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Tous les spécialistes au boulot! Gros questionnement!


Déchet(s) recommandé(s)

Dernièrement, apparemment, récemment les gens deviennent fou d'un moment à l'autre et causent des drames qui ne cessent de choquer le Québec en entier.

Tous les spécialistes ont leur mot à dire là-dessus on dirait.

Tumeur cérébrale, psychose toxique blabla..

On dirait que les gens veulent pas réaliser que notre société est tellement souvent décalissante qu'il y a des gens qui finissent par SNAPPER.

https://www.ledevoir.com/societe/sante/787571/sante-quand-le-cerveau-deraille?gaa_at=la&gaa_n=AXv4zM2JQ-n68QRJKHWjbeyIfMlbpR7--YMjxsd2KORUx-P0IGKamiH72JcdgyXtVjo%3D&gaa_ts=643151b7&utm_source=newsshowcase&utm_medium=discover&utm_campaign=CCwqMwgwKioIACIQaNOiGKNypfLk28VQoaewpSoUCAoiEGjTohijcqXy5NvFUKGnsKUw15KxATD_v8UB&utm_content=bullets&gaa_sig=7et1WY4_uhmqwQ1LQzw9q-UM3rNpPd7GcobaNpgquFgfuYOmDT3yA_rZYZP5avKNYbol8Hrp08m15cdou_Hpvw%3D%3D

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Les schizophrènes américains entendent souvent des voix violentes. Celles qui parlent aux Indiens leur disent de faire le ménage

L’anthropologue de Stanford Tanya Luhrmann a interviewé soixante schizophrènes sur leurs hallucinations auditives aux Etats-Unis, au Ghana et en Inde. Les résultats de cette enquête ont été publiés dans le British Journal of Psychiatry.

 

Alors que la plupart des schizophrènes américains interviewés entendent des voix menaçantes et agressives qui leur ordonnent parfois de commettre des actes violents, les Indiens entendent des voix familières (souvent celles de membres de la famille) leur commandant d’accomplir des tâches ménagères. Les Ghanéens ont plutôt tendance à entendre Dieu.

Aucun Américain interviewé n’affirme que ces hallucinations auditives sont agréables: ils les considérent comme des «bombardements», comme une atteinte à leur intégrité psychique. De leur côté, les patients indiens et ghanéens décrivent leur interaction avec ses voix comme plutôt positive, sans utiliser la terminologie de la maladie mentale.

En décrivant leurs voix, les schizophrènes américains parlent de guerre, de torture et de suicide, alors que les Indiens évoquent la cuisine, le ménage et le sexe.

 

De nombreux schizophrènes indiens expliquent que ces voix sont espiègles, voire amusantes, comme une manifestation d’esprits magiques. Et dans une société religieuse comme le Ghana, le fait d’entendre des voix divines ne semble pas complètement anormal.

Selon les auteurs de l’article, ces deux réactions correspondent en partie aux façons différentes d’aborder le concept d’identité en Occident par rapport à d’autres types de sociétés.

 

«Je pense que ces différences sont liées au fait que dans une société où nos pensées sont quelque chose de très privé et où les esprits ne parlent pas, les gens se sentent plus agressés lorsqu’ils entendent ces voix», écrivait Luhrmann en 2013.

Alors que la culture occidentale a tendance à valoriser l’indépendance et le contrôle de soi, dans d’autres cultures, les individus se considèrent comme avant tout faisant partie d’une communauté, et valorisent l’interdépendance.

«Les voix violentes et hostiles entendues par les patients dans les sociétés occidentales ne sont peut-être pas des caractéristiques inévitables de la schizophrénie», conclut Luhrmann.

Ce ne serait donc pas la maladie mentale elle-même qui crée la violence, mais la façon dont la culture américaine a façonné les symptômes de la maladie. Ce qui expliquerait peut-être pourquoi de nombreux schizophrènes américains passent à l’acte de manière violente lors de fusillades dans des écoles ou des cinémas, alors que dans d’autres pays, des maladies mentales similaires ne mènent pas à autant de violence.

Les auteurs expliquent que ces conclusions peuvent avoir des implications cliniques. D’après l’expérience des schizophrènes indiens et ghanéens, on peut déduire que tenter de faire taire les voix à tout prix –notamment en prescrivant des médicaments– n’est peut-être pas toujours le traitement idéal. Une autre approche consisterait à améliorer le rapport des schizophrènes avec leurs propres hallucinations auditives.

Dans cette veine, une équipe de professeurs de l’University College London a récemment utilisé un programme informatique afin que des patients schizophrènes puissent créer des avatars modelés d’après leurs hallucinations.

