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Il vit dans la forêt depuis cinq ans


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L’érable, et surtout l’érable à sucre (Acer saccharum), arbre emblématique du pays, pourrait bien y passer tôt ou tard. Le professeur Christian Messier, de l’UQO, autre spécialiste des forêts, mentionne la menace créée par le terrible longicorne asiatique. Ce coléoptère qui s’attaque aux feuillus a été détecté une première fois dans la banlieue de Toronto au début du siècle.

 

Autour de quatre milliards de châtaigniers d’Amérique ont disparu au début du XXe siècle. L’anéantissement des ormes par une maladie arrivée d’Europe il y a un demi-siècle a ensuite entraîné la plantation massive de frênes, maintenant attaqués à leur tour par l’agrile venu d’Asie.

Partout, généralement avec quatre ou cinq espèces, on fait le tour de 50 % de la forêt d’une ville : c’est vrai à Québec, à New York, à Philadelphie comme à Montréal, dit le professeur de biologie Alain Paquette, de l’UQAM. En plus, dans l’est de l’Amérique du Nord, on croise toujours les mêmes arbres, l’érable de Norvège, l’érable argenté, le frêne de Pennsylvanie. C’est mauvais pour la résilience.

 

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/582993/essences-d-arbres-l-erable-maudit

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  • 1 an plus tard...

COVID-19: un «homme des cavernes» se fait vacciner et appelle à l’imiter

 

Le vieillard aux dreadlocks passe la plupart de son temps à profiter du calme offert par les forêts du mont Stara Planina.

 

 

« L’argent est maudit »

« Je n’étais pas libre en ville. Il y avait toujours quelqu’un sur ma route. Soit vous vous disputez avec votre femme, soit avec les voisins, la police », raconte Petrovic en préparant son repas.

« Ici, personne ne me dérange », ajoute-t-il.

Il se nourrit essentiellement de champignons et poissons des rivières locales, mais il se rend parfois en ville, à pieds, à la recherche de nourriture jetée par les urbains.

 

Ces derniers temps, il y va un peu plus souvent, depuis que des loups lui ont tué plusieurs animaux qu’il gardait près de la caverne. Il a alors décidé d’abriter les « survivants » dans une cabane bâtie à la périphérie de la ville.

Ainsi, plusieurs chèvres, des poules, une trentaine de chiens et chats et sa favorite, une femelle du sanglier qu’il a baptisée Mara, y ont trouvé refuge.

 

En dépit du choix de vivre en solitaire, Petrovic est tout sauf un misanthrope. Il est même considéré comme une légende locale.

Avant de s’isoler, il a fait don de son argent à la municipalité, ce qui a permis la construction de trois petits ponts en ville qui portent tous son nom.

« L’argent est maudit, il gâte les gens. Rien ne peut corrompre un être humain comme l’argent », dit-il à l’AFP.

 

 

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  • 4 mois plus tard...

Ce punk iroquois possède une maison qui a le confort du « gentleman-trappeur.

Il y a chez lui, comme en tout Québécois, une vénération de la retraite dans l’érablière, équivalent autochtone de la palombière ou de la datcha. […] Pendant le temps des sucres, un porc est traditionnellement sacrifié et congelé en plein air, véritable garde-manger dont on tire des charcuteries fumées au bois.

L’appétit autonomiste de Ricardo évoque le fonctionnement des anciens établissements pionniers, ces sociétés de défricheurs capables de tout produire en autarcie, comme autant de petites arches de Noé.

Il vit à proximité du fort de Chambly, au bord d’un affluent houleux du Saint-Laurent qui a dû servir de décor à la geste de Jacques Cartier et aux guerres indiennes.

https://plus.lapresse.ca/screens/fd558b6b-d616-43ae-9fb4-2d9ba41af54f__7C___0.html

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Il y a 22 heures, Derechef a dit :

Ce punk iroquois possède une maison qui a le confort du « gentleman-trappeur.

Il y a chez lui, comme en tout Québécois, une vénération de la retraite dans l’érablière, équivalent autochtone de la palombière ou de la datcha. […] Pendant le temps des sucres, un porc est traditionnellement sacrifié et congelé en plein air, véritable garde-manger dont on tire des charcuteries fumées au bois.

L’appétit autonomiste de Ricardo évoque le fonctionnement des anciens établissements pionniers, ces sociétés de défricheurs capables de tout produire en autarcie, comme autant de petites arches de Noé.

