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Kapouchet

Votre jeunesse

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Étiez-vous le genre de jeune qui a fait tout ses études au même endroit ou le genre qui change d'école aux 2 ans? Avez-vous habité longtemps au même endroit style maison ou le même appart ou déménagiez-vous souvent? Vous aviez la même gang d'amis depuis toujours ou vous aviez 1 ami ici et là qui faisait son temps? Vous étiez le genre qui s'habille en Nike/Adidas/marque quelconque, qui a le nouvel agenda électronique de l'heure, qui fait tout les voyages ou bien celui avec du vieux linge laite, qui ne fait pas grand sorties et qui n'a jamais rien? Vous étiez le jeune qui a des chums ou des blondes ou bien la personne "never been kissed" avant 17 ans? Bref parlez-nous du jeune vous dans cette grande étape de la vie qu'est l'enfance.

 

 

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Dernier d'une portée de 4 enfants, de deux parents immigrants, j'ai grandi sur une ferme. J'ai eu le bonheur de vivre une enfance onirique et paisible, quoique solitaire.

À l'école primaire, nous étions tout au plus une centaine d'élèves. La cours d'école était immense, et j'emmenais parfois quelques acolytes dans mes histoires de dragons et d'épées en arrière de la "butte". En classe, j'étais l'élève modèle qui allait aider les autres. J'étais l'ami de tout le monde, mais je n'étais l'ami de personne, parce que j'étais également un weirdo avec des vieux chandails de loup, des culottes corduroy kaki et des coupes de cheveux maison.

Étant moi-même une étrange bibitte, j'étais surtout intéressé par les marginaux: 

Le gars autiste, accoutré de chemises à flammes, ne jurant que d'Harry Potter et Gérard D. Laflaque;
La fille aux yeux croches, au visage barbouillé, qui se faisait abuser par son père et qui devait s'occuper de ses jeunes frères et soeurs;
La fille Asperger qui sentait le lait en poudre, et qui dessinait des BD's merveilleuses.
La fugueuse, qui n'a été là que deux mois et qu'on a ensuite perdu dans un champ de blé d'inde;
Le roumain hyperactif (et attardé) qui aimait les tracteurs, les hot wheels et les bionicles. Lui, il n'allait pas à l'école(?).
Le petit garçon que j'allais garder les lundis soirs, d'une vivacité contagieuse et d'une fascination pour les dinosaures, l'archéologie et Indiana Jones.

J'ai vécu ma dernière journée du primaire comme la fin d'une vie douce et innocente: J'ai perdu contact avec mes camarades et j'ai vécu ma première peine d'amour. 
Je vous épargne mon secondaire, il était long et plate.

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@Kapouchet, ton nick devrait étre Claire Lamarche.

Vous, votre, vos...

Man, t'as pas des passions ou des intérêts à nous communiquer? Genre un sujet sur le baseball ou je sais pas?

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il y a 20 minutes, MattIsGoD a dit :

@Kapouchet, ton nick devrait étre Claire Lamarche.

Vous, votre, vos...

Man, t'as pas des passions ou des intérêts à nous communiquer? Genre un sujet sur le baseball ou je sais pas?

2018: Les retrouvailles des Indians et des Cubs en finale.

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Il y a 1 heure, Kalium a dit :

2018: Les retrouvailles des Indians et des Cubs en finale.

La ALSC va être BOS vs NYY, so no chance bruh.

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Ma jeunesse en 2 citations :

Toi qui m’as formé dans le ventre de ma mère, ne me laisse pas choir... Sire, je te confesse ma pauvreté... ma conscience me mord et m’expose les secrets de mon coeur. Avarice me contraint, luxure me souille, gloutonnerie me déshonore, colère me trouble, inconstance m’abat, paresse m’opprime, hypocrisie me leurre...
et voilà, Sire, avec quels compagnons j’ai vécu ma jeunesse, ce sont là les amis que j’ai eus, ce sont là les seigneurs que j’ai servis...
(je l'ai volé dans La Cathédrale de Huysmans, c'est une genre de prière)

Il avait des conversations beaucoup plus intéressantes avec ces personnages fictifs qu'avec notre jeunesse infâme. 
Ces personnages ayant une humanité beaucoup plus affirmée, n'avaient pas vendu leur âme pour une poignée de cendres.
(celle-là est de moi)

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Growing up in Yvelines, all I had was a pile of shit and a dream

27081906.jpg

J'ai des versions discordantes sur mon enfance. Selon ma mère j'étais un gosse chill et bien dans ses pompes. Selon le reste du monde, j'étais pénible et je n'arrêtais pas chialer.
Aucun souvenir spécifiquement malheureux de cette époque, avec une certitude toutefois : je haïssais l'école. C'était inscrit dans mon logiciel de tout faire pour hijack l'Education Nationale et 12 ans plus tard, on peut dire que j'ai réussi. Même si les bénéfices ne se sont même pas sentis sur le court terme et que je n'en ai tiré aucune satisfaction réelle.

