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Déchet(s) recommandé(s)

Je suis curieuse de savoir si certains d'entre vous éprouvaient des difficultés à l'école en lien avec des besoins particuliers. Je ne parle pas seulement que de situations d'handicap ou de troubles du développement ou comportementaux, mais aussi de douance, d'anxiété, bref, n'importe quoi qui faisait en sorte que l'apprentissage à l'école ne vous était pas nécessairement aussi facile que les autres. Je veux savoir comment vous gériez ça, si des adultes à l'école ont su vous aider et si oui comment, ou au contraire si des adultes vous ont fait la vie dure. Les histoires dont vous avez été témoins m'intéressent aussi.

Révélation

 

Personnellement, j'avais des symptômes de douance à l'école. Les profs qui me traitaient comme si leur estime étaient à gagner, je me rebellais et je ne foutais rien dans leurs cours. Ceux qui au contraire me faisait sentir appréciée rapidement, je leur donnais de quoi justifier leur attitude envers moi. Par exemple, j'avais un prof de math de marde, vraiment macho, qui utilisait juste des métaphores de hockey pis qui faisait des commentaires comme quoi les filles étaient naturellement moins bonnes en maths. Il était insultant, sarcastique, bref, un cave. J'ai redoublé dans sa classe en secondaire 3. Quand je suis allée faire mes maths de quatrième secondaire dans une école différente, j'avais un prof vraiment sympathique et chaleureux. J'ai eu 99% de moyenne en maths cette année-là (pis j'ai pas manqué d'aller retrouver l'autre prof pour lui montrer mon bulletin, lol.)

J'avais beaucoup de mal à persévérer dans les projets à long terme, à embarquer dans n'importe quel projet en fait sauf s'il s'agissait de produire une recherche sur un sujet de mon choix. Sans une telle liberté, je perdais intérêt. Je passais mes cours à écrire de la poésie, complètement absorbée dans ma bulle. Il me fallait aussi vraiment aimer le prof et me sentir aimée pour faire un effort. Les travaux d'équipe c'était ma mort.

Bref, j'aurais pas aimé m'avoir comme élève, et je ne suis toujours pas sûre de ce que je pourrais faire si j'avais un.e élève comme moi dans ma classe si je ne parvenais pas à le ou la faire sentir apprécié.e. Je comprends tellement les élèves de pas give a fuck dans les projets, que la nouvelle pédagogie favorisée de nos jours qui consiste en l'apprentissage par projets me met un peu mal à l'aise. Comment proposer de bons projets quand on a jamais aimé l'idée nous-mêmes en tant qu'élèves? lol. Bref, je m'écarte du but de cette poubelle.

 

Bref, aviez-vous des besoins particuliers et si oui, comment ont-ils été gérés ou mal gérés dans votre parcours scolaire? Qu'est-ce qui fonctionnait bien ou moins bien par rapport à ces besoins?

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j'ai eu un parcours scolaire linéaire qui a résulté en l'obtention de mon bac à 22 ans, alors je n'ai pas grand-chose à te raconter de ce côté. 

Révélation

par contre je peux te raconter les difficultés de ma blonde. j'ai l'impression qu'elle est un peu comme toi. tout son primaire elle s'ennuyait beaucoup à l'école et se plaignait à ses parents que "ça n'allait pas assez vite". elle a compensé cette frustration en s'adonnant à plusieurs activités extra scolaires (équitation, piano, natation, gymnastique, camp d'été spécialisé, etc).

en regardant des vidéos d'elle enfant, elle m'était apparue comme hyperactive. débordante d'imagination, c'était elle qui "inventait les jeux" avec ses amis, souvent basés sur les rôles et les scénarios farfelus. dans une des vidéos (elle devait avoir 7-8 ans), on la voit jouer une pièce de piano en se parlant toute seule, puis on la voit pouffer de rire sans aucune raison apparente en se roulant par terre. c'est assez spécial (tiens pendant que je t'écris, je l'entends pouffer de rire dans son bureau. finalement ça ne change pas ^^).

