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Suicide

Déchet(s) recommandé(s)

Ce que je me demande dans tout ça... c'est que la plupart d'entre-vous croyez qu'il faut nécessairement être malheureux à un point où la mort nous renderait plus heureux.

Cependant, il est connu que plusieurs suicides sont fait sans contexte de problèmes ou de raisons à les rendre malheureux à un point de ne plus rien savoir de la vie : on qualifiait leur vie pourtant de parfaite et heureuse. Est-ce qu'il faut nécessairement être malheureux pour se rendre la mort? Peut-on l'envisager aussi comme l'accomplissement de notre vie que l'on juge ''terminée'' ?...

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T'est qui pour affirmer ça? Où sont tes sources?

Poses-toi la question suivante: Pourquoi son message est en italique ?

EDIT

Ah pis tiens, j'vais te mettre des petites références venant tout droit de ma bibliothèque.

Suicide. Trente adolescents parlent de leur tentative. Sciences et culture. Montréal. Marion Crook. (1996)

La jeunesse en difficulté. Comprendre pour mieux intervenir. Presse de l’Université du Québec. Québec. , Patricia Hanigan. (1992)

Le suicide, démystification, intervention, prévention. Québec. Canada : Garotex. Pierre Morissette (1984)

La psychologie du suicide chez les adolescents. Éditions du jour. Montréal. Branda Rabkin (1980)

Ta vie j’m’en mêle. Table de prévention du suicide de l’Université de Montréal. Montréal. Marc St-Louis (1994)

Comparison of adolescent perceptions of family dynamics in families with either a suicidal, emotionally disturbed, non suicidal or nonproblematic adolescent. Ohio State University. Marian Stanbury (1985)

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Ce que je me demande dans tout ça... c'est que la plupart d'entre-vous croyez qu'il faut nécessairement être malheureux à un point où la mort nous renderait plus heureux.

Cependant, il est connu que plusieurs suicides sont fait sans contexte de problèmes ou de raisons à les rendre malheureux à un point de ne plus rien savoir de la vie : on qualifiait leur vie pourtant de parfaite et heureuse. Est-ce qu'il faut nécessairement être malheureux pour se rendre la mort? Peut-on l'envisager aussi comme l'accomplissement de notre vie que l'on juge ''terminée'' ?...

Si on tient compte que la survie fait partie des instincts primaires de l'homme, je doute qu'une personne heureuse envisage de mettre fin à sa vie de façon volontaire en jugeant que ce soit le bon moment pour mourir.

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Et italique parce tu ]quote[ ]/quote[ ça serait juste plaisant de savoir d'où sa vient ce beau copié/collé pour complément d'information... Pour une fille instruite tu devrais savoir que citer sa ou ses sources lorsqu'on cites est primordiale justement pour éviter toute confusion.

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Et italique parce tu ]quote[ ]/quote[ ça serait juste plaisant de savoir d'où sa vient ce beau copié/collé pour complément d'information... Pour une fille instruite tu devrais savoir que citer sa ou ses sources lorsqu'on cites est primordiale justement pour éviter toute confusion.

T'as raison et j'ai rectifié le tir.

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C'est sûr que c'est une psy pour avoir autant de livres sur ce sujet dans sa bibliothèque personnelle...

Bova...

J'ai jamais été confrontée au suicide d'un de mes proches, mais malgré que d'emblée j'aurais un sentiment de défaite, en me disant que j'ai été conne de rien avoir vu, et que c'est un peu de ma faute, etc, je pense que le suicide est un droit fondamental de l'être humain.

Sauf que dans les cas présents, le suicide est utilisé comme une solution et non comme une fin en soi. je sais pas comment l'expliquer, mais je pense que dans certains cas, le suicide peut être une solution presque romantique et poétique(entre autres les grands malades).

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C'est sûr que c'est une psy pour avoir autant de livres sur ce sujet dans sa bibliothèque personnelle...

Bova...

J'ai jamais été confrontée au suicide d'un de mes proches, mais malgré que d'emblée j'aurais un sentiment de défaite, en me disant que j'ai été conne de rien avoir vu, et que c'est un peu de ma faute, etc, je pense que le suicide est un droit fondamental de l'être humain.

