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1984

Hypersensibilité, hyper émotivité et phobie sociale

Déchet(s) recommandé(s)

Un petit article trouvé sur un forum sur le sujet que j'ai trouvé fort intéressants. L'anxiété devient une problématique sérieuse à mes yeux. Je suis sûre que plusieurs membres pourront se retrouver également dans ce texte. 

 

"Sommes-nous tous égaux face à nos émotions ?  

Nous ne naissons pas avec la même émotivité et c’est une découverte très récente. Une expérience a été réalisée sur deux souris de 1 jour. On les a soumises au même stress : les retirer brutalement de leur mère. On a mesuré leur taux d’adrénaline, l’une avait 2 , l’autre 10.

Depuis 4 ans , je travaille avec une équipe de psychiatres et de neurologues du Centre mondial de l’humeur à  La Joya  en Californie tenu par le professeur Akistal.

Ce scientifique est à l’origine des découvertes génétiques sur la gestion des émotions. Il a prouvé qu’il existe des gènes qui rendent hypersensibles. On a des études qui seront publiées cette année pour repérer qu’on peut repérer très tôt l’hyperémotivité d’un nourrisson.

Des tests ont été effectués sur des bébés de 1 jour. Pour évaluer leur émotivité, on leur a mis une tétine équipée de capteurs. On leur a montré 5 photos de maman , dont la leur. Quand la photo de leur maman leur est présentée, ils tètent plus. Les bébés hyperémotifs tètent beaucoup plus que les autres. D’autres expériences ont été réalisées sur des nourrissons de 9 mois. On leur donne leur jouet et on leur retire brutalement. Beaucoup vont réagir en hurlant, la plupart vont passer à autre chose, et les hypersensibles vont pousser des hurlements pendant plus de 10 minutes.

Nous nous sommes rendus compte de l’importance des émotions dans le cadre des traitements d’enfants dépressifs. Je leur trouvais des points communs, ils étaient tous hypersensibles.

Qu’est ce qui caractérise un hyperémotif ?  

Les hyperémotifs sont des trous noirs d’amour. Ils ont besoin d’attirer tout l’amour qu’ils peuvent , ils accaparent, ils monopolisent et ce besoin est insupportable pour l’entourage. L’hyperémotif vit dans le paradoxe. D’un côté il a besoin d’être terriblement aimé mais il arrive à l’opposé de ce qu’il veut car il finit par être rejeté. Ce point est alarmant car il risque le rejet social, l’échec scolaire ou professionnel. Pourtant ce sont des gens généralement plus intelligents, très curieux ; ils développent leur cerveau beaucoup plus vite que les autres. On sait aujourd’hui que l’hyperémotivité se traduit par un tempérament explosif. C’est une personne calme qui tout à coup explose. Il développe 5 fois plus d’adrénaline que les autres. Il passe sa vie à surfer sur une mer déchaînée avec des creux de  10 mètres  alors que les autres sont sur des mers très calmes.

Cela ressemble à l’hyperactivité. Y a t’il des similitudes ?  

Un hyperactif est en état d’excitation du matin au soir, c’est une flèche dans la maison alors que l’hyperémotif explose en fonction d’une émotion et d’un événement qu’il ne sait pas gérer. Il peut être très calme et d’un coup exploser, c’est réactionnel à un trop plein d’émotion. Contrairement à l’hyperactivité, l’hyperémotif n’est pas « malade », il a un tempérament « différent ».  Existe-t-il plusieurs formes d’hyperémotivité ?  

Génétiquement, on trouve deux formes d’hyperémotivité : la forme intériorisée et la forme extériorisée.

La forme intériorisée :  Ces sont les hyperémotifs qui intériorisent toutes leurs émotions. On peut croire que ce sont des gens fragiles ou très durs car ils n’expriment rien. Dans certains cas, ces personnes peuvent passer par des somatisations : mal au ventre, malaise vagal, syncope…  

La forme extériorisée :  Les émotions sortent dans tous les sens. Crise de colère et violence regrettées 3 secondes après, la personne n’arrive pas à se contrôler (le cas de notre garçon).  

Peut-on réussir à gérer son hyperémotivité ?  

