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1984

L'hypersensibilité

Déchet(s) recommandé(s)

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J'ai longtemps cru que j'avais une pathologie étrange et non diagnostiquée. Mes problématiques relationnelles et ma gestion des émotions, notamment au travail, m'ont fait plusieurs fois comprendre que j'étais Out of the box. J'ai même cru être borderline, avoir un genre de bipolarité, et appeler ma mère en lui disant " Je crois que c'est ça". Mais peu de temps après, la joie reprenait le dessus et j'oubliais qu'un jour avant j'étais à deux doigts de me jeter à l'asile. Nous sommes très peu éduqués à exprimer nos émotions; l'hypersensibilité n'est de ce fait pas un sujet dont on parle assez. Je n'en avais jamais entendu parler jusqu'à ce que je tombe par hasard sur des articles qui en parlaient. Il s'avère que l'hypersensible se retrouve aussi derrière le terme "neurodroitier" et "zèbre" avec les mêmes caractéristiques.

 

Quand on parle d'hypersensibilité, on imagine facilement un gamin fragile et introverti qui chiale tout le temps, un peu genre lui :

 

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(Et c'est presque ça, d'ailleurs.)

 

Mais en réalité, 30% des hypersensibles (eux mêmes quantifiés à environs 15 / 20% de la population) sont des extravertis. C'est l'information qui à changé toute la donne me concernant, d'ailleurs. J'avais vraiment tendance à éliminer l'hypersensibilité de mon diagnostic car je ne suis en rien timide et renfermée sur mes émotions, bien au contraire. Finalement, après maintes documentations, j'ai compris que j'avais effectivement tous les traits logiques d'un HS, et ce depuis mon plus jeune âge. Cependant il n'est pas étonnant d'associer introversion avec hypersensibilité, c'est d'ailleurs une certaine Dr Elaine N. Aron qui, dans son livre The Highly Sensitive Person au début des années 90, approfondit les études déjà menées sur la personnalité introvertie, et mis minutieusement au jour les caractéristiques d’une nouvelle dimension jamais explorée jusqu’alors, qui reflétait une réalité sociale : celle des personnes hypersensibles, réfléchies, empathiques et réactives émotionnellement.  C'est donc seulement en 91 que le terme fut inventé et qu'une liste de traits distinctifs fut déterminée. On notera aussi un détail intéressant: toutes les espèces animales comportent 15% d'hypersensibles dans leur rang, comme quoi, c'est une caractéristique naturelle qui se retrouve au delà de la psyché humaine.

 

 

L'HYPERSENSIBILITE C'EST QUOI 

 

Pour commencer, j'aimerai poser quelques "warnings", l'hypersensibilité n'a rien à voir avec une pathologie ni avec un pouvoir supérieur ; Les HS ne sont pas forcément des surdoués aux QI supérieurs ( cependant l'hypersensibilité est un trait des hauts potentiels aux Qi élevés) mais ils ont trait à une utilisation plus forte de l'hémisphère droit du cerveau et donc à des manifestations de "douance".  Un hypersensible nait hypersensible, ce trait de caractère est inné et ne peut se modifier. En revanche, l'évolution du l'hypersensible dépendra de son environnement extérieur, de son éducation, de sa culture, du monde dans lequel il vit et évidemment de ses choix d'hypersensible. Ainsi, on ne "traite" pas l'hypersensibilité, comme on traiterait un TDAH dont les problématiques sont liées à la chimie du cerveau ainsi qu'aux neurotransmetteurs. En revanche, l'hypersensible étant très exposé aux stress et à l'anxiété à cause de l'hyper stimulation de ses sens et de son mental doit trouver dans son hygiène de vie des façon de gérer ses émotions et pensées constantes. On appelle souvent les hypersensibles, les "zèbres" ou les "enfants indigos" qui sont des termes new ages pour parler de la même catégorie d'individus.

Citation

Il ne faut ni dominer ni subir ses émotions: il faut d’abord s’autoriser à les vivre. La plus grave erreur serait de considérer l’hypersensibilité comme une pathologie qu’il faut soigner. Devenir humain est une conquête quotidienne. Et celle-ci passe par la fierté d’être sensible.

 

 

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EST-CE DE L' HYSTERIE... OU HYPERSENSIBILITE ?

 

Posez vous la question chaque fois que quelqu'un se mets dans un état que vous, être sensiblement normal, jugera excessif : est-ce de l'hystérie ou de l'hypersensibilité ? A la lecture de ce sujet, vous serez à même de reconnaitre un hypersensible sans débat. Cette personne aura un comportement bien plus cohérent que les apparences ne lui prêtent, malgré la difficulté à comprendre comment cet individu peut tour à tour exploser de colère et devenir une petite chose pleine de larmes infantiles, il n'y a rien d'hystérique dans ses réactions. La vie d'un hypersensible peut facilement s'apparenter à un tour infini de montagnes russes. La joie, la colère, la tristesse, le dégout, la colère peuvent rythmer la vie des HS sans leur laisser de répit et sans l'esprit de demi-mesure. Ils peuvent ainsi fatiguer leur entourage à ce compte, qui leur demandera le plus souvent de se modérer, de se canaliser, de relativiser, d'arrêter de se prendre la tête ou de cesser de prendre les choses à coeur. Sachez donc qu'il ne sert à rien de demander à un hypersensible de se modérer, il ne peut pas y arriver. Lui demander de moins ressentir est vain et sera source de souffrance pour lui, qui ne sait pas être autrement. En revanche, on peut lui apprendre à moins penser et relâcher son mental pour ressentir moins d'anxiété et de stress. 