Il vit à proximité du fort de Chambly, au bord d’un affluent houleux du Saint-Laurent qui a dû servir de décor à la geste de Jacques Cartier et aux guerres indiennes.

https://plus.lapresse.ca/screens/fd558b6b-d616-43ae-9fb4-2d9ba41af54f__7C___0.html

ayoye mais quel cringe halp

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Le 2019-04-10 à 08:29, Derechef a dit :

 

 

Il a lair d'un dude sur une de ses premieres expériences d'opiacés.

Et il a l'air pas mal jeune, il réalise pas encore que se filmer sur internet sur la drogue c'est vraiment pas une bonne idée, il a un bon potentiel d'être un meme si exploité correctement, jachète.

Mais ses piercings sont sur la coche, 11\10

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  • 6 mois plus tard...

EIls élèvent leur bébé sans utiliser de couches

Ses parents observent une méthode appelée hygiène naturelle infantile (HNI) où l’enfant vit sans couche comme nos ancêtres du paléolithique et devient propre vers 18 mois.

C’est un savoir ancestral perdu et, sans faire de mauvais jeu de mots, on a dû apprendre “sur le tas”», dit Vincent Simard.

«Avant le lit, le pot. Quand il se réveille, le pot. À la sortie du siège d’auto, le pot. Quand on l’enlève de portage, le pot. Quand il montre des signes d’envie, le pot», résume M. Simard.

https://www.journaldemontreal.com/2022/07/09/la-vie-de-bebe-eleve-sans-couches

 

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  • 3 semaines plus tard...

Au début du XXe siècle, Georg Simmel constatait que les citadins interagissaient avec plus de gens, mais en nouant des relations moins profondes. Le sociologue Hartmut Rosa croit que cela vaut aussi aujourd’hui pour notre rapport à la nature, aux objets et aux expériences. 

Le présent est sans cesse compressé. En bon sociologue allemand, il a un mot imprononçable pour le dire : « Gegenwartsschrumpfung ». Marx parlait d’aliénation, Weber, de désenchantement, Camus, de l’absurde et Lukács, de réification.

Selon Rosa, on cherche à élargir notre capacité à avoir des expériences. La planète n’a jamais été si petite. On a accès à toutes les expériences, toute la connaissance, toute la culture.

Comme si le bonheur était un produit, une clause du contrat pour lequel il avait payé. Cette volonté d’« élargir notre accès au monde », c’est aussi une tentative de le mettre à notre service.Tout doit nous être utile. On ne se laisse plus surprendre. On devient sourd à la beauté de ce qui nous entoure.

La résonance c'est l’expérience de celui qui se laisse émouvoir par un paysage en apparence banal qui s’offre sans avertissement. Une relation sans désir de contrôle ou de possession. Une pure disponibilité à son environnement.

Le sens ne provient pas que des relations avec les humains. Il découle aussi du rapport avec la nature et tout ce qui nous entoure.  

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2022-07-31/entrevue-avec-le-sociologue-hartmut-rosa/apprendre-a-resonner.php

https://de.m.wikipedia.org/wiki/Beschleunigung_und_Entfremdung

 

La critique de Hartmut Rosa des effets de l'accélération en cours provoquée par l'idée de croissance et de consommation se reflète dans l'idée d'économie post-croissance. 

L'économiste allemand Niko Paech aborde plus en détail le thème d'une nouvelle forme d'économie.

Si l’on suit l’approche budgétaire, chaque habitant de cette planète dispose du droit d’émettre 2,7 tonnes de CO2 par an d’ici 2050. Celui ou celle qui refuse cette exigence a rendu les armes face au changement climatique, ou bien ne veut pas d’une justice mondiale. Ce chiffre est à rapprocher des 11 tonnes émises en moyenne par chaque citoyen allemand.

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J'ai vu un offre d'emploi dans mon domaine à Fermont et j'ai le profond désir de postuler dans cette ville organisée comme un camp militaire entouré de terres publiques, de forêt rabougri, de montagnes de plus de 1000 m, d'animaux sauvages, de loyers à prix modique et d'emplois avec des taux horaires au-dessus de 50$/hr accompagné de 6 semaines de vacances.

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  • 3 semaines plus tard...

Perdu en forêt, il survit pendant plus d’un mois

L’homme de 26 ans a mangé des petits fruits et bu l’eau d’un lac pour vivre.

Les appels à l’aide de son fils Percy Poucachiche ont alerté deux pêcheurs qui taquinaient le poisson au lac Simon, vers 20 h 30. En entendant les cris provenant de la forêt, Géorgie Poucachiche a tout de suite pensé à son cousin, disparu depuis le 21 juillet, a-t-il raconté au Journal.  

