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L'intégrale de mon "oeuvre" poétique


Déchet(s) recommandé(s)

Je vous livre mon désespoir.

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Mon arsenic

Je te nique

À chaque bouffée

Et l'étouffée

Mon arsenic

Le pique-nique

De l'épopée

De mon abysse

Arsenique et l'étouffée

Hérétique et exposée.

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Silhouette fragile

Cardiologie fertile

Non pas sans sens

Immobile

Que croire?

Le Loire

Larsène le zen

Il me dit: aime

Sans sanglots

Sans sandwich

Je tète les tétons

De la grébiche

J'ai trouvé le trou-vagin

Du bon à rien.

Les rondeurs scabreuses

De la femme chanteuse.

Cigale gâte moi de tes seins mûris

Que le Bon Dieu cesse la pluie.

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Sinusite confite

Cancer délétère

On y croit

On s'y noie

Je tue par expérience

Le peuple immense

Qui s'écrase

Dans l'innocence

Prudence!

Les orties sont à découvert

Six pieds sous terre

Ne vous en faites point

La croix brûle au loin.

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Quoi de plus beau que de la cendre

Dans un monde érigé dans le plastique

Regarde-moi, n'est-ce pas fantastique?

Honnêtement, il n'y a que peu qui vaille la peine

Et je pose mon doigt sur la détente

Question de passer des moments de paix.

Honnêtement, j'ai cessé de réfléchir bien avant

Avant-hier, Avant-après, Avant-pendant, Avant-Arrière

Avant-hier, Avant-Arrière,

Dans ma tête. Tu me comprends?

Avant-après, Avant-pendant,

Quelqu'un est mort décidément.

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Fientes échancrées et volubiles,

Mystifiez la réalité d'une main habile,

Composez votre symphonie puritaine,

Gavez nous de sornettes à saveur hautaine.

Soyons opulents et gras,

Dans les miasmes de la plèbe,

Nausée de cachemire et de taffetas,

Engraissons la plaie élégamment.

Les mouches noires butinent allégrement,

L'infection des chairs fraîchement écloses,

Où la fête bat son plein sournoisement,

Faisons nous les poches, le moment est florissant!

Dormons les yeux grands ouverts – délavés,

Tandis que s'étend le grotesque empire,

Des stupides singes articulés.

Puisons sans peur la sève vermeille - tour à tour,

Ne vous en faites pas, restez dociles,

La fontaine coulera toujours!

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Une bonne femme fait son épicerie

Au bras de son obèse de mari

Ils rigolent, rythment la peau molle

Prennent une livre de beurre ''margarinol''

La bonne femme, excitée, serre son poitrail

Un bouton éjecté

Une bouteille de vin brisée.

Une jeune femelle dans le liquide, glisse

Tous se précipitent.

Sa culotte en mode visible

Déclanche dans le pantalon

Du secouriste une érection.

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Ne pas oublier le son

Du progrès

Qui regrette de ne pas

Être allé plus loin un soir

Où tout était possible

Te souviens-tu Félix?

Tu étais là tout près

Et moi j'écrivais

Un tic nerveux à l'oeil éteint

De mes derniers instincts

J'oubliais la paix

loin derrière, jamais

le catharsis du père

la gibelotte de la mère

un synopsis d'hier

un feu de Pierre.

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Un petit garçon

Au ventre rond

Se targue d'être pion

Pour un cornichon

Une petite fille

Précieuse et gentille

Montre son caleçon

Pour un cornichon

Papa siffle

Maman cuisine

Le cousin, la cousine

Les enturlupinent.

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Entre les mains du silence

allongé

Beautée édulcorée

Entre les murs immenses

étoffés

Femelle agitée

J'ai marché à l'intérieur d'hier

Sa prison d'acier

Un cri, une injure amère

Je me suis coupée

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Symbiose extatique

Girl tragique

Trauma éthylique

Calme l'alcoolique

Calme l'hystérique

Calme l'histrionique

Qui Bang Boum

Dans les endroits publics

Qui Whack Wham

Les étrangers ludiques

Pour deux sous, un peu de fric.

T'aime le silence, la patience

T'aime pas le fracas

Du Bang Boum qui Wang

Dans le parc qui shlingue.