 

 

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 ...QUE DIT LA SCIENCE ? 

Selon un travail effectué en 2010 et publié dans la revue Social Cognitive and Affective Neuroscience, l'hypersensibilité trouve sa cause dans les connexion neurologiques des individus. Le Dr Elaine Aron et ses collègues psychiatres, comme le docteur Arthur B. Lintgen, ont fait une expérimentation dans laquelle ils ont exposé deux groupes de sujets à une série de stimuli visuels, comme des lumières colorées ou de simples dessins. C’est ainsi qu’ils ont pu découvrir les choses suivantes :

  • Les personnes hypersensibles lient chaque stimulus à une émotion. Leurs mécanismes neuropsychologiques associent les stimuli visuels, auditifs et tactiles à une sensation déterminée.
  • Les zones du cerveau liées à la conscience, aux émotions, aux sentiments d’empathie et aux « neurones miroirs » sont plus activées que chez les personnes qui ne présentent pas d’hypersensibilité.
  • Le seuil de la douleur des personnes hypersensibles est très bas, de telle manière qu’une lumière intense ou le frottement des vêtements peuvent leur faire du mal.
  • L’hypersensibilité est aussi liée à une capacité exceptionnelle de capter des détails et des variations dans les objets, les environnements et les personnes. Cela s’explique par une plus grande activation des zones du cerveau impliquées dans l’association de l’information visuelle à l’attention.

 

SUSCEPTIBLES ET DEPENDANTS AFFECTIFS

Très facilement blessés par les critiques, les remarques, les hypersensibles se sentent très facilement maudits et persécutés. Ils ne sont pas narcissiques, ils ont simplement une fragilité identitaire plus grande et ont plus de difficulté à refouler, et à cicatriser. Ils sentent leurs identité faciler après des événements anodiens, les mots et les remarques qu'on leur fait peuvent les faire gamberger des heures là où un individu avec une sensibilité normale se détachera de l'avis des autres avec un relatif "je m'en fous". L'hypersensible est trop connecté à son intériorité, à ses ressentis et ses stimulis émotionnels pour arriver facilement à décrocher de ses pensées.

 

 

Cette caractéristique s'explique simplement par une facilité du cerveau à réagir aux stimulis et à enclencher de nouvelles connections neuronales. Ils ont peur de décevoir leur entourage, d’être rejetés, voire abandonnés. Ils dépendent de l’affection d’autrui, en amour comme en amitié. Dès qu’ils ont le sentiment d’avoir blessé quelqu’un, d’avoir prononcé des mots qui dépassent leur pensée, ils sont immédiatement submergés par la culpabilité. En bref, ils ont du mal à lâcher prise, ont une mauvaise image et une faible estime d'eux. Leur besoin d'amour immense et leur peur d'être abandonnés et rejetés en font des dépendants affectifs modèles. Mais en acceptant leur sensibilité, et en acceptant leurs émotions, les HS s'autorisent à être eux même et à ne plus "subir", ce qui par la suite peut leur éviter les maladies psychosomatiques. 

Citation

En fonction des cultures, la sensibilité peut être perçue comme un atout ou un défaut, ajoute Ted Zeff. Au cours de ses recherches, il a remarqué qu’on se moquait rarement, voire jamais, des hommes hypersensibles qu’il avait étudiés dans différents pays — comme la Thaïlande ou l’Inde —, à l’inverse de ce qui se passait en Amérique du Nord. "La culture joue donc un rôle important. Dans certains pays, dire de quelqu’un qu’il est trop sensible est un compliment", souligne-t-il.

 

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PLUS EMOTIFS, PLUS ANXIEUX

Les hypersensibles pleurent souvent, ils ont la larme facile. Le jugement des autres à ce sujet peut empirer leur émotivité, les renforcer dans leur sentiment de malaise à l'égard des "autres", et les rendre plus seuls et plus dépressifs en raison de cet isolement psychologique. L'hypersensible a besoin d'un cercle fiable d'amis et d'une famille qui puisse comprendre ces états aléatoires émotionnels, sans quoi l'HS peut tomber psychologiquement malade, et en raison de la puissance de ses ressentis émotionnels, devenir dépressif notoire. L’hypersensibilité décuple l’intensité des émotions véhiculées par les livres, les films ou les musiques. Cette intensité peut rendre l’expérience insoutenable. Comme ils sont sans filtre, ils sont aussi plus vulnérables et savent moins bien se protéger. Cette inaptitude à se défendre les rends plus perméables aux critiques, aux jugements, et les fragilise le plus souvent sans qu'ils ne sachent comment faire pour se blinder face aux autres. 

