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Message ajouté par ÉcoModo,

Ce sujet a été créé à partir du fil de discussion « Trouvailles » et « Ces personnalités québécoises que vous aimez détester ».

Déchet(s) recommandé(s)

Il y a 2 heures, Ecce Homo a dit :

mais avant d'en arriver là, il y a préalablement eu un travail qui a été fait pour créer une image "marketable" de la personne. des centaines voire des milliers de publications ont été effectuées, des centaines d'heures ont été investies pour alimenter le réseau de contacts et une quantité innombrable de voyages, d'habits et de produits de beauté ont été achetées à ses frais.

c'est l'ensemble de ce travail et les résultats qui en découlent (le nombre de followers,  le narratif et l'image glamourisée) qui fait en sorte qu'aujourd'hui, elle devient monnayable. ce n'est donc pas juste la photo qui est monnayable ; c'est tout ce qui a été fait en amont afin de pouvoir, par une simple photo et grâce à son image et sa popularité, permettre à des entreprises d'engranger des centaines de ventes de leurs cochonneries. et pour une photo monnayée, elles doivent en avoir préalablement publié des dizaines sans recevoir un sou.

selon moi, cela ne relève pas du tout d'un privilège, mais d'un travail et d'un certain talent et flair qu'il faut quand même leur reconnaitre. je suis certaine que ce n'est pas du tout facile de faire sa place dans ce métier, ne serait-ce que parce que le milieu m'apparaît extrêmement compétitif et exigeant.

Tu surestimes la démarche. S'exhiber sur les réseaux sociaux n'a rien de difficile, et à notre époque, c'est une habitude qu'adoptent délibérément les adolescents pour satisfaire leur narcissisme et voguer sur les tendances. À un moment donné, la recherche de cette dopamine auxquels ils ont appris à carburer devient si régulière que leur étalage devient un réflexe naturel. Façonner leur image sur Instagram n'a plus rien d'une besogne, c'est une inclination.

Il faut être complètement déconnecté de la réalité pour ne serait-ce qu'oser prétendre que l'entreprise d'un influenceur se compare au labeur d'un emploi traditionnel, comme une infirmière, un plombier, un ingénieur ou une enseignante. On n’est vraiment rien que dans l'oisiveté. Et oui, c'est un privilège, parce que généralement ces opportunités découlent d'un critère assez réducteur : la beauté, puis la capacité à rentrer dans le moule et à répondre aux codes qui permettent de s'attirer un maximum d'abonnés et de likes. Il suffit de comprendre l’esthétique facile, prémâchée et racoleuse qui doit se dégager se ton feed pis t’es en business, comme on dit. Dois-je rappeler que les participants d’Occupation Double, par exemple, s’épargnent des années de croissance organique : l’émission est si populaire que chaque nouveau participant retrouve son bercail avec des dizaines de milliers d’abonnés sans n’avoir rien eu à faire.

 

Il y a 2 heures, Ecce Homo a dit :

sinon, les participants des téléréalités participent à leurs propres frais, donc ils doivent prendre congé de leur travail et accepter de ne recevoir aucun salaire pendant plusieurs mois pour participer à ces shows. ça aussi ça devient monnayable, une fois qu'ils ont gagné en popularité. 

Haha. Come on ! Occupation Double par exemple, c'est quatre mois d'absence, durant lesquels t'as qu'à t'assurer le paiement de ton hypothèque (ou ton loyer) ainsi que tes assurances pendant que t'es logé et nourri ailleurs. Disons que ce n'est pas le plus imposant des investissements quand on pense aux privilèges que la participation à ce genre d'émission induira ensuite.

