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Daleko

L’évolution de votre cercle social

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J’ai le blues. C’est la rentrée, l’heure de prendre quelques résolutions et de repartir du bon pied. Sauf que voilà, j’ai tendance à être réfléchie dans mes relations et là je dois avouer que je ne sais plus quelle direction prendre.

Je pense aux gens qui m’entourent et je me sens vide. J’ai perdu, à tort ou à raison, le contact avec beaucoup de monde et mes relations présentes sont, pour la plupart, atrocement superficielles. Je développerai mon cas plus tard, si quelqu’un prend la peine de répondre.

Vous avez encore vos amis de jeunesse ? Comment ces relations ont-elles évolué ? Qu’est-ce qui vous a séparé/a fait que ça tient ? Vous fréquentez vos collègues en dehors du travail ? Vous voyez souvent votre famille ?

Les gens autour de vous appartiennent tous au même monde ou ils sont de milieux sociaux, d’origines différents ?

Vous vous sentez souvent seul ? Vous faites quoi contre ça ?

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Je vois encore mes amis d'enfance. On a tous grandi à Saint-Jean-sur-Richelieu dans un monde de ouatte. L'un est devenu médecin en résidence, passionné de bières et je vis en colocation avec lui. Un autre voulait être plus bohème et a étudié en musique, mais il s'est réorienté en physique et est un fervent défenseur de la gauche typiquement montréalaise. Finalement, mon ami autiste avec qui j'ai passé une inifinité de temps s'est fait une blonde à long terme et ne vit plus chez ses parents; je suis vraiment content pour lui. Je passe toujours du bon temps avec ces gens là, mais on évite de parler trop de politique.

 

Quand j'ai toute crissé là et que j'ai décidé de lâcher le veston-cravate pour aller vendre de la bière, étudier en musique, me faire pousser les cheuveux, avoir des tattoos et surtout arrêter de me soucier de ce que les gens pensent, je me suis fait beaucoup d'amis de milieux différents. Des trippeux de bières, des anglophones conservateurs, des musiciens flyés, des amateurs de Kiss avec des coupes champignons, des ex junkies réorientés en bouddhistes... Ah, et ma blonde qui a vécu au Danemark, en Autriche, en Italie, au Texas, etc. et avec qui je connecte sur un niveau spirituel profond. 

 

J'ai vraiment eu de la chance de connaître un paquet de gens différents qui m'ont appris tellement d'affaires. Des histoires de vie vraiment étonnantes et des perspectives d'une valeur incommensurable. J'ai sans doute été pas mal chanceux, mais je crois qu'une partie du secret c'est d'aller vers les autres en voulant les connaître en profondeur. C'est surprenant ce que les gens te révèlent si tu ne fais que leur poser des questions; pas besoin d'être leurs meilleurs chums pour creuser un peu. 

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Tu sembles sain, c’est bien. J’ai l’impression d’avoir fait le chemin inverse au tien et ça pèse lourd.

J’ai encore ma plus ancienne amie. On était voisines et on se faisait des grimaces à travers le grillage, on n’avait pas deux ans. C’est la personne la plus gentille au monde et une des seules constantes de ma vie. On se voit tous les trois mois et je crois qu’il en sera de même jusqu’à la toute fin.

Mes amis de lycée me manquent mais tout a changé depuis que je suis en couple. Je sais pas si les Québécois peuvent se rendre compte de ça mais en France, il y a beaucoup de haine contre les « élites parisiennes », les diplômés des grandes écoles, qui se partagent les meilleurs postes et ont en place des mécanismes de reproduction sociale solides. Mon évolution passe mal, je n'aborde jamais ces sujets mais je suis toujours prise à partie.

J’étais ce qu’on peut appeler une adolescente à problèmes, je sortais beaucoup, on a retiré ma garde à mes parents, j’avais une sale réputation. J’ai un ami qui m’invite toujours à ses fêtes et qui ne peut pas s’empêcher de ressortir devant tout le monde des anecdotes me concernant, la fois où on m’a surpris avec untel dans les toilettes, la fois où j’ai couru seins nus dans la rue, la fois où je suis arrivée bourrée au lycée, etc. Visiblement, c'est à ça qu'il me résume. Et la fille qui était ma meilleure amie, qui me faisait passer backstage après les concerts de rock, la fille qui voulait qu’on se fasse le même tattoo, elle est devenue fan de zouk. Pfff...

