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Il y a quelques années, j'ai commencé à avoir des symptômes étranges. Je vis des genre de crises au niveau visuel.

Je m'explique:

Des fois ça ne dure pas très longtemps et des fois pendant des heures ou même toute la journée. Je suis visuellement agacée par les reflets de lumière. C'est comme un genre de badtrip où je me met à remarquer et à être dérangée par les reflets dans les cheveux des gens ou encore dans des gouttes d'eau (exemples). Tout ce qui capture et fait rayonner la lumière ou la réflète devient la chose principale qui attire mon attention. C'est énormément agaçant. Ça prend beaucoup de place et j'ai noté diffrentes intensités au niveau du phénomène. Du coup, j'ai beaucoup de misère à me concentrer et ça occupe toute mon attention et c'est assez dur à expliquer. Des fois, je le subis à chaque jour et des fois ça peut s'absenter pendant un long lapse de temps.

J'ai parlé à des médecins, j'ai eu des scans et personne ne peut expliquer ce phénomène, personne ne comprends rien et personne n'en sait la cause. Ça me tue et ça mine grandement ma qualité de vie. C'est aussi pour moi très angoissant et inquiétant parce qu'il y a visiblement un problème au niveau du cerveau (à mon avis). Je veux pas en crever.

Je me suis même mis à penser que c'est un problème spirituel.

Là je fais des tests dans mon hygiène de vie. Je commence à croire que ces attaques sont dues à ma consommation d'alcool. J'ai réarrêté de boire pour cette raison (et ainsi que d'autres très bonnes et justes raisons). Je me souviens que quand j'ai arrêté de boire pendant deux mois en novembre, le problème s'est absenté.

J'espère vraiment que j'ai enfin mis le doigt sur la source de ce problème absurde et qu'en me gardant loin de la bouteille j'allais avoir la calisse de paix.

Je vous en parle ici parce que j'espère vraiment que quelque sait de quoi il s'agit ou a un conseil à me donner. Je suis pas mal à bout avec ça. Je veux que ça cesse.

Comme maintenant dans ma vie j'essaie d'être positive, je me suis mise à me dire que ça m'aidait à poser un regard différent sur le monde, mais honnêtement je fais juste ça pour mettre un plaster sur la blessure.

Voilà.

 

EDIT: Ce n'est pas accompagné de mals de tête.

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J'ai une bonne amie qui vit des symptômes relativement similaires depuis plusieurs années. Elle pense que c'est associé à ses habitudes antérieures de consommation de drogues dures. Elle a tout arrêté depuis un moment et mène une vie spirituelle forte. Elle donne des conférences sur le bouddhisme et la méditation, a cessé toute consommation d'alcool et de drogues et vit dans un minimalisme total. Bref, sa vie a tourné à 180 degrés, mais ses symptômes d'hallucinations visuelles persistent. 

 

Je te pose la question sans jugement, mais, de mon souvenir, t'as pas mal de vécu niveau psychotropes? 

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Ouais bah à l'époque et juste qu'à assez récemment (ça s'est calmé dans les trois dernières années graduellement) j'étais pas mal forte sur la consommation de speed, ectasy et coke.

:-/

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Je vois. Ça doit être assez troublant et perturbant, mais si jamais ça persiste (ce qui n'est vraiment pas assuré et de toute façon je suis pas un doc), j'espère que le témoignage de quelqu'un qui mène une vie géniale en cohabitant avec ces hallucinations peut t'aider un peu. De ce qu'elle me dit, elle a bien appris à vivre avec et c'est une partie d'elle. 

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Le plus gossant c'est quand je regarde quelqu'un dans les yeux et que je vois le point de lumière qui se réflète, que je sois obligée de tenir le regard, ça me déconcentre et j'ai vraiment l'impression de creuser exagérément dans le regard de l'autre.

C'est déplaisant.

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Roughly 5 percent of people who've taken a psychedelic like LSD at some point experience non-disturbing flashbacks—which usually manifest themselves as trails or moving spots of light a day or two after use. Once these episodes pass, they often don't happen again. But if they do, and you seek professional intervention to treat them, you may be diagnosed with what's known as "Hallucinogen Persisting Perception Disorder" or HPPD.

Révélation

 

As psychedelics once again become more commonplace, however, our understanding of HPPD, how it works, and who is most prone to it is still evolving. John Halpern, a former Harvard psychiatrist, has devoted a substantial amount of his career to studying flashbacks. In one of his most recent studies, Halpern looked at 20 people who reported HPPD-like symptoms—such as visual alterations, concentration problems, and anxiety—to see if he could establish the core features of the condition.

What he found is that there appear to be two types of HPPD—the first is more or less what most people who experience a flashback know: It's not long-lasting, though it may impair your ability to function, especially if you're a highly anxious person. The second type is more rare—affecting roughly 1 in 50,000 people who take a psychedelic, but it can be highly distressing. HPPD Type-2 is characterized by constant, uncontrollable, and potentially disturbing types of visuals. People have reported seeing halos surrounding objects, moving trails and afterimages, or a TV static-like grain embedded in their vision. Others have experienced what's known as "palinopsia"—the perception that there's always an object just out of view. The condition is "chronic, waxing and waning over months to years," Halpern says.