Sauf que dans les cas présents, le suicide est utilisé comme une solution et non comme une fin en soi. je sais pas comment l'expliquer, mais je pense que dans certains cas, le suicide peut être une solution presque romantique et poétique(entre autres les grands malades).

Le chat sort du sac, j'ai eu la même pensée que toi.

Pour ceux qui pensent que c'est lâche ou courageux de se suicider, bah il n'en est rien. La personne ne commet pas cet acte par courage ou par lâcheté, seulement parce qu'elle ne voit aucune autre porte de sortie. C'est comme anvancer dans la vie avec des oeillères. Pour ces personnes qui se rendent jusqu'à commetre l'acte c'est leur seule porte de sortie pour arrêter de souffrir.

C'est comme un malade chronique. Pour ceux qui n'ont pas d'idée de ce que pourrait être avoir des pensées suicidaires, imaginez-vous que vous avez des migraines à répétitions, mais qui sont là pas mal tout le temps. T'as tellement mal à la tête que ça t'empêche de penser. Tout ce que tu peux te dire dans ta tête c'est : "Je veux que ça arrête!", au lieu d'aller consulter un médecin parce que tu crois que c'est toi-même qui te donne des maux de tête, tu reste dans cet environnement. C'est normal qu'après un bout de temps l'idée que tu as dans la tête fasse son bout de chemin et que tu en vienne a vraiment considérer que la mort est ton alternative. Pourtant ça ne l'est pas, mais ça quand tu est dans la situation tu le vois pas.

Pour ma part j'ai changé mon attitude par rapport à la vie. Ce qui fait que tant que je n'aurai pas d'épisode dépressif, je suis sûre de ne pas avoir ce genre de pensées, et même dans un épisode dépressif je connais mes réactions et donc j'essaie de les prévoir et de les déjouer. Ainsi, j'ai réglé mon problème sans trop de difficultés, simplement parce que je suis à l'écoute de moi-même et que la santé mentale est quelque chose sur laquelle je travaille activement.

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L’adolescence et le début de l’âge adulte sont des tournants de la vie qui font souvent en sorte que l’individu se remette en question. Par exemple, si le jeune demeure encore chez ses parents, ceux-ci peuvent souvent lui rappeler qu’il doit se comporter en adulte. Mais paradoxalement, on lui accorde encore seulement les permissions d’un enfant.

C’est souvent l’ambivalence qui fait en sorte que le jeune n’a plus de repaires. Alors si au départ, l’ado a déjà des prédispositions à l’anxiété, à l’angoisse et à la déprime sans compter le débalancement hormonal qui joue contre lui, et qu’en plus de tout ça, il a de la difficulté à voir, à saisir et à prendre sa place dans la société, il peut en venir à la conclusion qu’il ne trouvera jamais cette place.

Ceci n’est qu’un exemple. Et des exemples comme celui-ci il y en a autant qu’il y a de raisons pour qu’un jeune décide de passer à l’acte. Il faut quand même garder en mémoire que c’est l’accumulation des mauvaises expériences de vie, des déceptions et des frustrations qui amènent le jeune à penser au suicide, mais qu’un seul élément déclencheur aussi banal qu’un échec à un examen scolaire est suffisant pour qu’il concrétise sa pensée.

Bref, c'est rarement -pour ne pas dire jamais- une simple contradiction qui le poussera à se suicider.

Et de grâce, il faudrait arrêter de parler de lâcheté et de bravoure pour qualifier le suicide. Le suicide est un acte de désespoir, et le désespoir ne peut être ni brave, ni lâche.

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Je me souviens quand j'ai essayé de me suicider, ce n'est pas que je ne voyais aucune issue. Je savais que ma vie serait meilleure dans quelques années. J'étais totallement lucide. Mais là, c'en était trop, c'était insuportable. Les deux seules choses qui me rendaient encore heureuse étaient manger et dormir. Ça n'avait plus aucun sens! Dieu merci, ça n'a pas marché.

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Un de mes meilleurs amis c'est suicidé, ça va faire 2 mois dans 2 jours.

Ça fait mal. En criss.

Mes sincères condoléances, vraiment. Hier j'ai pas trop donné de détails et je ne me suis pas vraiment forcé en terme d'écriture parce que, et bien, mon équipe a gagnée au Superbowl et j'ai fêté ça avec de la Maudite.

