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RBC

Les prises de lutte les plus incroyables

Déchet(s) recommandé(s)

Discipline hybride, le catch est un sport, un spectacle, et il est également parfois considéré comme une forme d'art.

Développez votre argumentaire à partir de ceci.

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Ce sujet est formulé dans le désordre tel un jeu de casse-tête. 

L'objectif est d'y trouver un sens et de répondre à celui-ci avec pertinence.

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La lutte, comme son nom l'indique, est le verset professionnel de sa discipline amateur. Du moins, c'est ce que son nom revendique.
Faut comprendre qu'à ses fondements, c'était un divertissement de forains. Le principe de base, c'est qu'on chopait un champion dans le public, le plus gros mastard volontaire qu'on avait sous la main, et on lui foutait nez à nez avec un type qui est sensé faire mon poids (50kgs) ainsi qu'une chère récompense à l'invité s'il réussissait à battre son adversaire. On les mettait en position de lutte face à face, mains jointes. Et l'écrevisse avait des tricks, pas encore développés par les arts martiaux de l'époque, de clés de bras et des mouvements contortionnistes à la Houdini qui le rendaient imbattable.

Par la suite, certains mastocs ont aussi découvert ces principes de base, beaucoup d'entre eux des lutteurs olympiques qui devaient chercher un vrai travail une fois la compétition finie, et on a commencé à organiser des combats de champions entre eux. Et tradition foraine oblige, ils se donnaient des surnoms rigolos genre Hercule le Magicien, ou Jean-François le Musclor de Meudon et portaient des slips moulants. Le tout bien entendu déjà préscénarisé dans le but de gratter un maximum sur les paris des badauds.

C'est tout le paradoxe de la lutte. Être à la fois une supercherie de gitans, à la fois l'instigateur réel de la plupart des techniques de projection et de soumission qu'on retrouve aujourd'hui dans le judo par exemple.


Joey Ryan, le lutteur au pénis surpuissant que l'on voit dans cette vidéo, est l'un des premiers enfants de la mort du kayfabe (entendre par là, le jour où tout le monde a publiquement admis que la lutte c'était du chiqué) et celui qui représente parfaitement le comedy wrestling, en compagnie de beaucoup d'autres lutteurs indépendants comme les Young Bucks, Joey Janela, Kenny Omega, dans des fédérations comme la PWG, l'ICW ou la championne dans ce domaine la DDT au Japon.
Il s'inscrit dans la construction d'un show, à un moment où après avoir vu un match entre deux lutteurs débutants et moyennement adroits, et un autre avec deux tarés qui se sont stiffés jusqu'au sang, il est temps de se reposer un peu l'esprit, de faire une pause clope, ou de rigoler un bon coup avec ta copine, en regardant Joey Ryan faire des boobplex et soulever son adversaire avec sa bite.

Ici, Kenny Omega, actuelle figure de proue de la lutte indépendante, l'un des types les plus talentueux sur un ring, le visage à l'international de la NJPW, en train de se battre contre une poupée gonflable.


Et qui, quelques années plus tard, se retrouve dans un match, considéré par les critiques comme le plus beau de l'histoire, pour la ceinture de Champion Poids-Lourds de l'IWGP. C'est à dire l'instance de lutte qui est sans doute celle de la plus legit de toutes les luttes, celle dont le créateur aura été Antonio Inoki.
 

 

(si vous le trouvez pas du tout legit et extrêmement chorégraphié, ne vous en faites pas, c'est le but. Et d'ailleurs c'est pour cette raison que c'est loin d'être mon préféré. Le match entre Okada et Shibata à mon sens est plus beau à voir)

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Je tenais à préciser aussi que j'avais constaté que la plupart des mouvements de kicks qu'on retrouve dans la lutte traditionnelle (ce avant la japanisation des movesets) se font essentiellement avec le pied, sans que les tibias ne soient en contact. Exemple, les big boots, les dropkicks ou les superkicks (le Sweet Chin Music de Shawn Michaels)

C'est un concept directement issu de la savate/boxe française. Hasard ou non, avant de devenir une discipline réglementée et institutionnalisée à part entière, c'était bien évidemment encore un délire de militaires white trashs qui faisaient des faux combats pour gratter de la thune.
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Des fois je me dis que ce qui va être terrible, ça va être le bris du kayfabe dans les sports professionnels. Quand les pays du Tiers-Monde vont comprendre que 3/4 des vainqueurs de la Coupe du Monde de foot ont été soigneusement choisis, souvent à des fins politiques, et parfois avec la complicité tacite des 22 joueurs sur le terrain, il va y avoir la révolution.