 

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HYPERESTHESIE ET INTUITION

Hyper réactifs, les hypersensibles le sont aussi bien psychologiquement que physiquement: on appelle cette capacité sensorielle l'hyperesthésie. Une étiquette qui gratte, de la lumière du plafond jaune criard allumée, au petit bruit répétitif qui vient du fond de la cuisine, autant de stimulis désagréables que l'hypersensible ne pourra supporter. En cas de blessure, on peut imaginer leur côté douillet sous l'angle de leur acuité supérieure; en somme, ils supportent moins la douleur que les autres et auront sans doute plus tendance à s'en plaindre. Ils supportent mal les excitants comme la cafeïne, mais aussi les médicaments et ont plus d'allergies que les autres. D'un autre côté, leur corps est plus sensible aux massagesn caresses, calins, et au petits stimulis agréables. Ce qui est clairement induit dans le terme "hypersensible", c'est l'acuité des sens physiologiques: cette acuité donne lieu à un 6e sens, produit des 5 autres, qui peut se traduire par une intuition forte et souvent juste mais dont le décryptage est quand à lui moins évident. 

 

Citation

"Cette intuition résulte d’un nombre élevé de connexions cérébrales. Ajoutez-y un sens aigu de la logique, un besoin de cohérence, et vous obtiendrez l’état d’esprit d’un hypersensible. Imaginez un métro qui ne s’arrête qu’aux correspondances et non aux stations intermédiaires : le chemin est parcouru beaucoup plus rapidement. Dans le cerveau, c’est pareil."

 

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L'EMPATHIE

Un des traits les plus marqués des HS est l'empathie. Les hypersensibles comprennent avec une perception rare le langage corporel des autres; au travail cela se perçoit facilement : l'HS sera plus attentionné et plus réactif aux autres, ira naturellement accueillir les nouveaux venus ou les stagiaires, refusera de laisser les gens seuls et sans soutien. Ils se repèrent facilement à ce trait révélant leur empathie fondamentale. Les films d'horreur ou les films gore leur sont difficile à supporter en raison de cette réactivité aux stimulis sensoriels, qui engendrent justement ce phénomène d'empathie face à ce qu'il voient et ressentent. Les hypersensibles sont si réceptifs aux autres qu'ils seront toujours les plus polis, les plus consciencieux; ils détestent gêner les autres et feront toujours attention à leurs états émotionnels négatifs. Ainsi, un hypersensible sentira tout de suite si quelqu'un autour de lui se sent mal ou triste, rien ne pourra lui échapper et il activera immédiatement toute sa bienveillance pour l'apaiser. Il gardera toujours une émotivité à la fois mature et immature qui lui permettra de comprendre les émotions d'un enfant comme celles d'un adulte. L'HS n'a donc pas réellement d'age, émotionnellement parlant.

 

FATIGUE ENERGETIQUE ET BESOIN DE SOLITUDE

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Les HS ressentent fatigue récurrente Le trop plein d’émotions et de sensations fatiguent mentalement et physiquement les hypersensibles. Ils se sentent régulièrement vidés, surtout lorsqu'ils sont entourés de monde. Pour s’apaiser face aux multiples stimulations que les autres leur créent, ils ont donc le fort besoin de s’isoler régulièrement. Ce comportement peut être perçu comme de la timidité ou de l’introversion mais il n'en est rien: comme les HS ont un ressenti très fort des énergies des autres en raison de leur empathie, le trop plein énergétique et l'excès de stimulis emotionnels peuvent vider leurs batteries et les propulser dans un état de malaise intense. Souvent, ce besoin de solitude exacerbé et cette difficulté à vivre en groupe le renvoie à leurs besoins affectifs déchus et les rends tristes, anxieux et dépressifs; c'est pourtant une composante nécessaire de leur bien être et ils doivent impérativement le comprendre pour l'accepter. 

 

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 La nature, les animaux, le calme et la solitude leur permettent de retrouver paix intérieure et sérénité. Un HS en pleine nature est un HS comblé de bonheur; une fois qu'il adhère à cette logique, qu'il mets du sens sur ses besoins type, il cesse de lutter pour être comme les autres et accepte la richesse de ses ressentis face aux plaisirs simples et à la beauté de la vie. Ainsi, il sait mieux que quiconque se retrouver et évoluer seul, il "apprivoise" sa différence dans la solitude volontaire et se plait à évoluer seul au travail ou dans ses activités, sportives ou autres. Plus il est connecté à la nature, plus il se re-connecte à lui même. Beaucoup d'hypersensibles mettent des années à comprendre que leur besoin d'amour et cette solitude sont tout à fait compatibles, contrairement à ce qu'ils pensaient jeunes. Cette idée reçue leur vient encore une fois de l'entourage qui a tendance à mécomprendre le comportement de l'HS, le poussant à "sortir" et "voir des gens", sans jamais comprendre le besoin de sécurité émotionnel dont à besoin l'HS pour évoluer à l'extérieur. Si beaucoup d'HS se sentent fous ou anormaux, il s'agit souvent des idées reçues des autres dont - à tort les concernant- ils font les éponges émotionnelles.