J’ai des amis plus présentables que j'invite à des fêtes et qui refusent invariablement de venir parce qu’ils ne veulent pas se retrouver à table avec des énarques, comme si être énarque c’était autre chose qu’avoir été dressé pour penser comme un bon toutou et la garantie d’avoir un boulot chiant. Je sais pas ce qu’ils s’imaginent, que dès qu’on a un peu d’argent on vit comme les Kardashian ? J’aimerais bien qu’ils sachent à quel point ces gens des beaux quartiers sont laids et tristes, comme eux.

Je suis très proche d’un de mes frères, on s’appelle deux ou trois fois par semaine. Les différences sociales creusent aussi un fossé entre nous, il fait partie de ces gens qui détestent les élites. On ne se brouillera jamais pour ça mais il y a désormais des sujets tabous entre nous. Je ne peux, par ex., pas lui dire que j’ai pris un avion privé (une seule et unique fois, et c’était awesome) parce qu’il se mettrait en colère. Il dit toujours que je vis dans un monde qui n’a pas conscience de la réalité, comme si la réalité était autre chose que ce qu’on en faisait.

J’en ai marre d’être exclue parce que j’ai un peu grimpé socialement. J’ai l’impression qu’on me fait payer d’avoir su mettre de l’ordre dans ma vie et déjouer les pronostics. On m’a dit un millier de fois que j’étais une paumée et que j’allais mal finir. J’aurais pu croire qu’on serait content que je m’en tire, mais visiblement non.

Je pense que les relations qu’on se crée passé un certain âge sont superficielles. Je serai jamais amie avec les amis de mon mari comme je l’ai été avec les miens. Je ne me sens pas particulièrement rejetée par eux mais on n’a rien vécu ensemble, il n’y a que du vent.

Et mon mari. Il est absent une semaine tous les deux mois et le reste du temps, quand il rentre avant 22 h, c’est qu’il neige en juillet.

Heureusement qu’il y a mes chats. Je pense que c’est avec eux que j’ai les relations les plus pures en fait.

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il y a 11 minutes, Daleko a dit :

Tu sembles sain, c’est bien. J’ai l’impression d’avoir fait le chemin inverse au tien et ça pèse lourd.

J’ai encore ma plus ancienne amie. On était voisines et on se faisait des grimaces à travers le grillage, on n’avait pas deux ans. C’est la personne la plus gentille au monde et une des seules constantes de ma vie. On se voit tous les trois mois et je crois qu’il en sera de même jusqu’à la toute fin.

Mes amis de lycée me manquent mais tout a changé depuis que je suis en couple. Je sais pas si les Québécois peuvent se rendre compte de ça mais en France, il y a beaucoup de haine contre les « élites parisiennes », les diplômés des grandes écoles, qui se partagent les meilleurs postes et ont en place des mécanismes de reproduction sociale solides. Mon évolution passe mal, je n'aborde jamais ces sujets mais je suis toujours prise à partie.

J’étais ce qu’on peut appeler une adolescente à problèmes, je sortais beaucoup, on a retiré ma garde à mes parents, j’avais une sale réputation. J’ai un ami qui m’invite toujours à ses fêtes et qui ne peut pas s’empêcher de ressortir devant tout le monde des anecdotes me concernant, la fois où on m’a surpris avec untel dans les toilettes, la fois où j’ai couru seins nus dans la rue, la fois où je suis arrivée bourrée au lycée, etc. Visiblement, c'est à ça qu'il me résume. Et la fille qui était ma meilleure amie, qui me faisait passer backstage après les concerts de rock, la fille qui voulait qu’on se fasse le même tattoo, elle est devenue fan de zouk. Pfff...

J’ai des amis plus présentables que j'invite à des fêtes et qui refusent invariablement de venir parce qu’ils ne veulent pas se retrouver à table avec des énarques, comme si être énarque c’était autre chose qu’avoir été dressé pour penser comme un bon toutou et la garantie d’avoir un boulot chiant. Je sais pas ce qu’ils s’imaginent, que dès qu’on a un peu d’argent on vit comme les Kardashian ? J’aimerais bien qu’ils sachent à quel point ces gens des beaux quartiers sont laids et tristes, comme eux.

