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La loi 10 (Réforme de la santé et des services sociaux)


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À l'heure où les listes d'attentes sont de plus en plus longues pour obtenir accès à un service de santé, et ce qu'il soit prioritaire ou non et à l'heure où les démarches sont tellement laborieuses afin d'être capable de voir un médecin ou d'obtenir un médecin de famille, que pensez-vous de la réforme de la santé et des services sociaux telle qu'annoncée par le Ministre Barrette?

Ça implique l'abolition des Agences (Les régies régionales et les Agences de Santé et Services Sociaux) et la création de 10 CISSS (conseils intégrés de santé et de services sociaux) au travers du Québec qui remplaceront les agences. Barrette annonce aussi que 1300 postes de cadres superflus seront coupés afin de réaliser une économie substantielle. Étant sur le terrain, depuis que cette réforme a été annoncée, un poste de cadre a été CRÉÉ tandis que 6 intervenants professionnels (incluant travailleurs sociaux, infirmières, physiothérapeute et ergothérapeutes) ont été coupés ou réaffectés.

Actuellement, nous sommes en "budget zéro" et nous ne pouvons même plus allouer de services, mais mon ami Gros Barrette mentionne que les services aux individus ne seront pas touchés...

J'ai envie d'avoir vos opinions parce que personnellement, je pense avoir le nez tellement près du mur que je ne vois plus objectivement et aussi, je sens que ce qui s'en vient est très très laid.

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Mon opinion c'est qu'on a affaire à une belle gagne de sociopathes en cravate, qui se foutent allègrement des conséquences de leurs politiques sauvages qu'y nous enfoncent dans la gorge avec un mépris inouïe. Couper les plus précaires et démunis sans même envisager toucher aux plus nantis? C'est d'un égoïsme et machiavélisme crasse, merci Parti Libéral du Québec de nous fourrer, je pressens presque le jour où y nous demanderons merci pour couronner le tout.

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Je ne suis pas un partisan de la centralisation, mais il y a des éléments intéressant dans cette réforme. Il veut fusionner des établissements pour éliminer un niveau administratif, le ministre s'octroie plus de pouvoir pour sanctionner les dérives administratives et aussi il revoit le mode de financement. Ça va être axé sur l'activité des établissements plutôt qu'un budget fixé en fonction de nombre de personnes dans le territoire desservie.

Étant sur le terrain, depuis que cette réforme a été annoncée, un poste de cadre a été CRÉÉ tandis que 6 intervenants professionnels (incluant travailleurs sociaux, infirmières, physiothérapeute et ergothérapeutes) ont été coupés ou réaffectés.

Un cas classique de vengeance des bureaucrates:

Avez-vous remarqué que les projets de compressions de dépenses les moins acceptables, qui provoquent les réactions les plus vives, qui forcent le gouvernement Couillard à les désavouer, viennent de structures bureaucratiques dont l'existence est remise en question, les commissions scolaires et les agences régionales de santé? Ce n'est probablement pas un hasard.

Il semble assez évident que ces organismes, en réaction à ces ordres venus d'en haut, ont manifesté une forme de résistance passive qui, en substance, consiste à dire: «Vous voulez des coupes? Et bien, les v'la!».

http://www.lapresse....ureaucrates.php

Modifié par Rococo pas Rocco
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Il y a un chroniqueur de la presse qui a pondu une série d'article sur la Finlande, dont un sur la santé. Là bas les médecins sont payés deux fois le salaire moyen plutôt que 3 fois comme ici. Étonnamment il y a plus de médecins et d'infirmières par tranche de population au Québec que dans le reste du Canada. La population est plus vieille et les médecins font moins d'heures. M'enfin.

Modifié par Rococo pas Rocco
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À l'image du Québec, on se complaît dans la médiocrité on dirait...

Et on gobe des des médicaments qui se dégradent trop vite, qui contiennent trop de bactéries ou qui provoquent des effets non déclarés...

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T'as sauté ce bout là je crois:

...

Les moins nantis doivent s'adresser aux services sociaux pour les frais», dit Arto Salo, un gestionnaire dans le secteur de la santé de Turku, ville située à deux heures à l'ouest de Helsinki.

...

.

Lors d’une réunion récente avec des hauts fonctionnaires et des patrons de société d’État, Philippe Couillard a été très clair, racontent plusieurs sources : s’il y a un livre qui l’inspire et même « que vous devriez tous lire », a-t-il lancé à son parterre, c’estThe Fourth Revolution – The Global Race to Reinvent the State.

La thèse du livre : la gouvernance est en crise, les États démocratiques sont aujourd’hui beaucoup trop gros, de plus en plus incapables d’accomplir leurs missions essentielles. Cette impuissance mine l’adhésion au système des populations surtaxées et rend attrayantes les solutions populistes.

La première révolution fut celle de l’État-nation, autour de la pensée du théoricien Thomas Hobbes (1588-1679), pour qui l’État était un Léviathan détenteur du monopole de la violence légitime, capable de garantir la sécurité du citoyen.

La seconde serait celle de l’État libéral, conforme aux thèses de John Stuart Mill (1806-1873).