Mais bon mon meilleur ami s'est enlevé la vie il y a un peu plus d'un an, et c'est vraiment affreux. Le fait est que je ne lui en veut pas. Je ne suis pas d'accord avec ce qu'il a fait, mais je le comprend, ou du moins je pense le comprendre. Chacun ses problèmes, chacun ses bibittes, chacun ses ouragants dans sa tête.

Et pour a personne qui à dit que ce forum était habituellement remplie de gens qui s'insultaient, je suis habitué. Je fréquente un autre forum que la plupart d'entre vous connaissez sûrement, mais que je nommerai pas, où les insultes sont, disons, inévitables et même essentielles!

Et bon, de là à dire "fuck Kant", et bien je dirais que c'est plutôt bien de lire un peu de tout. J'ai des cours de psychanalyse, donc je lis pas mal de trucs sur la psycho, mettons. J'aime bien élargir mes horizons de connaissance et c'est toujours un bon débat de mettre en opposition la psychanalyse (ou psychologie) et la philosophie!

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On est entrain de sortir d'un moment où l'on essayait de censurer ou de taire le suicide, en pensant qu'en parler pouvait donner des idées aux gens. Quand je regardais les chroniques nécrologiques dans les journaux et que jevoyais un jeune parmi tous les vieux, c'est sûr que je pensais que c'était un suicide. Mais de toute façon, qu'on en parle pas dans les médias, ça ne fait pas disparaître le problème, ni ne le rend plus silencieux parce que comme on peut le voir, la majorité des gens est touchée par le suicide d'un proche. Le problème est resté là et bien connu, de toute façon.

On s'est donc rendu compte qu'il faut en parler, qu'il faut informer les gens, les sensibiliser. Le sujet est de moins en moins tabou.

Le film Tout est parfait, si vous ne l'avez pas vu, IL FAUT LE VOIR, ça dresse un grand portrait sur le suicide chez les jeunes, mais en focussant plus sur ce qu'il y a après. Je sais que quelqu'un d'autre en a parlé avant moi, mais Loco Locass avait fait la chanson M'accrocher pour aller avec le film, c'était vraiment réussi.

Il y a plus de sensibilisation, plus de prévention, les gens sont plus au courants des signes de détresse ou des conséquences d'un geste.

En en parlant plus aussi, les gens ont moins honte d'avoir de ces idées et hésitent moins à demander de l'aide, surtout les hommes.

Signe que pour régler, ou du moins soigner un problème, il faut le montrer, il y a eu un recul dans le suicide au Québec, et il est à son plus bas en 30 ans, selon ce que j'ai lu

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(modifié)

Et italique parce tu ]quote[ ]/quote[ ça serait juste plaisant de savoir d'où sa vient ce beau copié/collé pour complément d'information... Pour une fille instruite tu devrais savoir que citer sa ou ses sources lorsqu'on cites est primordiale justement pour éviter toute confusion.

Exactement. Toi, tu a fait une erreur de débutante et moi, j'me ramasse avec 2 points de rep en moins? Faudrais te calmer un peu.

T'as raison et j'ai rectifié le tir.

Ouais bon, t'est pardonnée.

Modifié par John de Gray

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Je ne connais personne de mon entourage qui s'est suicidé et je n'ai jamais eu de telles pensées pour moi non plus. En fait, j'ai eu une vie parfaite ou presque jusqu'à maintenant, malgré certaines difficultés que j'ai pu vivre. Mais personne n'est vraiment à l'abris. Certains ont plus de facteurs de protection que d'autres, par contre. Je suis plutôt optimiste et je me rattache à plusieurs petits plaisirs diversifiés dans la vie et je me dis toujours que même si ma vie irait au plus mal, si je devenais ultra pauvre, que mon chum me laissait, que mes parents ou ma soeur mourraient, que je ne pourrais avoir d'enfants, etc etc etc, il me resterait toujours une certaine force qui m'accrocherait. J'essaierais de partir en voyage, en dernier recours. Un aller simple pour quelque part et tenter de me refaire une vie.