Le chien est mort

Il était fort, son corps

Il a bu, remords, mord, mort

Vécu encore. Make me moan more.

T'es là pour me décrire

L'ivresse, la fesse

Dessiner ton pénis

Je n'ai pas mal , j'ai pitié

Criss.

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Merci pour les fleurs

Elle font un malheur

Dans mon chouette coeur

Je les balance dans un fossé

Je pars avec un crotté.

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En 1980, il y avait un train

Le train bleu de l’entrain

On l’appelait, reste que ce n’est rien

Un peu de zèle, un peu de fiel.

On y traficotait des choses

Drôles par associations clichées

N’importe quoi qu’on aurait pu imaginer.

Voyez la dame était là, dansant

Sur sa vieille table pleine, d’encens.

Il y avait le conducteur érotisé

À la vue éblouissante du soleil doré.

Et puis, il y avait moi

MOI

MOI

NU

Avec un dildo dans le cul!

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Afin d’expulser systématiquement

Toutes les particules de mon indifférence

Les désagréments de mon inertie

La calomnie de mes certitudes

L’inaptitude à prier pitoyablement

D’obtenir la certitude

Sur mon ignorance adipeuse

Sur mes traits fondants

Sur mes idées confites.

Marcher sur la tête

De ceux qui ne savent pas marchander

Le prix de leur victoire ou la plaie de leur défaite

Dans une progression exquise

Dans toute sa forme incongrue

Floue, contrastante, dénudée…

Avides de pouvoir s’agripper

À la chair morte de leurs prédécesseurs

Dénudés, digérés, expulsés

En un millier de particules étiolées.

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Une fillette se promène

Au pourtour de la ville

Elle fixe une enseigne

Enseignant les débiles.

Faut croire qu'elle en a marre

Elle expire toute qu'une tare

On a barré les catastrophes

On castre les polymorphes.

Polytoxico, ça en fait trop

Pluralité de qui-procos

Elle joue de sa petite guitare

Une sornette en hymne à la gloire.

Gloire de quoi?

Gloire de rien?

On titube, on montre ses seins.

Foire de foutre

Foutre rien

Ferme ta gueule et prend ma main.

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Je suis une gamine

Je joue

Au soleil, à genoux

Dans la mousse

Dans la brousse

Je farandole

Point ne m'étiole

Je suis une gamine

J'ai bonne mine.

Une gomme a collée

Sous mon soulier.

J'ai trouvé un dollar

Sur le trottoir.

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Vestons verts

Cravates chères

"Donnez-nous de l'argent"

"Q'on dé-pense de travers"

En bureaucratie faux-sourires

Fausses-pubs mièvres

Alignons les pluriels

Que pleuve sur nous le ciel

Les dons

Que les insurgés sortent de leurs gonds

Réussissons à nous sauver

Nous sommes les nouveaux prophètes

De tous les conscientisés

De la planète!

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C'est qu'on a pas fini d'immigrer

Sur mon perron pour m'emmerder

Soyez balèzes

Aucun malaise.

J'veux bien être clémente

Moi, la noyée, l'innocente

Confondue mais savante

Une humaine lyrique

Syracuse sympathique

quand cesse l'éthique

Une floppée d'hystériques

Ho! Paroxysme du ridicule!

Comme-je-t'encule!

Tel Gambit, je tire mon As de pique

Q'on me pique, je suis ludique.

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C'était une histoire bê-bête,

Une histoire acerbe,

Elle se prenait la tête!

À chaque instant c'était la gerbe!

L'inutilité d'une histoire tue,

On rigole, on porte des tutus,

C'est plaisant son joli minois,

Rien qu'un cortège sournois.

Elle est partie au loin.

Elle échappe à tout soin.

On en fait quoi? On en fait rien.

Cette plaie, cette croix, on la soutient?

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Isabelle, 24 ans déjà charrue,

j'te reconnaîtrais pas sur la rue,

Même si oxygénée superflue,

J'te mangerais la chatte sale prévenue.

Devant le tribunal s'hisse ma langue,

Qui pourrait faire jouir toutes tes glandes.

Ho Isabelle soit ma déferlante,

Faisons l'amour de manière lente.

