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Euthanasie et l'aide au suicide

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Est-ce que l'euthanasie ainsi que l'aide au suicide peuvent s'avérer des solutions adéquates pour mettre fin à l'agonie ou pour mettre un terme à la vie de quelqu'un condamné à un état végétatif pour le reste de sa vie ?

Discutez.

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Juste pour rajouter de l'os au sujet.

On se rappelle de Chantal Sébire, en France, qui a relancé le débat sur la légalité de l'euthanasie dans ce pays. Son visage était défiguré complètement, elle était affreuse et elle souffrait atrocement. http://fr.wikipedia.org/wiki/Chantal_S%C3%A9bire

Allez voir sur Google Images pour vous donner une idée. Non seulement elle devait subir la souffrance constante (douleur physique), mais elle devait aussi subir les douleurs psychologiques constantes des gens qui la regardaient. Elle racontait notamment comment les enfants s'enfuyaient et se mettaient à pleurer, en la regardant, dans la rue.

Voyant l'abandon du gouvernement Français dans cette histoire, elle s'est suicidé d'elle-même, sans aide.

Il y a aussi le cas de Jack Kevorkian, un docteur américain qui euthanasiait des patients en phase terminale pour qui il n'y avait plus rien à faire. Or, il se trouve que plusieurs de ces patients... n'étaient pas vraiment en phase terminale et que Jack Kevorkian les convainquait parfois de se donner la mort (avec son aide) au lieu de les amener à recourir à d'autres spécialistes. Plusieurs de ces patients auraient pu avoir accès à des traitements spécialisés, mais ils ne le savaient pas et Jack Kevorkian ne les aidait pas à trouver ces traitements. Il préférait leur conseiller la mort... alors que certains patients n'étaient même plus assez lucides pour prendre une décision éclairée!

http://en.wikipedia.org/wiki/Jack_Kevorkian

Plus proche de nous, au Québec, les francs-tieurs ont fait le documentaire Manon, dans lequel une femme (Manon Brunelle) va chercher de l'aide en Europe pour mettre un terme à ses jours. Atteinte de sclérose en plaque et confinée dans un centre hospitalier, elle se voyait dépérir et se voyait devenir un fardeau bien inutile pour notre société.

http://www.ledevoir.com/2004/11/18/68781.html

http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Manon_Brunelle

Modifié par Le_Pervers

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De manière surveillée (pour éviter toute dérive) je suis absolument pour le droit à l'euthanasie, si certaines personnes se sentent prêtes à mourir, pourquoi les faire souffrir ?

Si il n'y a plus d'espoir, au lieu de les laisser dans la douleur pendant des mois voir des années, pour ma part je préfère abréger mes souffrances et choisir ma mort plutôt que d'endurer tout ça.

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C'est dans des conditions comme celle-là que ça peut devenir délicat.

Mais il ne faut pas se le cacher, l'euthanasie existe ici aussi, c'est juste qu'on ne la nomme pas comme ça.

La plupart des cancéreux en phase terminale meurent de surdoses de morphine, c'est bien connu.

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Je suis 100% pour l'euthanasie et l'aide au suicide dans les cas ou les personnes souffrent atrocement. Ce n'est pas facile d'aider un proche à mourir, alors si les personnes ont acceptés de perdre un être cher, oui je crois que c'est rendu utile.

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Je suis 100% pour l'euthanasie et l'aide au suicide dans les cas ou les personnes souffrent atrocement. Ce n'est pas facile d'aider un proche à mourir, alors si les personnes ont acceptés de perdre un être cher, oui je crois que c'est rendu utile.

Dans une certaine mesure, je suis d'accord moi aussi, mais il y a un bémol.

Être 100% d'accord avec l'idée est une chose, mais est-ce possible d'être 100% d'accord si c'était à nous personnellement qu'on demandait une telle assistance ? C'est là que j'accroche.

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Les humains ont un problème avec le suicide. Une telle lucidité détruit forcément des illusions auxquelles la plupart ne peuvent renoncer.

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C'est de respecté le choix de la personne. Si tu était le mari de Mme Sébire et qu'elle te demandait de l'aide, tu pourrait lui refuser? Sincèrement, je crois que refuser d'aider un être proche à mourir lorsqu'il souffre d'une maladie incurable, c'est de l'égoisme. "Je n'ai pas envie de te voir mourir", il n'est pas question de toi, mais d'elle... c'est lui faire une dernière faveur. Si c'est un dépressif, non, je trouve ça ridicule. Mais quelqu'un comme ça en phase terminal ou qui a un futur très peu encourageant... je dit oui.