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Et que dire du fabuleux style de Shinsuke Nakamura ?

Son coup de genou au visage inspiré directement de son passage en UFC est un des mouvements les plus percutants qu'il m'ait été donné de voir au sein d'un match de la WWE. 

 

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Alors je suis un fan absolu de Shinsuke Nakamura, autant pour son style de lutte que pour son style tout court de Michael Jackson japonais autiste qui danse en entrant sur le ring.
Lorsqu'il a signé à la WWE, j'étais à la fois ravi et inquiet de savoir à quelle sauce il allait être mangé. La compagnie lui a donné en l'espace d'un an, le meilleur thème d'entrée de l'histoire de la lutte, l'une des plus belles rivalités d'NXT contre Samoa Joe, et maintenant l'un des plus gros heel turns de l'histoire de la lutte, en plein Wrestlemania, avant de remixer son thème d'entrée, remix devenu à son tour meilleur thème d'entrée de l'histoire de la lutte.



Le surnom communément admis de Shinsuke Nakamura est le King of Strong Style. Le sens de ce surnom est lourd d'interprétation.

Il faut remonter à 2004 pour le comprendre. La New Japan Pro Wrestling, la fédération de lutte historique du Japon, qui est alors à son plus bas, s'est tournée vers un style qui se voulait caricaturalement réaliste. Le patron, Antonio Inoki (gros gros personnage, il y a tellement à dire à son sujet), devant la montée en popularité de la MMA voulait faire adopter à sa fédération un style se rapprochant plus d'un vrai combat, que du match de lutte que vous avez l'habitude de regarder.
Ce qu'on appelle l'ère de l'inokisme, et du style qui est le strong style. En opposition à ce qu'Inoki appelait drama wrestling. Cette division était déjà celle qui séparait la New Japan d'Inoki à la All Japan de Giant Baba lors de leur création. Mais là, le japonais prognathe l'avait poussé au paroxysme.
Pas d'enchaînements de suplex, pas de moves qui font "oooh" et pas de prises de finitions. Un match pouvait durer 30 secondes comme 10 minutes. La victoire se faisait par tombé final, KO ou soumission, mais la structure de construction des matchs était sensiblement la même qu'en MMA. Juste deux mecs avec un backage technique qui se foutaient sur la gueule, comme ils auraient pu le faire dans la rue.
 


Ce fut un massacre. Car en plus d'être relativement peu télégénique, énormément de talents se blessaient par abus de stiff. Pire encore, afin de légitimer ses poulains, Inoki les envoyait au charbon dans des combats de MMA.
Ainsi Yuji Nagata, ancien champion olympique de lutte - techniquement formé à pouvoir taper quelqu'un dans la vraie vie, faut pas déconner - s'est fait mettre à terre par, pas de chance, Cro Cop puis Fedor, qui devaient faire le double de son poids et qui ont voulu torcher l'affaire au plus vite.

Par cette direction trop ambitieuse et trop extrémiste, Inoki a failli tuer la New Japan. Néanmoins, la fédération gardait sous contrats trois perles qui pouvaient laisser un peu d'espoir pour le futur.
Si aux Etats-Unis, il y a les 4 horsemen (et aujourd'hui horsewomen de la révolution féminine), le Japon se définit par ses trois mousquetaires que sont Chono, Muta et Hashimoto. Et une nouvelle triplette talentueuse allait annoncer l'avenir :
- Katsuyori Shibata. Un lutteur de deuxième génération, avec une formation MMA, et une gueule de guerrier. (mon lutteur préféré mais j'y reviendrai un jour sans doute)
- Hiroshi Tanahashi. Le seul des trois n'ayant aucune formation de freefight, mais qui s'était construit son style avec une fascination pour la lutte américaine et Ric Flair. Parfait mix entre beau gosse et gentil grand-frère, il sera logiquement le John Cena de la New Japan vers la fin des années 2000. Lutteur bonbon sur un ring, un vrai modèle de fluidité. Un natural.
- et donc notre ami Shinsuke, le plus jeune, mais celui qui était physiquement le plus imposant (1m90), le plus agile, et le plus legit.

Afin de punir Nagata dans ses échecs, et de trouver une figure japonaise qui donne l'air d'être un peu crédible (le champion de l'époque était Bob Sapp, sisi souvenez vous, le gros noir), l'un des trois devait s'y coller pour reprendre le flambeau. Tanahashi ne tiendra jamais un combat de MMA. Et merde, pas de chance, Shibata trouve que la situation pue la merde et décide de se casser poursuivre une carrière en solo.
Ne reste plus que Nakamura, alors propulsé IWGP World HW Champion, le plus jeune de l'histoire à seulement 24 ans, et devant rétablir l'honneur de l'institution Inoki devant le monde entier.
 