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C'est beau mentir

Quand tu regardes quelqu'un dans les yeux

Sans ciller

Des mots derrière la cravate (qui sort de l'ordinaire)

Des mots qui n'en ont rien à battre

Ton visage dans un cratère

Tu sues du désespoir

Pour être honnête

Question d'être sage

J'arracherais ton visage.

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Mouche d'hiver

Petite cachotière

Mouche d'hiver

Mouche d'hier

Quel éteignoir?

Le mouchoir.

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Mourir pour des idées

Je vis dans un demi-sommeil

Parsemé d’hibernation

Je n’ai point d’opinion

Je coupe des orteils.

Mon estomac pense

Il a l’agonie dans l’âme

Ainsi que de la viande rance

Qui grouille et qui se pâme.

Je suis un homme solitaire

Je n’ai pas de liberté

Je ne redoute point l’enfer

Qui me prendra par pitié.

Je ne fume pas la folie

C’est elle qui me consume

Avec dégoût et mépris

Je préfère quand elle m’allume.

Je n’ai point de valeurs

Je crache sur la révolte

Mes organes en sang et en pleurs

Je passe mes journées devant ma porte.

Je ne paie pas l’espérance

Pour qu’elle me rende visite

Mais il y a des rats par chance

Dans mon feu qui crépite.

Je hais la marginalité

J’arrache mes ongles brutalement

Sans douleur, sans fierté

Je suis un roi ainsi qu’un enfant.

Je suis un faible sans défense

Que la mort viendra chercher

Lorsque je m’ouvrirai la panse

Pour reprendre la nourriture que j’aurai mangé.

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La racaille que l'on aime

Où es-tu que l'on t'aime?

Et par racaille on soutient

Bonne racaille qui se tient.

On a perdu dans l'heure dorée

Des papillons sucrés.

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Une journée avec papa

Mon coeur est content

Nous allons à la taverne

Papa joue à l'argent

J'en ai huit

Pas dix-huit

Papa roule vite et crie

Il ouvre ma portière, je supplie

Il me fait très peur

J'ai mal à mon coeur

J'ai huit ans

J'ai vingt ans

Maman n'est pas en accord

Avec où papa me sort

On va quand même au bar

Il me laisse dehors

J'ai huit ans

J'ai trente ans

Roule-moi une cigarette

Roule toutes mes cigarettes

Va me chercher une bière

Là bas, dans le frigidaire

J'ai huit ans

J'ai cent ans

Il me dit que sa blonde c'est moi

Et moi je le crois

J'ai huit ans

Indéfiniment

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Maman ne me parle pas

Je n'ai pas d'amis

Je parle toute seule en bas

Elle ne joue jamais avec moi

Je lui ai donné un cadeau

Elle ne l'a pas trouvé beau

Elle l'a jeté à la poubelle

Je ne suis pas belle

Le soleil se couche

Maman va se transformer

Maman va me pincer

J'ai peur qu'elle me touche

Maman me dit que je suis laide

Elle est le monstre de mes cauchemars

Elle ne me croit pas quand je suis malade

Jusqu'à ce que je sois près de la mort

Maman enlève sa ceinture

Je cours me cacher

Elle me cherche

Maman a voulu jouer.

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Je suis un pe-tit bon-homme

Qui ai-me man-ger les hommes

Je pré-fè-re les mol-lets

Ils sont plus ten-drou-li-nets.

J'aime aus-si les mar-gue-rites

Mais sur-tout les plus pe-tites

Qui font pa-ta-pon-ron-ron

Comme un pe-tit mai-gri-chon.

J'ai une car-te de ho-ckey

Qui vaut tout un tas de blé

Je la sors quand je m'en-nui

Dou-ce-ment sans qu'elle se plie.

Je suis un pe-tit bon-homme

Qui ai-me les phé-ro-mones

Mais sur-tout celles qui ac-tionnent

Son pe-tit du-o-dé-num!

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Je verse une larme

Sur la forêt de pièges

Qui est partie sans moi

Derrière moi, partie de moi

Sourdine de liège

Attendre

La prochaine cigarette

Devant le néon éteint

De l'espoir

"La paix viendra"

M'a t'on dit?