 

Il y a 2 heures, Ecce Homo a dit :

à moins de s'appeler Kendall Jenner et d'engranger 250 000 $ par photo à cause qu'on est une Jenner, je ne vois pas en quoi recevoir 10 000 $ pour une photo, alors qu'on était à la base une personne complètement inconnue qui a décidé d'investir des milliers d'heures pour se créer une image monnayable, relève d'un privilège.

moi, je prendrais exactement la même photo pour la publier sur mon Instagram à 70 followers, je peux te dire ce que ça vaut zéro dollars. et si je veux que ça vaille 10 000 $, je vais devoir commencer travailler sans salaire pendant un moment (et je ne réussirai probablement pas anyway).

Il va falloir que tes publications commencent tranquillement à ressembler à celles-là, pis les nouveaux abonnés devraient foisonner d'eux-même d'abord, et viendront les propositions ensuite. C'est presqu'aussi simple que ça. Si tu considères ce qu'on voit là comme un dur labeur qui mérite d'être salué, c'est à mon tour de prétendre que t'es facilement impressionnable. :)

 

Il y a 2 heures, Ecce Homo a dit :

je peux certainement répondre à ta question. et non, la perspective que j'utiliserai ne sera pas féministe. selon moi, ce n'est pas la jalousie qui rend les gens perfides à leur endroit, mais plutôt parce que le métier d'influenceur est associé à beaucoup de préjugés (qui sont bien exemplifiés dans le sketch que j'ai cité dans mon message précédent).

les influenceurs sont vus comme des personnes immatures, narcissiques, dénudées de profondeur et d'intelligence et complètement obsédées par leur image. en plus, ils représentent l'apogée du consumérisme occidental par leur mode de vie axé sur les voyages et la présentation ostentatoire de produits et occupations mondains, lesquels sont déconnectés de la réalité. c'est cela qui facilite particulièrement le discours haineux envers les influenceurs de Sunwing. certes, il y a eu l'erreur de ne pas avoir respecté les consignes sanitaires dans un climat social déjà tendu par rapport à ce sujet. mais, par dessus cela, leur métier d'influenceurs n'est pas considéré comme noble ce qui les rend susceptible aux attaques haineuses.

fort probablement que si ça avait été un party Sunwing de médecins, d'infirmières ou de philanthropes, il n'y aurait pas eu autant de haine à leur endroit.

Cool. Donc, on résume :

Moi : suppose que la démesure dans le traitement qu'ils ont reçu de la part du public repose sur une certaine jalousie

Toi : suppose que la démesure dans le traitement qu'ils ont reçu de la part du public repose sur une attitude négative à leur égard due aux stéréotypes rattachés à leur occupation

Peut-être : un mélange de tout ça et bien plus encore !

Terrain d'entente : il y a eu (et continue d'avoir) démesure.

yay !

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il y a une heure, Carlos Crasseux a dit :

Il va falloir que tes publications commencent tranquillement à ressembler à celles-là, pis les nouveaux abonnés devraient foisonner d'eux-même d'abord, et viendront les propositions ensuite. C'est presqu'aussi simple que ça. Si tu considères ce qu'on voit là comme un dur labeur qui mérite d'être salué, c'est à mon tour de prétendre que t'es facilement impressionnable. :)

ah ben si j'avais un point féministe à apporter à la discussion, ce serait peut-être à ce stade-ci. je suis persuadée que n'importe laquelle de ces influenceuses (ne serait-ce que de les voir obsédées comme elles le sont sur leur compte Instagram) ont mis autant d'heures à alimenter leur compte que j'en ai mis pour avoir mon baccalauréat, et au moins autant d'heures à travailler sur leur image dans une journée que j'en mets pour faire des dossiers. pourquoi alors ce dénigrement ? parce qu'elles ont l'air de s'amuser plus que toi et moi ?

