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Bouillon de culture littéraire


Déchet(s) recommandé(s)

C'est de grands efforts que tu fais là, BMO, mais malheureusement la réalité est qu'Alice Paquet va se calisser complètement que t'aies lu Proust, pour la simple raison qu'elle ne le connait que de nom et qu'au final ça ne l'impressionne pas (ni elle, ni personne d'autre).

:/

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  • 1 mois plus tard...

Du village à la ville.: Comment les migrants changent le monde

Doug Saunders nous fait visiter les lieux clés de cette « ultime migration » en attirant notre attention sur les promesses aussi bien que sur les périls rattachés à la mise en place de ce nouvel ordre mondial. Des villages de la Chine, de l’Inde, du Bangladesh ou de la Pologne jusque dans nos grandes agglomérations multi-ethniques, l’auteur décrit la vie de différentes communautés qui sont engagées dans cette transition, leurs pérégrinations qui s’étendent souvent sur plusieurs générations, et arrive à des conclusions étonnantes quant aux facteurs qui contribuent à la fondation d’une société stable et productive. 
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  • 4 mois plus tard...

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Je me suis initié à Montherlant avec le premier volume de son roman Les jeunes filles.  Faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti autant de plaisir à lire de la littérature française.  Je m'explique plutôt mal l'idée reçue qui voudrait que Costals -- le personnage principal du roman -- et par extension son géniteur, Montherlant, fassent preuve ici d'une misogynie quelconque.  J'y ai plutôt vu un homme à mi-chemin entre le Dom Juan de Molière (le player ultime) et la fragilité d'un Adolphe chez Constant.  On a affaire ici à un personnage qui, s'il n'a tendance à voir en les femmes que les plaisirs de la chair, c'est bien parce qu'il sait pertinemment que toute relation est vouée à l'échec avant même qu'elle soit entamée.  Montherlant c'est un pragmatique, cynique, certes, peut-être même un peu machiste, mais pas misogyne.  D'ailleurs, ce gars-là avait tant peur de l'opinion qu'on se ferait de sa personne à la lecture de ce roman qu'il a pris la peine de préciser en début de roman qu'il se dissociait de tous les propos tenus par son personnage principal.

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  • 10 mois plus tard...

Je relis les Rougon-Macquart pour la énième fois. Je viens de finir le 1er tome :

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« Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d’Etat d’où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d’amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d’eux, c’est aussi la naissance d’une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s’ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s’installe le régime impérial que l’écrivain pourfend, c’est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l’argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime. »

Et je viens d’entamer la suite :

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« A la fin d’une chasse, pendant la curée, les chiens dévorent les entrailles de la bête tuée. Pour le jeune Zola, qui déteste son époque, c’est le cœur de Paris, entaillé par les larges avenues de Napoléon III, que des spéculateurs véreux s’arrachent. Ce deuxième volume des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire, est l’un des plus violents. Zola ne pardonne pas ces fortunes rapides qui inondent les allées du Bois d’attelages élégants, de toilettes de Worms et de bijoux éclatants. Aristide Saccard a réussi. Mais tout s’est dénaturé autour de lui : son épouse, Renée, la femme qui se conduit en homme, si belle et désœuvrée ; son fils, Maxime, l’amant efféminé de sa belle-mère. »

Je n’ai rien de pertinent à ajouter, si ce n’est que ce deuxième roman promet de me parler différemment, lu sous le nouvel angle de ma vie. Bref, je voulais juste faire remonter ce thread.

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  • 6 mois plus tard...

Je l'ai déjà dit il y a quelques mois, j'ai repris la musique "professionnellement" (si ce mot peut-être utilisé pour les cacahuètes que ça me rapporte actuellement) et je cherche évidemment comment développer mon activité. J'ai lu ça :

9780190670580

C'est vraiment le meilleur livre du genre à avoir croisé mon chemin, il est très complet et donne beaucoup d'idées. Il a été écrit par une ancienne violoncelliste qui est devenue conseillère en orientation dans un conservatoire. Elle se retrouve confrontée à des élèves qui lui parlent de projets très variés (futurs instrumentistes, compositeurs, agents, etc.) et a donc une vision très complète des défis rencontrés dans le milieu. J'en parle parce que ça pourrait intéresser quelqu'un comme @Abellajewishterror, entre autres.

Entretien cadeau :

 

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il y a une heure, Daleko a dit :

Je l'ai déjà dit il y a quelques mois, j'ai repris la musique "professionnellement" (si ce mot peut-être utilisé pour les cacahuètes que ça me rapporte actuellement) et je cherche évidemment comment développer mon activité. J'ai lu ça :

9780190670580

C'est vraiment le meilleur livre du genre à avoir croisé mon chemin, il est très complet et donne beaucoup d'idées. Il a été écrit par une ancienne violoncelliste qui est devenue conseillère en orientation dans un conservatoire. Elle se retrouve confrontée à des élèves qui lui parlent de projets très variés (futurs instrumentistes, compositeurs, agents, etc.) et a donc une vision très complète des défis rencontrés dans le milieu. J'en parle parce que ça pourrait intéresser quelqu'un comme @Abellajewishterror, entre autres.