Il faut savoir que, contrairement au style qu'il affiche aujourd'hui sur le ring, Nakamura a toujours été plus un grappler et un type doué en soumissions qu'un striker. Il aura tenu longtemps face à un Gracie par exemple, en roulant essentiellement sur le mat. Ce qu'il ne faut normalement pas faire face à un Gracie si on veut garder son bras intact.

Sur la vidéo ci-contre, l'événement intervient à 15:55. Je passe de commentaire, c'est littéralement la naissance du Bomayé/Kinshasa qui deviendra sa prise de finition.
Sauf que c'est lui qui se l'est prise, comme un bleu, en essayant de ramener au sol un type qui était à 40km de lui, dans le dernier round d'un match qui lui était acquis.

C'est autour de cette erreur que Nakamura construira son évolution, que ce soit en MMA, ou dans la lutte.


En 2006, l'état major de la New Japan putsche Inoki, qui vient de faire une ultime connerie en signant Brock Lesnar, aussi talentueux et charismatique que capricieux et fortunophage. La compagnie est vendue à Bushiroad, une entreprise qui fait des figurines et des cartes à jouer pour les gosses.
Conscients qu'une fédération de lutte ne peut raisonnablement pas fonctionner sur ce type de modèle, ils décident de complètement swipper de modèle en vendant de la lutte à l'américaine.
Ça tombe bien, ils ont deux - Shibata fait toujours la gueule - types sous la main qui sont parfaits pour incarner le renouveau. Le contrat de Brock Lesnar n'est pas renouvelé afin de ne pas mettre la compagnie en faillite, il refile le titre sans le perdre. On organise un tournoi pour trouver le nouveau vainqueur, et ça sera Hiroshi John Cena Tanahashi qui emportera le jackpot.



Pourquoi tout ça ? Eh bien c'est très simple. Tanahashi est maintenant l'incarnation d'une New Japan qui veut mettre fin à l'ère Inoki. Il a tout le package du type que tu peux prendre pour vendre un produit au peuple, il est gentil, il sourit et fait de l'air guitar. Il a un style de technicien et de high-flyer. Il est charismatique et cool.
Shinsuke Nakamura, lui représente plutôt l'inokisme. C'est un vrai combattant. En revanche, il a le charisme d'une huitre, un accent du sud et une voix rendue pâteuse par les patates qu'il s'est prises dans la gueule. Tout ça pour raconter des lieux communs en interview du style "l'adversaire a été bon, je crois que bon" tandis que Tanahashi était un gars qui invoquait les esprits et faisait de vrais discours de motivation.

Le booking de la New Japan est désormais entièrement pris en charge par un dénommé Gedo, baroudeur lui aussi fasciné par le style américain. Devant la domination de Tanahashi, il faut lui créer une nemesis.
Elle sera toute trouvée.

Le heel turn de Nakamura a un impact qu'on pourrait comparer à celui de Hulk Hogan. Bien qu'il soit moins traumatisant, il avait ce côté tout aussi innatendu. Nakamura a toujours été un garçon respectant l'institution, il était impossible de l'imaginer se prendre au jeu de la lutte drama.
Il l'aura fait, et il aura complètement embrassé cette facette. Ce que seul un Minoru Suzuki aura fait avant lui, en y perdant alors toute sa crédibilité - félicitations ne lui seront rendues qu'aujourd'hui pour son travail de pionnier.

Au fur et à mesure, le clan CHAOS s'agrandit. Nakamura joue un personnage en egotrip, nostalgique d'Inoki, trouvant les nouveaux lutteurs fake et gay. Qui paradoxalement, se créera un moveset totalement lutte américaine, un attirail de sosie de MJ, et jouant des mimiques de manière totalement fake et gay. Il deviendra une icône au Japon, dépassant presque Tanahashi en popularité.
Tout comme Michael Jackson était le King of Pop, Nakamura sera le King of Strong Style. Toujours dans le paradoxe, c'est en devenant le King of Strong Style, qu'il renoncera complètement au Strong Style. Il adopte alors un finisher, qui est celui qui l'aura assomé six ans plus tôt. Ce coup de genou vicieux, le fameux Bomayé. Que la WWE renommera Kinshasa par la suite.


Aujourd'hui si la New Japan trademarke le terme Strong Style, elle n'en propose pour ainsi dire, plus du tout. Les matchs de la compagnie du Kings of Sports adoptent un style, inspiré de la All Japan des années 90, ainsi que des matchs de joshis (lutteuses féminines japonaises) ultra-chorégraphiés et scénarisés.

