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Bouillon de culture littéraire


Déchet(s) recommandé(s)

Je viens de finir la biographie de Dostoïevski. Fou comme ce gars-là a eu une vie digne de ses romans. Toujours malade, dépressif, pauvre, obligé d'écrire à une vitesse folle et sans jamais peaufiner son travail pour des salaires de crève-faim. Il aura été, au final, extrêmement insatisfait de son oeuvre qui est pourtant reconnue comme l'une des plus importantes de toute l'histoire de la littérature. Vraiment intéressant aussi de voir qu'il était au fond un grand insécure, qu'il jalousait Tolstoï et Tourgueniev, qu'il était toujours à contre-courant de ses contemporains.

Ça donne le goût de replonger dans les textes. J'ai donc décidé de consacrer mon dernier mois avant le retour en classe à une relecture rapide des Frères Karamazov. J'ai pas la prétention de pouvoir embrasser l'ouvrage dans toute sa portée, mais je suis pas mal certain d'y trouver plus que ce que j'avais pu en tirer il y a six ans alors que j'étais jeune ortho.

On va dire que je fais encore mon lourd avec ma littérature russe, mais je plains celui qui n'a jamais lu Dostoïevski. C'est tellement puissant comme écriture, ça a aucun sens. Ça se voit une fois par centenaire, et encore. Ça m'a donné envie de me plonger dans les Mémoires de sa veuve, ou dans ses Carnets, voire même de lire la massive biographie de 2500 pages en 5 volumes de Joseph Frank... ou la version "abrégée" de 950 pages.

En filigrane je replonge dans Rimbaud. Je l'ai jamais lu très sérieusement.

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  • 2 semaines plus tard...

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Sous cette couverture bien pédé et style roman érotique se cache quatre longues nouvelles très variées mais pas toutes intéressantes. En fait, la première, "Brûlant secret", est pas mal la seule que j'ai vraiment aimée. On peut y suivre les tribulations d'un jeune garçon qui, s'étant lié d'amitié avec un dandy lors de ses vacances, découvre finalement que ce dernier voulait en fait simplement se rapprocher de sa mère afin de la copuler. Il décide alors de tout mettre en oeuvre pour les séparer.

Zweig a une plume enviable. Il faut lui donner, tout coule de source. Chaque mot est exactement où il doit être et même en traduction c'est limpide comme ça se peut pas. Ses descriptions des émotions vécues par le jeune garçon sont d'une précision, d'une finesse et d'une perspicacité rares. J'ai vraiment dévoré cette nouvelle de 80 pages et je recommanderais l'achat du livre juste pour celle-là. Les autres, bah... sont correctes.

J'ai quand même eu l'air d'une sacoche quand je me suis pointé au comptoir avec ça et les poèmes de Rimbaud...

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  • 1 mois plus tard...

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Un long roman d'anticipation (si on veut) se déroulant dans un futur éloigné où les gens sont presque tous créés artificiellement, en plus d'être quasi-androgynes et de croire en une Bible qui se base sur les récits de H.P. Lovecraft... C'est plutôt complexe donc dur à résumer. En gros, le protagoniste embarque dans une quête pour retrouver la Clé qui permettra de détruire Dieu. Il y a certaines longueurs mais les idées sont originales et bien développées. Les cinquante dernières pages sont particulièrement satisfaisantes. C'est mon deuxième Somoza et je suis définitivement intéressé à explorer son oeuvre plus à fond.

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Un long roman d'anticipation (si on veut) se déroulant dans un futur éloigné où les gens sont presque tous créés artificiellement, en plus d'être quasi-androgynes et de croire en une Bible qui se base sur les récits de H.P. Lovecraft... C'est plutôt complexe donc dur à résumer. En gros, le protagoniste embarque dans une quête pour retrouver la Clé qui permettra de détruire Dieu. Il y a certaines longueurs mais les idées sont originales et bien développées. Les cinquante dernières pages sont particulièrement satisfaisantes. C'est mon deuxième Somoza et je suis définitivement intéressé à explorer son oeuvre plus à fond.

Je viens de proposer La Caverne des Idées à Vacpower. Au début ça me semblait ridicule comme idée (un espèce de détective dans la Grèce antique) mais finalement c'est fichtrement bien foutu comme livre. Non seulement l'idée de 'Déchiffreur d'Énigmes' est quelque chose qui serait dur à rendre crédible, mais le défi que Somoza s'est donné autours de l'allégorie de la caverne est loin d'être une mince affaire - et pourtant il réussie dans les deux cas, amenant le roman encore plus loin. Je pourrais te le résumer plus amplement, mais ça gâcherait l'effet de découverte.