La troisième ? L’État-providence rêvé par la Société des Fabiens, qui voulut donner la santé et l’éducation à tous. Mais au fil du temps, on compta trop sur l’État, qui devint obèse. Thatcher et Reagan, dans les années 1980, ont bien tenté de le faire maigrir, mais leur révolution ne fonctionna qu’à moitié.

La quatrième révolution sera celle de l’État « maigre » (le « lean », cher au ministre de l’Éducation Yves Bolduc), qui accepte ses limites, ne promet plus tout et qui utilise la technologie pour rendre ses processus plus efficaces.

http://www.ledevoir....le-de-couillard

Au Québec, la quatrième révolution est mieux connu depuis 2003 sous le nom de réingénerie . Elle se traduit par le recours à la sous-traitance et aux PPP. Elle est fait sous le couvert de la lutte au déficit.

Toujours en simplifiant, la réingénierie insiste longuement sur les nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC) pour reconfigurer les modes de fonctionnement de l'organisation. Sa mise en oeuvre repose sur les chargés de cas, les équipes de cas, les compressions verticale et horizontale, la gestion participative, le réapprovisionnement continu, le regroupement de plusieurs postes en un seul, le partage du pouvoir décisionnel avec les salariés, les processus à versions multiples, la réduction des vérificateurs et des contrôles et, enfin, le fonctionnement hybride, c'est-à-dire à la fois centralisé et décentralisé.

Elle insiste aussi sur la responsabilité et l'autonomie des employés, sur le travail multidimensionnel ainsi que sur la formation et le perfectionnement des employés. La rémunération des employés n'est plus liée à la performance mais à l'aptitude, les gestionnaires cessent d'être des superviseurs pour devenir des animateurs, des coaches et des mentors, les niveaux hiérarchiques doivent diminuer et l'organigramme s'aplatir et, encore et surtout, les hauts dirigeants passent du statut d'arbitre à celui de leader.

L'État québécois contemporain, victime de blocages institutionnels et de rigidités organisationnelles, serait en quelque sorte frappé du sceau de l'anachronisme et sa modernisation passerait, d'un côté, par la substitution de la logique managériale à la logique bureaucratique.

Le recours à une rhétorique managériale basée sur la réingénierie ne doit pas obscurcir la nature des enjeux liés à cette «réinvention» de l'État: malgré les prétentions d'expertise et de connaissances techniques qui accompagnent toute rhétorique managériale, la remise en question de l'héritage politico-institutionnel de la Révolution tranquille nous interpelle tous en tant que citoyens. En ce sens, toute «managérialisation» de la question, parce qu'elle tend à gommer la dimension politique, représente un danger potentiel pour le débat démocratique québécois.

http://www.ledevoir....ation-archaique

Modifié par Rococo pas Rocco
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Je ne suis pas un partisan de la centralisation, mais il y a des éléments intéressant dans cette réforme. Il veut fusionner des établissements pour éliminer un niveau administratif,

Dans les faits par les années passées quand il y a eu réforme aussi grande, sur le coup en effet il y a eu coupes massives. Par contre après peu de temps les administrateurs se sont bien rendus à l'évidence, ils y sont allés trop fort (prenez les infirmières; combien ont été rappelées de la retraite dans la même année? et dans les 5 ans? Énormément). Même chose pour l'abolition d'un pallier et la centralisation. Il y a 20 ans, on décentralisait pour donner plus de latitude aux établissements (régions), parce que les besoins sont très différents d'une région à l'autre, et la centralisation ne permettait pas de personnaliser les services comme il se devait. Et aujourd'hui on re-centralise? J'attends dans 5 ans...

En ce qui concerne l'abolition complète des Agences, je ne crois pas qu'il faille s'alarmer tout de suite. Oui ce qui nous vient à l'esprit ce sont les pertes d'emplois, mais ce sera de courte durée, un peu comme les infirmières. Il faudra des gens pour compenser d'un bord et de l'autre, pour effectuer les tâches que l'agence effectuait auparavant. Et ce les travailleurs des agences qui sont qualifiés pour faire ces tâches, c'était justement leurs jobs. (Ça n'existe pas pour rien ces agences, beaucoup de choses passent par elles, ce serait extrêmement difficile de s'en passer ou de simplement refiler le travail aux deux autres instances) On peu raisonnablement croire que ces emplois perdus seront distribués dans les 2 paliers restants peu après la dite abolition, pour compenser la perte d'un palier.

Barrette annonce aussi que 1300 postes de cadres superflus seront coupés afin de réaliser une économie substantielle. Étant sur le terrain, depuis que cette réforme a été annoncée, un poste de cadre a été CRÉÉ tandis que 6 intervenants professionnels (incluant travailleurs sociaux, infirmières, physiothérapeute et ergothérapeutes) ont été coupés ou réaffectés.

Ouais, ils se dépêchent à embaucher avant que les directives viennent officiellement du ministère. Ils n'en ont eu aucune qui dit de ne pas embaucher jusqu'à maintenant. Mais ils en ont eu qui disent de couper partout où ils peuvent, y compris la main d’œuvre (et le nombre de vis pour les murs, le nombre de pansements à utiliser pour un seul patient, le nombre de ci et le nombre de ça. L'incohérence bureaucratique dans toute sa splendeur, mais vraiment.). Ça date d'ailleurs du début de l'été. Trouver et utiliser les failles du système!

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