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Le goût du risque


Daleko
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Aimez-vous les sensations fortes ? Les sports extrêmes ? Prendre des risques financiers (hello @Cheese) ? Mettre votre santé en danger ? Est-ce que vous vous calmez avec le temps ou ça empire ? Qu’est-ce qui vous passe par la tête ?

Je développerai un peu si quelqu’un participe mais étant une flippette absolue, ça me fascine toujours qu’on puisse se mettre en danger volontairement. J’habite avec un casse-cou absolu qui n’a pas l’air de trouver une activité fun tant qu’il n’y a aucun risque de finir à la morgue. C’est assez pénible de le surveiller tout le temps, de l’engueuler dès qu’il rentre de week-end parce qu’il a pris des risques inconsidérés, etc. J’hésite à me mettre à la moto mais si je le fais, je vais devoir galérer pour lui interdire de s’y mettre aussi, ça me semble un peu compliqué.

Je comprendrai jamais ça, c’est quoi votre délire ?

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Je suis mémère. J'aime pas le risque, dans aucune sphère de ma vie.

Si je fais une activité plus à risque (mettons de la moto, de l'escalade, etc.), je suis prudente, je m'assure d'être sécuritaire en tout temps. Dans la vie de tous les jours, toutes mes décisions sont réfléchies (souvent trop longtemps), j'évite beaucoup de problèmes. L'art de la gestion du risque.

Pas question de mettre en péril ma famille, de crever avant l'heure, et encore moins de faire des orphelines.

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J'ai toujours aimé le risque si je me fie au fait que je grimpais au sommet des arbres quand j'étais kid. En fait je grimpais partout pour être le plus haut possible et j'ai jamais aimé les hauteurs.

J'aimerais ça moi aussi avoir une moto pour avoir le sentiment de liberté absolu ayant le vent aux voiles.

 

 

 

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J'ai toujours aimé la vitesse si je me fie au fait que il y a très longtemps de ça j'ai gagné 2 médailles d'or à la course 50m et 50m avec obstacles. J'étais aussi le spermatozoide le plus rapide de l'époque. La vitesse j'ai ça dans le sang.

Modifié par Cheese
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Je dois être un chat. Les chats ont 9 vies. Il doit m'en rester que deux ou trois pas plus. En BMX (vert rider), en Trial MTB puis en descente MTB, puis en scooter, puis messager à vélo dans le centre-ville de MTL à charrier des dépôts banquaire (plus de cash qu'un truc Sécur), puis en moto et en supermoto (drift su'a 'sphalte)... ah! sans oublier le kite en skis ou en buggy.  En fait ce sont des passions. Jamais à moitié... au fond Léon!!! 

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Le 2019-11-16 à 14:14, FosseAsceptique a dit :

Pas question de mettre en péril ma famille, de crever avant l'heure, et encore moins de faire des orphelines.

Oui, on dit souvent que les gens se calment quand ils deviennent parents. J'espère vraiment que c'est vrai (après, je regarde autour de moi...euh...). As-tu senti une différence ? Toi aussi t'as des enfants (je crois) @numéro #9, t'as jamais peur vis-à-vis d'eux ?

Il y a 23 heures, e028182 a dit :

J’adore la sensation d’adrénaline madame la thérapeute. Quand j’étais jeune je sautais des toits.

Des toits... Ok. Genre, du toit du garage ?

Le 2019-11-16 à 17:24, Cheese a dit :

J'aimerais ça moi aussi avoir une moto pour avoir le sentiment de liberté absolu ayant le vent aux voiles.