que penses-tu de ces joueurs de hockey d'à peine 25 ans payés 20 millions $ par année pour jouer au hockey ? est-ce qu'on dirait d'eux qu'ils sont "privilégiés" parce qu'ils sont grassement payés pour se lancer la puck et que c'est devenu une "habitude" pour eux ? probablement que non, on dirait plutôt qu'ils sont de talentueux et exceptionnels athlètes bien dotés par la nature, qu'ils s'exposent en jouant à ce sport risqué et que leurs 20 millions $ constitue leur réelle valeur marchande puisque l'entreprise qui verse ce salaire fait quand même un bénéfice sur les nombreux billets vendus aux spectateurs, qui sont prêt à payer cher pour voir ces messieurs se lancer une puck.

dans une optique marchande, c'est difficile de prétendre que les influenceuses sont "privilégiées" parce qu'elles n'ont pas l'air de travailler ou encore parce qu'elles ont fait de leur vocation une sorte d'habitude, mais ne pas tenir le même discours pour les autres. en autant que je sache, elles récoltent autant que n'importe qui les produits d'une offre et d'une demande dans une économie marchande, et une minute de leur temps constitue autant de secondes que celui d'un joueur de hockey. pourquoi approuver le cachet de l'un mais pas l'autre ?

et si ton point de vue n'est pas le résultat d'une pensée sociale qui tend dévaloriser les activités typiquement féminines (ça se peut hein), alors tu dois être constamment affligé de jalousie dans ton quotidien, puisque pas plus tard que la semaine dernière, des PDG ont déjà fait plus d'argent que toi et moi dans une année

il y a une heure, Carlos Crasseux a dit :

Terrain d'entente : il y a eu (et continue d'avoir) démesure.

ah ben là-dessus, je ne t'ai jamais fait valoir mon désaccord ; il y a sûrement démesure, oui.

mais bon, pour être bien franche avec toi, je suis de celles qui entretient beaucoup de préjugés envers les influenceurs, et je n'ai pas suffisamment d'inclinaisons pour eux ou leur réalité pour avoir envie de sympathiser avec leurs malheurs. en fait, je suis coupable d'en avoir abondamment rit cette semaine.

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il y a une heure, Ecce Homo a dit :

ah ben si j'avais un point féministe à apporter à la discussion, ce serait peut-être à ce stade-ci. je suis persuadée que n'importe laquelle de ces influenceuses (ne serait-ce que de les voir obsédées comme elles le sont sur leur compte Instagram) ont mis autant d'heures à alimenter leur compte que j'en ai mis pour avoir mon baccalauréat, et au moins autant d'heures à travailler sur leur image dans une journée que j'en mets pour faire des dossiers. pourquoi alors ce dénigrement ? parce qu'elles ont l'air de s'amuser plus que toi et moi ?

D'abord, je ne dénigre personne. Ça semble t'échapper à en lire ton message, mais laisse-moi te rappeler qu'on en est venus à discuter de cici parce qu'à un moment donné dans la discussion, en début de soirée, t'as voulu me reprendre par rapport à ce que je disais des influenceurs et de leur oisiveté en prétendant qu'il y avait un véritable travail derrière leur occupation, affirmation que je ne saurais mieux nier. Je ne désapprouve pas leur occupation, à vrai dire je m'en crisse. Je tenais simplement à insister sur la réalité suivante : être payé à prendre des selfies gâtés d'une insertion de produit quelconque, c'est un privilège induit de, souvent, pas grand-chose : sa beauté, une participation à une émission de télé-réalité, un penchant quelconque pour l'exhibitionnisme et les mentions J'aime, ou un peu de tout ça à la fois. Ensuite, je ne vois vraiment pas en quoi le nombre d'heures investies à faire quelque chose traduisent quoi que ce soit. J'ai certainement mis plus d'heures à insulter des gens sur le Dépotoir que j'en ai mis dans mon baccalauréat, so what ? Mes invectives sur ce forum devraient recevoir la même considération que mon diplôme ?