On peut apprendre à désamorcer une émotion négative car c’est elle qui détruit la personnalité. Beaucoup d’artistes, de sportifs ont appris à gérer leur émotivité pour faire des choses géniales. C’est grâce à elle qu’ils parviennent à faire de telles performances. Pour apprendre à gérer ses émotions, ça passe déjà par l’acceptation de son tempérament instable. Quand on sait pourquoi on réagit de manière démesurée, il faut apprendre à mieux amortir les émotions négatives. Revenir dans le passé, dénouer les nœuds peut-être utile. L’événement n’est pas important, ce sont les émotions que l’on a mises autour. Il faut changer les émotions et non les événements.  

Peut-on devenir hyperémotif ?  

On peut le devenir suite à un traumatisme. C’est le stress post-traumatique. Une porte claque, la personne fait un bond d’un mètre. C’est une forme « acquise » d’hyperémotivité (quoique notre garçon sursautait au moindre bruit dès la maternité). "

L’hypersensibilité  

L’hypersensibilité n'est ni une maladie, ni un trouble psychologique ; c'est un tempérament, un trait de caractère. L’hypersensibilité est innée et probablement héréditaire et se situe vraisemblablement dans une région spécifique du cerveau : les amygdales cérébrales. 15% à 20% de la population mondiale serait hypersensible (10% chez les européens). 20% moyennement sensible, 50% peu sensibles, 10% pas du tout sensible. 

L’hypersensibilité résulte d’une plus grande réactivité aux stimuli émotionnels provenant de l’environnement. Le cerveau d’un hypersensible ne fonctionne pas de la même manière : l'hémisphère droit est davantage utilisé ce qui fait des hypersensibles des êtres plus intuitifs et créatifs. Solicité par un stimuli, le cerveau enregistre et analyse plus d'informations que la normale. C'est une faculté du cerveau à percevoir les subtilités de notre environnement et pour cela les hypersensibles ont généralement une grande capacité d’empathie mais sont aussi souvent incompris.

Les hypersensibles peuvent être ainsi particulièrement perturbés par les humeurs des autres, le bruit, la faim, les odeurs de produits chimiques, etc...  Enfant, les hypersensibles sont nerveux et peureux, timides et introvertis (repliés sur eux-mêmes). Ils ont besoin de parents qui s'occupent bien d'eux pour les rassurer.  

Adulte, les hypersensibles souffrent davantage d’anxiété et de dépression. Ils ont plus tendance à être intellectuels et à s'intéresser aux arts, à la philosophie, aux sujets profonds. Au travail, ils sont très consciencieux, réfléchissent beaucoup, et sont des personnes très posées, mais en situation de surcharge de stress, ils deviennent pratiquement infonctionnels. Ils ont besoin de se retrouver dans le calme et la solitude. Les hypersensibles ont une plus grande capacité de concentration sur une tâche précise mais à contrario sont plus facilement sujet aux problèmes de concentration et aux troubles de l’humeur et sont donc davantage prédisposés aux dépressions. 

La timidité se caractérise par une inhibition sociale. L’anxiété suscitée par l’interaction sociale serait déterminée par 2 facteurs qui ont une action réciproque : le bagage héréditaire et l’apprentissage social. Il existe en effet des fondements fiables à l’idée que la génétique (le gène 5-HTTLPR codant pour un transporteur de la sérotonine) en interaction avec l’expérience vécue de l'individu au contact de l‘environnement constitue un déterminant significatif de certains comportements sociaux. Alors que la majorité des enfants, en grandissant, résout partiellement ou complètement ce problème, d'autres restent socialement inhibés, courant un risque majeur de développer des troubles anxieux à l'âge adulte tels que des phobies sociales généralisés ou spécifiques. Ces enfants présenteraient un profil neurochimique particulier en étant particulièrement sensibles aux situations stressantes car les structures neurologiques responsables des états émotionnels comme la peur ou l’anxiété seraient plus facilement stimulées par une altération du rétrocontrôle négatif et donc de la modération de leur amygdale cérébrale (d’où l’intérêt des antidépresseurs sérotoninergiques, régulateurs de la sérotonine, dans le traitement de l’hyperactivité amygdaliennes et donc de l’anxiété généralisée). En clair, ces enfants hypersensibles, hyperémotifs présenteraient une vulnérabilité face au stress et seraient moins aptes à réguler leurs émotions que les autres enfants qui seraient difficiles à stresser. La timidité a donc une base héréditaire. Mais de la même façon que la sociabilité est un trait de comportement appris, la timidité peut évoluer au gré des expériences. 