 

L’idée est de permettre aux patients de converser avec la «chose» qui leur parle sans cesse, comme une façon d’accepter l’existence de cette voix plutôt que de la repousser. Cette approche non médicamenteuse a donné de bons résultats sur de petits échantillons, et d’autres études sont en cours.

https://www.slate.fr/story/90779/schizophrene

 

https://www.slate.fr/story/107799/hommes-inegaux-schizophrenie

«Quel impact les événements historiques ont-ils sur la folie?» C'est la question que se pose l'historienne Laure Murat dans L'homme qui se prenait pour Napoléon, une approche originale qui aborde l'aspect politique des délires recensés dans les asiles parisiens au cours du XIXe siècle. «Quelles inquiétudes politiques et sociales les délires portent-ils en eux?»

En 1800, en plus de l'argent et de l'amour, ce sont ainsi près d'un tiers des délires qui reprennent des éléments de la Révolution. Notamment la guillotine, machine de mort moderne, qui hante les esprits et pénètre les délires des patients. Certains se croient condamnés à mort, d'autres qu'on les a déjà guillotinés en leur offrant une tête de remplacement. Puis c'est la figure de Napoléon Ier qui va devenir un motif récurrent des asiles du XIXe siècle.

Touchant plus de 25% des hommes et 10% des femmes à Bicêtre, «la monomanie orgueilleuse est la maladie d'époque, comme le sera l'hystérie dans la Vienne fin de siècle», écrit Laure Murat. C'est «à la fois, le symptôme et la réponse d'une société où triomphent l'argent et l'ennui à la cour d'un roi bourgeois que les journaux croquent en roi-poire».

Ainsi, la figure napoléonienne hanta les délires mégalomaniaques tout au long du XIXe siècle. «Quand Louis XVI a disparu des archives au mitant du siècle, Napoléon le Grand hante toujours les couloirs de maisons de fous bien après la Commune», note Laure Murat.

Le délire suit ainsi l'histoire de France. Pendant la guerre de 1870, c'est surtout Jeanne d'Arc qui a les faveurs des troubles mentaux de l'époque, en tant que figure romantique de libération de la France face à l'oppression.

Le XXe siècle aussi peut être lu à travers les délires des patients psychotiques. Le Dr Yves Beauvalot, psychiatre, a soutenu une thèse intitulée «Délire et événement politique – Étude historique et clinique des certificats médico-légaux à l'hôpital de la Chartreuse de 1843 à 1953». On retrouve dans le discours des patients délirant les grands événements de ce siècle agité. «Globalement, tout ce qui modifie l'équilibre familial peut entraîner des délires, comme l'affaire Dreyfus, mais aussi toutes les guerres, la collaboration ou encore l'épuration. Aujourd'hui, on peut retrouver cela avec le terrorisme et les attentats», écrit Yves Beauvalot.

«Je suis le patient zéro du Covid-19. Tout ce qui arrive est à cause de moi.» Ce discours, je l'ai entendu de la bouche de plusieurs patients en mars et avril 2020 au début de la crise du coronavirus en France. Se prendre pour Napoléon hier ou pour l'origine de la pandémie aujourd'hui relève du même constat: le délire est perméable à l'actualité, surtout dans les périodes troubles. Il est l'un des symptômes de la société. La construction délirante se saisit alors de ce qui fait soucis dans la société. «Chaque culture, après tout, à la folie qu'elle mérite», écrivait Michel Foucault.

https://www.slate.fr/story/209231/fous-se-prennent-pour-napoleon-delire-psychotique-contexte-historique

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Entre 5 et 10% de la population mondiale entendrait des voix et une étude américaine montre que ces hallucinations auditives ne sont pas forcément associées à une pathologie mentale. Les personnes qui arrivent à les contrôler pourraient même aider celles qui en souffrent à mieux les maîtriser.

Un psychologue et un psychiatre ont ainsi comparé deux groupes de personnes ayant des visions: l’un composé de malades, l’autre de personnes qui cohabitent sereinement avec leur(s) voix intérieure(s). Le but ultime: mieux comprendre ce que ressentent «ceux qui ne souffrent pas quand leur esprit dévie de la réalité consensuelle» et mettre ainsi au point des diagnostics plus précis que celui de la schizophrénie, trop générale pour qualifier des symptômes qui varient autant selon les patients.

Depuis quelques années, en France et aux États-Unis, des sortes de groupes de personnes qui entendent des voix se sont formés, à l’image des Alcooliques Anonymes. Dans leur comparaison, le psychiatre et le psychologue ont donc cherché à savoir si l’environnement social et la réaction des gens qui entourent ceux qui entendent des voix ont une influence sur le développement d’une maladie mentale.

Plusieurs anthropologues et chercheurs en psychologie ont montré que la perception du fait d’entendre des voix dépend du contexte culturel, historique ou religieux d’un pays. Selon les époques et les pays, entendre des voix n’a pas toujours été associé à une maladie mentale. Ce que montre la récente étude américaine, c’est que ceux qui cohabitent sereinement avec leur(s) voix (intérieure(s) ont souvent bénéficié d’un regard bienveillant de la part de leurs proches. En parler régulièrement avec des personnes qui expérimentent le même phénomène permettrait aussi de mieux vivre avec cette faculté particulière.