 

il y a une heure, Ecce Homo a dit :

que penses-tu de ces joueurs de hockey d'à peine 25 ans payés 20 millions $ par année pour jouer au hockey ? est-ce qu'on dirait d'eux qu'ils sont "privilégiés" parce qu'ils sont grassement payés pour se lancer la puck et que c'est devenu une "habitude" pour eux ? probablement que non, on dirait plutôt qu'ils sont de talentueux et exceptionnels athlètes bien dotés par la nature, qu'ils s'exposent en jouant à ce sport risqué et que leurs 20 millions $ constitue leur réelle valeur marchande puisque l'entreprise qui verse ce salaire fait quand même un bénéfice sur les nombreux billets vendus aux spectateurs, qui sont prêt à payer cher pour voir ces messieurs se lancer une puck.

dans une optique marchande, c'est difficile de prétendre que les influenceuses sont "privilégiées" parce qu'elles n'ont pas l'air de travailler ou encore parce qu'elles ont fait de leur vocation une sorte d'habitude, mais ne pas tenir le même discours pour les autres. en autant que je sache, elles récoltent autant que n'importe qui les produits d'une offre et d'une demande dans une économie marchande, et une minute de leur temps constitue autant de secondes que celui d'un joueur de hockey. pourquoi approuver le cachet de l'un mais pas l'autre ?

et si ton point de vue n'est pas lié à une pensée sociale qui tend dévaloriser les activités perçues comme féminines (ça se peut hein), alors tu dois être jaloux rare dans ton quotidien, puisque pas plus tard que la semaine dernière, des PDG ont déjà fait plus d'argent que toi et moi dans une année

La comparaison m'a fait rire. Bien que je pense effectivement qu'est privilégié le joueur d'hockey professionnel qui gagne des millions à faire ce qu'il aime et qui est indubitablement né avec le talent nécessaire à l'exercice de son sport, je ne vois pas en quoi il s'apparente à l'influenceur sans aucun talent. Le premier est un athlète de haut niveau, le second un oisif. Ce n'est pas donné à tout le monde, de compétitionner dans les plus hautes sphères d'un sport, mais c'est pratiquement donné à tout le monde de publier des selfies sur Instagram.

Ensuite, le privilège ne se limite pas qu'aux influenceurs, évidemment. En quelque part en Floride, y a aussi une petite épave à peine majeure qui a amassé des millions à coups de « gucci gang » pendant que toi et moi on travaille à plein temps pour bien moins que ça. Et je ne m'en fais pas pour autant. La vie est ainsi faite.

Et n'oublie pas que lorsque je parlais de privilèges, je m'attardais d'abord et avant tout aux candidats de télé-réalité, ceux qui ne font que participer à une émission, privés de leur cellulaire, puis au sortir de celle-ci doivent dealer avec une popularité conséquente ; des dizaines de milliers d'abonnés, des gens qui encenseront leurs prochaines publications, les commenteront, verront leurs stories et y réagiront. Mon barbier est meilleur ami avec un certain candidat d'OD 2017. Apparemment qu'aussitôt qu'il était arrivé au Québec, sa popularité avait été un énorme choc sur la conscience. Premier jeudi à avoir suivi son élimination présentée en ondes le dimanche, ils étaient sortis au Boating Club et un nombre effarant de filles venaient lui faire des avances et lui proposer explicitement des ménages à trois comme s'il était le messie du clitoris. Ensuite, il avait cumulé les collaborations de tous genres : faisait la tournée des bars La P'tite Grenouille (rémunéré), était invité à passer des fins de semaine complètes dans la section VIP du BeachClub (rémunéré), on le conviait à un tas d'autres événements, sa popularité montait, on l'interpellait un peu partout dans les endroits publics. Mon barbier me disait qu'il a mis beaucoup de temps à s'habituer à cette nouvelle réalité, et que pendant des semaines, il répétait souvent : Ben voyons esti ? J'ai rien fait, littéralement rien fait, s'expliquant de peine et de misère l'accès indu à la popularité qu'avait précédée sa participation à l'émission de télé-réalité, initialement un défi entre amis. Le gars a sa propre entreprise aujourd'hui, et il avoue devoir une grande partie de son succès et de ses avoirs à sa participation à Occupation Double et du statut systématique d'influenceur qui en découle. Si ça, ce n'est pas ce qu'on peut appeler un privilège, j'ignore ce que c'est.

