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Ne pas être un lecteur


Déchet(s) recommandé(s)

Je pense que tu passes à côté de la question. Personne n'a parlé de performance ici. L'essentiel de l'exercice est de s'efforcer à sortir de sa zone de confort et, implicitement, de se donner goût à la découverte et à la persévérance, même si l'activité rebute en première instance. Finir un bouquin au complet relève de la torture pour plusieurs.

Mais on finit par trouver du bon dans tout, et sachant que la lecture est une activité saine et extrêmement enrichissante, quel risque court-il d'en faire une potentielle habitude qui en supplantera une autre peut-être moins bonne?

Tu as beau dire que la lecture est une perte de temps, je n'y crois pas une seconde. Le cours d'une vie nous apprend vite que plus la tâche est exigeante, plus la récompense pour l'individu qui en vient à bout est grande. Lis des textes en ancien français si les grands classiques de la littérature ne te stimulent plus.

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Il y a une notion de performance quand on cherche à s'améliorer (voir le premier post). Ce qui me dérange, c'est qu'on puisse considérer que ne pas lire à l'âge adulte est une mauvaise habitude et qu'on se sente coupable.

La littérature n'a pas le monopole de la prise de tête, des activités qui demandent de l'effort pour progresser, il y en a un paquet : les maths, le sport, les langues, la clarinette, etc. On a tendance à considérer supérieures celles qui font partie de nos propres vies et on ressent généralement du mépris envers quelqu'un qui se fout d'un de nos domaines de prédilections ("Le pauvre, il a pas vu la lumière, heureusement moi je sais ce que c'est que la vraie musique/ moi j'ai lu tout Zola/ moi je m'y connais en physique"). C'est assez amusant quand une quelconque matière supposée apporter une ouverture d'esprit enferme ses adeptes dans une vision du monde hors de laquelle on ne peut pas vraiment connaître la vie, il y a un manque. A penser comme ça, on finit en Allahestgland à critiquer tout ce qui ne fait pas de maths.

Ce n'est pas grave de ne pas lire de romans si on a d'autres moyens de vivre intellectuellement, je ne sous-entends rien de plus.

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Comme si l'on apprenait pas grand-chose en lisant de la fiction...

Tout ce qu'on lit dans les livres, ça sort de la tête d'une personne pensante et généralement plutôt intelligente et originale, parce qu'elle prend la peine d'écrire un livre. Toute information dans un livre de fiction constitue donc un accès privilégié à l'univers mental d'une personne, et on peut en apprendre beaucoup. Ses désirs, Ses pensées fugaces, les attitudes que, homme ou femme, on trouve séduisantes, les zones sombres de l'humain comme les plus claires...

Par exemple,

-Céline, avec son Voyage au bout de la nuit. Roman surestimé mais qui fait réaliser que quoi qu'on fasse dans la vie, ça va toujours rester la même chose.

-Houellebecq, avec son Extension du domaine de la lutte, qui nous présente la vie du point de vue d'un dépressif. Morne et prosaique, ça force à la compassion.

-Les Cinquante nuances de Grey, qui nous en apprend beaucoup sur bien des bonnes femmes.

-London, avec Martin Eden, qui démontre à quel point les bourgeois de naissance sont souvent bien peu intelligents malgré leurs airs, et comment la cristallisation amoureuse déforme le jugement...

Les exemples sont multiples et c'est sans compter l'amélioration générale de l'éloquence, qui résulte de la lecture.

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