Je suis très proche d’un de mes frères, on s’appelle deux ou trois fois par semaine. Les différences sociales creusent aussi un fossé entre nous, il fait partie de ces gens qui détestent les élites. On ne se brouillera jamais pour ça mais il y a désormais des sujets tabous entre nous. Je ne peux, par ex., pas lui dire que j’ai pris un avion privé (une seule et unique fois, et c’était awesome) parce qu’il se mettrait en colère. Il dit toujours que je vis dans un monde qui n’a pas conscience de la réalité, comme si la réalité était autre chose que ce qu’on en faisait.

J’en ai marre d’être exclue parce que j’ai un peu grimpé socialement. J’ai l’impression qu’on me fait payer d’avoir su mettre de l’ordre dans ma vie et déjouer les pronostics. On m’a dit un millier de fois que j’étais une paumée et que j’allais mal finir. J’aurais pu croire qu’on serait content que je m’en tire, mais visiblement non.

Je pense que les relations qu’on se crée passé un certain âge sont superficielles. Je serai jamais amie avec les amis de mon mari comme je l’ai été avec les miens. Je ne me sens pas particulièrement rejetée par eux mais on n’a rien vécu ensemble, il n’y a que du vent.

Et mon mari. Il est absent une semaine tous les deux mois et le reste du temps, quand il rentre avant 22 h, c’est qu’il neige en juillet.

Heureusement qu’il y a mes chats. Je pense que c’est avec eux que j’ai les relations les plus pures en fait.

Vraiment dommage de voir que ton statut social te rend sujette aux préjugés. Je mentirais si je disais que je n'ai pas moi-même un genre de semi-dédain quand je vois des gens en Audi ou avec une grosse barraque, instinctivement j'associe ça à une mauvaise hiérarchie des valeurs. C'est confrontant de voir l'autre côté de la médaille. Merci de la perspective, ça porte à réflexion. 

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il y a 31 minutes, Daleko a dit :

Tu sembles sain, c’est bien. J’ai l’impression d’avoir fait le chemin inverse au tien et ça pèse lourd.

J’ai encore ma plus ancienne amie. On était voisines et on se faisait des grimaces à travers le grillage, on n’avait pas deux ans. C’est la personne la plus gentille au monde et une des seules constantes de ma vie. On se voit tous les trois mois et je crois qu’il en sera de même jusqu’à la toute fin.

Mes amis de lycée me manquent mais tout a changé depuis que je suis en couple. Je sais pas si les Québécois peuvent se rendre compte de ça mais en France, il y a beaucoup de haine contre les « élites parisiennes », les diplômés des grandes écoles, qui se partagent les meilleurs postes et ont en place des mécanismes de reproduction sociale solides. Mon évolution passe mal, je n'aborde jamais ces sujets mais je suis toujours prise à partie.

J’étais ce qu’on peut appeler une adolescente à problèmes, je sortais beaucoup, on a retiré ma garde à mes parents, j’avais une sale réputation. J’ai un ami qui m’invite toujours à ses fêtes et qui ne peut pas s’empêcher de ressortir devant tout le monde des anecdotes me concernant, la fois où on m’a surpris avec untel dans les toilettes, la fois où j’ai couru seins nus dans la rue, la fois où je suis arrivée bourrée au lycée, etc. Visiblement, c'est à ça qu'il me résume. Et la fille qui était ma meilleure amie, qui me faisait passer backstage après les concerts de rock, la fille qui voulait qu’on se fasse le même tattoo, elle est devenue fan de zouk. Pfff...

J’ai des amis plus présentables que j'invite à des fêtes et qui refusent invariablement de venir parce qu’ils ne veulent pas se retrouver à table avec des énarques, comme si être énarque c’était autre chose qu’avoir été dressé pour penser comme un bon toutou et la garantie d’avoir un boulot chiant. Je sais pas ce qu’ils s’imaginent, que dès qu’on a un peu d’argent on vit comme les Kardashian ? J’aimerais bien qu’ils sachent à quel point ces gens des beaux quartiers sont laids et tristes, comme eux.

Je suis très proche d’un de mes frères, on s’appelle deux ou trois fois par semaine. Les différences sociales creusent aussi un fossé entre nous, il fait partie de ces gens qui détestent les élites. On ne se brouillera jamais pour ça mais il y a désormais des sujets tabous entre nous. Je ne peux, par ex., pas lui dire que j’ai pris un avion privé (une seule et unique fois, et c’était awesome) parce qu’il se mettrait en colère. Il dit toujours que je vis dans un monde qui n’a pas conscience de la réalité, comme si la réalité était autre chose que ce qu’on en faisait.