 

il y a une heure, Ecce Homo a dit :

ah ben là-dessus, je ne t'ai jamais fait valoir mon désaccord ; il y a sûrement démesure, oui.

mais bon, pour être bien franche avec toi, je suis de celles qui entretient beaucoup de préjugés envers les influenceurs, et je n'ai pas suffisamment d'inclinaisons pour eux ou leur réalité pour avoir envie de sympathiser avec leurs malheurs. en fait, je suis coupable d'en avoir abondamment rit cette semaine.

Oui, et j'entretiens probablement les mêmes préjugés. Sauf que, comme je disais plus tôt, je suis un homme vertueux à qui il reste de la décence. Je sais mesurer les choses, peu importe les prédispositions qui m'habitent, et cette semaine, j'ai constaté une démesure sidérante dans le traitement qu'on a réservé à ces influenceurs.

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Il y a 18 heures, Carlos Crasseux a dit :

La comparaison m'a fait rire. Bien que je pense effectivement qu'est privilégié le joueur d'hockey professionnel qui gagne des millions à faire ce qu'il aime et qui est indubitablement né avec le talent nécessaire à l'exercice de son sport, je ne vois pas en quoi il s'apparente à l'influenceur sans aucun talent. Le premier est un athlète de haut niveau, le second un oisif. Ce n'est pas donné à tout le monde, de compétitionner dans les plus hautes sphères d'un sport, mais c'est pratiquement donné à tout le monde de publier des selfies sur Instagram.

Les influenceuses ne font pas que publier des selfies sur Instagram, elles réussissent à avoir des milliers de followers prêts à acheter les produits dont elles font la promotion ce faisant. Et non, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir faire ça. Est-ce que ça vaut 10, 15, 20 000 $ la photo ? Dans une logique marchande, si une entreprise est prête à payer ce prix pour le faire, alors oui. On peut avoir d’autres arguments (de types moraux ou humanistes), mais alors on tomberait dans un tout autre paradigme et ce n’était pas vraiment l’orientation de la discussion (il me semble ?).

Après, je pense qu’on a une définition bien différente de ce qu’est un privilège. La mienne est conceptuellement connotée et répond à des critères précis alors que la tienne semble être tirée d’une définition puisée du langage courant (et rendu là, autant dire que tous les riches sont privilégié, ce qui a bien peu d’intérêt et de valeur, conceptuellement parlant). 
 
Pour ma part, si on reprend l’exemple d’Elizabeth Rioux, quelques situations où je pourrais concevoir qu’elle est privilégiée seraient :

1- pour une raison quelconque Elizabeth Rioux a un nom connu et le simple fait d’être une Rioux lui attire des milliers de followers et d’offres de commandites. Privilege checked.

2- Elizabeth Rioux n’est pas connue mais sa famille est fortunée de sorte qu’on lui a avancé de l’argent pour qu’elle puisse s’investir à temps plein sur sa vocation de rêve. Privilege checked.

3- Alternativement, lorsqu’elle aura percé dans l’industrie : Elizabeth Rioux est une femme blanche dont l’apparence est plus valorisée (que celle des femmes noires, asiatiques, arabes et autre), de sorte qu’elle gagne plus que ses comparses de couleur. Privilege checked.

Pour moi, un privilège équivaut à un avantage qu’un individu bénéficie par rapport aux autres individus à cause de son statut social. Autrement dit, le privilège est lié à l’identité sociale.