 

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RECHERCHE DE SENS ET ENGAGEMENT HUMANISTE 

Selon Elaine N. Aron, les hypersensibles s’interrogent souvent sur leur existence et sur la mort. Athées ou croyants, ils sont attirés ou fascinés par la spiritualité. Et se sentent profondément humanistes, ils recherchent l'authenticité des choses, détestent l'injustice, refusent de mentir ou d'agir de façon malhonnête. Animés par une forte passion qui leur sert de leitmotiv, ils refusent de mener une existence routinière, dénuée d’originalité, et mettent un point d’honneur à vivre des expériences enrichissantes. Mus par un besoin de comprendre les choses et le monde, ils sont en quête de sens et s'engagent souvent dans des causes humanistes à cause de leur grande empathie à la souffrance du monde. Ils se sentent trop affectés pour ne rien faire, il développent une sorte de syndrome du sauveur qui peut les mettre en . Dans le livre « Hypersensibles : trop sensibles pour être heureux ? » de Saverio Tomasella, psychanalyste et docteur en sciences, on comprends que l'hypersensibilité a tous les traits d’une humanité exacerbée qui nécessite l’utilisation de méthodes pour diminuer la souffrance engendrée et la transformer en force. L'hypersensible a besoin de sens parce qu'il a besoin de comprendre qui il est et comment supporter le fait d'être en décalage avec les autres. Il cherche à supporter le monde et à s'adapter le mieux possible pour être heureux. La vie peut lui sembler être un combat éternel contre les autres, à moins qu'il ne trouve du support dans d'autres quêtes de sens spirituelles. 

 

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AUTHENTICITE SANS FILTRE 

Le cas le plus fréquent est celui qu’on rencontre quand un hypersensible ( ou neurodroitier) croise un manipulateur (et on ne parle même pas ici du manipulateur pervers ou pervers narcissique qui fait tant de ravages chez les HS). Les comportements manipulateurs sont incompréhensibles pour un hypersensible qui a tendance à croire que tout le monde est comme lui. Il lui paraît absurde de mentir ou de tricher, de chercher à nuire délibérément à quelqu’un, aussi, quand il rencontre une personne malveillante, il n’arrive pas à croire qu’elle puisse vraiment être mauvaise. Il va lui chercher des excuses, chercher à comprendre là aussi pourquoi elle agit ainsi, parce que pour le "zèbre", il y a forcément une bonne raison qui justifie ça, seulement, dans certains cas de figure, il n’y a tout simplement rien à comprendre, et c’est là que ça devient compliqué, parce que la réponse n’est pas acceptable pour celui qui réfléchit en permanence à tout et analyse le moindre détail de chaque situation. Les manèges hypocrites et le manque de sincérité de certains auront tendance à heurter cet esprit neurodroitier qui ne comprend tout simplement pas pourquoi les autres fonctionnent comme ça au lieu de dire tout bonnement la vérité. Quel intérêt de mentir ? Là est la question. Il est important de s’entourer au maximum de personnes bienveillantes et positives, car les personnes toxiques ont un effet encore plus néfaste sur quelqu’un qui est hypersensible. L’ironie de la chose, c’est que l’hypersensible qui a tendance à croire que tout le monde est comme lui aura souvent plus de difficulté à détecter la malveillance et particulièrement dans une relation affective (aussi bien au niveau amoureux et familial qu’amical). Celui qui aurait donc le plus besoin de se mettre à l’écart aura parfois le plus de difficulté à le faire.

 

 

CREATIVITE ET ATTENTION DES DETAILS

Les hypersensibles utiliseraient davantage l’hémisphère droit de leur cerveau que la moyenne. Résultat: ils ont un goût prononcé pour l’esthétique et la création. Peinture, musique, écriture... Certains en font leur métier, d’autres, un simple loisir. Ils apprécient la beauté, les merveilles de la nature, ils s'émeuvent des splendeurs du monde et peuvent entrer en pâmoison devant des détails qui sembleraient insignifiants aux commun des mortels. La créativité est le plus gros atout de tous les cerveaux droits confondus. En effet, ce surplus de pensées, la pensée en arborescence génère des idées créatives.Mais les vraies bonnes idées nécessitent d’abord cette prise de conscience de ce potentiel spécifique que l’on a, car beaucoup d’entre nous n’utilisent pas leur créativité à cause de métiers ou d’activités mal adaptés, d’une style de vie trop statique ou d’un manque de confiance en soi inhérent aussi à leur particularité. Bien utilisée, notre imagination créative peut être plus importante encore que notre volonté pour obtenir ce que l’on veut à terme. Le besoin d’être passionné, d’être habité par un projet, une activité, ou une relation, est plus prononcé chez les personnalités créatives. Finalement, la principale caractéristique qui distingue les neurodroitiers des neurogauchers, ce sont leurs habiletés parfois unique. Pendant que les neurogauchers se morfondent sur les bancs d’écoles pour obtenir leur grade ou leur certification dans un champ de pratique sélectionné, les neurodroitiers démontrent un, parfois plusieurs talents dont ils sont les seuls experts. Soit ils sont ou bien né avec le don, ou bien ils en ont acquis la maîtrise à force de trimer dur. 

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VOUS RECONNAISSEZ VOUS ?

