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Déchet(s) recommandé(s)

J'initie ce sujet simplement, comme je l'avais évoqué dans un autre sujet, le but étant de faire la lumière sur les multiples pratiques agricoles et leurs conséquences, mais également d'en déceler les potentiels et les rôles qu'elle peut jouer en plus de nourrir. En partant du sol, on pourra éventuellement remonter la chaine alimentaire jusqu'à l'assiette.

Je commence avec deux vidéos. L'Agriculture régénératrice en 4 minutes :

Révélation

 

Un projet dans le désert d'Arabie (qui fait réaliser la puissance d'un bon aménagement) :

Révélation

 

Par ailleurs, je suis curieux d'en apprendre sur l'entreprise d'automatisation agricole de @Jpeg

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Tout d'abord, j'évaluerais mes connaissances en la matière à environ 3.5/10. Tout ce que je sais, je le sais surtout pour avoir lu Michael Pollan et de ce que mon père et mon grand-père m'ont dit (c'était une famille de ferme). Je veux savoir, pourquoi a-t-on commencé à "till" (c'est quoi donc en français) la terre si c'est mieux de s'en passer?

J'ai écouté le docu à vitesse 2x parce que ça m'intéressait beaucoup malgré la longueur du vidéo. C'est vraiment très fucking cool. 

Ouais @Jpeg, on veut savoir!

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@Goéland @Retromantique

En gros, je fabrique des appareils qui vont récupérer différentes mesures environnementales et contrôlent les différents appareils de la serre en conséquence. J'offre ensuite un service de stockage et de services web pour en faire la gestion à distance. J'ai aussi comme partenaire une compagnie de recherche pour qui je développe quelques outils servant à l'analyse des données. J'ai décidé d'appeler ça Agrimétrie. 

J'ai commencé y'a environ 6 ans parce que mon oncle, qui faisait pousser des fleurs dans 4 serres, avait besoin d'un système d'alarme pour éviter le gel en début de saison. Si une de ses fournaises partait pas, il était alerté pendant la nuit et pouvait aller s'en occuper (les serres étaient derrière chez lui).  Mon oncle a une grand' yeule fack finalement, mes systèmes de surveillance fonctionnent maintenant dans un 50aine de serres.

L'hiver dernier, j'ai reçu la tâche d'automatiser toutes les serres ci-bas afin de contrôler la ventilation mécanique, l'ouverture des toits et le chauffage. Ça adonne bien avec la fin de mon contrat à l'école et ma tâche enseignante réduite l'année prochaine!   

 

image.png

 

Pour chaque serre, mon client peut voir différentes informations relative au fonctionnement du système facilement. Il peut régler de seuils d'alarme qui lui feront recevoir des alertes: 

image.png

 

image.png

 

:actually:< J'adore c'que j'fais 

 

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En ce qui concerne les techniques de maraîchage biologique, au Québec, je vous conseille fortement l'ouvrage de Jean-Martin Fortier: Le jardinier-maraîcher.

Je vous laisse également parcourir cette section informative du site web des Urbainculteurs.

 

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Il y a 11 heures, Goéland a dit :

J'initie ce sujet simplement, comme je l'avais évoqué dans un autre sujet, le but étant de faire la lumière sur les multiples pratiques agricoles et leurs conséquences, mais également d'en déceler les potentiels et les rôles qu'elle peut jouer en plus de nourrir. En partant du sol, on pourra éventuellement remonter la chaine alimentaire jusqu'à l'assiette.

Je commence avec deux vidéos. L'Agriculture régénératrice en 4 minutes :

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Un projet dans le désert d'Arabie (qui fait réaliser la puissance d'un bon aménagement) :

  Révéler le texte masqué

 

Par ailleurs, je suis curieux d'en apprendre sur l'entreprise d'automatisation agricole de @Jpeg

Quelle est votre politique nationale autour de l'agriculture ? Voilà qui m'intéresse fort ( pour mieux vous traiter de sales américains, cela va s'en dire) 

Je serai curieuse d'étendre ça au conditions d'élevages ainsi qu'aux traitements divers.

Dis moi tout. 

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il y a 3 minutes, Retromantique a dit :

Yo @Jpegc'est malade :O Bravo!

Merci! J'suis en train d'apprendre le data science pas mal. Je veux pouvoir intégrer l'apprentissage machine là dedans pour que la serre s'adapte elle-même aux différentes conditions intérieures et extérieures. 