à sa demande, ses parents l'ont envoyée dans une école privée dès le secondaire, où elle a reçu un enseignement très rigoureux de haut niveau (qu'elle a apprécié), mais en revanche, elle a vécu du bullying (parce qu'elle avait l'air différente) et a souffert d'anxiété tout le long de ce parcours. s'ensuit un double-dec et des études universitaires pour lesquelles elle a obtenu plusieurs bourses (dont celles du CRSH et FRQSC).

MAIS toute cette excellence académique s'est fait au détriment du côté pratico-pratique de la vie quotidienne. notamment elle est perfectionniste, a une tendance à "overthink" les choses et prend beaucoup de temps pour faire certaines choses (même celles qui me semblent assez simples comme magasiner un fil électrique sur Amazon). comme ce qu'elle fait finit par la draîner mentalement, elle alterne les périodes de travail intense avec de longues pauses improductives pour récupérer. en somme, il m'est arrivé de devoir compenser pour ce manque de constance (parce que veut veut pas, les tâches ménagères et la bouffe, ça ne se fait pas tout seul).

bref, je pense que les enfants qui ont des symptômes de douance ont besoin d'être encadrés et constamment motivés, sinon ils peuvent en souffrir et voir leur performance affectée. rendus adultes, ils peuvent avoir des difficultés à "keep up" parce qu'ils sont anxieux et perfectionnistes ce qui est peu compatible avec certaines exigences de la vie où les tâches et décisions doivent se faire rapidement.

est-ce que ça te ressemble ?

c'est quoi l'apprentissage par projet ?

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J'ai toujours été caméléon et low maintenance, TDA donc tranquille et lunatique, et j’imbibais la matière comme une éponge intuitive, donc non, pas de difficulté d'apprentissage. C'est à la fin du secondaire et au Cégep que je me suis retrouvé avec une multiplicité de problèmes qui ont nuit à mes études. Anxiété généralisée, dépression, phobies sociales (pas mal sur que c'est même un trouble de personnalité évitant). Des patterns malsain, mais malsain au cube.

En ne voulant jamais créer de remous, j'ai glissé entre les mailles du filet et je me suis retrouvé seul, sans outils, sans structure, sans comprendre. J'ai spinné dans ma bulle de délusions, sans jamais persévérer, parce qu'une combinaison de mes peurs et des mes impulsions me poussait constamment à tout sacrer en plan pour faire autre chose.

J'ai abandonné mes études plusieurs fois. Ça m'a pris du temps pour retrouver confiance en ma stabilité. Je n'ai pas de difficulté à apprendre, j'ai de la difficulté à le faire sans motivation. Je me rends compte qu'avec la médicamentation (Foquest, un dérivé sophistiqué du fameux ritalin ET Trintellix, un anti-dépresseur/anxiolytique), j'ai perdu une certaine flexibilité mentale, et je n'arrive plus à exploiter mes moments d'hyperfocus pour étudier, mais ça me donne le coup de pied pour me raisonner à faire les bons choix. J'ai vraiment plein de bibittes de pognées dans l'corps, mais au moins, astheure, je comprends mes difficultés et j'essaie.

De ce que je sais de la douance, j'ai l'impression que les besoins de chaque enfant doué sont très différents, ce qui rend l'encadrement difficile. C'est sur qu'il faut que le système d'éducation puisse suivre à leur courbe d'apprentissage, et comme un guide, les orienter vers ce qui les stimule et les fait grandir. Je crois qu'il faut donner beaucoup de liberté tout en prenant soin de baliser le parcours. C'est comme pas évident.