 

Vous êtes un « surchauffé du bulbe », vous pensez tout le temps, et souvent à des tas de choses en même temps

 Votre sensibilité est exacerbée et il peut vous être difficile de la gérer

Vous avez souvent eu le sentiment d’être à part, d’avoir un fonctionnement différent de celui de la plupart des gens, ceux dont on dit qu’ils sont « normaux » (c’est quoi au fait la normalité ?  )

 Les injustices et la malhonnêteté vous révoltent et la violence sous toutes ses formes vous insupporte

Il vous arrive d’avoir de brusques sautes d’humeur, incompréhensibles pour les autres, notamment lorsque vous êtes exposé à trop de stimulations extérieures (bruits, contacts, mouvements, plusieurs personnes sollicitent votre attention en même temps, etc.)

On dit de vous que vous êtes naïf(ve) parce que vous cherchez toujours à voir le meilleur en chacun et voulez toujours croire en la bonne foi des gens

Il vous arrive de vous émerveiller pour un petit rien et vous vous sentez en parfaite harmonie avec la nature ou les animaux

Vous avez tendance à voir le potentiel des gens au lieu de les considérer tels qu’ils sont

Vous avez souvent des idées au sujet de ce qui pourrait être amélioré dans les situations que vous rencontrez

 Vous appréciez le calme et éprouvez souvent le besoin de vous mettre à l’écart

Vous rencontrez des difficultés dans vos relations et avez du mal à vous sentir en sécurité, compris(e) et entendu(e)

Vous menez souvent plusieurs projets à la fois, mais éprouvez parfois des difficultés à aller au bout en vous sentant submergé par toutes les idées qui vous assaillent

Il vous est souvent arrivé de vous sentir incompris(e)

Vous voyez le monde avec d’autres yeux et voyez souvent la beauté là où les autres ne voient rien

Vous avez une excellente intuition et lisez souvent les autres comme un livre ouvert

Vous avez conservé une âme d’enfant tout en ayant toujours été mûr(e) avant l’heure

Un ou plusieurs de vos sens sont plus développés que la moyenne

Vous prêtez attention au moindre détail, vous analysez et calculez tout en permanence

Vous êtes curieux et vous intéressez à de nombreuses choses

 Vous aimez apprendre et comprendre comment fonctionnent les choses

 

 

Sources & Ouvrages :

  • « Ces gens qui ont peur d’avoir peur » de Elaine Aron,
  • "Hypersensible et alors ?" de Else Marie Bruhner
  • "Eloge de l'hypersensible" de Evelyne Grossman
  • « Trop intelligent pour être heureux » de Jeanne Siaud-Fachin,
  • « The Highly Sensitive Person’s Workbook » de Elaine Aron,
  • « Adultes sensibles et doués » de Arielle Adda et Thierry Brunel,
  • « Hypersensibles : apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux » de Ilse Sand,
  • « Hypersensibles : trop sensibles pour être heureux » de Saverio Tomasella.
  •  http://www.hsperson.com/pages/2May07.htm

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C'est beaucoup de mots pour dire que t'es juste une folle névrosée de 30 ans sans relations stables.

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Au contraire, c'est beaucoup de mots pour expliquer mon génie créateur, mon intuition foudroyante sur les névroses d'autrui ( suivez mon regard les double comptes) et sur mon incroyable richesse émotionnelle.

Prends en de la graine, l'étron citron.

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La souffrance d'un enfant HS peut être très grande. Et l’incompréhension générale et les mésinterprétations ne font qu'aggraver les choses. J'en ai déjà parler ici.

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Il faut quand même avouer que c’était bien envoyé, je suis franchement parti à rire.

Lecture intéressante, mais l’hypersensibilité semble ratisser trop large. Si, exemple, t'aimes sortir dehors et que t'as une perception de contrôle faible ou alors que t'as une attitude caractéristique d'introverti, tu risques de correspondre au profil de l'hypersensible. Mais bon, avant que je me sédate sous Vyvanse, j'avoue que la description de l'hypersensible s'appliquait à moi également dans l'ensemble. À titre d'exemple, je me souviens d'un épisode marquant de ma jeunesse où je m'étais mis à pleurer à chaudes larmes à Noël parce que mon frère plus jeune n'avait pas eu un cadeau aussi cool que le mien de la part de nos parents, alors que lui en apparence n'en avait pas fait un plat d'avoir reçu un cadeau merdique. Aussi, étant enfant, je préférais nettement être seul, je détestais me tirailler avec mes ami(e)s, mes cousins ou mon frère, j'étais beaucoup trop dans la contemplation et la rêverie, etc. La réalité du monde m'a rentré dedans solidement aussi, et ce faisant mon cheminement vers la maturité émotionnelle a définitivement été plus atypique et plus long que prévu. Bref.

Un truc cependant, je ne crois pas que les termes zèbres et hypersensibles soient interchangeables bien que je ne sois pas si familier avec la littérature nouvel-âge.

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Mes oreilles m'en donnent trop.

Quand je suis dans un lieu public et qu'une conversation commence au loin, mon cerveau passe à l'analyse des dynamiques relationnelles, des dits, des non-dits, des ressentis qui se cachent dans les modulations et les vibrations des voix et des respirations. J'absorbe par défaut ces données pour me mettre au diapason avec mon environnement. J'aime ça, je n'ai pas à me forcer pour le faire.