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à l’instant, Jpeg a dit :

Merci! J'suis en train d'apprendre le data science pas mal. Je veux pouvoir intégrer l'apprentissage machine là dedans pour que la serre s'adapte elle-même aux différentes conditions intérieures et extérieures. 

Dude, tu pourrais faire la grosse piasse avec ça :o

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Il y a 14 heures, 1984 a dit :

Quelle est votre politique nationale autour de l'agriculture ? Voilà qui m'intéresse fort ( pour mieux vous traiter de sales américains, cela va s'en dire) 

Je serai curieuse d'étendre ça au conditions d'élevages ainsi qu'aux traitements divers.

Dis moi tout. 

Ta question est vraiment pertinente, je voulais l’aborder éventuellement. Je ne connais pas vos politiques agricoles. Si tu en connais un peu, je t’invite à nous les partager.

Je fais un survol, je reviendrai sur le sujet.

Les politiques gouvernementales me semblent vraiment problématiques. En Inde, on le voit avec les réformes agricoles de Modi. Les paysans indiens vont se retrouver sans système de gestion de l’offre, donc sans prix minimal garanti sur leur production. On parle de pertes de soutien minimal pour 70% de la population du pays le plus peuplé au monde. La petite agriculture qui fait survivre des millions d’indiens en plus de produire des excédents se fait garrocher dans un libre marché où habituellement, ce sont les grosses corporations qui finissent par dominer.

Quel système devrait-on privilégier ici ? Au Québec, l’écosystème agricole est déjà composé de gros joueurs, et les politiques sont organisées autour de la sauvegarde des acquis de ces grandes entreprises.

Un rapport suggérant 49 grandes recommandations a pourtant été produit dans les années 2000 pour régler certains problèmes structurels, et favoriser l’innovation, mais pratiquement rien n’a été appliqué. (Le rapport Pronovost)

L'agriculture de petite échelle

Pratiquer une agriculture de plus petite échelle n’est pas encouragé par la législation en place, puisque la production hors quota est très limitée, sous prétexte que des seuils plus élevés affecteraient les gros producteurs. Au Québec, il y a un seul syndicat agricole, l’UPA, et il défend les intérêts d’un cartel de gros producteurs.

Un documentaire aborde les problèmes de l’agriculture au Québec :

Un militant qu’on voit dans le documentaire, Dominic Lamontagne, a écrit un livre à ce sujet (que je souhaite lire bientôt) : La ferme impossible. Je le cite :

« Les gens, j’suis sûr qu’ils ne savent pas qu’avoir 2 vaches, 200 poules et 500 poulets, qui est une toute petite ferme, ça vaut 350 000$ en quotas. Pis de toute façon, tu ne peux pas acheter ces quotas-là. Pis de toute façon, si tu veux mettre en marché ton poulet, il faut que tu ailles dans un abattoir, que tes œufs ailles dans un poste de classement, ce qui rend toute ça complètement.. inrentable ? Irrentable ? En tout cas, irritant ! »

De la même façon qu’on a réussi à donner de l’air au monde des producteurs de bières avec les microbrasseries, il faut transformer notre modèle agricole et l’orienter vers une mosaïque de petits producteurs pleins d’idées et de projets. Un réseau de petits producteurs est à mieux de transformer les pratiques et innover que les grosses corporations.

On est dans une situation où les choix écologiquement et socialement responsables ne sont pas des choix économiquement viables ni supportés. C’est également une situation qui perpétue la saignée socio-économique des régions et qui maintient les pratiques de masses qui détruisent à vitesse grand V nos sols, notre faune, nos cours d’eau et notre flore et notre santé.

Depuis plusieurs années, on a un nouvel ambassadeur de l’agriculture maraichère au Québec, et il rayonne partout dans le monde agricole, autant aux États-unis qu’en Europe, c’est Jean-Martin Fortier dont parle @.x.

Son projet est ironiquement financé par un multimillionnaire, mais qu’importe, cela lui a permis de concrétiser un grand projet, les agriculteurs sont un peu plus représentés sur les tribunes, et c’est tout à notre intérêt puisqu’ils nous sensibilisent à des réalités dont nous n’avions pas connaissance et nous proposent des alternatives.

 

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Crois-tu que Masanobu Fukuoka, avec son Agriculture naturelle/Révolution d'un seul brin de paille est encore pertinent? L'as-tu lu? (Comment ne rien faire et vivre bien sans accumulation matériel).