La moto, moi ce serait quand même surtout pour une raison pas trop rock'n'roll : faire en vingt minutes la route que les embouteillages obligent les voitures à faire en 45... J'ai jamais circulé aussi vite en région parisienne, c'était vraiment vraaaiiiment plaisant. Après y'a une expérimentation sur la circulation inter-file jusque début 2020, s'ils décident de finalement pas l'autoriser de façon permanente, ça va perdre tout son intérêt. Parce que bien évidemment, comme je suis une mémé, je respecte toujours la loi, aussi ridicule soit-elle. :metal:

Sinon, je faisais souvent des bêtises quand j'étais plus jeune. En suivant chez eux des gars rencontrés dans un bar parce qu'ils m'assurent qu'ils ont de la coke. En rentrant seule à pieds à 4 h du matin dans un quartier qui craint. En me mettant des cuites sans savoir qui va s'occuper de moi. Etc. Des sottises de jeunesse qu'on a presque tous faits et qui relèvent plus de l'inconscience que de la volonté de se mettre en danger. Mais tout ce qui est sports extrêmes, etc., c'est vraiment pas mon truc. On peut aussi dire, dans une certaine mesure, que rester avec mon mec à l'époque où il pétait les plombs pour rien, c'était une prise de risque. Mais je crois que je suis plus restée par fierté plus qu'autre chose (je voulais pas avouer que j'avais misé sur le mauvais cheval ... et j'avais raison).

 

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Il y a 9 heures, Daleko a dit :

Oui, on dit souvent que les gens se calment quand ils deviennent parents. J'espère vraiment que c'est vrai (après, je regarde autour de moi...euh...). As-tu senti une différence ? Toi aussi t'as des enfants (je crois) @numéro #9, t'as jamais peur vis-à-vis d'eux ?

Lorsqu'ils partent à vélo oui j'ai ''peur''... même avec casque! Lorsqu'ils font de la trempo aussi... Ou encore lorsqu'ils reviennent de l'école et disent avoir étés intimidés...  Etre parent c'est faire l'ange gardien de ses rejetons... c'est normal.

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Le 2019-11-18 à 11:03, numéro #9 a dit :

Lorsqu'ils partent à vélo oui j'ai ''peur''... même avec casque! Lorsqu'ils font de la trempo aussi... Ou encore lorsqu'ils reviennent de l'école et disent avoir étés intimidés...  Etre parent c'est faire l'ange gardien de ses rejetons... c'est normal.

Je parlais surtout du fait que tu prennes beaucoup de risques toi alors que tu as des enfants.

On me dit toujours que mon mec va arrêter de sauter dans le vide ou de faire du hors piste quand il sera père, parce que ça calme les gens. Perso, j'y crois moyen.

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Tu fais bien de pas vraiment y croire...  Oui les enfants prioritaires no doubt! Mais la raison fait faire de drôles de choses parfois.... Lorsque l'espace temps/argent/congé se présente... mon coté ''écervelé'' me rejoint assez rapidement! 

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  • 2 ans plus tard...
Le 2019-11-19 à 14:02, Daleko a dit :

Je parlais surtout du fait que tu prennes beaucoup de risques toi alors que tu as des enfants.

On me dit toujours que mon mec va arrêter de sauter dans le vide ou de faire du hors piste quand il sera père, parce que ça calme les gens. Perso, j'y crois moyen.

Il s'est calmé depuis ? Je veux dire. Maintenant sa fille est capable de le reconnaitre, il doit s'y etre attaché. 

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Le 2019-11-17 à 19:45, Daleko a dit :

@numéro #9

Sinon, je faisais souvent des bêtises quand j'étais plus jeune. En suivant chez eux des gars rencontrés dans un bar parce qu'ils m'assurent qu'ils ont de la coke. En rentrant seule à pieds à 4 h du matin dans un quartier qui craint. En me mettant des cuites sans savoir qui va s'occuper de moi. Etc. Des sottises de jeunesse qu'on a presque tous faits et qui relèvent plus de l'inconscience que de la volonté de se mettre en danger.

 

Même chose ici. J'étais une championne dans ce genre de trucs!

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Le 2019-11-15 à 20:13, Daleko a dit :

Je comprendrai jamais ça, c’est quoi votre délire ?

 

C'est l'histoire de deux souris coince dans un trou. Il y a un chat qui en garde l'entre. Les deux souris sont affamees. Le chat semble dormir ou peut etre qu'il est mort. La premiere souris decide de sortir et elle se fait manger. La seconde souris appeuree decide de rester et meurt de faim. 

Fin. 

Morale de l'histoire: te demande pas si le chat est mort ou  vivant: evite de crever dans ton trou.