 

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Ça me fait presque peur à quel point je me vois dans la description de ta blonde, haha. C'est pas mal tout pareil, sauf qu'enfant, mes parents ne m'encadraient pas et n'avaient pas les moyens de m'offrir des activités parascolaires ou l'école privée. Je me suis échappée dans la lecture et l'accumulation de savoirs. La plupart des personnes "avancées" que j'ai rencontré dans ma vie (des personnes ayant bien réussi leur vie et plus vieilles que moi) ont exprimé leur regret que mon potentiel n'ait pas été adéquatement soutenu. C'est par ailleurs pourquoi je suis hébergée à un prix très modique par un de mes amis "intergénérationnels" pendant mes études. :3

Citation

Cette appellation réfère à un modèle d’enseignement issu du courant socioconstructiviste. C’est un processus ou une démarche qui mène à une communication ou à une action. En effet, les élèves se fixent d’abord un but commun; ils anticipent ensuite la démarche, les moyens et les opérations et ils avancent progressivement vers une production ou une action. En d’autres termes, c’est une approche pédagogique au sein de laquelle l’enseignant est un médiateur entre l’élève et les savoirs. L’élève, durant la démarche de projet, construit activement ses savoirs en interaction avec les autres élèves et l’environnement. Source

J'aime beaucoup l'idée en principe, le socioconstructivisme c'est nice (même si je détestais le travail en équipe et que j'ai encore parfois du mal aujourd'hui). Mais ce qui m'allume c'est l'apprentissage par phénomènes (ma traduction), qui est comme une coche au-dessus parce que c'est une pédagogie interdisciplinaire <3

@Goéland, merci beaucoup pour ton partage. On a tendance à donner de l'attention aux élèves bruyants, et les tranquilles sont oubliés... Pense-tu qu'une personne enseignante aurait pu être en mesure, si elle avait voulu t'aider, de faire quelque chose pour toi? Si oui, que lui aurais-tu suggéré, en connaissance de cause?

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il y a 15 minutes, Retromantique a dit :

Pense-tu qu'une personne enseignante aurait pu être en mesure, si elle avait voulu t'aider, de faire quelque chose pour toi? Si oui, que lui aurais-tu suggéré, en connaissance de cause?

Je me demande ce que devrait faire un enseignant pour aider les cas comme moi par exemple au primaire, le kid qui ne cause aucun problème, qui n'a pas besoin d'aller voir le prof pour poser des questions et qui fait ce qui est attendu, et qui est un peu ami avec tout le monde, juste assez pour être inclus. Dans le fond, cette façon de convenir, d'afficher la réussite dans le bulletin, c'est une façon de se défendre, parce qu'on s'imagine des critiques, des rejets, des conséquences désastreuses à déroger ou à risquer l'échec.

J'me suis rendu compte au Cégep que ça marchait pu pantoute quand je coulais un examen de math parce que j'avais trop peur de poser des questions au prof. Quelle folle contradiction. Trop peur d'avoir l'air épais, donc je me laisse couler.

Est-ce qu'une petite cloche devrait sonner dans la tête de l'enseignant quand ça a l'air de trop bien aller ? Parce que j'vois pas comment ils auraient pu détecter un problème. Je me souviens d'une prémonition de ma prof de sixième année, qui m'a dit que si je n'apprenais pas à m'exposer à l'échec, je risquerais de prendre un mur un moment donné.

Comme mes comportements faisaient leur affaires, ils étaient plutôt encouragés. "Enfin un enfant facile, qui dérange pas." Non, c'est pas normal me semble. Il faut que je fasse des erreurs pis que ça fasse un peu mal. Peut-être, peut-être bien que je leur aurais suggéré de me forcer à sortir de ma zone de confort et d'apprendre à composer avec mes émotions.

Mais honnêtement, je suis clueless.

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Ben je te remercie @Goéland, parce que je vais retenir cette histoire pour ma pratique. Même si je ne sais pas encore ce qui pourrait être fait, clairement la prémonition de ton enseignante n'a pas suffit, je saurai que les apparences sont parfois trompeuses. 

