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Exercice de style #2


Déchet(s) recommandé(s)

L'idée est de créer un genre de cercle d'écriture. Le thème est une image jolie, ou inspirante, et le but est d'écrire un court texte (disons 200-300 mots) sur cette image. Cela peut être une description naturaliste de l'image, ou encore une scène imaginaire inspirée de l'image.... peu importe vraiment, mais le lien avec l'image doit être quand même présent.

Je commence avec une image choisie sur Google Image...

Évidemment, on doit TOUS prendre la même image. Quand on aura fait le tour, ou après quelques jours on créera un nouveau sujet avec une nouvelle image.

Bon, vous pouvez utiliser le style que vous voulez. Mon texte est loin d'être parfait, mais le but est de faire travailler son imagination.

GO!

Pardon Aradia, mais je modifie un peu la règle pour mon tour. L'image présentée doit apporter un élément d'action/d'interaction à votre histoire. Qu'il s'agisse de ce qui débute l'histoire, d'une action qui revire la situation ou d'un élément de la conclusion, peu importe. Inspirez-vous et arrêtez de regarder votre mousse de nombril. Situez votre histoire, votre personnage et ce qui arrive. Simple.

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Exemples: les pensées d'un facteur en voyant le nom d'une vieille connaissance sur une des lettres de sa run, quelqu'un qui reçoit une nouvelle inattendue, la dame amoureuse de son facteur qui l'attend impatiemment chaque matin en petite tenue, une erreur dans le courrier qui entraine un chamboulement... WHATEVER faites moi shiner ces plumes-là.

Retour à l'envoyeur

Stella entrouvre la fenêtre pour laisser filtrer le murmure de la circulation. Un peu d'air frais de fera pas de mal après tout. Le silence qui régnait jusqu'alors l'étouffait.

La tranquillité ambiante l'irritait. Elle ressentait le besoin de crier ou de détruire quelque chose. Elle n'avait pas pour habitude de rester assise à regarder le temps passer sans elle. Se levant d'un coup, elle attrape le stylo bleu et le range dans le pot avec les ciseaux et autres crayons, rince les tasses qui trainent dans le fond de l'évier. L'appartement est vide. Stella est vide.

Elle empoigne la paperasse amoncelée sur la table mais s'arrête dans son geste. Elle dépose le tout, se disant que ça peut attendre. Que rien ne presse. Plus rien n'a d'importance.

Elle s'étend sur le sofa, à attendre un sommeil qui ne vient pas. Ses yeux rougis et gonflés en auraient bien besoin pourtant. Une sonnerie vient la chercher dans sa tentative de repos. Elle prend le téléphone, mais en voyant l'afficheur elle refuse l'appel. Épuisée d'avoir à remercier les gens, d'avoir à les écouter parleur de leur tristesse, de leur douleur. Les siennes lui suffisaient. Le téléphone fermé, elle s'étend à nouveau.

Oscillant entre l'éveil et le sommeil, elle entend un bruit à l'extérieur. Elle sursaute, se lève et voit un homme à travers la fenêtre. Ouvrant la porte, elle interrompt le facteur qui sifflote en remplissant la boîte au lettres.

-Bonjour?

-Bonjour! Lettre pour monsieur Elliot.

-Il... il est mort.

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  • 2 semaines plus tard...

Il y a plusieurs choses que je déteste dans la vie : jouir avant que ma partenaire ait eu l'occasion de le faire, couler un bronze et sentir la flotte venir checké tes fesses, et ultimement finir les textes que j'ai commencé.

J'avais une idée, et j'ai fait une ébauche de texte qui a fini par rejoindre le cimetière de document bloc-notes quelque part, dans les limbes de mon disque dur.

Certes, c'est pas le Goncourt, et c'est pas un sésame pour l'académie française, mais il ne me donne pas encore satisfaction. Je le remet demain sur l'ouvrage. Si dieu le veut, vous l'aurez avant ce WE.

Bisous.

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(modifié)

- Je vous vois, Monsieur.

- Non.

- Si, vous êtes allongé par terre et vous vous servez d’un prospectus roulé comme longue-vue.

- ...

- J’ai du courrier pour vous, venez.

- Non.

Son acuité visuelle lui avait donné l’avantage, mais je n’allais pas me laisser prendre par le flanc pour autant. Ça fait quelques mois que je le surveille celui-là. C’est pas bon quand un mec qui sort de nulle part comme ça connaît votre nom et votre adresse, c’est louche.

Je ne sais pas pour le compte de qui il travaille, mais il est très fort. Et pourtant dieu sait que je veille au grain quand il est question de ma cage d'escalier; j'entend tout, absolument tout ce qui se dit.

Je sais qui va rendre visite à la voisine du quatrième, celle qui ressemble à la page d’accueil de bonnes&matures.com, je suis au fait des derniers potins grâce au vieux fumeur de cigares du dernier, et de la perruche peroxydée qui lui tient de voisine de palier. Quand aux querelles entre les deux métèques du dessus, elles n'ont plus aucun secret pour moi, enfin jusqu'à ce que l'alcool ne me fasse baver sur le coussin et que leurs discours ne devienne plus qu’un vague murmure incompréhensible.

Vous l'aurez compris donc, ce maraud, ce vil scélérat et ses missives nauséabondes ne perd rien pour attendre.

Et le psy non plus, d'ailleurs !

Hein ! Petit déjà il me tourmentait avec sa comptine là : lundi, le facteur gnia gnia gnia gnia, mardi…Non, je dois pas penser, je dois pas penser. C’est sûr, c’est lui, il essaye de pénétrer mon esprit et de créer un phénomène d’autosuggestion pour s'en sortir encore une fois.

L’échec de son entreprise ne fait pas le moindre doute !

Oh ! Il ne sais pas de quel bois je me chauffe ! Il va voir tout ce qu'on peut faire de dégueulasses avec des bougies dans une pièce sans fenêtre.

Oh oui ! Oui ! Attendons demains ! Demains mon heure viendra ! Oui !

Modifié par Soma
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Non mais regardez moi ça, vous l'avez vu? MAIS VOUS L'AVEZ VU!?

Ah! regardez le avec sa gueule d'ahuri - le front chiffonné, siphonné par les affres: le doute ondulant à la cime de son crâne. Planté là, placardé, comme un pique - comme un deux de piques! Déjà qu'il avait l'air con la première fois que je suis passée pour aller faire mes courses, mais voilà que je reviens et il est toujours là! C'est l'expression demeuré qui prend tout son sens, oh oui monsieur. Le regard égaré, écarté, les yeux plissé semi-clos ancré dans l'abyme de son idiotie béante. Je lui dirais bien "on te ferra pas un pas un dessin, quand même, là" mais ciboire y'en à tout les osties de criss de coins de rues des DESSINS DE LA VILLE. J'espère qu'il le sait, qu'il le saisit, qu'il voit tout le mépris que je lui lance - j'espère qu'il le sent, que ça le traverse de bord en bord de part en part les os et que ça lui brûle la peau, qu'elle bouille. Mon regard irradie, je veux l'éroder des yeux, qu'il cloque et fonde. Je suis tellement gênée pour lui! il devrait avoir honte de nous faire ressentir un tel malaise! Franchement! Non mais faut-tu pas être innocent rien qu'un peu, hey, un facteur perdu! Bravo!

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