Nombre d’entre eux se définissent comme des «médiums».

https://www.slate.fr/story/147798/si-vous-entendez-des-voix-un-medium-peut-vous-etre-utile

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Le Japon compte près d’un million et demi de reclus sociaux ou « hikikomori », comme ils sont appelés dans le pays, dont quasiment 20 % attribuent leur mise en retrait de la société à la pandémie, selon une étude du gouvernement nippon. 

Au début des années 2 000, le phénomène a pris une ampleur telle au Japon (230 000 jeunes présentaient le syndrome de Hikikomori et 1,5 million étaient jugés "à risque") que le gouvernement forma un comité d’experts pour établir une définition et un outil diagnostique standardisé, la Hikikomori Behavior Checklist. "Du point de vue clinique, ces adolescents ou jeunes adultes vivent reclus, volets clos", décrypte le psychothérapeute. Leur rythme de sommeil en est impacté, ils se négligent (y compris au niveau de l'hygiène), rompent tout lien social et abandonnent leurs études ou leur emploi. "L’échange avec leur entourage familial se limite au strict minimum. Ils passent leur temps à lire des mangas, à surfer sur internet, à jouer sans limites aux jeux vidéo", constate-t-il. En outre, "pour beaucoup, ces activités se font sans plaisir (anhédonie), la vie psychique est comme anesthésiée, sans désir, sans projection dans le futur", alerte le Dr. Gadeau.

Pour d'autres chercheurs, le syndrome de "Hikikomori" et le phénomène d’isolement social qu'il génère seraient le produit d’une problématique psychopathologique sous-jacente (traits autistiques ou psychotiques, psychose blanche, phobie sociale, dépression atypique, troubles anxieux, etc.). D’autres patients relèveraient d’un trouble de la personnalité (de type schizoïde ou narcissique-dépressif) dont l’expression clinique passerait par la voie de l’isolement social.

“Ce qui s’est joué au Japon sur un mode quasi épidémique concerne également le reste de monde, même si le poids de la tradition se fait moins sentir dans les autres cultures", note le Dr. Gadeau. L'explication selon lui : le néolibéralisme et l’évolution technoscientifique qui nous confrontent à des changements permanents et qui s'accélèrent, ayant des conséquences majeures dans le champ social et psychologique. On fait ainsi face à des mutations profondes du fonctionnement des sociétés et des liens sociaux qui les déterminent. La construction de Soi ne passe plus par la discipline et les normes groupales, mais par l’autonomie et les compétences individuelles. En conséquence, les retentissements sur le développement individuel sont, d'une part, le culte de la vitesse et de la performance, et d'autre part, le glissement de la culpabilité vers la honte.

La société promeut dès le plus jeune âge le culte de la performance et du dépassement de soi. Il faut faire, vite, remplir son temps d’activités, positiver en permanence, ne jamais rester à rien faire. Il lui incombe également de s'adapter en permanence à un monde instable et provisoire, où se poser est vécu comme un signe de faiblesse, un abandon de soi, et un risque de rester sur le quai pendant que les autres continuent d’avancer.

Pour Ludovic Gadeau, une des pistes les plus fécondes aujourd’hui pour appréhender le phénomène (et qui reprend les premières hypothèses développées par Saito) est d’envisager l’hikikomori primaire comme une forme de travail psychique de la problématique adolescente. Les jeunes sortant de l’isolement sans séquelles pourraient avoir accompli la traversée de leur adolescence par le recours au retrait pour effectuer le processus de séparation/individuation. "On aurait alors affaire à une nouvelle forme de traversée de l’adolescence, forme initiatique du nouveau millénaire, rendue possible à la fois par le développement du numérique qui offre un espace de vie virtuel, mais aussi la protection matérielle et économique de l’espace familialautorisant une gestation amniotique de quelques mois à quelques années", conclut le Dr. Gadeau.

 

 

Dans son livre de 2011 The Better Angels of Our Nature: Why Violence Has Declined, Steven Pinker, psychologue et intellect célèbre de l'Université de Harvard, affirme que les humains vivent maintenant dans l'ère la plus paisible de l'histoire de notre espèce.
Pinker cite un certain nombre de tendances à travers l'histoire qui, selon lui, soutiennent l'idée que malgré le carnage apparemment continu dans le monde, nous avons en fait progressé vers une société plus civile. On pense que notre transition de chasseurs-cueilleurs à fermiers a réduit les morts violentes par cinq ; entre le Moyen Âge et le XXe siècle, l'Europe a connu une baisse de 10 à 50 fois des meurtres ; et au cours des plus de 70 ans qui se sont écoulés depuis la Seconde Guerre mondiale, les guerres entre les principales puissances ont pour la plupart cessé, une première dans l'histoire de la civilisation.

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