 

Révélation

 

Parce que j'ai grandie dans un milieu ou le choix d'avenir d'une femme est devenir une pondeuse qui se fera battre, exploiter ou abandonner ou une travailleuse mal paye qui devra faire des heures sup pour garder un toit sur la tete. J'avais pas la vocation. 

Je ne suis jamais arriver a me lier a mes communautes, la ou meme mon frere y parvenait alors qu'il etait un inadapte social.

Si mon metissage ne rendait pas mon integration plus facile, mes problemes mentaux qui se sont manifestes tres tot eux, ont eu raison de la patience de toutes les autorites. Je faisais quelque chose de mal et je ne pouvais pas comprendre quoi, peu importe mes efforts. Ma reaction a ete simple: continuer de faire des conneries, au moins je savais pourquoi on m'abandonnait, ce n'etait pas moi, c'etait les conneries. J'ai commence par la bagarre et le vol, d'abord ma famille puis ensuite des camarades a l'ecole, j'ai rejoint un groupe de delinquantes, qui est devenue un gang, c'etait plus serieux. Les premieres bouteilles ont fait place aux  premiers rails de coke, premieres pillules, aux premieres baises sans amour. Je vais pas parler des cambriolages, des rackets et des bagarres, ca va un peu avec le style. J'avais deja acquise la certitude que la vie humaine n'avait aucune valeur et je ne voyais pas de raison de proteger la mienne.

Mon present etait invivable, pourquoi j'aurais cru en un avenir mdr ? 

J'ai continue a aller plus loin mais sans develloper d'addiction ou sombrer dans la sociopathie la plus totale et je crois que c'est pour ca que j'ai evite le pire: Je me lasse des choses trop vite pour affronter les consequences. Un prof avait remarque, que je ne "foutais pas rien". Je lisais en plein cours des livres dont je pouvais reciter des pages entieres, je proposais des jeux et activites complexes dans la cours de recre, j'avais une repartie et un vocabulaire plus riche que la moyenne (on se calme, on parle de l'education nationale sud americaine, hein) bref, j'etais peu etre pas juste une branleuse avec une meduse en guise de cerveau.

Du coup, j'ai ete inscrite dans plein de centres, d'assos de jeu, de salle de sport. Je voulais tout faire et surtout les trucs que personne ne faisait. Le football ? Un truc de bouffon. Mais le jiu jistu bresilien ? Des jeux video en LAN ? Du paintball ? Du quad ? Je veux du bruit, de l'innatendu, que tout mes sens soient solicites au maximum. J'adorais entendre nos instructeurs nous dire comme tel ou tel etait mort ici a cause de la dangerosite ou que personne n'avait entendu parler avant,  c'etait la preuve que ce ne serait pas ennuyant. J'adore etre une pionnere. J'ai fait decouvrir la VR et le lancer de haches a mes potes et je veux rester dans leurs memoire comme la meuf follement amusante qui propose des activites hors de l'ordinaire. 

Tellement de trucs a faire et a decouvrir. Et j'etais meme pas bonne, j'ai fait plus de sports extremes dont je peux me souvenir et j'ai jamais devellope un talent dedans mais l'alternative, c'etait de ne pas essayer et de ne jamais savoir si j'aurais apprecie. Rester dans ma zone de confort, c'est comme demander a un requin de rester dans les meme eaux.

Je me contrecarre le fion de prolonger ma vie, j'ai vu mourir avant moi des tas de gens qui ne le voulaient pas. Ca va, j'ai admise ma propre mortalite et son insignifiance pour le reste de la planete. Ma fin n'aura aucun sens comme celle de la majorite d'entre nous. So what ? Je veux du sale, du dangereux, de l'exotique. Je ferais des rebus avec Drox en maison de retraite si je ne meurs pas et si il ne finit pas en prison avant.

Je prefere une derniere danse au milieu des flammes et risquer de finir en cendre que de rester 10 ans en dehors de la piste avec la garantie de me voir tomber en poussiere. 

 

 

 

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J'ai eu un parcours de vie similaire.

 

J'ai été battue, abusée, négligée et on m'a maltraitée psychologiquement (harcèlement quotidien pendant les 20 premières années de ma vie + me faire constamment hurler dessus). J'ai tellement passé de temps en position fœtale que mon dos est foutu.