La phobie sociale est une anxiété sociale tout comme la timidité ou le trac. Mais à la différence de ces derniers, la phobie sociale est une vraie maladie psychologique appartenant au groupe des troubles anxieux. Elle se manifeste par une appréhension (anticipation anxieuse) exagérée du regard des autres, et par une peur persistante et intense d'une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l'éventuelle observation attentive d'autrui.  

Origine

Les peurs pathologiques et les phobies sont le fruit d’une double influence, avec d’une part des prédispositions biologiques, essentiellement innées (un héritage familiale individuel mais aussi une hérédité collective au niveau de l’espèce) et d’autres part des influences environnementales, et donc acquises (une histoire personnelle).  Un enfant né hyperémotif et donc hypersensible présente un tempérament vulnérable qui le prédispose à ressentir plus facilement des émotions de peur face à des situations nouvelles.

L’hypersensible a ainsi plus de chance de voir apparaître une phobie sociale spécifique ou généralisé car d’une part les structures neurologiques responsables des états comme la peur ou l’anxiété seraient plus facilement stimulées et d’autre part son environnement pourra jouer un rôle aggravant, au travers d’expériences angoissantes précoces ou d’erreurs éducatives au lieu d’avoir jouer un rôle réparateur et préparateur, au travers d’expériences de vie sécurisantes sans être surprotectrices, et d’une éducation à affronter les peurs et à pacifier ses réponses émotionnelles. Il n’y a pas besoin d’un choc important pour devenir phobique.

En effet, un conditionnement à la peur peut aussi exister à la suite d’une série de traumatismes mineurs : c’est l’effet dit de sommation. L’observation des modèles, notamment parentaux, joue aussi un rôle important dans la transmission des peurs et des appréhensions. Aux réactions d’anxiété innée (peurs non conditionnées) peuvent donc se rajouter de l’anxiété anticipatoire, des peurs conditionnées par l’acquis, l’apprentissage conduisant aux comportements d'évitement, à l'hypervigilance et donc aux phobies sociales. Les phobies sociales peuvent être très variées et peuvent aller d'une détresse limitée à une situation précise à un blocage social complet, empêchant la personne de sortir de chez elle.  

Conséquences

Les peurs provoquent alors un handicap, lié à l’anticipation anxieuse et aux évitements des situations. Et les confrontations de ses peurs sont le plus souvent épuisantes et toxiques car loin de se calmer, les peurs pourront persister et même augmenter. Car en réalité la solution n’est pas de se confronter en force. Elle est surtout dans la réussite émotionnelle de ses confrontations : si peu à peu j’ai de moins en moins peur, c’est que mon cerveau émotionnel a compris qu’il n’y avait pas de danger. Et il ne reste plus qu’à continuer de le désensibiliser à la peur excessive. Si à l’inverse, plus je me confronte, plus j’ai peur, c’est que mon cerveau émotionnel reste persuadé que le danger est toujours là, même si mon intelligence et ma logique lui répètent, et me répètent, qu’il n’y a pas de danger.

Le cerveau émotionnel et par la même occasion le phobique est donc comme un animal qu’il faut apprivoiser avec douceur et régularité, et non pas le brusquer. Le cerveau émotionnel ne change par conséquent que dans l’action ; éviter les situations et réfléchir ne modifieront guère les peurs. Tout comme les émotions, la peur échappe à notre volonté, du moins quand à son déclenchement : il n’est pas possible d’empêcher l’apparition de nos réactions de peur, mais nous pouvons les réguler.

Le système de la peur serait régit, dans son activation, par l’amygdale et cette dernière est indépendante de toute conscience explicite. Le mot d’ordre donné au corps serait « faire », et non « penser ce qu’il faut faire ». L’extinction de la peur serait un système plus conscient faisant appel aux capacités de maîtrise et de compréhension du cortex préfrontal mais ce système est malheureusement plus lent !

La phobie sociale entrainant une souffrance psychologique, une baisse de l'estime de soi est couramment engendrée par ce trouble anxieux qui peut alors aboutir sur une dépression."