Je n'ai pas vraiment peur de la mort, mais je tiens à vivre le plus vieux possible pour réaliser plein de choses et apprendre, voir évoluer le monde, éduquer et aimer des enfants, etc.

Sans vouloir répéter ce que plusieurs ont dit, ce n'est ni un geste de courage ni de lâcheté. C'est effectivement une trop grande douleur qui bloque la personne et qui l'empêche de se mobiliser pour se reprendre en main. Le suicide devient alors une mauvaise solution. La personne a l'impression d'avoir tout essayé pour s'aider et est rendue à se demander si elle serait mieux morte.

Par contre, chez chaque personne ou presque, il y a présence d'une ambivalence entre vouloir que tout s'arrête et un désir inné de vivre. Il faut jouer sur cette ambivalence lorsque quelqu'un se confie à nous. Voir avec lui/elle ce qui le rattachait à la vie avant d'avoir ces pensées-là, les solutions qu'il a tentées avant, parler à son entourage. Et ne pas rester seul avec des confidences comme ça.

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Quelques semaines avant que je déménage dans un nouvel appartement cet été, la femme qui habitait l'appartement voisin s'est suicidée. Sa famille n'a pas voulu de ses biens, donc ça s'en allait à la scrap. En tous cas, pour faire une histoire courte, j'ai pris un de ses bureaux qui traînaient sur le trottoir, j'ai monté ça chez-nous, et dans les tiroirs, il y avait encore son journal intime. Je n'ai pas encore oser le feuilleter, mais ça risque d'être intéressant comme document.

C'était mon anecdote.

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Quelques semaines avant que je déménage dans un nouvel appartement cet été, la femme qui habitait l'appartement voisin s'est suicidée. Sa famille n'a pas voulu de ses biens, donc ça s'en allait à la scrap. En tous cas, pour faire une histoire courte, j'ai pris un de ses bureaux qui traînaient sur le trottoir, j'ai monté ça chez-nous, et dans les tiroirs, il y avait encore son journal intime. Je n'ai pas encore oser le feuilleter, mais ça risque d'être intéressant comme document.

C'était mon anecdote.

Mon Dieu, ça promet d'être assez intense... Moi j'ai lu le journal de mon ami qui s'est suicidé, c'était pas très jojo mettons

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J'ai jamais compris ceux qui associaient le suicide à de la faiblesse. Moi, je trouve plutôt que ça prend un certain guts. Et on ne peut juger ceux qui passent à l'acte car leur esprit est une zone qu'on ne peut analyser sous un regard critique conventionnel.

C'est associé à la faiblesse parce que les gens qui y font recours ont peur d'affronter les moments sombres de leur vie. Quand tu penses que t'as rien à perdre, s'enlever la vie n'est pas du tout un acte de courage, mais bien de faiblesse puisque la personne n'est pas assez forte pour penser à une solution, elle ne sait passer au travers. Si tu es heureux et que tu aimes la vie, alors se suicider serait un acte de courage, quoique dans ce cas là, tu ne t'aurais pas enlevé la vie en premier lieu.

Sans vouloir répéter ce que plusieurs ont dit, ce n'est ni un geste decourage ni de lâcheté. C'est effectivement une trop grande douleur quibloque la personne et qui l'empêche de se mobiliser pour se reprendreen main.
Et de grâce, il faudrait arrêter de parler de lâcheté et de bravourepour qualifier le suicide. Le suicide est un acte de désespoir, et ledésespoir ne peut être ni brave, ni lâche.

On parlait de faiblesse et non de lâcheté je crois.

Si c'est "une trop grande douleur qui bloque la personne et qui l'empêche de se mobiliser et de prendre sa vie en main", c'est alors clairement un signe de faiblesse momentané, et le suicide serait l'acte ultime de ce moment de faiblesse. C'est pour ça que c'est associé à la faiblesse.

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Si on tient compte que la survie fait partie des instincts primaires de l'homme, je doute qu'une personne heureuse envisage de mettre fin à sa vie de façon volontaire en jugeant que ce soit le bon moment pour mourir.

Certains bouddhistes le font, pourtant.

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Certains bouddhistes le font, pourtant.

Les religions et les groupes sectaires, c'est une toute autre chose.

On ne parle pas de fanatiques dans le cas présent.

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