À 14 ans, j'étais première de classe au lycée (gagné la médaille d'or de mon niveau dans une école privée), j'avais toujours un livre avec du contenu violent au visage (je lisais en cours), je ne parlais pas. Je lichais mes cheveux avec du gel pour ne pas qu'ils frisent. Deep down (j'ai réalisé ça récemment) j'étais une câlisse de petite psychopathe. 

Avec l'éclosion de mes problèmes de santé mentale, j'ai commencé à micro-exploser. Je multipliais les comportements antisociaux, j'étais irrespectueuse avec les autres et j'étais incapable de considérer les émotions des autres parce que mes propres émotions étaient malades. Je suis rapidement passée de la petite fille parfaite sage et rangée à une fille exubérante et explosive. Je jouais avec les archétypes, soit je me sapais en petit garçon ou je jouais les femmes fatales (Je pratiquais carrément le travestisme et je suis à moitié gouine). J'étais extravagante et très sexy quand je volais des 40 onces de gin à la SAQ avec mes talons hauts de pute (roses).

J'étais adepte du vol à l'étalage (et j'étais bonne), je me foutais de la gueule de tout le monde (arrogante et agressive), je faisais du vandalisme, je sortais la nuit faire des graffitis, j'allumais des feux et je blessais mes amis. Un fois j'ai lacéré les bras d'un mec avec un couteau en riant. Pourquoi on ne m'a jamais arrêtée ou attrapée? Je ne sais pas.

Rendue à 25 ans j'étais entourée de criminels et de psychopathes. J'étais toujours entrain de prendre des drogues dures et souvent dans mon coin dans le plus absolu des silences. J'étais inquiétante.. Une fois on m'a invité dans un "party orgie" et je me suis contentée d'admirer la scène en faisant des lignes de poudres et en fumant des toppes.

Finalement, j'ai fait quelque chose de grave qui ne pouvait être judiciarisé (car personne sur terre n'avait jamais fait ça ---- pas de précédents) et ils m'ont enfermé à l'asile avec la très forte intention de me traiter (contre mon gré). Je ne pouvais même pas sortir fumer et ils arrêtaient pas de me traîner en cours. Au moins quand je passais en cours ça me faisait une sortie... J'ai résisté pendant un mois et demi et ils ont fini par me faire comprendre que si je refusais le traitement ils me garderaient pour toujours. Pendant ce mois et demi, je me suis appliquée à être très déplaisante pour qu'ils se tannent et me crissent dehors. Je fourrais avec les autres patients et une nuit j'ai complètement vandalisé l'unité entre autre en écrivant le mot CACA avec de la peinture à l'huile brune sur le mur de la toilette commune. J'ai aussi mis de la peinture sur la bol, la poignée et le lavabo.

Au bout d'un mois et demi, j'ai décidé d'accepter de prendre CLOZARYL. Le médecin m'a donné une dose de cheval à un point tel que j'ai été cellule pendant trois ans. Quand je suis sortie, j'étais forcée d'aller CHAQUE soir à la pharmacie pour être supervisée pendant presque deux ans (sinon ils t'envoient la police et te remettent dans un hôpital). J'ai ensuite longuement travaillé à faire baisser mes doses parce qu'il ne se passait strictement plus rien dans ma tête. À ce jour, je sens que je suis à la bonne dose.

Il s'est passé un truc surprenant. Au fil des années avec ce traitement j'ai senti naître en moi DES ÉMOTIONS. Mon empathie s'est développée et j'ai pu ressentir tout un tas de trucs que je n'avais jamais ressenti auparavant. Je suis devenue humaine.

Je n'étais pas particulièrement une mauvaise personne, mais quand il te manque beaucoup d'émotions qui sont sensées être là et sont présentes chez les autres on ne s'en rend pas compte et on vit simplement notre vie merdique et chaotique sans trop se remettre en question. Je ne connaissait que l'amour et la haine.

Enfin, bref. Je suis contente que mon cerveau ait passé de "lézard machiavélique et instable" à "petit lapin mignon et gentil". 