Jean-Martin Fortier quand j'ai commencé à le lire, l'écouter et voir sa série sur unis.tv, j'ai commencé à croire qu'il était le chaînon manquant, surtout sous notre climat. Mais, le chaînon manquant si on désire continuer de nourrir le monde avec une agriculture financière, tout en défrichant le début d'une réintégration et d'une réhabilitation de l'humain avec la nature.

Perso, je vous invite fortement à vous tapez cette petite vidéo qui permet le début d'une réflexion un peu plus méta sur l'agriculture (et même sur la naissance des pandémies, tant qu'à y être). À savoir à la base même : est-ce une bonne idée? Question de désagréger quelques petits biais :

 

Révélation

Complément.

 

BONUS : Dominic Lamontagne est un bon ami d'un bon ami, lui et sa blonde sont de méchants crinqués plein d'idée. Ils ont fait une mini série sur leur ferme à la TV communautaire.

 

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il y a 1 minute, Commissaire Laviolette a dit :

T'es tu égarée d'onglet lors de ton dernier jambonnage?

Viarge, ça a l'air à ça, merci de me l'avoir fait remarqué D:

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Il y a 14 heures, Commissaire Laviolette a dit :

Crois-tu que Masanobu Fukuoka, avec son Agriculture naturelle/Révolution d'un seul brin de paille est encore pertinent? L'as-tu lu? (Comment ne rien faire et vivre bien sans accumulation matériel).

Jean-Martin Fortier quand j'ai commencé à le lire, l'écouter et voir sa série sur unis.tv, j'ai commencé à croire qu'il était le chaînon manquant, surtout sous notre climat. Mais, le chaînon manquant si on désire continuer de nourrir le monde avec une agriculture financière, tout en défrichant le début d'une réintégration et d'une réhabilitation de l'humain avec la nature.

Perso, je vous invite fortement à vous tapez cette petite vidéo qui permet le début d'une réflexion un peu plus méta sur l'agriculture (et même sur la naissance des pandémies, tant qu'à y être). À savoir à la base même : est-ce une bonne idée? Question de désagréger quelques petits biais :

Je n'ai l'ai pas lu beaucoup, mais j'ai ses livres en pdf. De ce que j'en connais, il sera longtemps TRÈS pertinent, et je considère son agriculture naturelle comme un des modèles vers lequel tendre. Des gens comme Jean-Martin Fortier, je trouve, comme tu dis, que c'est un chaînon manquant, dans le sens que ses pratiques ne représentent pas une finalité, mais un intermédiaire qui s'arrime bien à la réalité de l'industrie, ce qui est très louable aussi.

Les 4 principes de Manasobu Fukuoka sont puissants et de plus en plus appuyées par les études : 1) Ne jamais labourer ou retourner la terre 2) Ne pas insérer de compost 3) Ne jamais désherber 4) Ne pas dépendre des produits chimiques

Vraiment, j'vois pas pourquoi on devrait s'éloigner de ces principes. D'ailleurs les recherches et expériences tendent à les appuyer. Pas besoin d'ajouter d'azote au sol Par ailleurs, il y a d'autres raisons à ne pas fertiliser un sol. L'effet des fertilisations inhibe certaines symbioses ESSENTIELLES comme la mycorhize et décourage la plante à développer ses racines. Cela en fait une plante dépendante et fragile aux perturbations climatiques, aux maladies et aux insectes. Il y a de nombreuses raisons pourquoi le labour constitue un des pires ÉCOCIDE, qu'il soit conventionnel ou biologique. Il y a tellement d'avantages à laisser un couvert végétal, que ce soit pour apporter de nouveaux nutriments aux sols, conserver l'eau, refroidir le sol ou attirer la microfaune.

Bref, à chaque nouvel apprentissage, il y a une raison de plus à ne pas intervenir. Ce qui me fait croire qu'on se dirige nécessairement vers une agriculture naturelle.

 

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Si j'avais été all-in dans mon projet au lieu de péter une dépression et fumer du weed, je serais sans doute beaucoup plus loin. Quand j'ai commencé, y'avait presque aucune compagnie qui offrait ce type de service. 

Fuck l'anxiété paralysante, elle aura pas raison sur moi

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Vu le potentiel d'agriculture hivernale au Québec qui commence à peine à se développer, et les poussées pour développer l'autonomie alimentaire, il semble au moins y avoir beaucoup d'avenues pour offrir ces services, ce n'est qu'un début.

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