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The IQ of f nazi leaders

The group’s lowest IQ score, 107, went to Julius Streicher, editor of the notoriously antisemitic newspaper Der Stürmer (The Storm Trooper) and a pornography collector considered so vulgar by his fellow defendants that few would sit at the same table with him.

Parmi tous les condamnés à mort du procès, Streicher fut le seul qui posa des problèmes lors de son exécution. Lorsque les gardes vinrent le chercher pour monter à l'échafaud dans la nuit du 15 au 16 octobre 1946, il refusa de s'habiller, puis refusa de marcher. C'est en tricot de corps et en caleçon long qu'il fut traîné sur l'échafaud. Cette attitude ouvertement provocante lui valurent d’être pendu par la technique du « Short Drop » (« petite chute », provocant une mort par strangulation) plutôt que par la technique normale du « Long Drop » (« grande chute », devant provoquer la rupture des vertèbres cervicales et donc la mort instantanée). Avant d'être pendu, il prononça quelques mots, dont la phrase : « Purim Fest 1946 ! » (Pourim étant une fête juive commémorant les événements relatés dans le Livre d’Esther). Ses tout derniers mots furent : « Adèle, ma chère femme ».

On accusa le bourreau de l’armée américaine John C. Woods, anti-nazi viscéral, d’avoir intentionnellement saboté cette exécution. Ce dernier fut relevé de ses fonctions peu de temps après. Né dans une famille d'origine irlandaise, il officia d'abord dans la vie civile comme bourreau dans les prisons du Texas. À la déclaration de guerre, il endossa l'uniforme, et mit naturellement son expérience de bourreau au service de l'armée américaine dont il ne tarda pas à devenir l'exécuteur officiel, malgré un certain penchant pour la boisson. C'est donc lui qui procéda le 16 octobre 1946, aux dix pendaisons des condamnés du procès de Nuremberg en 1 h 43 (sur les conseils techniques de Johann Reichhart, l'ancien bourreau du IIIe Reich). Il fut d’ailleurs relevé de ses fonctions de bourreau de l’armée, à la suite de rumeurs selon lesquelles il aurait intentionnellement saboté l’exécution de Julius Streicher, l’un des condamnés de Nuremberg. Woods était alors un anti-nazi viscéral. Durant toute sa carrière, tant civile que militaire, Woods procéda à 358 exécutions, ce qui fit de lui l'un des bourreaux américains les plus actifs. Finalement démobilisé après la guerre avec le grade de sergent-chef, Woods fut victime le 17 septembre 1950, d'un accident mortel par électrocution à Eniwetok (îles Marshall) alors qu'il réparait une chaise électrique.

Johann Reichhart a été le bourreau le plus affairé d'Allemagne et probablement de toute l’histoire contemporaine. Il descendait d'une lignée de bourreaux bavarois qui remonte jusqu'au milieu du xviiie siècle. Au cours de la dénazification, les autorités américaines ne l'ont pas fait exécuter comme ses collègues bourreaux, bien qu'il fût accusé de nazisme. Cela peut s'expliquer par le côté "humain" dont il faisait preuve. D'autre part, ils avaient besoin d'un spécialiste expérimenté pour leurs propres exécutions. Bien qu'il fût le bourreau des nazis, Reichhart était très attaché à un strict respect du protocole d'exécution, s'habillant avec ses assistants avec un haut de forme et un nœud papillon noir.

Reichhart a pratiqué diverses formes d'exécutions : par décapitation, à la hache ou majoritairement à la guillotine, par pendaison haut et court (au moyen d'un câble métallique ou d'une corde naturelle passée dans un crochet suspendu à une poutre, le condamné gravissant les marches d'un large escabeau de bois enlevé par le bourreau une fois la corde ou le câble en place).

Reichhart est considéré comme le bourreau qui a réalisé le plus grand nombre d'exécutions depuis le xixe siècle, soit 3 165 exécutions (dont 2 948 guillotinages). Après l'attentat contre Hitler, le nombre des exécutions, dont Reichhart tenait d'ailleurs un registre exact, grimpa de façon considérable. Durant sa carrière, il avait pour caractéristique de rendre l'exécution la plus rapide possible et donc la moins pénible pour le condamné, grâce entre autres à des modifications apportées à la guillotine.

Le métier de Reichhart faisait de lui une sorte de pestiféré, ce qui désagrégea sa famille, et son fils Hans se suicida en 1950, accablé psychologiquement par cette situation. Comme la plus grande partie de ses biens avait été confisquée lors de la dénazification, et qu'on ne lui avait pas accordé de pension de retraite, il gagnait sa vie en fabriquant des lotions capillaires et des parfums, ainsi qu'en élevant des Schnauzers moyens, ce qui ne l'empêcha pas, jusqu'à sa mort, de dépendre financièrement de l'aide de sa famille et de sa maîtresse.

Quand en 1963, pendant une série de meurtres contre des conducteurs de taxi, des voix exigèrent le rétablissement de la peine de mort, il recommanda la méthode de la guillotine, parce qu'elle était plus rapide et plus propre. Toutefois il précisa qu'il était désormais opposé à la peine de mort.


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Il serait intéressant de connaître le faible QI de l'infâme Oskar Dirlewanger.

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Die Guillotine in der Gedenkstätte der Justizvollzugsanstalt Brandenburg

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Großbritannien typischer Mechanismus

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