visions.

Alors, moi je pense que c'est possible.

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Rien ne se perd, rien ne se créée. Je maintiens qu'il est impossible de se défaire entièrement de toute influence. On part de quelque part, à chaque fois. Un peu comme on ne rêve jamais de visages nouveaux, qu'ils sont toujours empruntés à des visages qu'on a déjà vu. On peut certes s'éloigner ou se rapprocher d'un certain niveau d'influence, mais l'éradiquer complètement?

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