Aller au contenu

L'ego


1984
 Partager

Déchet(s) recommandé(s)

Que pensez vous de l'ego ? 

On parle de plusieurs ego :

Citation

C'est un substantif tiré du pronom personnel latin et grec « ego » signifiant « moi » ou « je ».

En psychologie, il désigne le fondement de la personnalité; pour les religions il désigne une dimension de l'existence humaine ; pour le développement personnel il s'agit de la seule réalité digne d'intérêt; ou encore pour le New Age il s'agit d'une entrave à l'« éveil

Évidemment le passage sur l'ego au sens " new age" ( ça se dit encore ça ?) est clairement orienté de façon à ridiculiser le concept d'ego mental, qui pourtant, est un concept d'une logique et d'une réalité non contestable. 

C'est de celui ci que j'aimerai discuter évidemment. 

FR.WIKIPEDIA.ORG

Pourtant, certains auteurs s'approchent très fortement de la conception spirituelle de l'ego 

Citation

Selon André Comte-Sponville, l'ego « est moins ce que je suis que ce que je crois être, moins le je que le me (par exemple quand on dit « je me connais », « je me sens triste »...)

La notion de croyance est importante ici. Le concept d'ego comme thème du non soi provient du bouddhisme qui voyait l'ego comme le siège de l'illusion du désir. Les grecs ont découvert les passions, le bouddhisme invoque l'ego derrière leur leitmotivs. 

Bouddhisme >>> 

Citation

Le bouddhisme perçoit l'ego comme une construction mentale ayant une existence sur un plan conventionnel, mais n'ayant pas d'existence autonome ou intrinsèque. Il n'est ni dans le corps ni dans l'esprit : « Même si nous parlons de l'ego existant comme d'une chose solide qui offre divers aspects, essentiellement il n'y a pas de substance solide. L'ego ne vit effectivement dans le temps que comme un processus continuel de création ; il est perpétuellement en train de mourir et en train de renaître. »

L'ego fait référence à l'impression qu'il existe un centre. La voie bouddhiste consiste, entre autres, à libérer l'être humain de cette perception qui le place au centre de tout, et surtout, de le libérer de la souffrance, qui a pour cause notamment la croyance à l'existence du moi. Voir le concept de non-soi.

Citation

A partir de la seconde moitié du XXe siècle, les courants du New Age désignent l'ego comme la représentation fausse qu'un individu se ferait de lui-même et un obstacle pour l'accès à une autre réalité qui serait moralement supérieure. Dans cette perspective, l'ego ferait écran à la vraie nature de l'homme  Krishnamurti parle de l'ego comme d'une « fausse personnalité » constituée de souvenirs et d'expériences. La confusion entre l'ego / « fausse personnalité » et sa vraie nature produirait une illusion qui priverait ceux qui en seraient prisonniers d'une vraie liberté et les enchaîneraient à des schémas de souffrance (égocentrisme, orgueil, vanité, amour-propre, perception erronée du monde).

Désolée j'écris un peu à l'arrache, il est 08h du mat. Je développerai plus tard le message initial mais je souhaitais simplement avoir votre perception de l'ego. Comment le ressentez vous et quelles définitions sont légitimes selon vous ? 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Super Bowl Ok GIF by Pepsi

Ouiiinnn bon j'avoue, grosse flemme. Bref, thread d'échange libre et simple. Pas de forme de debat, juste :

Que pensez vous de l'ego

Qu'est ce que ça représente pour vous

Quel concept 

Et si ça enjaille personne tanpish

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Je pense que l'ego se mange toujours mieux avec un carré de beurre et du sirop d'érable.

Diaporama "Gaufres en folie : 50 trucs à rajouter sur les ...

Sinon, je le ressens comme un outil dans quelques situations où nous sommes réellement menacés et devons faire preuve d’égoïsme, mais surtout comme une nuisance dans d'autres situations. J'ai l'impression que ça vit un peu comme un parasite en nous. Lorsqu'il parvient à prendre le contrôle de notre construction mentale, on vit en fonction des appréhensions de l'ego. Et là, c'est plus un outil, mais un vraiment crisse de gros boulet. Quand tu confonds le centre de l'univers avec le centre de ton univers, les projections se font aller et la réalité devient toute distordue. Quand on se recentre personnellement et qu'on se détache de ses pensées et de ses émotions, on remarque rapidement que l'emprise de l'ego n'est pas réelle.

Sans ego, j'ai l'impression qu'il manque tout de même quelque chose, ce mécanisme de protection. Je pourrais le comparer au système immunitaire, il nous protège contre les réelles menaces, mais quand il n'y en a pas, il peut se retourner contre lui-même.

(Moi aussi j'ai la flemme de m'expliquer, de définir, etc.)

  • J'ADORE! 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

C'est probablement parce que je confond plusieurs définitions de l'ego. Si je me fie strictement à la définition new age, on parle d'une fausse représentation de soi-même qui empêche de rencontrer la véritable personne. Mais cette fausse représentation, ce personnage, il se construit à partir d'expériences bien réelles ? Le schéma de nos premières expériences se répète, c'est peut-être là que l'ego (au sens new age) s'enfarge.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Mon ami Larry Rosenberg nomme «selfing» cette tendance inévitable et incorrigible de construire à partir de n’importe quelle situation un «je» et ensuite de se projeter dans le monde à partir de cette perspective limitée.