 

We've known about flashbacks since the '50s, when people in LSD-assisted psychotherapy studies began to report drug-like side-effects weeks after taking psychedelic drugs. But the term itself wasn't actually coined until the mid-'70s. And as Halpern notes, it took another two decades after that for the WHO to list HPPD Type-1 and -2 as diagnosable conditions. (And it wasn't officially recognized in American psychiatric medicine until 2013.)

"It [HPPD] started when I started doing a lot of 2C-B," says Sarah K., a woman in Boston who spoke under the condition of anonymity. She's referring to a synthetic psychostimulant discovered in 1975 by Alexander "Sasha" Shulgin, a chemist known for creating and testing hundreds of drugs on himself. 2C-B slowly grew in popularity during the late '80s after ecstasy was banned by the FDA.

https://www.vice.com/en_us/article/gvzkw9/were-starting-to-understand-how-psychedelic-flashbacks-work

https://io9.gizmodo.com/could-you-actually-have-an-lsd-flashback-decades-after-5951972

 

 

 

Les critères diagnostiques du trouble persistant des perceptions induit par les hallucinogènes (Hallucinogenic persisting perception disorder ou HPPD) selon la classification du DSM IV (tableau 4), concernent exclusivement les troubles perceptifs visuels. Cette définition a aujourd’hui supplanté le terme de flashback dans la littérature internationale anglophone depuis 1994.


 

Révélation

 

On peut avoir recours aux benzodiazépines de demi-vie moyenne pour traiter les accès aigus sur le mode du « si besoin » selon la compliance du patient, sachant qu’il y a un risque de conduite addictive qui doit faire privilégier les traitements ne donnant pas lieu à un mésusage.

Les benzodiazépines à demi-vie longue comme le clonazepam (Rivotril®) ont montré leur efficacité rapportée dans des cas cliniques (Lerner, 2003).

Les anticonvulsivants thymorégulateurs comme la carbamazépine (Tégrétol®) ou l’acide valproïque (Dépakine®, Depakot®, Depamide®) ont aussi été utilisés par certains auteurs en fonction des éléments cliniques ou des échecs thérapeutiques (Strassman, 1984; Thurlow, 1971).

Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) peuvent être indiqués, notamment en cas de comorbidité anxieuse, panique ou thymique. Ils sont cependant à utiliser avec une grande prudence – et toujours associés à un traitement anxiolytique à l’instauration du traitement – car ils peuvent être associés à une majoration des troubles durant les premières semaines de traitement avant de montrer une efficacité.

Nous savons que l’effet du LSD est majoré lorsqu’il est associé à un IRS dans les premières semaines de traitement avant de voir son action antagonisée par les traitements par IRS instaurés depuis plus d’un mois en moyenne (Bonson, 1996a).

Ceci est également décrit avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase tandis que les tricycliques sont, eux, constamment associés, quelle que soit la durée d’exposition, à une augmentation des effets du LSD (Bonson, 1996b).

Une publication récente décrit l’amélioration symptomatique d’une HPPD associée à un trouble dépressif majeur par un traitement par la reboxetine (6mg/j), antidépresseur agissant sur les récepteurs alpha 2 adrénergique (Lerner, 2002b).

Les antipsychotiques typiques ou atypiques ne sont pas indiqués en dehors d’un trouble psychotique associé, d’autant plus qu’ils peuvent exacerber la symptomatologie perceptive et anxieuse. Cela est décrit avec la risperidone (Lerner, 2002a).

L’utilisation de la naltrexone (Nalorex®), antagoniste des récepteurs opioïdes, a montré une certaine efficacité dans des essais cliniques sur de petits effectifs (Lerner, 1997).

La clonidine (Catapressan®) est également associée à une amélioration clinique des flashbacks lorsqu’elle est administrée à la dose de 0,150mg trois fois par jour pendant plusieurs semaines, efficacité probablement liée aux effets antinoradrénergique et gabaergiques (Lerner, 1998 et 2000).


 

https://www.cairn.info/revue-psychotropes-2005-1-page-9.htm#

 

 

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Le 2019-08-31 à 23:13, Chicken of the infinite a dit :

Ok.

Fucking bravo Lopette.

Fucking bravo.

Je t'apprécie quand même, de façon inconditionnelle.

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Bon bin c'est officiel. Les problèmes neurologiques que je vis sont dus à ma consommation d'alcool.

C'est systématique. Quand je bois de l'alcool, j'ai des symptômes le lendemain. J'ai fait des tests.

Ça veut dire qu'il y a un fuck dans la sphère de mon cerveau reliée à la vision.

Je dois maintenant faire mon deuil de la bouteille.

Pas facile.. Mais si je veux que ça arrête je n'ai pas le choix et si je choisis de boire, je dois vivre avec les conséquences et m'attendre à avoir une attaque.

Ouin.

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