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Je viens de lire «L'Enfant du Temps» d'Isaac Asimov et de Robert Silverberg.

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Bon roman. J'aime particulièrement la minutie dans le développement des personnages. C'est très bien écrit et le rythme se maintient tout le long. Malgré le thème principal très technique (voyage dans le temps), l'histoire est très romancée et se déroule surtout dans l'émotion de certains personnages.

Je ne le conseille pas particulièrement si vous voulez une histoire grandiloquente. C'est une histoire simple, mais bien ficellé qui se lit très bien.

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J'ai récemment commencé la lecture du Cycle de la Fondation, d'Isaac Asimov. Je viens de terminer le premier roman de cette série de sept (premier sans compter les deux livres préludes à la Fondation) et je dois admettre que c'est excellent!

L'histoire se déroule plus ou moins 20 000 ans après le début de l'Humanité, donc, près de 10 000 ans après aujourd'hui, où l'Homme a pu coloniser un nombre assez impressionnant de planètes dans la Galaxie. Toutes sous la joug de l'Empire Galactique. Jusqu'à ce qu'un psychohistorien vienne prédire l'effondrement de ce même Empire et l'ascension d'un nouvel Empire très différent du premier. Il prétend qu'entre la fin du premier Empire et le début du second, une ère de barbarie sans pareille risque d'ébranler à tout jamais l'Humanité pendant plusieurs millénaires, 36 pour être exacte. SAUF si une Fondation (un regroupement d'hommes et femmes, pas loin de 100 000 tout au plus, tous scientifiques, politiciens, etc.) est créée sur une planète lointaine du nom de Terminus. Ce plan réduirait l'ère barbare à un seul millénaire.

J'explique peut-être maladroitement la prémisse de la série, mais l'essentiel est là.

J'ai toujours été fasciné par la science-fiction et j'ai toujours entendu que du bien d'Asimov, mais ça s'est plus que confirmé après la lecture du roman que je vous ai précédemment présenté: L'Enfant du Temps. Je suis maintenant un nouveau fan de cet auteur.

Pour en revenir au Cycle de la Fondation, c'est fichtrement bien écrit, surtout pour l'époque. À un point où j'ai terminé le livre en deux jours. Oui, oui! C'est la première fois de ma vie que je me vois tant plongé dans une histoire aussi captivante.

À tous les amateurs de science fiction du forum, je vous le suggère fortement si vous ne l'avez pas encore lu. Un must.

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c'est fichtrement bien écrit, surtout pour l'époque.

Hein?

Sinon merci pour ton post, c'est le fun de voir de la participation dans ce sujet!

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Je viens de finir...

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Le dernier roman de Bukowski, présenté à l'époque comme un hommage à la littérature de gare. Honnêtement, c'était pas mal plate. Les mauvais côtés de Bukowski sans les bons. Ça part dans tous les sens, c'est pas très bien écrit et ça donne l'impression d'être grossier pour être grossier. Heureusement c'est 180 pages aérées donc on peut pas dire que ça s'éternise...

Et là je vais essayer de lire ce pavé de 1400 pages tassées:

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Il a conservé tous les termes allemands, que ce soit les grades des soldats, les noms des organismes, etc., avec un lexique à la fin... Ça promet d'être lourd, surtout quand même le lexique reste obscur.

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Hein?

Je voulais dire que l'auteur ne s'est pas lancé dans des théories farfelues/extravagantes de ce qu'aurait de l'air l'avenir comme bon nombre d'auteurs de science-fiction de son époque. Le roman tourne essentiellement autour de l'évolution d'une humanité toujours en conflit et au bord du gouffre et c'est tellement caractéristique à l'Homme que le tout en devient intemporel. Son audace, tout au long du récit, connait aussi des limites; entre autres en dévoilant peu d'infos sur les technologies utilisées et c'est, à mon sens, un tour de force pour un roman de science-fiction de cette envergure.

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  • 2 semaines plus tard...

Salut Mack Black,

Lorsque j'avais quinze ans j'ai aussi lu cet ouvrage. Ça m'a prit au moins 3 mois traverser le cycle. Faut dire que je ne suis pas un grand lecteur, mais à cette époque il y avait en moi une espèce de ferveur qui me poussait à lire des récits de science-fiction antérieur à la conquête spatiale. Est-ce que toi aussi tu as été frappé par l'usage fréquence du mot sardonique ?