Une autre compagnie a trademark le terme Strong Style, il s'agit de la Progress au Royaume-Uni. Qui en est encore plus éloigné pour le coup car leurs shows ressemblent vraiment à des sitcoms dramatiques, bien que la lutte y soit de très haute volée.
Pourtant le British Strong Style existe bel et bien, il s'agit de la lutte de clés de bras et de câlins par terre que j'avais évoqué dans le premier post. D'ailleurs historiquement en Angleterre, les combats de lutte se déroulaient en trois rounds, comme à l'UFC aujourd'hui.

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bon sang. un topic de lutte que nous devons prendre avec une tasse de thé

 

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Puisque le sujet est celui des prises de lutte les plus incroyables, et que j'ai rembrayé sur le British Strong Style, je vous présente Zack Sabre Jr.
Aka, la crevette de 50kgs qui te disloque l'épaule avec des tricks de gitan.

 

 

 

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Le 18/05/2018 à 04:38, BMO a dit :

Et que dire du fabuleux style de Shinsuke Nakamura ?

Son coup de genou au visage inspiré directement de son passage en UFC est un des mouvements les plus percutants qu'il m'ait été donné de voir au sein d'un match de la WWE. 

 

Ce motherfuckingook a fait du MMA, à ne pas confondre avec son patronyme Keita "K-Taro" Nakamura.

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Outre la famille Rougeau dont les membres finissaient les combats avec la prise du sommeil. Un des premier à avoir une prise ''signature'' a été The Destroyer avec la prise en quatre ou ''figure four''. Une prise pour ''casser'' les jambes...

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Le 18/05/2018 à 10:16, D'Artagnan a dit :

Puisque le sujet est celui des prises de lutte les plus incroyables, et que j'ai rembrayé sur le British Strong Style, je vous présente Zack Sabre Jr.
Aka, la crevette de 50kgs qui te disloque l'épaule avec des tricks de gitan.

 

 

 

Que penses-tu de Kazuchika Okada ? Il parraît qu'il n'est pas piqué des vers. 

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Okada = littéralement Roman Reigns en japonais. Autant dans le concept, où ce sont deux espèces de synthèses locales d'un produit martekable (Reigns samoano-métis à mâchoire carrée, Okada idole de j-pop péroxydée), pushées rapidement, et sur le ring c'est un peu le même modèle de gars. C'est à dire, pas des foudres de guerre techniques, bien que le moveset d'Okada soit très varié, pas des gars ultra souples, mais tous les deux extrêmement athlétiques, bon sellers, capables de tenir n'importe quel rythme et même de se faire stiffer comme des salopes si les circonstances l'exigent.

La différence c'est qu'Okada n'était pas sensé être le guy de la New Japan, mais le méchant. L'élu pour jouer le rôle du gentil était Tetsuya Naito, et ce dernier a effectivement subi le Roman Reigns treatment par un public japonais qui le trouvait bland as fuck et ridicule.
Les rôles se sont depuis inversés.

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J'ai tendance à penser que la beauté se trouve dans l'épuration et la sobriété et que les choses de la vie sont souvent les plus simples, comme un bon morceau de Saint-Albray sur un bout de pain.
En lutte, un type incarnait cette perfection dans les basiques. Katsuyori Shibata, donc.

Le type porte un slip noir et des bottes. Son surnom est "The Wrestler" et sa gimmick est... justement de ne pas avoir de gimmick. Juste de cogner très fort et de faire très mal.
En même temps, ce qui est formidable chez lui - et Dieu sait que des lutteurs stiffs et propres, le Japon en a connu toute son histoire, Shibata n'a rien d'exceptionnel de ce point de vue là - c'est qu'on omet souvent que Katsuyori Shibata avait un putain de charisme, tellement il était naturel.
Rien que sa shape inspire la confiance. Pas de roïds ni même de gonflette chez lui. Juste de la puissance. Le type a de larges épaules et la musculature d'un bûcheron, ou d'un ouvrier du BTP qui gonfle en soulevant des trucs lourds.
Sa gueule, elle pourrait être celle de n'importe quel japonais. Attention, beau gosse quand même. Mais soft. Genre ton voisin qui est chill, qui porte un t-shirt blanc avec un jean, qui en soirée drague une seul meuf, reste en contact avec elle jusqu'au week-end d'après où il la saute enfin. Après ça devient sa copine et ils restent ensemble.

Là ou ses contemporains Nakamura et Tanahashi avaient été obligés de se plier à leurs gimmicks, à leurs rôles respectifs de héros bigger than life, Shibata représentait juste la vie. Une espèce d'humain, qui utilise au maximum ses capacités d'humain pour obtenir son but.