Fais ton lavage

En cachette, usant du sobriquet le plus agile

Un briquet, une flamme d'argile

La flemme partira d'elle-même

Promesse d'Hermès!

Le postier

Ce matin malandrin

N'est pas passé.

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Il y a ceux

Ils sont trop nombreux

Qui m'exaspèrent,

Qui ne sont pas ingénieux.

Et puis, il y a ceux,

qui feraient bien de rire,

Et il y a moi qui expire

Dans un silence douteux.

Mais est-ce une carence?

Un manque de savoir-vivre?

Ou bien être trop ivre?

On s'en fout carrément.

Je me prosterne devant le silence.

Son insouciance.

Son dilemne.

Son poème.

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Re-regarde encore et encore

Triste, expire ton pouvoir

Mal-léché, crispe ton ivoire

Affiche ta bouille au corridor.

T'es pas un symbole typique

Mange tes rognons extasiques

Si tu meurs, on s'en balance

On s'en calisse de ta potence!

Arrête pitié de respirer

T'as mal au cul, t'es tout pogné

T'as deux doigts dans le fion, enfoncés

Veux-tu bien tous nous épargner?

Relaxe.

T'es tout petit, rikiki

T'es flasque

Un potage de marasmes

Bordel, laisse-nous une place!

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Une soliste de travers

Qui ne comprenait pas

On clanche sur les nerfs

Ce qu'on ne saisit pas.

Une armure sans frontières

Qui ne répond pas

N'a pas de manière

Avec c'qu'elle n'aime pas.

Une horloge mal remontée

Ne donne pas la bonne heure

Des questions sans réponse

Des hurlements sans son

Un silence qui murmure:

Où es ta raison?

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Rigole, gondole, étiole

Ma tronche, la fange, le viol

Simpliste, minable, comptable

Calcule à quel point je suis potable.

T'as foncé dans un mur

Matelassé, tu es tout dur

Calcule-moi un silence énorme

On va courir, se mettre en forme

T'as deux balles dans le crâne

T'as deux cents balles et pas d'âme

Je me divise devant l'infâme

Des racines narquoises qui se pâment.

Il y a des raisons à tout

En tout et pour tout

T'as rien gâché dans le mou

La tâche est image de remous.

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Souris le soleil

Vermeil

Que je te boive

Sans entrave

La danse m'enlace

Pile ou face?

J'aime le bruit

Fortuit

Qui passe

Goûte mes lèvres de miel

Que je t'enlace

Pour compliquer le deuil

Le cercueil

Du temps qui passe.

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Ils jacassent, ils croassent, ils font claquer leurs mâchoires

Je suis assise dans l'indifférence

Assimilant des bribes de la fanfare

Et je te regarde

Toi qui pourris sous mon regard

De porte close

Alors moi je souris bêtement comme un torchon

Que l'on peut torde

Mais ne nous égarons pas

Les torchons ne sourient pas.

Gonflée de silence à en crever,

La bouche ouverte, les yeux fermés.

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Elles arrivent,

Les victimes oubliées, obstacles du décor,

qui prônent l’irrésistible folie,

pourries de l’intérieur,

personnages qui nuisent à nos limites.

Bonjour leçon de stratégie,

Dernière valse de nos rêves concurrents,

Spectre de jeux de guerre,

Troublants fantômes du passé,

Éviter la mort à tout prix,

Attirer le décès, Obtenir le décès,

Victime de la propreté,

Sensation de prison cutanée.

Es-tu vendu?

Es-tu innnocent?

Tu peux toujours crever.

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Au démérite de la pudeur

Clame l'incroyable lourdeur

D'un oubli de soi

De soie tisse le mensonge

Pour entreprendre le viol

De l'incroyable songe.

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Salade de bruit (C'est une série en elle-même)

Tympan tyran

Ne joue-tu pas assez fort

Le remords

de mon incrédulité-désespoir

Qui se tord de rire

Devant ton nez moche

Sans anicroche

Je te ne me hais pas dans ma poche

Porte-feuillus sans histoire

Un visage

Une mémoire

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Silence dans la clique

De la stupidité

On tique

Silence dans le bar

Dans le noir

Accessoire

J'ai perdu mon soulier.