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Salut Mack Black,

Lorsque j'avais quinze ans j'ai aussi lu cet ouvrage. Ça m'a prit au moins 3 mois traverser le cycle. Faut dire que je ne suis pas un grand lecteur, mais à cette époque il y avait en moi une espèce de ferveur qui me poussait à lire des récits de science-fiction antérieur à la conquête spatiale. Est-ce que toi aussi tu as été frappé par l'usage fréquence du mot sardonique ?

Salut,

Je n'ai pas été particulièrement frappé par ce mot, non. Peut-être que si j'avais étalé ma lecture sur une plus longue période de temps, j'aurais davantage remarqué ce genre de chose. Mais force est d'admettre que malgré la traduction efficace, elle n'est pas parfaite.

Es-tu toujours un grand lecteur de science-fiction? Aurais-tu des suggestions à nous partager?

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  • 2 semaines plus tard...

Salut Mack Black,

Lorsque j'avais quinze ans j'ai aussi lu cet ouvrage. Ça m'a prit au moins 3 mois traverser le cycle. Faut dire que je ne suis pas un grand lecteur, mais à cette époque il y avait en moi une espèce de ferveur qui me poussait à lire des récits de science-fiction antérieur à la conquête spatiale. Est-ce que toi aussi tu as été frappé par l'usage fréquence du mot sardonique ?

Salut,

Je n'ai pas été particulièrement frappé par ce mot, non. Peut-être que si j'avais étalé ma lecture sur une plus longue période de temps, j'aurais davantage remarqué ce genre de chose. Mais force est d'admettre que malgré la traduction efficace, elle n'est pas parfaite.

Es-tu toujours une grande lectrice de science-fiction? Aurais-tu des suggestions à nous partager?

Je connaissais pas le mot "sardonique", mais son étymologie est fichtrement intéressante:

L’Apium risus, appelé également sardonia herba en latin, est une espèce de renoncule qui a pour propriété de rendre les hommes insensés, favorisant une convulsion et distension des nerfs telle que les lèvres se retirent donnant l'impression que le malade rit, d'où l'expression.

(Une renoncule est une plante, en passant).

Merci de la découverte.

MackBlack: Ça m'étonne un peu de lire ça, j'ai jamais lu de Asimov mais j'ai toujours entendu dire que c'était un des meilleurs en Hard Science-Fiction alors de lire qu'il ne va pas dans les détails m'étonne un peu.

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Vraiment une capsule bien faite sur l'étymologie du terme sardonique

Je ne crois pas que feu Isaac puisse être considéré comme un auteur de Hard Science-Fiction. Il n'était pas le genre à écrire de long paragraphes sur des détails techniques exigeant des connaisances poussés sur les plus récentes théories de physques quantiques. Disons que c'est un touche à tout qui a été fortement imprégné par les pulp space opera de son adolescence (bien que ses parents l'empêchaient de lire ce genre de truc qu'ils vendaient dans le commerce familial) et surtout les nombreux romans du dix-neuvième siècle qu'il a emprunté dans la vétuste bibliotheque brooklynite durant sa tendre jeunesse.

Modifié par Martin NaCl
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Vraiment une capsule bien faite sur l'étymologie du terme sardonique

Je ne crois pas que feu Isaac puisse être considéré comme un auteur de Hard Science-Fiction. Il n'était pas le genre à écrire de long paragraphes sur des détails techniques exigeant des connaisances poussés sur les plus récentes théories de physques quantiques. Disons que c'est un touche à tout qui a été fortement imprégné par les pulp space opera de son adolescence (bien que ses parents l'empêchaient de lire ce genre de truc qu'ils vendaient dans le commerce familial) et surtout les nombreux romans du dix-neuvième siècle qu'il a emprunté dans la vétuste bibliotheque brooklynite durant sa tendre jeunesse.

Il semble pourtant qu'il le soit.

Asimov is widely considered a master of hard science fiction and, along with Robert A. Heinlein and Arthur C. Clarke, he was considered one of the "Big Three" science fiction writers during his lifetime.
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C'est que je m'attendais surtout à avoir une réponse du genre:

"Je crois que malgré le fait qu'il ne donne pas de détails, ou d'explications, ses connaissances de la science font en sorte qu'il sait créer un univers (ou des univers) futuristes crédibles pour les amateurs de Hard Science qui se trouvent à eux-mêmes remplir les trous laissés par Asimov, a leur plus grand plaisir."

Mais comme je n'en ai jamais lu, je peux pas vraiment dire ça moi-même.

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