J’en ai marre d’être exclue parce que j’ai un peu grimpé socialement. J’ai l’impression qu’on me fait payer d’avoir su mettre de l’ordre dans ma vie et déjouer les pronostics. On m’a dit un millier de fois que j’étais une paumée et que j’allais mal finir. J’aurais pu croire qu’on serait content que je m’en tire, mais visiblement non.

Je pense que les relations qu’on se crée passé un certain âge sont superficielles. Je serai jamais amie avec les amis de mon mari comme je l’ai été avec les miens. Je ne me sens pas particulièrement rejetée par eux mais on n’a rien vécu ensemble, il n’y a que du vent.

Et mon mari. Il est absent une semaine tous les deux mois et le reste du temps, quand il rentre avant 22 h, c’est qu’il neige en juillet.

Heureusement qu’il y a mes chats. Je pense que c’est avec eux que j’ai les relations les plus pures en fait.

La mobilité sociale en France est beaucoup moins grande qu'au Québec. La haine des "riches" est présente aussi, mais plus dans l'ordre de la jalousie. Chez vous c'est plus profond parce que ça symbolise souvent les vieilles fortunes faites sur le dos du peuple (monarchie et colonialisme) et les gens détestent ça. Ça rappelle aussi que pour être riche en général, il faut seulement être né dans la bonne famille. Voir les grosses baraques, les belles bagnoles et les jets privés, ça leur rappelle que eu n'auront jamais ça. Ici, la classe moyenne croit encore qu'elle peut accéder au rêve américain. Les self-made man sont populaires et on y croit. 

Dans ton cas personnel, je crois que tes amis sont envieux, d'une part, mais aussi ils se sentent trahis car tu as comme délaissé la classe moyenne pour te hisser une place dans la classe bourgeoise (par le mariage). Tu es vue comme une traître.

---

Pour répondre à ton sujet, les amis ça va et ça vient.

Parfois je suis triste que certaines personnes sortent de ma vie, parce que je les aimais bien, mais je me rappelle aussitôt que je n'ai pas fait les efforts nécessaires pour les garder. Je parle ici des gens qu'on connait dans un contexte précis (voyage, travail, école, etc.) et qu'une fois ce contexte précis terminé on n'a pas plus l'occasion de voir quotidiennement ces personne et la distance fait sa job. J'aurais pu essayer de garder contact et tout, mais ça demande un effort et je ne suis pas prête à le faire parce que j'ai déjà d'autres amitiés plus anciennes à entretenir.

La plupart des mes vrais amis sont maintenant géographiquement loin de moi donc c'est déjà difficile de les conserver, mais je le fais. Ça me laisse peu d'énergie pour entretenir de nouvelles amitiés autre que celles qui viennent avec le travail, l'école, etc.

Mes amis viennent généralement de la classe moyenne, comme moi. Des amis "riches" j'en ai pas vraiment, tout comme j'ai pas beaucoup d'amis "pauvres". J'évite les gens à problème dans ma vie. Les drama queen, le monde toujours dans la marde pour des raisons obscures, les gens instables mentalement, le monde qui ont toujours besoin de toi mais qui sont jamais là pour t'aider, le monde qui bouffe toute ton énergie...

Je me fais facilement des connaissances amicales, mais je tiens pas forcément à aller plus loin avec tout le monde. Je pense qu'en amitié le monde me voit comme une personne amicale, franche, honnête et toujours prête à aider son prochain.

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J'ai plusieurs réseaux d'amis, à commencer par mes 4 amies d'enfance (qui se connaissent mais qui ne se côtoient pas). On ne se voit pas nécessairement souvent, on n'est pas dans la même ville sauf pour une, et même qu'y en a une autre que j'ai pas vu depuis 8 ans, mais quand on se voit c'est comme si on s'était vues la veille. Je pense qu'on va rester amies jusqu'à notre mort.

J'ai aussi ma gang du bacc. Eux aussi je ne les vois pas souvent car après les études on a tous pris des chemins différents, mais on se voit quand même une fois par année genre quand les gens reviennent dans leurs familles pour les vacances ou pour noël. C'est ma gang de nerds à lunettes avec qui je peux parler d'Harry Potter et faire des jokes de D&D sans aucune pudeur. C'est aussi avec eux que je connecte le plus quand on rehausse un peu le niveau et qu'on parle de politique, de société et tout ça. Je pense que c'est eux que je trouve les plus intéressants, la plupart ont voyagé, on connecte un peu plus spirituellement et dans nos champs d'intérêt.

