Замри, умри, воскресни mardi à 23:58 Partager mardi à 23:58 oui mais, le hit de l'été. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Goéland mercredi à 04:41 Auteur Partager mercredi à 04:41 Merci! C'est l'hiver, il fait frette et ceci me réchauffe le cœur. Comme le cliché du poète maudit, je me sens inspiré dans la tristesse. Si j'ai eu une bonne journée, comme aujourd'hui, je n'en parle pas, je ne le note pas. Et quand je tombe dans ma nostalgie et que je me retourne vers mon passé, je vois du négatif. C'est drôlement contradictoire avec le fait que j'aie écris plus haut que j'idéalise le passé, mais en fait ça s'explique : Mon premier regard vers le passé est celui des tristesses et des traumatismes. Ce passé repoussant me fait tourner vers le futur. Et il m'y pousse avec tout ce qu'il corrompt dans mon esprit. Je regarde alors le futur, et j'y vois un reflet de mon passé superposé avec les événements du présent extrapolé. Cela me fait peur et je me retourne vers le passé à nouveau. Mon deuxième regard vers le passé est celui d'une personne à rassurer. Il vient me consoler, mais du même coup m'emprisonne dans le monde connu et les vieilles habitudes. Voilà pourquoi malgré que je me souviens d'un passé négatif, j'y revienne constamment. Il est confortable, il me permet de rester ainsi. La suite est un processus de réécriture du passé qui se fait plus ou moins consciemment. J'entretiens cette relation malsaine car m'en éloigner signifie de retourner vers le futur. Ce passé me ramène à l'ordre en me rappelant son idée du futur. Il m'y pousse pour que je vois les scénarios d'horreur et que je retourne vers lui plus volontairement. Quand ce passé me rebute à nouveau, il me représente le futur. Et j'y reviens nécessairement tant que je n'ai pas une idée sympa de ce que peut être l'avenir. C'est une valse infinie tant que je gaslight mon passé et qu'il me gaslight en retour. Je pense être plus proche de la réalité si je décide de construire par dessus mes expériences passées au lieu de me tenir à ce que j'ai déjà. J'ai l'idée subconsciente que j'en ai assez vu, que j'en ai assez entendu, et que je n'ai pas besoin de m'aventurer plus. Quelle malheureuse toupie éternelle je suis de ne jamais vouloir faire autre chose que de tourner sur moi-même. Se sentir vieux, je crois savoir ce que c'est du point de vue psychologique. Se sentir au crépuscule de la vie, c'est un calvaire qui ne devrait pas être ressenti à mon âge. Mais parce que je me fait croire à moi-même que j'ai atteint mes limites et qu'il n'y a plus rien qui en vaille la peine au-delà, je suis coincé entre mon passé et mon futur, poussé par ces deux forces, un peu comme dans la parabole de Kafka sur le temps évoquée par Hannah Arendt. Pour en revenir à mon idée du jour, je voudrais écrire autant les expériences positives que les négatives, et me donner une image plus équilibrée de ce que je vis réellement. Alors voilà. Je passe un bon moment, tout simplement parce que je suis heureux d'apprendre. Je réalise que je suis dans un meilleur environnement social et cela me stimule d'une manière que je n'avais pas ressentie depuis mes années cégépiennes. Des espaces nouveaux existent dans ma tête et je peux les remplir de nouveauté avec un esprit plus mesuré qu'il y a 12 ans. Je suis heureux de faire du pesto, d'apprendre des recettes et les faire goûter, de retrouver la lecture, de recommencer les cours. D'écouter des nouveaux morceaux de musique. Je retrouve le goût. Je suis heureux de prendre soin de ma santé, d'avoir des gens qui me font confiance pour se confier. On peut se sentir moins seul, et il n'est pas interdit de l'écrire. Ce sujet se nomme "Mes solitudes - carnets d'un rêveur amer" parce que j'ai eu un moment de désespoir, parce que je voulais être momentanément un poète maudit, inspiré par mes angoisses. Parce que je me sentais à ce moment condamné à jamais à la solitude et l'amertume. Mais il n'y a que le rêveur de permanent dans ce titre. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Goéland il y a 21 heures Auteur Partager il y a 21 heures Être figé est psychologiquement insupportable. Je crois qu'on supporte mieux un corps endolori quand on le sait capable de se mouvoir. Je le prends pour acquis et je n'ai jamais été contraint à ne plus bouger. Ce doit tout de même être traumatisant d'être enfermé dans une pièce qui nous moule le corps. Un étouffement physique peut être ressenti de la même manière au niveau psychique. Mon corps est libre, mon esprit est moulé. Coulé dans le béton. Noyé dans le comble du claustrophobe. Je retourne rituellement au même morceau de musique. Je croyais que le vidéoclip et le son combinés me donnaient le vertige. Comme si je flottais dans l'espace infini. Aujourd'hui, je me sentais plutôt absorbé par un trou noir. S'il y a bien un endroit où l'on peut se sentir étouffé, c'est dans un trou noir. Je ne l'ai jamais essayé, mais quelque chose me dit que je me sentirais un peu comme une sardine en boîte. Comment pourrais-je retrouver le vertige de l'esprit ? Qu'est-ce qui me donnerait à nouveau un champ de possibilités à cultiver ? Peut-être que l'écriture personnelle est un exercice d'implosion. Un éclatement de l'intérieur. Un vacuum sourd qui, passé le point de rupture, fait place au fracas de l'air nouveau dans les éclats. J'aime imaginer que les mouvements invisibles, silencieux et délicats sont les prémisses des plus grandes tempêtes de nouveauté et de transformation. J'ai l'impression que ce genre de mouvement est en cours dans le monde. Des crises étouffées. Des silences. Un effritement, un vide, le vacuum, les fracas et la tempête. On ne voit pas ce genre de mouvement. On ne sent pas toujours les faux-plats avant de se rendre compte qu'on a descendu une pente. J'appréhende les moments de ruptures, positifs comme négatifs. Je me prépare à faire le vide et à casser le moule. Parce qu'on supporte mieux un esprit endolori quand on le sait capable de se mouvoir. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Retromantique il y a 7 heures Partager il y a 7 heures As-tu déjà réussi à atteindre cet espace de sécurité intérieure ou tu doutes encore de son existence? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Tokyo Eyes il y a 1 heure Partager il y a 1 heure Il y a 5 heures, Retromantique a dit : As-tu déjà réussi à atteindre cet espace de sécurité intérieure ou tu doutes encore de son existence? As-tu déjà réussi à réaliser à quel point tu sonnes comme un compte Instagram de développement personnel low-cost? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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