Aller au contenu
Baillargeon

Il vit dans la forêt depuis cinq ans

Déchet(s) recommandé(s)

 

Entrer dans l’intimité des arbres est une expérience bienfaisante, revigorante. Comme en attestent les recherches, la forêt a l’heur de diminuer le stress, de calmer l’anxiété et de contrer la dépression.

La sylvothérapie, d’origine japonaise, se répand un peu partout. Prendre un bain de forêt ramène à soi et, curieusement, permet aussi d’échapper à soi. Cette annulation de soi-même au milieu des arbres crée le sentiment d’une présence au monde à nulle autre pareille, une exultation tranquille.

 La forêt dans son immensité donne un sentiment d’agrandissement de soi. Elle immensifie l’être. Devant cette vastitude, on ressent le besoin de se réfugier dans un abri, une cabane, une tente, de nous replier sur notre intériorité. La forêt resserre ce que la ville disperse. 

Les bois deviennent l’occasion d’une renaissance, d’une rédemption. Lucas Besse-Dicaire a vécu dans la réserve faunique La Vérendrye pendant cinq ans, mangeant des écureuils et jouant de la flûte traversière pour les orignaux.

Associée au sublime, comme la mer ou le désert, la forêt tutoie le sacré. C’est la figure de l’Autochtone, pour qui l’humain n’est pas au centre du monde, mais fait partie du monde, au même titre que l’épinette, la rivière ou la lune.

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/581880/forets-interieures-nous-sommes-de-sang-mele-avec-la-foret

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

L’érable, et surtout l’érable à sucre (Acer saccharum), arbre emblématique du pays, pourrait bien y passer tôt ou tard. Le professeur Christian Messier, de l’UQO, autre spécialiste des forêts, mentionne la menace créée par le terrible longicorne asiatique. Ce coléoptère qui s’attaque aux feuillus a été détecté une première fois dans la banlieue de Toronto au début du siècle.

 

Autour de quatre milliards de châtaigniers d’Amérique ont disparu au début du XXe siècle. L’anéantissement des ormes par une maladie arrivée d’Europe il y a un demi-siècle a ensuite entraîné la plantation massive de frênes, maintenant attaqués à leur tour par l’agrile venu d’Asie.

Partout, généralement avec quatre ou cinq espèces, on fait le tour de 50 % de la forêt d’une ville : c’est vrai à Québec, à New York, à Philadelphie comme à Montréal, dit le professeur de biologie Alain Paquette, de l’UQAM. En plus, dans l’est de l’Amérique du Nord, on croise toujours les mêmes arbres, l’érable de Norvège, l’érable argenté, le frêne de Pennsylvanie. C’est mauvais pour la résilience.

 

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/582993/essences-d-arbres-l-erable-maudit

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Un déchet à ajouter?

Il faudra cliquer là ou là.

Devenir éboueur

L'inscription est gratuite, rapide et presque pas humiliante.

Je suis prêt!

Se connecter

Supposant bien sûr que vous ne voyez pas déjà banni.

Je veux revenir!

×
×
  • Créer...