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Iron Biby

Le modèle rhénan est-il fasciste ? (feud Pomo Story vs. les autres jobber )

  

9 membres ont voté

  1. 1. Le modèle rhénan est-il fasciste ?

    • oui
      2
    • non
      7


Déchet(s) recommandé(s)

Je trouve que Pomo Story et MattIsGod utilisent pas mal trop de mots pour dire: "Le communisme n'est pas impossible." et "Vous ne pouvez pas prouver le contraire."

Mais je suis un imbécile qui ne sait pas lire, je crois.

Non c'est pas mal exclusivement ce qu'ils font.

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Je n'ai pas lu l'ensemble du sujet, mais je poserais cette question à nos deux gentilles tourtes commies: Existe t-il un exemple de pays communiste que vous considériez comme étant un succès ?

En passant je vous trouves pas mal cute l'un avec l'autre, en cette période de St-Valentin. Je vous imagine, robe de chambre et café à la main, en train de lire un message de votre âme soeur idéologique, puis subitement arborer un petit sourire et s'exclamer "ah le petit coquin ! un autre excellent message qui prouve la validité de notre pensée !" avant de cliquer sur le bouton vert.

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Je n'ai pas lu l'ensemble du sujet, mais je poserais cette question à nos deux gentilles tourtes commies: Existe t-il un exemple de pays communiste que vous considériez comme étant un succès ?

Réponse courte : non, car le communisme est un projet mondial et non pas "une affaire nationale entre frontière" (de pays).

Réponse longue : les expériences communistes ont été un échec dans l'ensemble des sociétés qui ont tenté de l'implanter comme une recette magique prête. Chacune de ces expériences à amener ses lots d'horreurs, le plus souvent en pleine guerre de nation (ou civile) : extermination de masse, extrême discipline, incapacité à se structurer sans contre-révolutionnaires, sabotages internes et création d'une classe sociale privilégiée avec les pouvoirs de l'État. On en comprend rapidement donc que ces horreurs fient contre toute dissidence, le plus souvent active et armée (et c'est normal en temps de guerre). Tout cela n'est pas le propre de ces expériences, car les nations impérialistes et étrangères faisaient pareil durant la même époque.

Mais d'un autre côté, ces expériences ont aussi apporté des bonds et avancements incroyables : sortie des pays en retard du Moyen Âge, esquive de la crise capitaliste de 1929, mise en place de politiques égalitaires avant tout pays capitaliste (droit de vote pour les femmes, l'éducation gratuite, interdiction d'enfants-travailleurs, l'acceptation de l'homosexualité, etc.), augmentation très rapide des conditions de travail et de vie (garantie de travail à vie, avec retraite gratuite), une production beaucoup plus puissante avec moins d'effectif nécessaire (moins de monde, plus de production), etc. C'était de très gros avantages que ces pays avaient grandement besoin pour sortir de leur retard.

Il faut donc comprendre ici que les expériences communistes ont à la base été des pratiques socialistes qui ont emprunté le discours communiste pour justifier ses pratiques. Le discours communiste peut prendre bien des formes, et puisqu'il était tout jeune à l'époque, c'était très facile de faire embarquer n'importe qui qui était écoeuré du capitalisme sauvage et des guerres impérialistes de l'époque. Les gens ont mordu à l'hameçon, mais beaucoup n'en savaient que dalle du communisme. Par après, quand il y a eu des dissidents intellectuels au sein même des partis communistes - auxquels je m'identifie - qui voyaient bien que c'était de la foutaise tout ce rêve et ces pratiques dites communistes, ils ont été soit condamnés à mort, soit exilés ailleurs.

Résultat, un capitalisme d'État (socialisme) s'est installé et les travailleurs ont rapidement perdu le contrôle indépendant dans leur localité et leur parti communiste, noyauté par des amis et proches du secrétaire général. Que ce soit en Roumanie, en ex-URSS, en ex-Yougoslavie, au Viet Nâm, etc. chacun de ces pays avait un parti communiste dans lequel les dissidents ont été sévèrement réprimés - et c'était ceux qui savaient le plus sur le communisme et les propos de Marx. Chez les économistes du communisme, la variable humaine était complètement déshumanisée. On ne cherchait pas à satisfaire les besoins des gens, mais les besoins du système (dans le capitalisme, ce sont les besoins du profit). Il y avait des lacunes et des erreurs banalisées et négligées qui ont coûté à la crédibilité du projet communiste - encore inexistant. Pas pour rien que l'URSS s'est toujours déclaré « en route vers le communisme ». Elle avait ses problèmes, mais ne méritait pas d'être démantelée et Gorbatchev le sait (lecture très pertinente en passant)

Néanmoins, ces erreurs du passé ont été expérimentées et nous savons comment ne pas les recommencer. Des critiques, des analyses ont été produites; les expériences ont été faites et on sait où ça ne marche pas, et où c'est du gros n'importe quoi. Plusieurs oeuvres de Marx, inédites à l'époque, ont été publiées et traduites depuis. Même que, à l'époque, plusieurs écrits révolutionnaires et critiques du socialisme et du projet (et idée) communiste ont été censurés; certaines oeuvres de Marx ont été censurées ! C'est le danger de trop faire confiance à un parti communiste qui a non seulement pas ou très peu d'expérience, mais qu'en plus les têtes influentes du parti sont des techniciens idéologiques. « Faire dire à Marx ce qu'il n'a pas dit » était à la mode à l'époque, surtout quand les partis suivaient les propos de Lénine, qui fut un théoricien et praticien de la révolution et non pas du communisme - qui, comme l'explique Marx, est quelque chose qui se fait et non qui se théorise. Exactement comme le capitalisme.