Entretien cadeau :

 

Je vais lire ça pour sûr! Merci de la référence et je te souhaite une excellente fin de grossesse par la bande.

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  • 7 mois plus tard...
  • 3 semaines plus tard...

L’origine du Capitalisme & Brève histoire de l’économie mondiale

 

Le capitalisme est apparu tard dans l’histoire, en un lieu bien déterminé, et il fut le résultat de conditions historiques particulières.

 

Celui-ci vit le jour dans une Angleterre où les villes dominées par un État monarchique qui a très tôt centralisé les pouvoirs.

 

Même dans un royaume comme la France au XVII siècle, puissant et relativement unifié à l’époque, il n’existait pas un marché où les gens réalisent des profits non pas en achetant à bas prix pour vendre cher non plus en transportant des biens d’un marché vers un autre, mais où ils produisent à moindre coût, en concurrence avec d’autres producteurs.

Le commerce qui a favorisé le développement de grandes puissances commerciales fut celui des produits de luxe ou, du moins, des biens destinés aux personnes les mieux nanties. À cette époque, il n’existait pas un grand marché de masse offrant des produits de tous les jours à bas prix. Bien entendu, il y avait des marchés locaux pour les vivres, mais les profits que tiraient les principaux agents commerciaux ne reposaient pas sur une production concurrentielle, mais sur des facteurs extra-économiques, tel les privilégiés associés au monopole, des moyens de transport perfectionnés, etc.

 

 

La classe dirigeante anglaise se distinguait des autres en Europe par le fait qu’elle fut démilitarisée bien avant toutes les autres aristocraties européennes. L’État protégeait la classe dirigeante , assurait l’ordre, et modifia les droits de propriété en faveur de la classe dirigeante.

 

 Pour compenser cette diminution de pouvoir militaire, l’État accorda un meilleur contrôle des terres (enclosure). Les seigneurs anglais ne s’enrichissaient plus en exerçant des pouvoirs coercitifs direct sur les fermiers; ils incitaient leurs fermiers à trouver des façons d’augmenter la production plutôt que de simplement s’approprier leur surplus de production.

 

Chaque fois que c’était possible les seigneurs louaient leurs terre au plus offrant. Les fermiers productifs s’enrichissaient, leurs avoir augmentaient et d’autres perdaient tout. Cela rendit l’agriculture très productive et pouvait désormais nourrir une large population qui n’était pas engagée dans l’agriculture.

 

...

 

La révolution industrielle fut elle-même le résultat de la première phase de la mondialisation. Les Européens n’ont disposé qu’à partir du XVe siècle de navire pouvant naviguer en haute mer. L’impact du trois-mâts s’est d’abord fait sentir en Europe. Les Néerlandais ont commencé à importer du blé de Pologne pour l’acheminer dans toute la Méditerranée et le textile du Nord-Ouest de l’Europe n’a pas tardé à suivre.

Le commerce de l’Angleterre avec ces colonies fit progresser son économie. En 1770, la population de l’Amérique britannique atteignait 2,8 millions d’individus soit près de la moitié de la population de celle de l’Angleterre. 

 

Les villes et une industrie orientée vers l’exportation créa une tension sur les marchés du travail et une hausse du salaire. L’essor des villes provoqua une révolution énergétique et agricole.

 

Il était devenu rentable pour les entreprises anglaises d’utiliser une technologie qui économisait le travail en augmentant l’usage du capital et une énergie bon marché (charbon).

Le cotton fut la première industrie transformée par la production en usine. Les diverses Compagnies des Indes commencèrent à importer des mousselines de coton en Europe et concurrencèrent avec succès le lin et la laine. Le coton eu tant de succès que la France l’interdit d’importation en 1686 et l’Angleterre limita la consommation intérieure. Mais il y avait un vaste marché à l’exportation en Afrique de l’Ouest, où le coton était troqué contre des esclaves. Sur ce marché, les toiles anglaises étaient en concurrence avec les toiles anglaises. La concurrence internationale fut l’aiguillon qui conduisit à la mécanisation du filage de coton.
 

La jenny développé au milieu des années 1760 fut la première machine commercialisée avec succès. Ces machines ne devaient rien aux découvertes scientifiques. Il fallu en revanche des années d’ingénierie expérimentale pour aboutir à des modèles fonctionnant de façon fiable. Dans les années 1820, le métier mécanique remplaça les métiers manuels en Angleterre qui restèrent cependant en usage jusque dans les années 1850.

La machine à vapeur inventé par Newcomen en 1712 avait comme but d’assécher les mines de charbon. Cela faisait longtemps que le minerai était transporté en chariot sur des sommaires rails en bois. Le rail métal remplaça le bois et les lignes furent étendues et les mines devinrent le terrain d’expérimentation privilégié de la locomotive à vapeur. Il fallut attendre les années 1840 que la machine fut suffisamment améliorée pour pouvoir être utilisée dans le monde entier.

 

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