Shibata n'avait pas de prises dévastatrices comme un vulgaire héros de DBZ, nonnon. Shibata était une prise dévastatrice à lui tout seul.
Son finisher était le coup de pied le plus basique de la lutte : un Penalty Kick. Le lutteur est assis sur le cul, il lui met un énorme coup de tatane dans le torse. Fin. 1, 2 et 3.
Voici une compilation idoine de ce que ce type faisait à chaque match. Je vous invite au passage à mettre un casque ou des écouteurs, et de mettre le son à fond, histoire de profiter de la sonorité.
 

 

 



ça fait mal hein ? Vous entendez les coups de boule, ce bruit de deux crânes qui s'entrechoquent ? Ce taré les faisait pour de vrai dans ses matchs. S'usant le crâne à chaque fois plus encore comme un putain de Chris Benoit.

Comme je le disais, Shibata représentait l'Humanité dans ce qu'elle pouvait faire avec la simplicité de son être. Dans le pire et le meilleur. Je vous avais parlé plus haut de sa fuite de la New Japan durant les années Inoki, ce qui lui a valu l'ire de tous les pontes de la fédération. En particulier Tanahashi, qui était son parfait opposé, et avec qui ils ne partageait absolument pas la même conception de ce que devait être la lutte.

Shibata revint comme une fleur en 2012, dès que la situation de la New Japan s'était améliorée, et dût alors subir un violent bizutage de retour. On le donna en pâture aux vétérans de la fédération, afin qu'il regagne leur respect. On l'envoya au charbon à chaque G1 Climax, finir avec 2 ou 4 points. Puis légitimer la division NEVER dont tout le monde se branle. Et ensuite se coucher pour Nagata, afin de lui offrir un dernier tour de piste. Durant 4 ans, Shibata aura littéralement nettoyé les chiottes de la New Japan pour laver son honneur. Atavisme japonais.
 


A la fin des fins, Shibata obtint enfin le droit de concourir à un match pour le titre mondial. Le plus beau de sa carrière, et sans doute dans un élan romantique, celui où il aura le plus donné, avant d'y laisser sa carrière. Comme s'il le savait.
D'ailleurs il a carrément failli y laisser sa vie. Faut dire que le gars à la mort (la vraie, pas celle de l'Undertaker) profondément rattachée à son esthétique. Il avait déjà tué un de ses adversaires lors de ses débuts en MMA.
 

En guise de parenthèse, il faut être deux pour faire un bon match, et tout le mérite revient à Okada, qui a laissé son comparse prendre la lumière. Mais surtout le Rainmaker malgré sa gueule de bellâtre a la peau bien dure. Je ne compte même plus les matchs où il s'est fait stiffer par des Suzuki, Marufuji, les dragon suplex qu'il s'est mangés de Tanahashi et Omega. Aucune blessure. Okada est un cyborg.

C'est à 4:55 que le moment décisif survient. Le coup de boule de trop. Shibata se perfore une artère orbitale, commence à voir flou, finit le match dans un état de semi-conscience avant de rentrer aux vestiaires en boitant, puis de s'effondrer.
Le constat est sans appel, Shibata est invité à arrêter la lutte et à reprendre une activité normale comme les échecs ou le jardinage.

Il revint en public avant la finale du dernier G1 Climax, histoire de balancer un ultime "bon, je suis vivant, c'est le principal" en guise de speech d'adieu. A moitié ému. Il est aujourd'hui coach en chef du dojo de la New Japan en Californie et semble reconnaître en interview qu'il avait effectivement un peu abusé avec les headbutts. Sacré Shibata, le meilleur de tous les humains.

Allez, un bon meme avec Shibata
 

 

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Les Young Bucks sont une horreur sans nom pour moi.
Leurs chorégraphies bidon, leurs shitfests, leurs insides jokes avec les smarks et leur dive à tout va pourrait être tolérable. Si seulement il n'était pas de réputation notoire qu'ils ont un comportement de catins.

Mais oui, si vous avez trente ans passés et que vous étiez fans de l'Attitude Era, des nichons, des jackass, de Limp Bizkit et de la vulgarité d'ado des années 90-2000 vous allez kiffer les Young Bucks.

 

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Ronda Rousey unleashes on Becky Lynch

WrestleMania to feature first-ever women's main event

 

“Damn ‘The Man’. Screw ‘The Woo’.”

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Charlotte Flair vs. Ronda Rousey - Survivor Series 2018

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Ronda Rousey vs Liv Morgan + vs Sarah Logan Raw

 

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