Sources http://flotille.canalblog.com/archives/2006/08/28/2556770.html

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C'est une description assez complète qui correspond surement à plusieurs d'entre nous. J'ai l'impression de lire ma situation. Enfant, j'étais sensible aux bruits et j'avais de nombreuses peurs inexplicables, entre autres des peurs sociales et de performance. Ça fait longtemps que je vis dans la peur sociale, mais autrefois, j'avais toujours une motivation pour continuer mon chemin. Aujourd'hui, je suis sans emploi, j'ai lâché les études à plusieurs reprises, malgré mon désir d'accomplissement académique et je ne vois rien d'autre que le vide derrière et devant moi. J'ai vu un médecin et une travailleuse sociale récemment, mais malgré cela je ne vois que la déprime.

La plupart des intervenants que j'ai rencontrés pour mes troubles anxieux m'ont raconté que l'anxiété venait souvent de réactions instinctives du fameux homme des cavernes. Donc, mes gènes croient encore que mes voisins sont des tigres à dent de sabre et que mes patrons sont de furieux mammouths! Personnellement, ça me fait juste penser qu'en fait, la société actuelle n'est pas vraiment faite pour l'animal que nous sommes. Certains s'y adaptent, mais plusieurs se sentent inadéquats dans cette jungle humaine. Nous ne sommes pas tous égaux devant nos émotions.

N'empêche, il existe beaucoup de ressources pour apprendre à contrôler ses peurs, ses émotions et à s'épanouir le mieux possible dans la vie. Ceux qui se sentent interpellés par le sujet, n'hésitez pas à chercher toutes les ressources que vous avez besoin pour grandir!

Cheers :rolleyes:

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J'ai jamais entendu une telle connerie à propos des hommes pré-historiques. C'est une théorie psychanalytique je suppose? Tu viens de france, right? Si oui, je commence à croire que c'est la norme là-bas d'occulter le fait que se baser sur freud & cie équivaut à se baser sur des théories fumeuses d'un autre siècle. Je veux bien garder certaines approches comme l'écoute active d'associations libres, mais les "envies du pénis" et conssort = tabarnak, arrivez en ville.

 

EDIT: Ah ben non, tu manges d'la raclette pis d'la poutine.

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Ce n'est pas une connerie du tout, mais une approche un peu plus "organique" de l'anxiété qui la voudrait utile à la survie de l'homme car elle traduit un sens du danger ressentie en interne. Même les animaux ressentent de l'anxiété, car c'est une réaction émotionnelle dûe au danger ou a la menace.

 

Citation

L'anxiété est une réaction face au danger ou à la menace.

Scientifiquement, l'anxiété soudaine ou de courte durée est appelée la réaction «faire face ou fuir». On la nomme ainsi parce que tous les effets qu'elle provoque visent essentiellement soit à faire face au danger, soit à le fuir. Par conséquent, le principal objectif de l'anxiété est de protéger l'organisme.

À l'époque de l'homme des cavernes, lorsqu'un danger se présentait, il était vital qu'une réaction automatique (un réflexe) prenne la relève pour permettre à nos ancêtres préhistoriques de réagir immédiatement (en faisant face ou en fuyant). Encore aujourd'hui, dans nos sociétés modernes et stressantes, ce vieux réflexe est nécessaire. Imaginez-vous simplement en train de traverser une rue lorsque, brusquement, une auto fonce sur vous à toute allure en klaxonnant bruyamment.

Si vous ne ressentiez pas la moindre anxiété, vous seriez heurté et sans doute tué. Par contre, cette réaction «faire face ou fuir» prendrait sans doute la relève: vous vous écarteriez du chemin à toute vitesse pour vous mettre en lieu sûr. La morale de cette histoire est simple: l'objet de l'anxiété est de protéger l'organisme et non l'agresser.

:sante-bud:

Concrètement, voila ce qu'il se passe :

 

Citation

Quand un danger quelconque est perçu ou anticipé, le cerveau envoie un message à une partie de votre système nerveux appelé le système nerveux autonome.

Ce système nerveux autonome se subdivise en deux ramifications: le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique. Ces deux composantes du système nerveux autonome sont directement impliquées dans le contrôle du niveau d'énergie du corps et dans la préparation à l'action.

Pour simplifier, disons que le système nerveux sympathique est le système «faire face ou fuir» qui libère de l'énergie pour mettre le corps en condition de réagir, tandis que le système nerveux parasympathique est le système rétablissant, celui qui rétablit le corps à son état normal. Le système nerveux sympathique a tendance, dans une large mesure, à être un «système du tout ou rien».