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Je ne sais pas à quoi ressemble l'enseignement aujourd'hui. Est-ce que le manque de ressources pédagogiques fait en sorte que des diagnostics ne sont pas faits ? J'ai quand même l'impression qu'aujourd'hui, on aurait surement détecté mon TDA. Il n'y avait pas les même ressources dans le temps, dans une petite école de campagne.

Par curiosité, vers quels groupes d'âge te diriges-tu ?

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Il y a 15 heures, Retromantique a dit :

Cette appellation réfère à un modèle d’enseignement issu du courant socioconstructiviste. C’est un processus ou une démarche qui mène à une communication ou à une action. En effet, les élèves se fixent d’abord un but commun; ils anticipent ensuite la démarche, les moyens et les opérations et ils avancent progressivement vers une production ou une action. En d’autres termes, c’est une approche pédagogique au sein de laquelle l’enseignant est un médiateur entre l’élève et les savoirs. L’élève, durant la démarche de projet, construit activement ses savoirs en interaction avec les autres élèves et l’environnement. Source

pourquoi tu dis que ce mode d'apprentissage est favorisé, et on parle bien du niveau primaire et secondaire ? j'imagine que ça pourrait fonctionner pour des étudiants décrocheurs et/ou souffrant de troubles d'apprentissages en ce que leur déléguer une partie de la démarche pédagogique peut s'avérer "empowering" et motivateur (encore là je ne suis même pas certaine que ce serait réellement le cas, en fait j'en doute même fortement car ces étudiants ont surtout besoin de structure). mais pour ceux qui n'ont pas de difficulté à l'école, je ne vois pas trop ce que ça apporterait de plus ? 

je crois que dans plusieurs cas, les problèmes d'apprentissage commencent avant même l'entrée à l'école, où le manque d'encadrement et de stimulation chez l'enfant est constaté à la maison (notamment lorsque les compétences parentales sont lacunaires). rendu sur le banc des écoles, quand l'enseignant constate des difficultés, il est déjà "trop tard" dans le sens qu'on se retrouve à devoir corriger "en aval" un problème plutôt que le prévenir en amont.

par exemple, dans l'émission Au coeur de la DPJ, on y présente une famille dysfonctionnelle. on voit l'intervenante arriver à la résidence et constater l'insalubrité du petit appartement où loge une famille de 5 (des crottes de chien jonchent sur le sol et le bain sert d'espèce de remise ; indication à l'effet que les enfants n'étaient pas souvent lavés). le père disait que sa fille avait doublé sa maternelle car elle n'était pas capable de tracer un "L" (donc déjà, à 5 ans, gros retard sur le développement locomoteur). 

évidemment c'est un cas extrême, mais rendu là, je ne pense pas qu'un enseignant qui doit gérer une classe de 25 élèves aurait une grande influence sur le reste de son cheminement scolaire. c'est probablement écrit dans le ciel que cette enfant va décrocher parce qu'e déjà, son retard d'apprentissage est trop important.

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Quand je dis que le [socio/]constructivisme est favorisé, je parle comme théorie de l'apprentissage dans l'enseignement en général et pour les classes dites régulières. Il faut adapter sa pédagogie selon chaque groupe d'élèves bien entendu, car certains n'ont pas la maturité socioaffective nécessaire pour apprendre selon les théories socioconstructivistes et constructivistes. Il leur faut dans ce cas là des méthodes plutôt axées sur le cognitivisme, voir même le béhaviorisme dans les cas les plus graves. Cela dit, dans le cadre de notre formation initiale, le socioconstructivisme (et le constructivisme) est beaucoup plus mis de l'avant que dans la formation initale des enseignants qui nous ont enseigné dans les années 90/2000. Du côté du Programme de formation de l'école québécoise, les cours magistraux ne sont plus du tout encouragés.