La ville ci-dessus en photo, Mantes-la-Jolie, avait ceci de sympa que je me souvenais aller le dimanche matin à la messe avec les enfants de bonne famille du patelin, avant d'aller enfiler un short et des crampons jouer au foot avec les petits des hoods. A cette époque je faisais aussi de la danse, dans un cours où j'étais le seul garçon, et je vous avoue que c'était bien chouette. Mais mon activité préférée, que j'avais développé grâce à mon père, cadre informaticien blasé, et ma grand-mère, passivement négligente, était déjà l'autisme sévère sur l'ordinateur et les jeux vidéo. Autant dire que j'ai pu en voir de tout pendant cette époque, histoire de bien me développer sur le plan cognitif.
Mes potes suivaient cette ligne éditoriale. J'ai le souvenir d'un turc boudiné nommé Cenk, d'un blond de bonne famille fan de BDs appelé Guillaume, d'un franco-britannique aussi chelou que moi répondant par Stuart, de Sofiane de l'équipe de foot qui m'appris le temps d'une récré l'existence du mot "couille", Darko, immigré serbe en classe de rattrapage, Charly, un noir sosie de Steve Urkel qui faisait déjà tellement dans la mondanité féminine et le maniérisme à l'époque que je le soupçonne bien d'être homosexuel. Et comment oublier Félicia, adorable rouquine en peignoir chinois qui aura été la première fille dont je fus amoureux. Souvenir ému d'un jour où, dans la cour de récré, alors que je me faisais taper par deux gars suite à un contentieux - probablement autour de notre partie de football - elle est venue se joindre à moi spontanément pour équilibrer les forces. Il est probable que je n'aie toujours pas trouvé de fille lui arrivant à la cheville jusque là.
Tous ensemble, nous chantions psittacistement les génériques des animes populaires de l'époque pour notre âge : Yu-Gi-Oh, Hamtaro, Olive et Tom, Tama et ses Amis, Shinchan, Détective Conan etc

Notre maison était gigantesque. On était situés dans une espèce de ruelle pavillonnaire de prolos, à proximité immédiate de l'usine du coin, et deux rues à côté du méchant hood du Val-Fourré. De l'autre côté, il y a deux lacs, et la Seine. Les voisins avec qui nous communiquions le plus tenaient le bar-tabac du coin, avaient des accents de beaufs, et leur fils, Jonathan, autre de mes bons copains, générait déjà quelques effets secondaires sévères de l'alimentation Kraft chère à BMO.

Mais objectivement dans le métrage carré, c'était une villa. Très pratique pour jouer à cache-cache avec les camarades. Notre chien (un berger allemand avec une oreille partant en traviole) et notre chat (une autiste) se couraient dessus des journées durant dans le grand jardin. En prime la gigantesque cave que nous avions nourrit en moi quelques regrets avec la potentialité évidente d'y installer mon punk band avec mes potes si j'avais pu y grandir plus longtemps.
Ma grande soeur invitait souvent ses adorables copines et ses copains défoncés de lycée. Si j'avais été 10 ans plus vieux, nul doute que je me serais vilemment crossé dans ma chambre en les entendant rigoler pendant leurs soirées pyjama.
Seule ma mère, foncièrement méditerranéenne dans l'esprit, et structurellement dépendante (peur de conduire, appréhension de la langue française, diplômes caduques) se faisait vraiment chier. C'est pour elle qu'on a fini par partir de cet égrégore sympathique, mais limité.

L'un des plus beaux souvenirs qui me vient à l'esprit fut quand ma mère me réveilla dans la nuit alors qu'il avait neigé pour se balader tranquillement dans la ville blanche et déserte. J'ai encore les images d'enfant dans ma tête, celle d'une neige trop brillante, de bâtiments trop grands et de lumières publiques trop allumées par rapport à ce que devait être la réalité. C'est l'une des rares occurrences où j'ai l'impression d'être en phase avec mon environnement naturel. Quelque chose d'à la fois surnaturel et chaleureux. Un autre moment dans ma vie où j'ai presque eu ce sentiment aura été sous LSD, donc j'espère garder cette amulette sèche le plus longtemps possible en tête.

Il représente surtout l'escobarderie enfantine du contexte de l'époque. Ma soeur, bien que magnifique et brillante, complexait comme une ado. Ma grand-mère était foldingue à lier, et pas dans le bon sens du terme - un jour, quand j'avais 7 ans, elle m'a envoyé à l'école avec un autocollant Front National sur l'épaule. Et mes parents, tellement aimants que je ne pouvais rien voir d'autre à l'époque, renfermaient de sourdes frustrations qui les a amené à exprimer leur amour en se jetant la vaisselle et les statuettes africaines à la gueule assez régulièrement, sur une base de deux ou trois fois par semaine.

