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Un autre cas de brutalité policière


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Crois-tu qu'il est plus rationnel d'être systématiquement contre le travail des policiers? C'est l'impression que tu donnes.

Non mais il est définitivement plus rationnel que d'être à priori méfiant face au travail de ceux à qui on donne le monopole de la violence.

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Non mais il est définitivement plus rationnel que d'être à priori méfiant face au travail de ceux à qui on donne le monopole de la violence.

Il y a un monde entre une méfiance rationnelle et être systématiquement contre le travail des policiers. En ce sens, je n'ai jamais vu Réda analyser rationnellement une intervention policière ou faire preuve de nuances; il est idéologiquement opposé au travail des policiers.

En soi, ce n'est pas réellement un problème. C'est son droit légitime d'être contre la force policière pour des raisons idéologiques ou philosophiques.

Là où ça devient paradoxal, c'est quand il reproche aux "pro-policiers" un aveuglement idéologique dont il est lui-même empreint.

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Il y a un monde entre une méfiance rationnelle et être systématiquement contre le travail des policiers. En ce sens, je n'ai jamais vu Réda analyser rationnellement une intervention policière ou faire preuve de nuances; il est idéologiquement opposé au travail des policiers.

En soi, ce n'est pas réellement un problème. C'est son droit légitime d'être contre la force policière pour des raisons idéologiques ou philosophiques.

Là où ça devient paradoxal, c'est quand il reproche aux "pro-policiers" un aveuglement idéologique dont il est lui-même empreint.

Il y a certes un énorme "biais" idéologique, mais c'est très rationnel. En partant, quand tu t'opposes à la propriété privée, il est bien difficile de conclure à la légitimité de ceux à qui ont donne le droit, voire le devoir, d'exercer une violence répressive en son nom. Il s'agit d'une conclusion bien logique et toute à fait rationnelle.

Bien sur, le mandat de la police va beaucoup plus loin que la protection de la propriété privée, il y a aussi une notion de sécurité publique. Lorsque l'on reconnaît ces deux fonctions et qu'on met nos "biais idéologiques" de côté, il faut analyser "l'intensité" des interventions policières de la façon suivante. Le moyen choisi pour intervenir était-il justifié par une protection A) de la sécurité publique B) de la propriété d'autrui? Qu'il y a ait insultes ou menaces, je m'en fou, les policiers sont sensés être formés pour faire face à l'hostilité d'autrui. De plus, si la personne ne représente pas une menace à leur intégrité physique, il ne devrait pas y avoir d'intervention violente. Maîtriser une personne récalcitrante en utilisant diverses techniques d'auto-défense, d'accord, frapper quelqu'un pour qu'il se calme, non. C'est là que je trace la ligne.

Ensuite, si la violence est réellement nécessaire, il faut évaluer le niveau de violence acceptable dans une situation donnée. Il faut aussi se demander quel degré de risques on doit demander aux policiers de prendre. Parce qu'après tout, avec les privilèges viennent les responsabilités.

Ceci étant dit, je ne connais pas TOUTES les normes policières et je refuse d'exclusivement blâmer des individus pour la brutalité policière, or, je me dis qu'il est impératif de réfléchir sur ce que doivent être les limitations de la violence dite légitime. Accepter des actions que l'on juge non-nécessaires parce qu'elles sont justifiées par les procédures, c'est manquer d'esprit critique.

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Il y a un monde entre une méfiance rationnelle et être systématiquement contre le travail des policiers. En ce sens, je n'ai jamais vu Réda analyser rationnellement une intervention policière ou faire preuve de nuances; il est idéologiquement opposé au travail des policiers.

Non.

Je m'oppose pas au travail des policiers, mais à l'aspect ultra vires (au-dessus des lois) et à l'existence même de la police en tant qu'organisation institutionnelle pour la protection de la propriété et tout ce qui en découle (c'est-à-dire les rapports sociaux de propriété).