Citation

Le Programme de formation, conçu dans la perspective de connaissances construites par l’élève plutôt que transmises par l’enseignant, tient pour acquis que personne ne peut apprendre à la place d’un autre. - PFEQ

Et effectivement, pour les enfants comme la petite que tu as décris, on ne peut pas avoir les mêmes attentes envers eux. C'est là que l'éducation universelle est censée entrer en jeu. On met alors l'accent sur la réussite éducative plutôt que sur la réussite scolaire. Il y a tout plein d'enjeux qui sont soulevés à ce moment-là, et ça prendrait une autre poubelle carrément...

@Goéland Je me dirige vers les jeunes de 13-17 ans. En ce qui concerne les ressources, c'est sûr qu'il n'y en a jamais assez. Il y a plus d'obstacles pour les familles vivant en campagne, notamment l'accessibilité à des services pédopsychiatriques pour se faire reconnaitre une condition, qui mène à recevoir un code selon la condition, code qui est assortit de mesures supplémentaires pour l'élève. Cela dit, les politiques ont changé et la prévention a pris beaucoup plus d'importance qu'auparavant.

Si vous voulez en savoir davantage, voyez la pièce jointe.

L’organisation des services éducatifs aux élèves à risque et aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (MELS, 2007).pdf

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Il y a 14 heures, Goéland a dit :

Je ne sais pas à quoi ressemble l'enseignement aujourd'hui. Est-ce que le manque de ressources pédagogiques fait en sorte que des diagnostics ne sont pas faits ? J'ai quand même l'impression qu'aujourd'hui, on aurait surement détecté mon TDA. Il n'y avait pas les même ressources dans le temps, dans une petite école de campagne.

Par curiosité, vers quels groupes d'âge te diriges-tu ?

Au Canada, je sais pas. En France: 0 chance. Meme si un membre du personnel pedagogique le remarque, il n'a aucune autorite pour le faire reconnaitre: meilleur des cas, il te vonseillera de voir un docteur en psychiatrie qui va te recommander a un neurologue. 

 

Mais ca changera rien a ton probleme, les ecoles avec ded structures specialises sont inexistantes et sous finance, ils prennent que les cas les plus graves etc.  Donc ton calvaire reste le meme. 

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J'ai un trouble anxieux très sévère. Pour la douance, je n'en sais rien. Cependant, mes résultats scolaires sont soit remarquablement élevés, soit épouvantablement médiocres. 

J'ai souvent lâché des sessions à mi-parcours, car la peur de ne pas être en mesure de garder une moyenne en haut de 95% me perturbait au point d'en faire de l'anxiété sociale et de performance. Je croyais que les autres allaient me juger et que pour eux, je ne valais rien. Je me cachais pour manger dans les toilettes, je ne parlais à personne... jusqu'à disparaître et ne plus me présenter. J'ai également eu des comportements autodestructeurs suite à ces échecs...

Les enseignants que j'ai préféré sont ceux qui étaient différents de la norme et qui... comme par hasard étaient ceux qui s'adressaient le plus à moi en m'encourageant. 

Je me rappelerai toujours de ce prof de philosophie à l'allure de gars de la construction et de motard chic (oui, oui) qui faisait des rapprochements entre sa matière, les sciences et les mathématiques. J'ai fini avec 98%... j'aurais eu plus si je n'avais pas remis un travail en retard. (La moyenne du groupe ne passait pas, elle était de 56%. Il m'avait écrit en privé pour me dire que c'était un plaisir de m'avoir eu comme étudiante, et qu'il souhaitait tellement que tous ces élèves soient aussi constants, passionnés et à leur affaire que moi... ouf, et pourtant, s'il savait!)

D'ailleurs, c'est un autre point non négligeable qu'être à l'heure. Je suis toujours à la dernière minute ou en retard. Je suis plutôt peu fiable.