Après, comme Grrrreat, inutile de parler du secondaire (collège chez nous). On avait déménagé, je ne connaissais personne. L'autisme bienveillant de l'enfance laisse place à la crise d'ado et à ces problèmes sociaux auxquels je comprenais wallou. J'étais devenu moche, boutonneux, et j'ai développé un sentiment réfractaire auprès d'autrui. Mes nouveaux congénères ne faisaient subitement plus preuve d'ouverture, mais de défiance et de compétition permanente. Leurs cercles étaient déjà constitués, et je n'y étais pas invité.
Scolairement aussi ce fut compliqué pour un tas de raisons différentes et contextuelles. Bien qu'on pourrait la résumer assez simplement par la feud de cinquantenaires orgueilleuses qui prit place entre ma mère et le corps éducatif.
Quand à mon foyer familial, il avait rétréci. Le chat s'était barré. Le chien était mort. Les conflits familiaux évoqués plus haut sont partis crescendo, impliquant désormais des véhicules de Police et des ambulances.

Quelque part on était en phase avec notre temps. C'était il y a 10 ans, la crise niquait les dernières illusions de fonctionnalité de notre société et Sheryfa Luna passait à la radio.

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j’ai le souvenir d’un mariage raté, d’assiettes cassées, de silences insoutenbles et d’un désir irrépressible de fuite.

mais bon, tout cela est bien lointain aujourd’hui.

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Il y a 22 heures, Chicken of the infinite a dit :

Bordel que ton histoire était palpitante. Tu écris vraiment bien.

Oé mercé mais du coup c'était écrit après un réveil à 8h du mat par ma mère qui voulait me raconter qu'il lui était encore arrivé quelque chose de terrible, forcément après c'est un bon moyen de se murer dans une déprime nostalgique horaire le temps de digérer ton croissant du matin et de mettre un terme à ton hypoglycémie matinale. Donc dans le fond jsp pourquoi j'ai raconté tout ça au final.

Les jeunesses des fois c'est cool, des fois c'est à chier. Et généralement les moments à chier, c'est un peu comme la varicelle, autant l'attraper gosse, dans ta phase d'apprentissage où ton ego en est encore à son stade de simplicité le plus primitif. Les gens qui découvrent subitement la vilence à un âge avancé, c'est ceux qui se suicident.
"ce ki ne te tu pa te ren + for" - niezsceztezcshcsezetche

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Jai grandit dans les années 80 et comme ça me dit pas d'écrire je vais juste essayer de faire ça en images.

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Bref c'est pas mal ca ! La vie était simple. Pas d'ordi ou de console, pas de cel, pas de mopntre electronique, pas de walkman, pas de marque de vetement etc.. Tout le monde était pauvre et heureux. On jouait dehors jusqu à l'a tombé de la nuit sans que nos parents sache ou nous étions. Quand je jouais aux fesses avec les voisines je ne me fesait pas poursuivre en justice par les BMO d'aujourhui. À noël on recevait seulement un jouet a 20$ et cetait le bonheur. Notre seul but était d'avoir un playboy et c'etait impossible dans ce temp la. la vie etait belle avec nos cannes a peche et nos pistolet en plastique de coyboy.

 

 

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Nos cabanes étaient des maisons, on faisait des feux, on s'achetait des pétards, on volait les cierges pour s'eclairer dans nos cabanes maison, on volait du jus et du vin dans la buvette du terrain de foot, on s'achetait des clopes, on grimpait haut dans les arbres, je faisais du judo, parce que le foot j'ai vite eu ma dose(on était juste deux ou trois du public vs. les petits cons du privé). On faisait du pain avec de la bouette, on debusquait les livres de cul cachés autour du college. J'avais relativement la paix, j'étais jamais chez nous, mes parents travaillaient tout le temps. Je rentrais tard et tout le monde s'en foutait. Tout mes amis étaient plus agés que moi. on avait un jardin plein de petits fruits et une vieille bagnole à l'abandon. On rentrait dans des endroits pas rapport. On s'invitait à la messe à l'hopital parce que les dimanches en France rurale, c'est mort. Les lundi, c'etait le marché et il y avait une tonnes d'animaux a flatter et des veaux pour te têter les doigts. Les autres jours on pouvait jouer dans les gros enclos en vieux metal rouillées en jouant a la tag avec les portes qui changent l'enclos en vrai labyrinthe. Je me levais tout seul pour aller a l'école. Je rentrait les midi pour manger...

J'avais pas de linge de marque. On mangeait quand même bien à la maison, même s'il n'y avait pas de petit déjeuner le matin.

Tout ca aurait pu être pire...

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Enfant modèle, j'étais studieuse et gentille. Un brin vulnérable (un peu trop). Je vivais dans un endroit reculé, donc j'avais pas vraiment d'amis, j'ai pas suivi de cours quelconque, je n'avais pas de jeux vidéos. Rejet et le bouc émissaire de plusieurs, j'ai été aussi la never been kissed avant l'âge de 16 ans, même pas un mini bisou. J'avais peur de désobéir à mes parents. Aujourd'hui je vis un peu plus, j'apprend à être spontanée, mais c'est pas évident haah. Je réfléchissais beaucoup, beaucoup trop. 

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