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J'ai ouïe dire que tu

Qu'il y a plu hier

Dans le désert d'une grenade

De passion tu tornades

J'ai ouïe dire que tu

Ton sceptre tendu

tartine de bête têtue

Tyrannise la nudité sans

J'ai ouïe dire que tu

étais sans chagrin

Un nabot

éteint

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T'as pas croque-note

depuis trois jours

le pâté de mes

trois cochons de lait

trois seins refaits

le bruit

d'un tambour trop mou.

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Calomnie de moi

De rien

De toi

au rein

d'une belle

prunelle-jument

au vagin béant.

De toi

De moi

De rien

J'ai glissé sur

L'ESPOIR d'une caresse sang raideurs sans la ride éteinte étreinte

d'une froideur de saxophone mou.

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Salade de fruits (autre série)

Femme fatale trouble

L'encéphale double

Doublement

Douloureux

Doucereux

Un diamant dionysiaque

Un calmant aphrodisiaque

Une pomme

Une poire

Une matraque

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Immersion totale

Dans un cubicule

Au rivage

Du ridicule

J'évolue sans peine

Non pas sans misère

Procession malsaine

Ivresse délétère

J'ai perdu le temps

Échappé un moment

J'ai perdu une feuille

Effleuré un mouvement

Je glisse sur le deuil

De mes plus jeunes tourments

Innocents.

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Insidieusement sans tact

Tu me dévisages

Viol focal au détour

Dans un mirage

J'ai ouvert la porte

Dégagé l'aorte

L'étranger passe

Le copain trépasse

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Il est étrange de constater

Tâter un con est étrange

Il est formellement inutile

D'halluciner le firmament

Soit-il beau?

Soit-il grand?

Est-il utile allégrement?

Futilement et ridicule

Quand cesse le geste

Dénigrement

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J'oserais m'imaginer

Enracinée dans le silence

Une nuée d'images

Fascinées par l'absence

D'une moitié

Franchement inexistante

Il est inutile désormais

De s'y étendre.

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Salade de rien (dernière série)

Les fusils

Sans tétons

Les nichons

Sont sans trombones

Sans charbon

Pour le premier pasteur

Sans soutane sans parure

On s'en sacre.

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Une petite fleur

Fugace sans malheur

Se masse sans pudeur

Pour un sous rond

Quelle horreur!

Un garçon au marché

Son billet a échappé

Sa culotte a montré

Devant le marchand d'à côté!

Donnez-moi votre jeunesse

Que je m'en paresse

De long en large

En allégresse

Je suis un clébard

J'ai pour toi un huard.

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Petit sacripant

Ne prend pas de gants

pour toucher les géants.

Petit avorton

N'est pas champion

Les yeux trop ronds.

Petite marguerite

Se demande foutrement

Ce qu'elle fout sur le moment

Avec ces deux glands.

ET ET ET

que de surprises... mon seul poème sur le sujet de l'amour qui se lit au son de Rachmaninov. Cette version précise:

Combien de fois ai-je imaginé

Ce visage candide

Au passé

Au présent j'ai oublié

De t'oublier

Combien de fois me suis-je repassé

Ta solitude?

T'ai-je aimé?

Ne suis-je pas le souffre douleur

De ton souvenir

Que j'ai gâté?

Au futur caustique

oblitérée.

01_fioriture-06-M.gif

FIN

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Le 2013-09-27 à 03:16, Chicken of the infinite a dit :

Maman ne me parle pas

Je n'ai pas d'amis

Je parle toute seule en bas

Elle ne joue jamais avec moi

Je lui ai donné un cadeau

Elle ne l'a pas trouvé beau

Elle l'a jeté à la poubelle

Je ne suis pas belle

Le soleil se couche

Maman va se transformer

Maman va me pincer

J'ai peur qu'elle me touche

Maman me dit que je suis laide

Elle est le monstre de mes cauchemars

Elle ne me croit pas quand je suis malade

Jusqu'à ce que je sois près de la mort

Maman enlève sa ceinture

Je cours me cacher

Elle me cherche

Maman a voulu jouer.

Moi j'ai pris la peine de les survoler.

 :throwing-a-kiss:

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