Un enseignant en informatique m'a déjà prise à part pour me dire qu'il voyait que j'avais peu d'estime de moi-même. Il tenait à me dire que selon lui, j'étais parmi ceux qui avaient le plus grand potentiel dans le domaine. Que j'avais une conceptualisation étonnante et une façon de resoudre les problèmes particulière et efficace. Ce fût le seul cours de cette session-là que je n'ai pas abandonné.

Je ne sais pas pour les autres, mais moi, mon cerveau, il est constamment en quête de résolution de problème. Je me réveille la nuit parce que j'ai une illumination à propos d'un programme informatique. En fait, tant que je me consacre à cette tâche, je me sens à la fois calme et en effervescence. 

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Le 2021-03-09 à 19:25, Retromantique a dit :

certains d'entre vous éprouvaient des difficultés à l'école en lien avec des besoins particuliers. Je ne parle pas seulement que de situations d'handicap ou de troubles du développement ou comportementaux, mais aussi de douance, d'anxiété, bref, n'importe quoi qui faisait en sorte que l'apprentissage à l'école ne vous était pas nécessairement aussi facile que les autres.

Je suis surprise par ta tournure de phrase: c'est le travail de l'ecole d'apprendre, c'est plutot l'ecole qui a des difficultes. 

Je ne comprend pas pourquoi ce serait aux gens de s'adapter a un systeme quand en toute logique, le systeme est concu autour des individus et que c'est plus facile a faire changer. 

Un eleve qui echoue, c'est avant tout l'echec du systeme. Et putain de merde, a lire les reponses a ton fil, il a echoue a de nombreuses reprises. 

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@TénèbresFruitéesça me surprendrait pas que tu te retrouves sur le spectrum de la douance, toi aussi. Le facteur affection/respect qui te fait performer ou non, l'anxiété de performance, l'estime de soi trop basse par rapport aux facultés, ce sont tous des symptômes d'une potentielle douance. 

il y a 25 minutes, DASRI a dit :

Je suis surprise par ta tournure de phrase: c'est le travail de l'ecole d'apprendre, c'est plutot l'ecole qui a des difficultes. 

Je ne comprend pas pourquoi ce serait aux gens de s'adapter a un systeme quand en toute logique, le systeme est concu autour des individus et que c'est plus facile a faire changer. 

Un eleve qui echoue, c'est avant tout l'echec du systeme. Et putain de merde, a lire les reponses a ton fil, il a echoue a de nombreuses reprises. 

Je suis tout à fait d'accord avec toi que l'élève qui échoue, c'est l'échec du système. Ne soit pas surprise cependant par ma tournure de phrase; le fait que l'école soit un lieu d'apprentissage pour les enfants n'est pas mutuellement exclusif au fait qu'elle ait elle-même à apprendre. C'est l'idée derrière l'éducation universelle que j'ai partagé plus haut, et aussi de la tournure en faveur de la formation continue que l'enseignement prends ici au Québec. Bien que la formation continue ait toujours été théoriquement dans la Loi sur l'instruction publique, ce n'est que récemment que le gouvernement prends les mesures nécessaires pour concrétiser son caractère obligatoire.

J'ai mis en pièce jointe le genre de documentation qu'on a à lire dans mon cours Élèves handicapés ou en difficulté comportementale ou d'apprentissage au secondaire. La prof est très critique de l'appellation même du cours (d'où la manière que j'ai titré cette poubelle) et cherche à nous défaire de l'idée "d'intégration scolaire" (l'élève doit s'adapter à la classe régulière) et "d'inclusion scolaire" (l'enseignement régulier s'adapte à l'élève) , au profit de l'éducation universelle (l'enseignement est offert en tenant compte de l'hétérogénéité de la classe et adapté à la diversité des besoins/difficultés). C'est vers cette dernière que le système veut converger, mais c'est lent, trop lent...