 

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Il y a 14 heures, Chicken of the infinite a dit :

J'ai eu un parcours de vie similaire.

 

J'ai été battue, abusée, négligée et on m'a maltraitée psychologiquement (harcèlement quotidien pendant les 20 premières années de ma vie + me faire constamment hurler dessus). J'ai tellement passé de temps en position fœtale que mon dos est foutu.

À 14 ans, j'étais première de classe au lycée (gagné la médaille d'or de mon niveau dans une école privée), j'avais toujours un livre avec du contenu violent au visage (je lisais en cours), je ne parlais pas. Je lichais mes cheveux avec du gel pour ne pas qu'ils frisent. Deep down (j'ai réalisé ça récemment) j'étais une câlisse de petite psychopathe. 

Avec l'éclosion de mes problèmes de santé mentale, j'ai commencé à micro-exploser. Je multipliais les comportements antisociaux, j'étais irrespectueuse avec les autres et j'étais incapable de considérer les émotions des autres parce que mes propres émotions étaient malades. Je suis rapidement passée de la petite fille parfaite sage et rangée à une fille exubérante et explosive. Je jouais avec les archétypes, soit je me sapais en petit garçon ou je jouais les femmes fatales (Je pratiquais carrément le travestisme et je suis à moitié gouine). J'étais extravagante et très sexy quand je volais des 40 onces de gin à la SAQ avec mes talons hauts de pute (roses).

J'étais adepte du vol à l'étalage (et j'étais bonne), je me foutais de la gueule de tout le monde (arrogante et agressive), je faisais du vandalisme, je sortais la nuit faire des graffitis, j'allumais des feux et je blessais mes amis. Un fois j'ai lacéré les bras d'un mec avec un couteau en riant. Pourquoi on ne m'a jamais arrêtée ou attrapée? Je ne sais pas.

Rendue à 25 ans j'étais entourée de criminels et de psychopathes. J'étais toujours entrain de prendre des drogues dures et souvent dans mon coin dans le plus absolu des silences. J'étais inquiétante.. Une fois on m'a invité dans un "party orgie" et je me suis contentée d'admirer la scène en faisant des lignes de poudres et en fumant des toppes.

Finalement, j'ai fait quelque chose de grave qui ne pouvait être judiciarisé (car personne sur terre n'avait jamais fait ça ---- pas de précédents) et ils m'ont enfermé à l'asile avec la très forte intention de me traiter (contre mon gré). Je ne pouvais même pas sortir fumer et ils arrêtaient pas de me traîner en cours. Au moins quand je passais en cours ça me faisait une sortie... J'ai résisté pendant un mois et demi et ils ont fini par me faire comprendre que si je refusais le traitement ils me garderaient pour toujours. Pendant ce mois et demi, je me suis appliquée à être très déplaisante pour qu'ils se tannent et me crissent dehors. Je fourrais avec les autres patients et une nuit j'ai complètement vandalisé l'unité entre autre en écrivant le mot CACA avec de la peinture à l'huile brune sur le mur de la toilette commune. J'ai aussi mis de la peinture sur la bol, la poignée et le lavabo.

Au bout d'un mois et demi, j'ai décidé d'accepter de prendre CLOZARYL. Le médecin m'a donné une dose de cheval à un point tel que j'ai été cellule pendant trois ans. Quand je suis sortie, j'étais forcée d'aller CHAQUE soir à la pharmacie pour être supervisée pendant presque deux ans (sinon ils t'envoient la police et te remettent dans un hôpital). J'ai ensuite longuement travaillé à faire baisser mes doses parce qu'il ne se passait strictement plus rien dans ma tête. À ce jour, je sens que je suis à la bonne dose.

Il s'est passé un truc surprenant. Au fil des années avec ce traitement j'ai senti naître en moi DES ÉMOTIONS. Mon empathie s'est développée et j'ai pu ressentir tout un tas de trucs que je n'avais jamais ressenti auparavant. Je suis devenue humaine.

Je n'étais pas particulièrement une mauvaise personne, mais quand il te manque beaucoup d'émotions qui sont sensées être là et sont présentes chez les autres on ne s'en rend pas compte et on vit simplement notre vie merdique et chaotique sans trop se remettre en question. Je ne connaissait que l'amour et la haine.