Le fait qu’elle gagne beaucoup d’argent en publiant des selfies ne relève pas d’un privilège en soi, si ce n’est pas lié à son identité sociale, et ce, même si on pousse la narration à son scénario le plus ridicule (que je trouve improbable pour les raisons déjà mentionnées précédemment).

Par exemple, Elizabeth Rioux est une nobody mais elle aimait publier nonchalamment des selfies d’elle huilée en bikini sur la plage d’Oka. Après quelques photos, les followers et les lucratifs contrats lui sont tombés dessus du jour au lendemain. PAS un privilège ne serait-ce que parce que le fruit de ses démarches n’est pas lié à son identité sociale. As a matter of fact, elle a concrètement (donc elle n’a pas été oisive) fait quelque chose pour se « mériter » ces contrats lucratif. Dans cette version de l’histoire, est-ce qu’elle a eu de la chance ? Est-ce qu’elle a bénéficié d’un exceptionnel concours de circonstances ? Oui, sûrement. Est-ce que cela relève d’un privilège ? Pas dans ma conception à moi.

Même chose pour les joueurs de hockey.

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This^ 

Si il suffisait d'etre mignonne et de prendre des photos en HD pour reussir, ca fait longtemps que j'aurais enchaine les tours du monde. Belle Delphine n'a pas que sa jolie tronche pour elle, niveau marketing, n'importe quel expert te confirmera qu'elle est au dessus du lot. 

Meme Helene Boudreaux, la meuf qui a poste ses nichons avec un dilplome de l'UQAM a eu le trait d'esprit de lease sa jeep en tant que depense profesionnelle, maintenance et materiel professionnelle. Meme des gens a peu pres smart ne prennent pas ce genre d'initiative. Si elle se fait sucrer son compte, elle a d'autres plateformes et les moyens de faire appel.

Je sais a quel point c'est tentant de denigrer le travail des autres dans une profession qu'on ne respecte pas mais si ces influenceurs arrivent la ou tu as echoue avec ton instagram de photographe professionnel, c'est peut etre parce qu'ils sont en fait, plus talentueux et bossent plus durs.  my 2 cents.

 

La comparaison qui tient la route, c'est les "influenceurs" qui achetent des followers, des bots et des placements. Pour le coup, leurs efforts se resument a sortir la carte bleu. 

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Il y a 2 heures, Ecce Homo a dit :

Les influenceuses ne font pas que publier des selfies sur Instagram, elles réussissent à avoir des milliers de followers prêts à acheter les produits dont elles font la promotion ce faisant. Et non, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir faire ça. Est-ce que ça vaut 10, 15, 20 000 $ la photo ? Dans une logique marchande, si une entreprise est prête à payer ce prix pour le faire, alors oui. On peut avoir d’autres arguments (de types moraux ou humanistes), mais alors on tomberait dans un tout autre paradigme et ce n’était pas vraiment l’orientation de la discussion (il me semble ?).

Après, je pense qu’on a une définition bien différente de ce qu’est un privilège. La mienne est conceptuellement connotée et répond à des critères précis alors que la tienne semble être tirée d’une définition puisée du langage courant (et rendu là, autant dire que tous les riches sont privilégié, ce qui a bien peu d’intérêt et de valeur, conceptuellement parlant). 
 
Pour ma part, si on reprend l’exemple d’Elizabeth Rioux, les seules situations où je pourrais concevoir qu’elle est privilégiée seraient :

1- pour une raison quelconque Elizabeth Rioux a un nom connu et le simple fait d’être une Rioux lui attire des milliers de followers et d’offres de commandites. Privilege checked.

2- Elizabeth Rioux n’est pas connue mais sa famille est fortunée de sorte qu’on lui a avancé de l’argent pour qu’elle puisse s’investir à temps plein sur sa vocation de rêve. Privilege checked.

3- Alternativement, lorsqu’elle aura percé dans l’industrie : Elizabeth Rioux est une femme blanche dont l’apparence est plus valorisée (que celle des femmes noires, asiatiques, arabes et autre), de sorte qu’elle gagne plus que ses comparses de couleur. Privilege checked.