Mais si c'est une personne dans le coma, qui est là depuis des années... que les médecins d'écrivent comme un cas désesperé.. donc qu'il y ai un risque de survie sans séquelle, là je ne sais pas si j'en serais capable.

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En égarant l'aspect "morale" de la chose, on peut aussi penser à l'argument financier ... Dîtes moi le si je me trompe, mais je crois que le recours à l'euthanasie nécessite beaucoup moins de ressources financières que de garder quelqu'un en vie pendant des mois.

Et n'oublions pas que nos hôpitaux sont largement démesurés au point de vue de lits et de "machines" disponibles.

Eutanasie FTW.

Modifié par cataklitoris

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C'est de respecté le choix de la personne. Si tu était le mari de Mme Sébire et qu'elle te demandait de l'aide, tu pourrait lui refuser? Sincèrement, je crois que refuser d'aider un être proche à mourir lorsqu'il souffre d'une maladie incurable, c'est de l'égoisme. "Je n'ai pas envie de te voir mourir", il n'est pas question de toi, mais d'elle... c'est lui faire une dernière faveur. Si c'est un dépressif, non, je trouve ça ridicule. Mais quelqu'un comme ça en phase terminal ou qui a un futur très peu encourageant... je dit oui.

Mais si c'est une personne dans le coma, qui est là depuis des années... que les médecins d'écrivent comme un cas désesperé.. donc qu'il y ai un risque de survie sans séquelle, là je ne sais pas si j'en serais capable.

J'aurais dû être plus précise et spécifier que ce n'est pas au niveau moral que j'accrocherais mais bien au niveau de la justice. Si j'étais vraiment proche d'une personne qui «vit» dans des conditions exécrables et que celle-ci me demandait de l'aider à mettre fin à ses jours, je crois que moralement je serais capable de le faire. Il n'en reste pas moins qu'il est question de moi aussi, car par la suite j'en subirais les conséquences juridiques et je devrais répondre à des accusations d'homicide. Même au nom de l'amour, serais-je prête à en subir les contre-coups ? C'est surtout là que se porterait toute ma réflexion. Je pense qu'il y a un monde de différence entre le avant, le pendant et le après.

Ce n'est pas comme en Suisse où cette pratique est autorisée et où ils existent des associations d'aide au suicide regroupant des médecins et des gens spécialisés qui prennent aussi en charge des patients ne résidant pas sur leur territoire. Donc si la demande d'aide au suicide m'étais demandée dans un contexte géographique où la pratique est autorisée, je n'hésiterais pas à accorder cette dernière volonté à un être cher.

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Sa serait tellement plus simple si on prenait l'exemple sur eux. Une personne qui se voit refuser le droit à l'euthanasie n'attendra pas leurs permission pour se suicider. En ayant ce genre de regroupement de médecin, sa mort aurait certainement été plus douce. Comme le cas de Chantal Sébire, le fait d'avoir la permission de mourir lui aurait simplement permis de quitter dans la dignité, avec ces proches.

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Les gens y sont tellement favorables que j'ai presque l'impression d'être contre parfois, mais c'est pas le cas.

Si c'est très bien encadré et que la personne a signé un papier en étant lucide (et non devant la souffrance) comme quoi elle désire l'euthanasie dans le cas où elle serait incapable de mettre elle même fin à ses jours, je suis totalement d'accord.

Il faut cependant empêcher certaines dérives où on se contenterait d'exécuter les malades, incluant ceux qui veulent vivre. Légalement, le chemin vers l'euthanasie est parsemé d'embûches, mais on y arrivera.

Le suicide est un droit fondamental et probablement la première liberté de l'être humain.

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Le suicide est un droit fondamental et probablement la première liberté de l'être humain.

« Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux: c'est le suicide. » -Camus

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Dans des cas extrêmes où on ferait même pas souffrir un animal autant, je dirais un gros OUI.

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Je suis pour l'aide au suicide...Si la personne est en état de décider,et quel crois avoir vécu tout ce qu'elle devais vivre,je l'aiderai.

Avoir une méga tumeur dans la figure ou je ne sais quoi,sa mettrais fin à tout mes espoirs et que j'suis pas capable de me tuer moi même j'aimerais sa qu'on me file un coup de main.

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Je suis d'accord avec l'assistance au suicide, seulement dans la mesure où la décision est mûrement réfléchie et que la mort est inévitable. Tant qu'à mourrir, aussi bien le faire dans le moins de souffrance possible.

Par contre, faudrait pas qu'une personne puisse demander l'aide au suicide en situation de détresse psychologique et mettre fin aux jours d'une personne qui aurait pu passer au travers.

Modifié par m-p{3}

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