Il est embarqué dans le bateau et je l’ai pris dans mes bras pour le consoler. Il pleurait et demandait quelle date et quelle année on était».

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Il y a 5 heures, Matamore a dit :

Perdu en forêt, il survit pendant plus d’un mois

L’homme de 26 ans a mangé des petits fruits et bu l’eau d’un lac pour vivre.

Les appels à l’aide de son fils Percy Poucachiche ont alerté deux pêcheurs qui taquinaient le poisson au lac Simon, vers 20 h 30. En entendant les cris provenant de la forêt, Géorgie Poucachiche a tout de suite pensé à son cousin, disparu depuis le 21 juillet, a-t-il raconté au Journal.  

Il est embarqué dans le bateau et je l’ai pris dans mes bras pour le consoler. Il pleurait et demandait quelle date et quelle année on était».

Quelle année on était lol

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Le 2022-08-07 à 17:28, Matamore a dit :

J'ai vu un offre d'emploi dans mon domaine à Fermont et j'ai le profond désir de postuler dans cette ville organisée comme un camp militaire entouré de terres publiques, de forêt rabougri, de montagnes de plus de 1000 m, d'animaux sauvages, de loyers à prix modique et d'emplois avec des taux horaires au-dessus de 50$/hr accompagné de 6 semaines de vacances.

Le MUR!
 

 

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  • 2 semaines plus tard...
  • 3 semaines plus tard...
Le 2022-09-03 à 22:26, Detilly a dit :

Ben là, aweille!!

Les monts de plus de 1000 m québécois m'attirent et comme la Côte Nord avait attirée mon attention dernièrement j'avais décidé de conquérir les Mont Groulx. Mon histoire de trekking débute donc au km 365 de la route 389. C'est à mis chemin entre Baie-Comeau et Fermont. C'est un des trois accès aux Monts Groulx, massif de montagnes de plus de 1000 m d'altitude, situés à l'est du réservoir Manicouagan.

Je débuta donc le sentier au nord (Jauffret) sur la carte par un lundi plutôt nuageux du mois d'août. N'étant pas équipé de carte topographique avec petite échelle, je n'étais pas prêt pour rejoindre le sentier au sud (Provencher). En randonnée, je préfère les boucles que les aller-retour, mais je n'ai pas l'habitude des sentiers nom balisé. Néanmoins, j'avais sauvegardé une carte des sentiers sur mon téléphone. Je débuta donc le sentier très escarpé équipé d'un lourd sac à dos. Parvenu au sommet avant l'heure du midi, je me reposa, cassa la croûte, adimira le ciel incertain et au loin l'immense réservoir.

Je décida de suivre les traces des marcheurs précédants dans les tourbières et de ne pas planter ma tente au premier sommet rocailleux et venteux. Le sentier était assez aisé, car la vue était dégage et il y avait des cairns (tas de pierre) un peu partout. Les sommets de cette crête rocheuses étaient tapissés de bleuetiers fin prêts pour la récolte et on retrouvait des mares d'eaux (lac de montagne) sur ces vastes étendues minérales.

Armée de ma boussole, je garda l'orientation sud plutôt que tenter de rejoindre le Cairn beaucoup plus à l'Est. J'avais soudainement pris la décision de traverser ce sentier non balisé sentier de 30km prêt à réaliser le défi enivré par les paysages majestueux. Je me fraya donc un chemin à travers les buissons et les herbes hautes. Vers la fin de la journée, je me trouva dans un endroit plutôt inospitalier; un ruisseau plutôt escarpé dont les rives étaient densément peuplées par des aulnes. Je n'eu d'autre choix que de marcher dans ce ruisseau et comme la pluie commençait à tomber et que le nuage de petites mouches qui me pourchassait depuis que je m'étais éloigné de la crête m'empêchait d'être serein, je planta ma tente sur ce sol pas tout à fait plat et constitué de sphaignes spongieuses.