Le «moi» a tendance à se sentir bien quand les circonstances renforcent sa bonne opinion de lui-même et, en revanche, à se sentir mal quand il subit des critiques, des difficultés, qu’il considère comme des obstacles et des échecs.

En général, nous recherchons la stabilité intérieure à travers des récompenses extérieures, des possessions matérielles et l’approbation de ceux qui nous aiment.

Mais en dépit de toute cette activité structurante du moins, nous ne trouvons toujours pas l’équilibre ni le calme intérieurs. Les bouddhistes diraient à ce propos qu’il n’existe pas de « moi» dans l’absolu -seulement ce processus continuel d’élaboration du moi, c’est-à-dire le selfing.

Cela ne signifie pas que vous devez être quelqu’un avant d’être personne comme le prétend l’une des innombrables théories New Âge.
 

Cela signifie seulement que tout est interdépendant et qu’il n’y a pas de noyau dur, isolé, qui serait «vous». Il s’agit de voir les choses telles qu’elles sont sans les déformer par nos processus de pensée. Cela correspond à percevoir que tout est interconnecté.

Mon nom, mon âge, mon enfance, mes sentiments et mes peurs ne forment qu’une partie de moi. Il ne faut pas faire tant d’effort pour être quelqu’un, mais en revanche de faire l’expérience immédiate d’être.

Dans la théorie du chaos, cette perception du moi se définit comme «l’attraction étrangère », dans un modèle qui incarne l’ordre mais qui peut devenir parfois chaotique d’une manière imprévisible. Chaque fois qu’on observe le processus, il se présente différemment.

En identifiant ces pulsions de selfing et en lâchant prise, nous accordons à l’univers un peu plus d’espace pour que des événements intéressants arrivent.

 

  • J'aime! 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 2022-02-06 à 05:04, Goéland a dit :

C'est probablement parce que je confond plusieurs définitions de l'ego. Si je me fie strictement à la définition new age, on parle d'une fausse représentation de soi-même qui empêche de rencontrer la véritable personne. Mais cette fausse représentation, ce personnage, il se construit à partir d'expériences bien réelles ? Le schéma de nos premières expériences se répète, c'est peut-être là que l'ego (au sens new age) s'enfarge.

Justement, l'idée- qui n'est pas seulement partagée par les New age, les bouddhistes ont la même théorie - c'est que la construction de la personnalité est une évolution continue jusqu'au dernier jour de nos existences. Notre identité n'est jamais fixée ni arrêtée, étant donné que nous continuons d'expérimenter des situations qui modifient nos perceptions.

D'autant que nos projections se basent le plus souvent sur nos expériences, nous expérimentons aussi par là des croyances qui vont nous limiter dans l'appréhension de situations nouvelles. Beaucoup de gens pensent qu'ils sont nuls à quelque chose simplement parce que dans leurs expériences passées, il n'ont pas réussi à faire ce quelque chose. C'est ça qu'on appelle rester dans sa zone de confort, c'est une conséquence de l'ego qui maintient la conscience dans un état limite de soi. 

On s'identifie à nos émotions, à notre vécu, pour statuer de qui nous sommes. Mais en réalité, sommes nous réellement la somme de nos actes en tant qu'identité ? 

Vois tu ou je veux en venir ? 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

L'Amour-propre n'est pas du tout l'intérêt légitime que l'Homme doit se porter.
L'Amour-propre est une recherche de soi. La recherche de soi amène toutes les complications, conduit à tous les labyrinthes.
L'Abandon de soi simplifie tout. Quand un homme s'égare, soyez certain qu'il vient de se chercher...
L'Amour-propre ruine et divise, l'Homme qui nous en paraît délivré, nous fait l'effet d'être moins éloigné que les autres du foyer centrale de l'unité.
L'Amour-propre aveugle ceux qui aiment la lumière, paralyse ceux qui aiment l'action, pervertit ceux qui aiment la bonté, trompe ceux qui aiment l'intelligence.
L'Amour-propre détruit les monuments. Il rase les temples et les palais. En style Oriental, je l'appellerais, le Père des Ruines.
Dès que vous voyez des ruines, cherchez le principe, et vous trouverez... l'Amour-propre.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

  • 7 mois plus tard...

Je me permet d'être encore un peu hors-sujet en relayant une fois de plus mon texte sublime sur le concept de L'ALTER EGO.

L’Alter ego est l’adversité dans sa forme exacerbée. C’est un ennemi quasi-insurclassable et absolument terrifiant. Pourquoi ? Parce qu’il nous attend et cherchera toujours à nous déposséder. En plus de nous redouter, il sait qui nous sommes et trouvera naturellement la motivation de nous anéantir. Comment être à armes égales dans ce duel à mort ?
Il faut arriver préparer, se soustraire de ce qui nous tourmente, connaître nos points faibles pour éviter d’en fait état. Mystifier et démythifier.
Notre pouvoir d’accéder à la transcendance diffère et c’est en cela que réside la clé. Bien qu’il y ait de fortes chances que nous nous vaincrions mutuellement avant d’atteindre le bout de nos ressources, de cette ressource. Ce qui nous rapproche est ce qui nous sépare. Nous sommes en face dans un sens, les deux côté d’une même médaille. L’envers et l’endroit du même tissu. Le concepteur et le destructeur.

Le jour viendra inéluctablement où vous aurez à y faire face, et ce jour-là, vous vous souviendrez de mes enseignements...

 

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Veuillez vous connecter pour commenter

Vous pourrez laisser un commentaire après vous êtes connecté.



Je veux revenir!
 Partager

×
×
  • Créer...