Je veux dire, la police n'a pas toujours existé, et elle a pris naissance pour réprimer les mouvements ouvriers (grèves, émeutes, etc) embryonnaires dans le capitalisme naissant de notre époque. Avant ça, c'était la population elle-même qui faisait la justice sur le terrain, ainsi que les milices (de l'empire, de la localité comme le village, de la tribu, etc.). En ce sens, je m'en câlisse du travail des policiers. Parce que si le policier avait pas d'uniforme, ma critique sera la même : un excès de violence est un excès de violence, une brutalité est une brutalité, et ainsi de suite.

Ce n'est pas parce que c'est le policier qui le fait que automatiquement c'est cool, correcte, acceptable, excusable, et ainsi de suite. Selon les normes sociales de la société, oui, c'en est ainsi, mais je ne me limite pas mon existence à ce qui m'entoure ici et maintenant, comme si la police institutionnelle avait toujours existé et que c'était l'unique expression justicière dans l'histoire de l'humanité.

Criss, si ces brutalités avaient lieu à une autre époque, y'aurait eu des vendettas.

P.S.: Je t'invite à défendre l'officier de police dans cette vidéo :

« Il a fait son travail de policier, il avait des émotions, c'est compréhensible, il faut être rationnel, blah blah blah »

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Non.

Je m'oppose pas au travail des policiers, mais à l'aspect ultra vires (au-dessus des lois) et à l'existence même de la police en tant qu'organisation institutionnelle pour la protection de la propriété et tout ce qui en découle (c'est-à-dire les rapports sociaux de propriété).

Je veux dire, la police n'a pas toujours existé, et elle a pris naissance pour réprimer les mouvements ouvriers (grèves, émeutes, etc) embryonnaires dans le capitalisme naissant de notre époque. Avant ça, c'était la population elle-même qui faisait la justice sur le terrain, ainsi que les milices (de l'empire, de la localité comme le village, de la tribu, etc.). En ce sens, je m'en câlisse du travail des policiers. Parce que si le policier avait pas d'uniforme, ma critique sera la même : un excès de violence est un excès de violence, une brutalité est une brutalité, et ainsi de suite.

Ce n'est pas parce que c'est le policier qui le fait que automatiquement c'est cool, correcte, acceptable, excusable, et ainsi de suite. Selon les normes sociales de la société, oui, c'en est ainsi, mais je ne me limite pas mon existence à ce qui m'entoure ici et maintenant, comme si la police institutionnelle avait toujours existé et que c'était l'unique expression justicière dans l'histoire de l'humanité.

Criss, si ces brutalités avaient lieu à une autre époque, y'aurait eu des vendettas.

Je vois personnellement la force policière comme un mal nécessaire. Tu énonces la justice populaire et les vendettas et tu as parfaitement raison; les forces policières n'ont pas toujours existé. Ce que je remarque cependant, c'est que dans l'histoire de l'humanité, l'avènement d'un certain niveau d'organisation sociale a été corrélé avec l'avènement d'une force policière quelconque. Pensons à l'Empire chinois, à la Grèce antique, à l'Empire romain ou encore à l'Empire égyptien. Comme si la complexification de la société nécessitait une force de maintien de l'ordre publique.

En ce sens, je crois qu'il est simpliste de corréler uniquement l’apparition d'une force policière avec l'avènement du capitalisme; la complexification de la société me semble une voie plus logique.

Finalement, une force de police organisée est inévitablement une amélioration face à la justice populaire et ses excès. Les balises imparfaites que suivent nos policiers sont infiniment plus justes que le désir de vengeance de la population.