Le lendemain je marcha en direction nord. J'arriva à la rivière à Torrent. Je décida de la suivre compte tenu que cela me semblait le chemin le plus court pour rejoindre la route 389. Je la suiva donc pendant 2 jours et demi. Je marcha environ la moitié du temps directement dans le lit de la rivière. L'eau était cristalline, mais le débit était assez important et bon nombre de sections étaient abruptes donc je sautillais d'un rocher à l'autre et parfois je faisais quelques acrobaties pour rejoindre les rochers  plus haut. Ce n'était pas plus rapide suivre la rivière en marchant dans la forêt, car la rive était peuplées d'aulnes luxuriants . De plus la forêt de conifères était assez dense plus haut et le sol était jonché par endroit de tronc d'arbres à moitié décomposé et à moitié recouvert de mousse de sphaignes et le relief était plutôt escarpé. Mes bâton de marchés pouvait complètement s'enfoncer dans cette verdoyance.

Pour garder le moral, toute sortes de slogans me venaient en tête. J'étais en train d'écrire un livre de croissance personnelle à mon corps défendant ! Chaque action faisait du sens et était relié à un de ses slogans. Par exemple, quand je tentais de me frayer  un chemin à travers les branches d'épinettes "  faire un pas en arrière pour faire deux pas en avant" prenait tout son sens ton sens quand tu trouves un meilleur chemin. Après avoir consommé,un  sandwich, un sac de noix et de fruits séchés,  2 soupes ramen, 2 barres d'énergie et quelques bleuets sauvages en 72 heures perdu de la forêt il ne restait plus qu'à faire du pouce pour rejoindre  ma voiture. Cela n'a pas fonctionné, alors j'ai continué mon chemin et par la suite une conductrice s'est proposée; c'est la future députée de la circonscription j'en suis convaincu.

 

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Jour 1:

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  • 1 mois plus tard...

Oliver s’est accidentellement égaré près du lac Croche, à Saint-Donat, vendredi, alors qu’il était en compagnie de son chien de race carlin nommé Lolipop et de sa gardienne.

«Il n’aime pas le noir, et en plus quand il a peur, il crie beaucoup, beaucoup, Olivier. Alors ça m’inquiétait», a confié sa mère, Taline, à TVA Nouvelles.

Grâce à des cris de loups poussés par Oliver, les bénévoles ont pu le localiser et s’approcher graduellement.

C’est trois jours et trois nuits après sa disparition que les recherches sur le terrain ont finalement porté leurs fruits. 

Il était alors, à vol d’oiseau, 3,8 km plus loin de l’endroit où il s’est égaré, à la frontière entre Saint-Donat et Notre-Dame-de-la-Merci, précise Nicolas Scholtus, porte-parole pour la SQ.

https://www.journaldequebec.com/2022/10/24/oliver-benoit-retrouve-sain-et-sauf-dans-lanaudiere-1

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  • 5 mois plus tard...
  • 3 mois plus tard...

J'ai visionné des épisodes de l'émission ''Tout seul et tout nu'' (saison 5):

3 candidats ont abandonnés:

Le monsieur qui a mal au dos

Le monsieur qui avait les jambes trop enflées à causes des moustiques

La dame qui n'avait plus la force mentale d'affronter la faim, le froid et le manque de sommeil.

 

J'ai bien aimé l'épisode en Alaska, l'épisode ou il avait un candidat supplémentaire et le candidat trans était plutôt résilient 

 

 

 

 

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  • 2 semaines plus tard...

Le Britannique Timothy Morton est un intellectuel consacré, dont la pensée écologique est d’une ampleur et d’une radicalité sans équivalent. 
 

L’idée centrale de Morton est que nous sommes interconnectés. Les hommes sont interconnectés entre eux. Quel que soit le geste que nous accomplissons  — nous sommes les acteurs conscients ou non de l’Anthropocène.

En conséquence, il y a des concepts qui se retrouvent vidés de leur sens, sans intérêt. Pris indépendamment du maillage général, ils ne veulent plus rien dire. C’est le cas de la notion de nature. Elle n’existe tout simplement pas, assure l’auteur qui n’hésite pas à renvoyer dos à dos les tenants de la deep écology nostalgiques d’une nature originelle fantasmée et les amoureux d’une nature sous cloche, faite de bio et de verdure.

Penser écologique pourrait bien être très différent de toutes nos hypothèses. Penser écologique a autant à voir avec l’art, la philosophie, la littérature, la musique et la culture. L’écologie inclut toutes les voies imaginables du vivre ensemble. Au fond, l’écologie parle de coexistence. L’existence est toujours coexistence. Les êtres humains ont besoin les uns des autres autant qu’ils ont besoin d’un environnement. Les êtres humains sont l’environnement les uns des autres. Penser de manière écologique ne concerne pas seulement les choses non humaines. L’écologie parle de vous et moi. »

Dans The Ecological Thought , Morton a utilisé le terme hyperobjets pour décrire des objets qui sont si massivement distribués dans le temps et dans l'espace qu'ils transcendent la spécificité spatio-temporelle, comme le réchauffement climatique, la mousse de polystyrène et le plutonium radioactif.

