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Le capital au XXIe siècle.epub



Pour résumer, Marx part du modèle ricardien du prix du capital et du principe de rareté, et pousse plus loin l’analyse de la dynamique du capital, en considérant un monde où le capital est avant tout industriel (machines, équipements, etc.) et non terrien, et peut donc potentiellement s’accumuler sans limite. De fait, sa principale conclusion est ce que l’on peut appeler le « principe d’accumulation infinie », c’est-à-dire la tendance inévitable du capital à s’accumuler et à se concentrer dans des proportions infinies, sans limite naturelle – d’où l’issue apocalyptique prévue par Marx : soit l’on assiste à une baisse tendancielle du taux de rendement du capital (ce qui tue le moteur de l’accumulation et peut conduire les capitalistes à s’entre-déchirer), soit la part du capital dans le revenu national s’accroît indéfiniment (ce qui conduit à plus ou moins brève échéance les travailleurs à s’unir et à se révolter). Dans tous les cas, aucun équilibre socio-économique ou politique stable n’est possible.

Marx a totalement négligé la possibilité d’un progrès technique durable et d’une croissance continue de la productivité, force dont nous verrons qu’elle permet d’équilibrer – dans une certaine mesure – le processus d’accumulation et de concentration croissante du capital privé. Sans doute manquait-il de données statistiques pour affiner ses prédictions. Sans doute aussi est-il victime du fait qu’il avait fixé ses conclusions dès 1848, avant même d’entreprendre les recherches susceptibles de les justifier. De toute évidence, Marx écrivait dans un climat de grande exaltation politique, ce qui conduit parfois à des raccourcis hâtifs auxquels il est difficile d’échapper – d’où l’absolue nécessité de rattacher le discours théorique à des sources historiques aussi complètes que possible, ce que Marx ne cherche pas véritablement à faire autant qu’il aurait pu8. Sans compter que Marx ne s’est guère posé la question de l’organisation politique et économique d’une société où la propriété privée du capital aurait été entièrement abolie – problème complexe s’il en est, comme le montrent les dramatiques improvisations totalitaires des régimes qui s’y sont engagés.

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Commentaires recommandés

Le deuxième paragraphe est un ramassis de viles prétentions.

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Tova: oublie pas que piketty part de son modele(plutot flou) ou la croissance economique et la croissance du capital s'équilibrent dans le processus d'accumulation de capital. Marx(dans la partie économique de son oeuvre) n'a jamais eu un tel modèle(pour lui, les deux allaient de pair, la croissance ''economique'' etayant l'accumulation du capital). D'ailleurs piketty est assez original pour ça. Et c'est tout ce que le deuxieme paragraphe veut dire (marx n'a jamais envisage les choses selon un modele X)

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