Lorsqu'il est stimulé, toutes ses composantes se déclenchent. Autrement dit, soit tous les symptômes se manifestent en même temps, soit aucun d'entre eux ne se manifeste. Il est donc rare que ses effets se concentrent dans une partie du corps uniquement. Cela peut expliquer pourquoi la plupart des attaques de panique présentent plusieurs symptômes et non pas juste un ou deux.

Un des effets majeurs du système nerveux sympathique consiste à libérer dans l'organisme deux substances chimiques, l'adrénaline et la noradrénaline, sécrétées par les glandes surrénales situées sur les reins. Ces substances sont utilisées comme des messagers par le système nerveux sympathique pour prolonger son effet; c'est ainsi qu'à partir du moment où l'activité du système nerveux sympathique est déclenchée, souvent elle se prolonge et s'accroît même pendant quelque temps.

Cette activité est toutefois interrompue de deux façons: premièrement, les messagers chimiques, l'adrénaline et la noradrénaline (des neurotransmetteurs), sont finalement détruits par d'autres substances chimiques présentes dans l'organisme; deuxièmement, le système nerveux parasympathique (qui réagit généralement en opposition au système nerveux sympathique) se met en branle et rétablit un état de relaxation, une sensation de détente.

Il est important de savoir que, immanquablement, le corps en aura assez de subir cette réaction «faire face ou fuir» et qu'il mettra en branle le système nerveux parasympathique pour produire un effet de relâchement, de relaxation. Autrement dit, l'état d'anxiété ne peut durer indéfiniment, ne peut monter en flèche sans cesse et ne peut atteindre des niveaux éventuellement dommageables. Le système nerveux parasympathique est un protecteur interne naturel: il empêche le système nerveux sympathique de s'emballer.

Un autre point important à ne pas ignorer, c'est que les messagers chimiques, l'adrénaline et la noradrénaline, requièrent un certain délai avant d'être neutralisés. Par conséquent, même après que le danger soit passé et que votre système nerveux sympathique ait stoppé la réaction, il est fort probable que vous éprouviez de l'anxiété et de l'appréhension pendant un certain laps de temps, car ces substances circulent encore dans votre organisme.

Donc, à chaque fois, vous devez vous rappeler que tout cela est parfaitement naturel et sans danger. En fait, il s'agit là d'un système d'adaptation. Dans les régions sauvages, le danger a souvent coutume de réapparaître, c'est pourquoi il est nécessaire que l'organisme soit toujours prêt à déclencher la réaction «faire face ou fuir». 

Dr Jean Huot, médecin-psychiatre. Clinique psychologique Cherrier 837, Montréal (Québec) H2L 1H6

 

Et pour Freud....

C'est clairement votre problème si du côté de l'hémisphère Nord, vous autres gens de la haute croient avoir inventé la poudre en tout temps et en tout sujet.

En vérité, Freud a toujours eu plus d'avance :

 

Citation

 

«Les technologies actuelles nous ont fait découvrir une vie mentale beaucoup plus riche et complexe qu'on ne l'imaginait, explique Lionel Naccache, neurologue et chercheur à l'Inserm. Freud a eu le génie de découvrir intuitivement cette complexité. Il a forgé des concepts parfois controversés, qui se révèlent finalement aujourd'hui très pertinents. Certes, il s'est trompé ailleurs, mais bon nombre de ses idées continuent de tenir la route.» 

La théorie des rêves, par exemple, considérés par la psychanalyse comme des aperçus de désirs inconscients ou de traumatismes enfouis, avait été discréditée dans les années 1950 par les travaux des neurologues sur le sommeil paradoxal. On attribuait alors le phénomène des visions nocturnes à un cycle mécanique contrôlé par le tronc cérébral, une partie du cerveau sans émotion. «On se rend compte aujourd'hui que cette vision était largement fausse, reconnaît Jean-Pol Tassin, directeur de recherche à l'Inserm et professeur au Collège de France. On a découvert récemment que le rêve n'est pas automatiquement lié au sommeil paradoxal.» 