Pour moi, un privilège équivaut à un avantage qu’un individu bénéficie par rapport aux autres individus à cause de son statut social. Autrement dit, le privilège est lié à l’identité sociale.

Le fait qu’elle gagne beaucoup d’argent en publiant des selfies ne relève pas d’un privilège en soi, si ce n’est pas lié à son identité sociale, et ce, même si on pousse la narration à son scénario le plus ridicule (que je trouve improbable pour les raisons déjà mentionnées précédemment).

Par exemple, Elizabeth Rioux est une nobody mais elle aimait publier nonchalamment des selfies d’elle huilée en bikini sur la plage d’Oka. Après quelques photos, les followers et les lucratifs contrats lui sont tombés dessus du jour au lendemain. PAS un privilège ne serait-ce que parce que le fruit de ses démarches n’est pas lié à son identité sociale. As a matter of fact, elle a concrètement (donc elle n’a pas été oisive) fait quelque chose pour se « mériter » ces contrats lucratif. Dans cette version de l’histoire, est-ce qu’elle a eu de la chance ? Est-ce qu’elle a bénéficié d’un exceptionnel concours de circonstances ? Oui, sûrement. Est-ce que cela relève d’un privilège ? Pas dans ma conception à moi.

Même chose pour les joueurs de hockey.

Pourquoi te servir d'Élizabeth Rioux comme exemple, alors que la discussion d'emblée portait davantage sur les influenceurs qui doivent leur popularité à leur participation à une émission de télé-réalité, et qu'en plus de cela j'ai précisément fait appel à un exemple connu (par l'entremise de mon barbier), et dont l'histoire ressemble beaucoup à celle de la majorité des participants ?

Ensuite, si tu ne peux concevoir que les circonstances que j'ai mentionnées et qui participent directement au succès d'un influenceur (beauté, être choisi pour participer à une émission, narcissisme exubérant...) ne rentrent pas dans ta définition de privilège et que ça se compare à un athlète, ça te regarde.

 

il y a 43 minutes, Sredni Vashtar a dit :

This^ 

Si il suffisait d'etre mignonne et de prendre des photos en HD pour reussir, ca fait longtemps que j'aurais enchaine les tours du monde. Belle Delphine n'a pas que sa jolie tronche pour elle, niveau marketing, n'importe quel expert te confirmera qu'elle est au dessus du lot. 

D'abord tu te trompes dans ta prémisse pour la simple raison que t'es laide, DASRI, et qui plus est les selfies que t'as publiés ici n'ont rien de l'esthétique qu'on retrouve dans ceux des influenceuses.

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Il est pique a cause de mon commentaire sur son instagram, je dirais. Mais de facon generale, je l'ai agace un peu trop souvent par le passe. Je note que sa repartie laisse de plus en plus a desirer par contre. :seriously:

Aight, bingo ! 

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il y a 2 minutes, Chicken of the infinite a dit :

Laquelle? J'ai loupé un épisode.

:-/

Il y en a pas. Son instagram a saute a cause des algo foireux de l'app, d'ou la raison pour laquelle je parle d'echec. J'ai pas remis son talent de photographe en question mais si il y a bien un truc de francais chez carlos, c'est sa susceptibilite. 

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Il y a 20 heures, Carlos Crasseux a dit :

Bien sûr qu'elle l'est. Et une mine rébarbative assez distincte se dégage de son regard. Rien à voir avec les influenceuses qui ont été données en exemples dans ce thread.

Et toi, pourquoi n'as-tu pas réagi à ses minables attaques concernant ma photographie ?

En quoi la beauté expose un traitement différent envers la critique ? 

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Tu critiques textuellement son apparence et tu tiens à préciser que les influenceuses ne sont pas aussi repoussantes. 

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