Mais ça me gruge rapidement, et je finis par décrocher et n'entendre plus qu'un brouhaha assommant.
Mettons que j'aimerais ça des fois pouvoir fermer mes oreilles comme on ferme les yeux.

Je ne tolère pas de vivre avec des gens bien longtemps. Mon écoute active se déclenche tout le temps même quand je suis à l'autre bout de la maison, et je finis par simuler émotionnellement et cognitivement la vie de mes parents, mes colocs, mes frères et soeurs, etc.

Je suis responsable de bien m'entourer, je peux rapidement me sentir parasité par mes propres sens si je ne le fais pas.

Et là, je commence à me poser des questions si je ne fais pas de l'hyperacousie, de la misophonie, de la phonophobie ou un truc du genre, parce que je remarque que je suis souvent affecté par les voix de certains de mes proches. Des concercés?

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@Esch C'était drôle oui, mais un peu pathétique aussi quand tu sais que je m'applique à faire de beaux sujets bien propres, documentés et illustrés avec amour. Cela dit, ça fait bien longtemps que l'hypersensible que je suis à compris sa supériorité de coeur face à ce genre d'individu, qui au lieu de donner son temps aux autres préfère leur en faire perdre. On va donc dire que c'était vraiment super marrant pour le satisfaire de son effort de double compte en mal de reco, merci pour lui Esch, tu es un si bon public.

Pour en revenir à nos moutons : l'hypersensibilité ne ratisse pas large, la synthèse est simple. On part du principe qu'une personne réagit à des stimulis sensoriels et émotionnels plus forts que la moyenne et que ça impacte sa vie et son fonctionnement quotidien: ses émotions le dirigent principalement et son cerveau fait des connexions plus rapides - les neurones miroir s'activent a plus haute fréquence. L'explication vient notamment de l'utilisation des hémisphères du cerveau, le droit étant le plus "actif" et lié justement aux émotions, à l'intuition, à la créativité, au spirituel, a la comprehension des formes abstraites ect... On est donc sur des "symptômes" assez clairs de l'HS et complètement  logiques par rapport au fonctionnement neuro droitier: les émotions et l'intuition vécus de façon aussi intenses donnent un ressenti spontané des autres, une sorte de 6e sens empathique. L'hyperstimulation des sens et des ressentis induisent une rapidité de traitement de ces informations par le cerveau, une forme de fonctionnement synthétique qui lui permet de percevoir le monde de façon hyper intuitive bien qu'abstraite. 

J'ai beaucoup fouiné et j'ai remarqué que la pensée collective s'imagine que l'hypersensibilité est l'apanage des introvertis. Certains pensent même que seuls les INFJ du test MBTI sont représentatifs de l'introversion hypersensible. J'aimerais rappeller au monde que les gens ne sont pas conçus dans des moules en silicone, il n'y a pas qu'un profil d'hypersensible mais plusieurs, et que chacun a sa personnalite propre et sa manière d'appréhender SA PROPRE sensibilité.

Je connais plusieurs personnes qui sont comme moi : or, personne n'est comme moi. Nous sommes tous différents, il faut arrêter de croire que nous vivons les mêmes réalités. Par exemple, mon colocataire est un hypersensible qui a choisi de fuir la difficulté dans la drogue, l'alcool, et les relations. Se retrouver seul face a lui même est difficile. C'est un grand gentil, mais c'est aussi quelqu'un de si susceptible qu'il peut piquer des colères énormes et devenir violent. Au lieu d'exprimer ses emotions il les tourne contre lui même dans un rapport d'angoisse, d'autodestruction et de fuite par la drogue. Il n'accepte pas de faire face à sa grande émotivité alors que c'est un grand empathique et ressent de ce fait beaucoup de haine.

Sa cousine elle, vit au travers de son copain et lui fait des crises de jalousie toujours à cause de la même fille qui cristallise le trauma d'avoir été trompée par son ex, et au lieu d'en parler et d'accepter pleinement de faire face à ses blessures, s'enferme dans un état spirale de pensées constantes, de peur, de rage, de tristesse, de moments de joie quand enfin son mec la sort en tête à tete.. 

ou encore cette nana qui a compris ce qu'elle etait à 21 ans, qui crée un groupe d'entraide et de soutien, qui a accepté sa différence et qui cherche à construire autour de ça de vraies relations sincères avec des gens sains...

Révéler l'hypersensibilité de quelqu'un peut -enfin- lui permettre de s'accepter sans constamment qu'il ne doute de lui même et se sente fou. Je pense que tout dépends donc de l'émotivité épidermique de la personne, de son potentiel créatif, son sentiment de décalage ou de son hyperesthésie marquée ou non pour déterminer si quelqu'un montre les signes de l'HS.