Prud’homme, L. (2015). Se former à un enseignement pour tous les élèves.pdf Pour une école riche de tous ses élèves _ S’adapter à la diversité des élèves, de la maternelle à la 5e année du secondaire.pdf

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Bon, je suis embêtée, je voudrais réagir à tes questionnements, j'aurai peut-être un peu de matière à apporter, en tant qu'élève et en tant que parent d'élève aujourd'hui... Mais ça nécessite d'écrire pleins de lignes structurées... Du coup je suis partagée... Je vais réfléchir.

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Quand sa prof de français a donné les consignes pour l'écriture d'une rédaction la troisième semaine de sa 6ème, il a rendu copie blanche. Pas assez de liberté, trop de contraintes, il ne fait aucun effort s'il n'en a pas envie.  Je m'demande de qui il tient ça... Son père certainement.

Et les tannées, j'ai levé le pied... Il va bientôt faire ma taille ! :coding_horror:

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My god, pauvre lui, je le feel. C'est pour une raison similaire que je n'ai jamais fais d'efforts en arts plastiques, d'ailleurs (le fait que je n'ai aucun intérêt pour les les activités qui requièrent du travail manuel n'aidant pas.) C'est poche se faire dire quoi faire, surtout quand ça requiert de la créativité :(

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Surtout qu'il a une imagination débordante et déjà plusieurs petits scenari de film écrit dans sa tête et une grosse culture littéraire pour son âge. Mais il n'aime pas les contraintes. Et il est sacrément têtu. ^^

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il y a 15 minutes, Retromantique a dit :

C'est pour une raison similaire que je n'ai jamais fais d'efforts en arts plastiques,

Et tu crois que tu vas pouvoir faire quelque chose de ta vie si tu sais pas faire un cadre en plastique pour la fete des meres :LUL:

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Il y a 2 heures, DASRI a dit :

Je suis surprise par ta tournure de phrase: c'est le travail de l'ecole d'apprendre, c'est plutot l'ecole qui a des difficultes. 

Je ne comprend pas pourquoi ce serait aux gens de s'adapter a un systeme quand en toute logique, le systeme est concu autour des individus et que c'est plus facile a faire changer. 

Un eleve qui echoue, c'est avant tout l'echec du systeme. Et putain de merde, a lire les reponses a ton fil, il a echoue a de nombreuses reprises. 

je pense que l'enjeu est bidirectionnel. d'un côté, malgré que le Québec possède un bon système scolaire, les ressources spécialisées (orthopédagogue, éducateurs spécialisés, etc.)  ne sont pas suffisantes. beaucoup d'élèves à problèmes qui devraient normalement être pris en charge par des ressources spécialisées se retrouvent dans le parcours "régulier".

par conséquent, l'enseignante se retrouve à devoir gérer des cas d'élèves en difficultés pour lesquels elle n'a pas été engagée ni formée pour et pour lesquels son seul moyen d'intervention se trouve à être les techniques de gestion de classe.

d'un autre côté, il y a une culture québécoise qui n'accorde pas nécessairement la primauté au respect de la figure d'autorité et cela se fait au détriment de l'efficacité du travail d'enseignement.

au Québec, le taux de décrochage des enseignants est très élevé et lorsqu'on questionne les ex enseignantes sur les raisons qui ont mené à l'abandon de leur profession, les principales raisons invoquées sont le "manque de ressources spécialisées" et le "manque de responsabilisation parentale".

témoignage intéressant ici (arrivez-vous à écouter le vidéo en France ?).

notamment, dans le reportage, une ancienne enseignante dit "il y a beaucoup de gestion de comportement et d'élèves en difficulté et si on écrit aux parents, ben les parents ne vont pas nécessairement réprimander leur enfant, ils vont plus réprimander les enseignants". ô_0

une autre ancienne enseignante dit : "enseigner me manque énormément, la pédagogue en moi ça me manque, mais ce n'est plus ça que je faisais à la fin". 

bref, selon moi, l'échec peut être attribuable aux manques de ressources dans le système scolaire tout comme au style de parentalité.

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