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Paws, Pee and Mice: Cats among Medieval Manuscripts



http://espace-temps.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/10/06/les-moines-copistes-griffonnaient-dans-les-grimoires-543787.html

Les lieux où l'on copiait et entreposait des manuscrits au Moyen-Age étaient accueillants pour les chats. En effet, les souris et les rats représentaient un danger réel pour la diffusion de la culture avant l'invention de l'imprimerie : les précieux livres, qui prenaient énormément de temps pour être copiés à la main, représentaient des friandises de choix pour les rongeurs, d'où la présence tolérée des félins.

Mais cela n'était pas forcément de tout repos. Les chats pouvaient marcher dans l'encre et laisser des traces de pattes sur le papier.

Ou pire, Minet peut se soulager sur le manuscrit si l'infortuné moine a eu le malheur de laisser le livre ouvert.

C'est ce qui s'est passé à Deventer, aux Pays-Bas, aux alentours de 1420. Un scribe a trouvé sa page maculée d'une tache d'urine, l'empêchant d'écrire à cet endroit. Le copiste manifesta sa colère de manière graphique, en dessinant un chat et en calligraphiant une malédiction à son intention, dont voici la traduction :

"Rien ne manque ici, mais un chat a uriné là une certaine nuit. Maudit soit cette peste de chat qui a uriné sur ce livre pendant la nuit à Deventer, et à cause de lui, d'autres chats aussi. Et faites attention de ne pas laisser les livres ouverts la nuit là où les chats peuvent les atteindre".

Nos amis félins n'étaient pas très bien vus au Moyen-âge, surtout après les débuts de l'Inquisition. On les accusait d'être des animaux démoniaques, et on les chassait, voire pire. Juste retour des choses, les rats en profitaient pour proliférer et transmettre quelques maladies en passant, dont la peste, qui fit des millions de morts. Ils auraient mieux fait de garder minet à la maison.

La Renaissance a peut-être fait pire, si l'on en croit quelques illustrations montrant des chats avec des fusées attachées sur le dos.

On en trouve cependant des dessins dans plusieurs manuscrits de la Renaissance, tous liés aux explosifs et à la poudre à canon. Le premier est le Feuer Buech (traduction probable : livre du feu), propriété de la librairie de l'université de Pennsylvanie.

Si l'idée d'un chat s'amusant à se propulser dans les airs à l'aide d'une fusée peut sembler amusante, la réalité de ces illustrations était toute autre, comme l'explique le blog "History, Interrupted". Il ne s'agissait pas en effet de faire voler le chat, mais d'un engin incendiaire. Les assiégeants d'une ville auraient ainsi capturé des chats vivant dans la ville en question avant de leur attacher ces paquets de poudre sur le dos avant d'y mettre le feu. Les chats seraient alors instinctivement rentrés chez eux, et auraient mis le feu partout sur leur passage, jusqu'à ce qu'ils meurent de leurs brûlures.

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