La parole, essentielle à la survie des neurones

Un autre concept forgé par Freud se retrouve lui aussi réhabilité: celui de l'amnésie infantile. Le médecin viennois avait, le premier, constaté l'absence de souvenirs avant l'âge de 2 ans, qu'il expliquait par le principe du refoulement. «On sait aujourd'hui que cette amnésie existe bel et bien, sans pour autant avoir besoin d'invoquer le refoulement, note Francis Eustache, professeur de neuropsychologie à l'université de Caen. Elle pourrait être liée à un processus de maturation cérébrale: la partie frontale du cerveau où se trouve la mémoire épisodique, celle qui permet de conserver les souvenirs et de faire le lien avec le passé, constitue l'un des systèmes les plus complexes, très lent à se mettre en place: il ne semble pas fonctionner entre 0 et 2 ans et n'atteint sa pleine puissance qu'à l'adolescence.» De même que le cerveau des enfants surdoués semble se développer plus lentement que les autres, si l'on en croit une grande étude de neuro-imagerie qui vient d'être publiée par le National Institute of Mental Health, l'institut américain de santé mentale. Le cortex supérieur des sujets les plus performants aux tests d'intelligence arrive en effet plus tardivement à maturation: il semble plus fin au départ, mais il s'épaissit ensuite plus vite et cette croissance se prolonge jusqu'à l'âge de 13 ans, alors que ce processus s'arrête en moyenne vers 8 ans chez les individus «moyennement» intelligents. 

Les psychanalystes, qui ont fait du langage la pierre de Rosette de la pensée, peuvent également se réjouir de voir que les neurologues arrivent à la même conclusion. Les travaux récents sur la plasticité neuronale montrent que l'usage de la parole apparaît essentiel au développement du cerveau et à la survie des neurones. Le petit d'homme naît avec des capacités mentales proches de celles du cochon d'Inde, pratiquement sans aucun comportement spontané, même pas celui de manger. L'esprit se construit essentiellement à travers l'entourage, parental puis social et culturel. «Si l'enfant ne se met pas à parler, les connexions correspondantes ne se mettent pas en place et il perd à jamais cette capacité», constate Lionel Naccache. Plus étonnant, les neurones se détruisent aussi quand on apprend, pour faire de la place aux nouvelles connexions. 

Autre exemple d'intuition freudienne confirmée par les faits: celui de l'imagination, c'est-à-dire le processus qui s'engage quand on est allongé sur un divan en laissant libre cours à ses pensées. Les psys ont toujours soutenu que les images mentales étaient produites sur le même principe que la perception visuelle. Autrement dit, que le cerveau traite de la même façon les choses vues dans la réalité et celles qu'on se représente intérieurement. Une conception longtemps contestée par les neurologues, et pourtant récemment confirmée par l'imagerie cérébrale: les visions intérieures activent bel et bien les aires visuelles. 

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/et-si-la-science-donnait-raison-a-freud_482135.html

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Il y a 4 heures, Ovoviviparous a dit :

J'ai jamais entendu une telle connerie à propos des hommes pré-historiques. C'est une théorie psychanalytique je suppose? Tu viens de france, right? Si oui, je commence à croire que c'est la norme là-bas d'occulter le fait que se baser sur freud & cie équivaut à se baser sur des théories fumeuses d'un autre siècle. Je veux bien garder certaines approches comme l'écoute active d'associations libres, mais les "envies du pénis" et conssort = tabarnak, arrivez en ville.

 

EDIT: Ah ben non, tu manges d'la raclette pis d'la poutine.

T'sais que ce genre de conneries de psychianalyse moderne, ça vient souvent de votre côté de l'Atlantique et très principalement sur l'autre rive du Pont Ambassadeur.

C'est un pays ou ils sont champions pour ça.

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(modifié)

Sensation d'oppression dans la poitrine
Perte d'appétit
Diahrée
Alcoolisme et toxicomanie

Modifié par l'Escompte

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Les caractéristiques et mécanismes de l'évitant, bien expliqués.

 

 

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Phobie_sociale_*

Plus jeune, je détestais être touchée. Puis, viens une période intense de MDMA.

 

Maintenant j'ai un besoin fou de toucher, c'est totalement l'inverse. C'est tellement pire.

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Il y a 15 heures, Goéland a dit :

Les caractéristiques et mécanismes de l'évitant, bien expliqués.

  Masquer le contenu

 

 

c'est excellent, merci !

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