C'est ce que 300 ans d'histoire ont fait au capitalisme : au lieu de le tuer dès son apparition et de revenir au féodalisme (car il y avait de gros mouvements de nouveaux travailleurs à l'époque et d'apprentis qui demandaient un retour à l'Ancien Régime précapitaliste), des réformes, critiques et ajustements ont été fait. 300 ans plus tard, les réformes, critiques et ajustements continuent, mais n'ont jamais réglé le problème du capitalisme : il génère lui-même ses propres contradictions et crises économiques. L'ironie là-dedans, c'est que le communisme n'a même pas eu le temps de naître qu'il a aussitôt été rejeté avec un gros « ça marche pas lollll » sans même faire de grande réforme et réajustement nécessaires (le processus de la théorie pratique). Ceux qui ont tenté de le faire ont été tués ou exilés.

Aujourd'hui, quand on propose autre chose que le capitalisme, on est ignoré ou moqué. Pour d'autres, toute proposition postcapitaliste est un non-sens parce que ça comporte des risques trop grand et ne vaut pas la peine qu'on fasse l'effort, comme si la révolution était un dîner de gala et le communisme une recette magique où on mélange quelques ingrédients spéciaux - et voilà !. C'est la force de la totalité capitaliste, le fameux cause toujours parce qu'au final, personne ne te prends au sérieux.

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Néanmoins, ces erreurs du passé ont été expérimentées et nous savons comment ne pas les recommencer.

Ah oui, et comment c'est possible ?

Pour que le communiste soit un succès, il me semble qu'il faudrait que l'ensemble de la population soi d'accord et embarque dans le projet, sinon c'est évident que ça devient une dictature. Et en plus tu me parles d'un communisme à l'échelle mondiale. Donc 7 milliards de personne qui accepte l'idéologie ? Je suis curieux de t'entendre là dessus.

C'est quoi le problème avec un capitaliste contrôlé, limité dans un état social et où tout le monde a réellement sa chance ?

Intergenerational_mobility_graph-1.jpg

Dans les pays à grande mobilité sociale, le prolétariat, ça n'existe pas vraiment. Pourquoi chercher l'illusion d'une idéologie utopique inapplicable, quand on peut avoir l'idéologie qui marche un peu croche, mais bricolé à un point où elle fonctionne bien ?

On ne pourra jamais implanter un système politique parfait tant que l'humain sera humain.

edit: bernhard, il faut lire le graphique dans l'autre sens. La mobilité sociale du UK et de l'USA est mauvaise, celle du Danemark est excellente.

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Ah oui, et comment c'est possible ?

Il ne le sait pas, et ce n'est pas de sa faute. La nature du processus, qui part de la révolution en passant par l'abolition de l'État, jusqu'à l'établissement d'un système véritablement communiste, est aussi connaissable que le processus qui débute avec l'Apocalypse et qui se termine avec l'avènement du Royaume de Dieu.

D'où l'intensité de la prétention scientifique du marxisme et, devant son échec, d'où la nésessité de la foi envers le marxisme comme dernier recourt.

Communist absolutists did not so much negate religion, in societies that they well understood were saturated with faith and superstition, as seek to replace it. The solemn elevation of infallible leaders who were a source of endless bounty and blessing; the permanent search for heretics and schismatics; the mummification of dead leaders as icons and relics; the lurid show trials that elicited incredible confessions by means of torture . . . none of this was very difficult to interpret in traditional terms.”

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Au Canada les riches sont assez riches merci, mais au moins les fils de pauvre peuvent devenir des pères riches.

post-133-022587000 1329087488_thumb.png

#

Peut-on titrer une conclusion comprenant les termes matriarcats et patriarcats en analysant le graphique ?

post-133-096689300 1329083825_thumb.gif

The Great Gatsby Curve

post-133-002845900 1329084257_thumb.jpg

The family context in which children are raised in the United States is more challenging than in Canada, raising the risks that some children will not see the full development of their capabilities. American labour markets are also more unequal raising the stakes for child outcomes, both elevating opportunities and heightening risks. Finally,

public policy is less progressive, not compensating in the same degree for family background and labour market inequality.

Our analysis has shown that Canadians value equality of opportunity no more and no less than Americans, and they

have as much aversion for equality of outcomes. But Canadians have drawn the balance between family and labour

markets dierently than Americansusing in a pragmatic way the instruments available through public policy.

http://ftp.iza.org/dp4814.pdf

...

edit: bernhard, il faut lire le graphique dans l'autre sens. La mobilité sociale du UK et de l'USA est mauvaise, celle du Danemark est excellente.

J'ai quand mis trois petits points sur mon tweet

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