Je me reconnais dans absolument toutes les lignes alors que je suis une HS extravertie. Je suis toujours gênée d'appeller des gens au téléphone, toujours génée d'aller demander du sel au serveur et de déranger pour autant. J'ai souffert des remarques, j'ai souvent eu du mal à me défendre a l'école, au collège, mais j'ai toujours été spontanée et sociable. Quand on me voit aller on ne perçoit aucun malaise, au contraire je dégage une energie et une agressivité certaine. Mais tout ceci est un panel de possibles emotions et états d'esprits dans lequel Je suis à fond. Je supporte très mal beaucoup de situations, je ressens très fortement les énergies des gens et je pense souvent pallier à ce problème en m'exprimant un maximum; j'ai compris depuis toute petite que c'etait la meilleure façon de se delester de ses emotions.

alors si tu corresponds à l'Hs, tu le sais. Par contre, ta réponse à cette sensibilité t'es propre, et à partir du moment où tu n'assume ni qui tu es, ni tes besoins de solitude, ni ta difficulté à vivre dans ce monde, il y a de fortes chances pour que tu souffres et que tu aies des comportements toxiques et malsains. Comme mon coloc et sa cousine qui sont en fuite d'eux mêmes. Et les zèbres ont exactement les mêmes caractéristiques que les HS, et les neuro-droitiers, c'est simplement qu'au lieu de parler d'hypersensibilité on va parler de haut potentiel. Pour ma part le terme haut potentiel ne définit rien si ce n'est la douance et le QI tandis que l'hypersensibilité nomme très exactement ce qu'elle est : une sensibilité psycho-sensorielle aiguë.

@goeland 

Oula, cela m'a tout l'air handicapant ton affaire. T'as consulté ? L'ouïe est une problématique récurrente des HS. Pour ma part c'est la vue (même si au niveau de l'ouïe je ne supporte pas du tout les bruits répétitifs, même légers), je suis extrêmement sensible à la lumière. Je ne supporte pas les plafonniers, c'est le genre de chose qui peut me mettre en malaise total et ruiner une soirée. Je suis fan des neons colorés et des ambiances tamisées, en revanche je ne supporte pas de vivre dans le noir.

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je ne suis pas un hypersensible mais il y a plusieurs points qui me correspondent .. cela me trouble en ce moment

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@1984 Euh, il y a un malentendu, je ne cherchais pas à initier un échange avec toi. Tant et aussi longtemps que ta condition ne sera pas traitée à l'aide d'une médication appropriée, je doute fort qu'on puisse débattre de la question de l'hypersensibilité (ou de toute autre question par ailleurs) en terrain neutre.

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T'as pas lu le sujet en fait: l'hypersensibilité est un trait de caractère, un tempérament, ce n'est pas une maladie ni une pathologie. 

Ce que tu as, c'est une pathologie, c'est pour ça que tu prends des médicaments. Moi ce que j'ai, c'est tout à fait normal. D'ailleurs jamais rien de ce que je suis ne m'a empêché d'avoir des relations sociales, amicales, amoureuses et professionnelles. 

Et si tu veux pas créer d'échange ne vient pas poster sur mon sujet, non ?

Rien que ça, c'est un comportement typiquement malsain et illogique. Comme quoi, même avec de la médication, t'es pas sorti de ton trou encore, toi.

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Il y a 14 heures, Goéland a dit :

j'aimerais ça des fois pouvoir fermer mes oreilles comme on ferme les yeux.

J'ai tout essayer. Ça marche pas, rien à faire. Je suis incapable de manger dans une cafétéria bondée. (la cacophonie devient assourdissante) Ça me rend malade, carrément. Je suis également plus "détendu" dans un éclairage tamisé. La lumière vive m'agresse. Et j'ai remarqué, qu'on assomme beaucoup d'enfants HS au Ritalin à l'école.

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Au lieu de prendre des médicaments comme pour les VRAIES MALADIES SUIVEZ MON REGARD il faut simplement se connaitre et éviter les endroits bondés. Cette propension à filer des médocs est vraiment caractéristique de l'amérique du Nord. En France nous avons carrément des campagnes anti antibiotiques, alors imaginez nous doper des gosses.

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il y a 4 minutes, 1984 a dit :

Cette propension à filer des médocs est vraiment caractéristique de l'amérique du Nord.

Ici on se fait pas chier avec les enfants qui ne cadrent pas dans le décor. On les met au Ritalin et HOP! C'est réglé.

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Et ça donne des petits Esch ensuite, pas étonnant

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@1984 Je t’explique la différence majeure entre toi et moi : moi j’essaie de m’adapter à mon environnement en toute humilité, et toi tu forces ton environnement à s’adapter à toi sans égard pour personne.

On peut le voir à travers nos choix de vie respectifs : j’ai accepté que la mauvaise gestion de mes émotions puisse causer de la souffrance autour de moi et j’ai pris les moyens nécessaires pour la réduire au possible (et ça fonctionne merveilleusement bien, j’ai des relations harmonieuses avec tout le monde et un quotidien heureux et enrichissant) depuis que je suis sous Vyvanse. Tandis que toi, eh bien… de la manière dont tu en parles, tu n’es pas encore sortie de l’auberge. Puisque tu te trouves des excuses pour justifier tes émotions en montagnes russes et ton hystérie (l’hypersensibilité est ta dernière excuse), le seul constat qu’on peut en tirer est que tu ne voudras jamais t’attribuer la responsabilité des souffrances que tu causes aux autres et à toi-même. « J’suis comme ça, détestable, hystérique, bornée, névrosée et je ne ferai rien pour changer parce que j’ai lu sur un site free.fr que tel trait imaginaire est en cause alors à quoi bon essayer de m’améliorer? C’pas d’ma faute si j’te gueule après, c’est muh hypersensibilité. »

De toute façon, à voir comment tu te comportes au début de ta trentaine, je te fais la prédiction que tu réaliseras trop tard que tu as pris le mauvais chemin. Tant pis pour toi.