Ensuite y'a ma gang habituelle, la gang de mon chum en fait. C'est eux que je vois le plus souvent, avec qui ont fait des activités pas mal toutes les semaines, resto, BBQ, bars, festivals, etc. Ils sont easy-going et drôles, c'est probablement des relations un peu plus superficielles mais c'est ben correct, c'est pas toujours obligé d'être intense et bouleversant, l'amitié.

Y'a aussi mes 3 collègues préférées, on a été engagées les 4 filles en même temps et on a pas mal le même âge. Au bureau on est toujours ensemble et on sort [email protected] environ une fois aux 2 mois, mais à part ça on ne se voit pas vraiment hors du travail. 

On vient pas mal tous de la classe moyenne donc 0 problème à ce niveau là, mais je peux comprendre le struggle de Daleko, ces inégalités là (l'argent, les classes sociales) on l'air plus présentes et marquées en Europe qu'ici, et les gens ont l'air à y porter une plus grande attention que nous, corrigez-moi si je me trompe. 

J'ai tassé beaucoup de monde de ma vie avec le temps, surtout des partners de brosse ou de consommation, ou bien des gens négatifs qui n'apportaient rien de l'fun à ma vie. Je suis rendue pas pire sélective sur mes relations en fait, j'ai pu de temps à perdre avec des gens déplaisants ou que je trouve insignifiants. Les vrais amitiés ça demande du temps à les entretenir, je préfère garder cette énergie là pour les personnes que j'aime vraiment.

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J'ai aussi des groupes d'amis disparates.

J'aime pas dire que j'utilise mes amis, parce que c'est pas vraiment le cas, mais j'ai des amis avec qui je sors ou fais des activités, j'ai des amis à qui je me confie et dont je valorise l'opinion, j'ai des amis avec qui je refais le monde et avec qui j'ai des discussions profondes, j'ai des amis pour voyager, des amis "imposés" par les situations ou les contextes... J'ai des amis pour différentes sphères de ma vie; ceux-là sont généralement des connaissances amicales dont j'apprécie la compagnie. 

J'ai des amis vraiment précieux qui transcendent les catégories et avec qui je peux faire tout ça. Ceux-là, je les garde très farouchement et je ne veux pas les perdre. Ceux-là traversent le temps

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Le 2019-09-06 à 22:18, Aradia a dit :

La mobilité sociale en France est beaucoup moins grande qu'au Québec. La haine des "riches" est présente aussi, mais plus dans l'ordre de la jalousie. Chez vous c'est plus profond parce que ça symbolise souvent les vieilles fortunes faites sur le dos du peuple (monarchie et colonialisme) et les gens détestent ça. Ça rappelle aussi que pour être riche en général, il faut seulement être né dans la bonne famille. Voir les grosses baraques, les belles bagnoles et les jets privés, ça leur rappelle que eu n'auront jamais ça. Ici, la classe moyenne croit encore qu'elle peut accéder au rêve américain. Les self-made man sont populaires et on y croit.

C'est marrant ce que tu dis, j'avais jamais vu ça comme ça. C'est sans doute vrai, le peu de gens d'origine noble que je connais inspirent de la méfiance et une certaine distance. J'ai vu ça dans le cadre professionnel, les gens qui savaient que telle personne avait un titre avaient beaucoup d'a priori, sans raison en fait (juger quelqu'un parce qu'il a des origines aisées, c'est aussi con que de juger un pauvre né pauvre). De mon expérience, j'ai même tendance à trouver ces gens plus supportables, plus humbles. Ils ont un sens du devoir et des responsabilités qu'on ressent moins chez les nouveaux riches. Ils font pas cette fixation sur l'argent que je fais moi-même par exemple. Mais c'est clair que la reproduction sociale fonctionne à fond ici, il n'y a plus les mêmes possibilités d'évolution qu'à l'époque de mes parents. Heureusement que j'ai un vagin.

Enfin, c'est relatif. Je déterre ce sujet parce que je suis retombée sur un documentaire très représentatif du milieu que je dois supporter. Bon ok, ça vous vous en foutez, mais c'est un document intéressant pour les gens qui aiment ce genre de docu de société.

 

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