Les  hyperobjets ont déjà eu un impact considérable sur l’espace social et psychique humain. Ils sont directement responsables de ce que j’appelle la fin du monde, et rendent obsolètes tant le dénialisme que l’environnementalisme apocalyptique. La conviction bien ancrée que le monde est sur le point de prendre fin « si nous n’agissons pas tout de suite » est, paradoxalement, l’un des plus puissants facteurs inhibant une pleine implication dans notre coexistence écologique sur la Terre.

Nier le réchauffement de la planète, c’est aussi nier ce que la causalité est devenue après Hume et Kant, c’est-à-dire une caractéristique des phénomènes, plutôt que des choses en soi. Qu’est-ce que cela signifie pour la conscience écologique naissante ? Cela signifie que les humains ne sont pas totalement responsables de l’attribution de sens et de valeur aux événements statistiquement mesurables.

Le souci n’est pas de savoir si le monde va finir, comme dans le vieux modèle du dis-astron, mais si la fin du monde est en train de se produire, ou si elle pourrait déjà avoir eu lieu. La temporalité est parcourue d’un profond frisson. De plus, les hyperobjets semblent prolonger ce que Sigmund Freud considérait comme la grande humiliation de l’humain après Copernic et Darwin. (…)

D’abord, nous sommes à l’intérieur d’eux, comme Jonas dans le ventre de la baleine. Cela signifie que chacune de nos décisions est, en quelque sorte, liée aux hyperobjets. Ces décisions ne se limitent pas à des phrases dans les textes concernant les hyperobjets. Quand je tourne la clef de contact de ma voiture, j’établis un lien avec le réchauffement de la planète. Quand un romancier décrit l’émigration vers Mars, il établit un lien avec le réchauffement de la planète. Pourtant, mon geste est intimement lié aux décisions philosophiques et idéologiques résultant de la mathématisation du savoir et de la vision de l’espace et du temps comme des contenants plats et universels (Descartes, Newton).
 

Le vaisseau de la modernité est équipé de lasers puissants et d’armes nucléaires. Mais ces procédés mêmes déclenchent des réactions en chaîne qui engendrent davantage d’hyperobjets encore, qui s’interposent entre nous et l’avenir prédit, extrapolé. La science même devient le frein d’urgence qui met un terme à l’aventure de la modernité. 
 

Les humains sont entrés dans une ère d’hypocrisie, de faiblesse et de fragilité (…). L’impression esthétique que dégage le temps des hyperobjets est une impression d’asymétrie entre les pouvoirs infinis de la cognition et l’être infini des choses. Il se produit une folle course aux armements entre ce que nous savons et ce qui est, où la technologie de ce que nous savons est retournée contre elle-même. 
 

Les hyperobjets changent profondément notre façon de penser les objets. Curieusement, chaque objet est un hyperobjet. Mais nous ne pouvons penser cela qu’à la lumière de l’urgence écologique à l’intérieur de laquelle nous nous sommes réveillés. Heidegger disait que seul un dieu pouvait désormais nous sauver Alors que nous nous éveillons à l’intérieur d’une série d’objets gigantesques, nous comprenons ce qu’il a oublié d’ajouter : Nous ne savons simplement pas quel genre de dieu.

 

WWW.CAIRN.INFO

 

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Fente de timidité 

 

Ce terme anthropomorphique vient de l'expression anglophone crown shyness (« timidité des cimes ») créée en Australie dans les années 1960 quand on a commencé à y étudier ce phénomène.

On ne rencontre des fentes de timidité que chez certaines essences (souvent des diptérocarpacées tropicales et en Europe chez les chênes verts et les pins parasols), mais il est rare que deux houppiers s'interpénètrent complètement.

Francis Hallé y voit une forme de solidarité, au point de proposer de remplacer le terme de « fente de timidité » par celui de « fente de solidarité »

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Timidité_(botanique)

 

River_of_Blue.jpg

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Krummholz

stature rabougrie et de forme inhabituelle des arbres soumis aux contraintes du vent.

La structure particulière du krummholz provient de l'assèchement des nouvelles pousses par le vent.

Une variante de la formation de krummholz est un ''arbre drapeau'' ou un ''arbre bannière''.

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