Enfin, bref. Je suis contente que mon cerveau ait passé de "lézard machiavélique et instable" à "petit lapin mignon et gentil". 

 

Oui c'est très touchant ton texte mais ça n'effacera pas les cicatrices sur l'avant-bras du type que tu as scarifié. Je suis subjugué que tu sois tombé sur un homme qui ne réagisse pas en te cassant le cou par pure vengeance ou mécanisme de protection primal. Je suis aussi heureux que ça ne soit pas moi à qui ce soit arrivé dans les deux extrémités du spectre. Je trouve assez facile ton constat en déclarant que tu aies été aussi destructrice et qu'après avoir eue le bon dosage, après avoir accepté de prendre tes médicaments tu te sois découvert de l'empathie pour les autres être humains. On ne change pas sa nature intrinsèque. 

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il y a 14 minutes, RBC a dit :

Je trouve assez facile ton constat en déclarant que tu aies été aussi destructrice et qu'après avoir eue le bon dosage, après avoir accepté de prendre tes médicaments tu te sois découvert de l'empathie pour les autres être humains. On ne change pas sa nature intrinsèque. 

les gens changent, crois-moi.

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il y a 5 minutes, Ecce Homo a dit :

les gens changent, crois-moi.

Une personne qui est prête à tuer ou à blesser pour ses convictions, que ce soit une personne bien intentionnée ou mal intentionnée, ne changera pas à moins d'avoir vécu un traumatisme relié à ça. Ça dépendera donc de la manière dont la personne va composer avec l'acte. 

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Il y a 9 heures, RBC a dit :

Une personne qui est prête à tuer ou à blesser pour ses convictions, que ce soit une personne bien intentionnée ou mal intentionnée, ne changera pas à moins d'avoir vécu un traumatisme relié à ça. Ça dépendera donc de la manière dont la personne va composer avec l'acte. 

Jusqu’à l’âge de 25 ans, le cerveau vit un véritable bouillonnement, et il se crée constamment de nouvelles connexions entre les neurones. Mais avec le temps, les jeunes gagnent en maturité et apprennent à prendre des décisions plus réfléchies, à peser le pour et le contre avant d’agir et à éviter la prise de risques inutiles.

En vieillissant, nous sommes moins nerveux vis-à-vis de la nécessité de se conformer à un groupe, moins ouverts à la découverte de choses nouvelles (et préférons nos classiques), plus introvertis et plus tournés vers nous-mêmes. Bref, les traits de personnalité variaient au cours de la vie ; dans l'ensemble, ils déclinaient, sauf un, l'agréabilité, qui reste stable.

La reconnaissance des émotions, la compréhension du vocabulaire, mais aussi la régulation du stress, semblent atteindre leur sommet entre 45 et 50 ans. C’est ce que l’on appelle l’intelligence cristallisée, à savoir la capacité à s’appuyer sur son expérience, ses compétences et ses connaissances.

 

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Il y a 3 heures, Natürlich a dit :

Jusqu’à l’âge de 25 ans, le cerveau vit un véritable bouillonnement, et il se crée constamment de nouvelles connexions entre les neurones. Mais avec le temps, les jeunes gagnent en maturité et apprennent à prendre des décisions plus réfléchies, à peser le pour et le contre avant d’agir et à éviter la prise de risques inutiles.

En vieillissant, nous sommes moins nerveux vis-à-vis de la nécessité de se conformer à un groupe, moins ouverts à la découverte de choses nouvelles (et préférons nos classiques), plus introvertis et plus tournés vers nous-mêmes. Bref, les traits de personnalité variaient au cours de la vie ; dans l'ensemble, ils déclinaient, sauf un, l'agréabilité, qui reste stable.

La reconnaissance des émotions, la compréhension du vocabulaire, mais aussi la régulation du stress, semblent atteindre leur sommet entre 45 et 50 ans. C’est ce que l’on appelle l’intelligence cristallisée, à savoir la capacité à s’appuyer sur son expérience, ses compétences et ses connaissances.

 

C'est là une règle générale. Ensuite c'est du cas par cas. 

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