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ouais, tu sembles mettre vraiment beaucoup d'efforts pour t'accrocher à une identité, que ce soit par l'astrologie, le tarot, le design humain et maintenant ce vaporeux concept d'hypersensibilité. on se doute qu'au travers de tout ce hasardeux processus d'appropriation de théories à deux balles, tu cherches à te rassurer sur tes patterns comportementaux et ton sentiment récurrent d'inadéquation. 

être hypersensible et avoir un trouble de personnalité limite ne sont pas mutuellement exclusifs. l'un est un trait de tempérament et l'autre est un trouble mental. par contre, admettre que tu as un TPL te force à te diriger vers une prise en charge psychiatrique et une démarche visant à changer tes patterns, choses qui requièrent beaucoup plus d'efforts que de passer tes soirées à lire des théories fumeuses.

tu sais pertinemment ce que tu as. tu fais juste le remplacer par quelque chose de plus acceptable pour toi.

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Comme guys, l'auto-diagnostique et la psycho-pop bon marché, y'a que ça de vrai!

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PSYCHO POP REPRESENT!

@1984 Oui, mais Je ne pense pas que c'est un problème d'ouïe, c'est le fait d'avoir une attention diffuse, et comme je suis plutôt auditif, c'est par les oreilles que ça passe. Si je disais ça à mon médecin, surement qu'il ferait juste augmenter ma dose de ritalin.

Et pourtant, c'est utile d'avoir une attention diffuse. En nature en tout cas, c'est pas du tout fatigant, c'est même très apaisant d'observer l'harmonie d'un écosystème. Mais dans une société post-moderne, c'est le chaos total, ça joue sur des rythmes et des tons différents en même temps, c'est épuisant.

L'HS toute seule n'est pas un problème, y'a des distorsions cognitives qui transforment les perceptions. En changeant le filtreur par lequel passent les informations, on est déjà beaucoup mieux.

Et comme tu le dis si bien, faut éviter de tremper son filtreur n'importe ou.

Il y a 11 heures, 1984 a dit :

J'ai beaucoup fouiné et j'ai remarqué que la pensée collective s'imagine que l'hypersensibilité est l'apanage des introvertis. Certains pensent même que seuls les INFJ du test MBTI sont représentatifs de l'introversion hypersensible. J'aimerais rappeller au monde que les gens ne sont pas conçus dans des moules en silicone, il n'y a pas qu'un profil d'hypersensible mais plusieurs, et que chacun a sa personnalite propre et sa manière d'appréhender SA PROPRE sensibilité. 

En lisant ton beau sujet bien propre (EDIT: ouin bof plus très propre), J'ai fais un gros parallèle avec mon type MBTI. C'est là que c'est intéressant : plusieurs profils ont les mêmes caractéristiques, mais ces caractéristiques sont exprimées différemment.

Les INFJ ne sont évidemment pas les seuls hypersensibles, mais c'est plus ostensible que chez un INFP. Bien qu'il n'y ait qu'une lettre de différence entre ces deux types, le schéma cognitif est inversé. Par exemple, l'intuition introvertie (Ni) chez le INFJ n'a rien à voir avec l'intuition extravertie (Ne) du INFP.

La fonction Ne consiste à partir d'un point pour pour créer une vue d'ensemble. la fonction Ni consiste à absorber l'ensemble et le faire réduire dans le subconscient afin obtenir une conclusion.

Chez le INFP, la première fonction est émotion introvertie (Fi), la deuxième est Ne. Comme Ne est la première fonction extravertie, c'est celle qui s'affiche le plus au premier abord. Un INFP sera surtout intéressé à échanger des idées et sera d'abord perçu comme quelqu'un de sympathique plutôt qu'empathique.

Un INFJ a comme deuxième fonction l'émotion extravertie (Fe), c'est sa première fonction extravertie, donc ce type va être perçu rapidement comme une personne émotive qui pense aux autres avant lui-même, qui veille d'abord à l'harmonie du groupe. Il ressent immédiatement les émotions des autres, il sait consoler les gens, il va vivre les émotions avec eux.

Chez un INFP, c'est pas mal différent. Il doit d'abord intérioriser les situations avant de se montrer empathique. (les simuler dans sa tête). Il utilise sa perspicacité (Ne) pour comprendre l'autre, il n'exprimera pas d'empathie, mais plutôt de la sympathie et de l'écoute.

Bref, je trouve que le MBTI est intéressant pour comparer les types d'intuition et de feeling, les caractéristiques d'une bonne part des HS selon moi.

 

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@Esch

 En attendant, les faits: celui des deux qui a besoin d'une béquille médicamenteuse pour sortir de son brouillard et faire quelque chose de ses 10 doigts, c'est toi.

(;

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