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  • 3 mois plus tard...

que pensez-vous du "nouveau scandale" chez la SPVM?

comme vous le savez sûrement, un itinérant d'origine Iranienne a été abattu vendredi dernier au Métro Bonaventure. après avoir attaqué un policier avec une arme blanche, il s'est enfuit et a été tiré de dos de 3 coups de feu.

article intéressant d'Urbania:

Pour la deuxième fois en sept mois, un policier a tué un sans-abri. L’itinérant s’enfuyait. Si Kill Bill m’a appris une chose, c’est bien qu’on ne tire pas sur un homme de dos. Et qu’un one piece jaune, ça peut être adéquat.

Pour moi, fusiller un homme en fuite, c’est un peu comme kicker un bébé panda dans la face. Il s’agit d’un acte qui dénote une carence de dignité humaine. Je doute que les policiers auraient dégainé leur pistolet si le contrevenant avait été Véronique Cloutier ou la Duchesse de Cambridge. N’enseigne-t-on pas aux flics à tirer ailleurs que dans le torse pour immobiliser un individu? N’y a-t-il pas des périodes de pratique d’une durée significative allouées à la maîtrise de l’outil capable d’enlever la vie en un temps un mouvement ? Ne sont-ils pas entraînés à effectuer des prises de ninjas ?

On a inventé la bombe nucléaire et ceci. On a même réussi à créer une nouvelle grippe ultra-mortelle (Pourquoi ?!). Je trouve plutôt loufoque qu’on n’ait pas encore réussi à concevoir un immobilisateur à distance qui n’engendre pas la mort.

Est-on davantage porté à tirer sur un sans-logis? Est-on davantage porté à s’en crisser lorsqu’on l’apprend? Au fond, ne croit-on pas que la vie d’un homme sans demeure, sans statut social, plan d’assurance ou tondeuse en acier inoxydable est juste un tantinet moins valable? Est-ce que sans oser l’affirmer, une part de nous considère les itinérants comme des sous-humains, des bibelots laids offerts par la belle-mère qui pourraient être brisés par un bébé maladroit sans que ça ne nous fasse un pli sur la poche?

Lorsqu’on n’est pas en train de regarder Les naufragés des villes, on oublie rapidement que les plus démunis sont nos égaux, qu’ils ont une famille, qu’on leur a chanté bonne fête en 4e année, qu’ils peuvent ressentir la tristesse, qu’ils ont déjà frenché la plus belle fille de la classe et qu’ils ont peut-être même dansé la Macarena sur une scène ou serré la main de Julie Snyder.

Nous sommes désensibilisés. On ne leur répond plus, on ne les voit plus. Ils sont incrustés dans les murs gris du métro. Les croiser est devenu aussi banal que d’entendre Charles Tisseyre dire : « Bonsoir, bienvenue à Découverte.». Parfois, on leur lance quelques sous et le lendemain, lorsqu’on apprend que l’un d’eux a été abattu, on dit : « Shit », puis on fait un haussement d’épaules intérieur.

Les dirigeants des services policiers auraient sans doute intérêt à visionner de nouveau La Guerre des tuques pour comprendre que les fusils, les fusils, c’est pas une raison pour se faire tirer.

discussion parrallèle: y a-t-il trop de sans-abris à Montréal? pour avoir vécu à Toronto, je vous confirme qu'il y en a beaucoups moins qu'à Montréal et que leurs metros sont beaucoup plus "propres" de sans-abris que la nôtre. pourquoi y en a-t-il autant ici? qui fait mal sa job?

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Honnêtement je pense que le gars d'Urbania a une vision romancé un peu d'une poursuite. Surtout que le gars viens de poignarder quelqu'un, il se sauve avec son couteau, tu sais pas ce qu'il va faire avec, et même si tu lui cours après c'est pas comme si tu vas physiquement sauter dessus parce qu'il a une arme blanche qu'il a déjà utilisé et va probablement le refaire en panique. T'a pas le choix d'y demander de "freezer" et si il le fait pas à un moment donné c'est "un suspect dangereux avec une arme blanche en liberté dans un lieu public", donc qu'ils aillent tiré ça ne semble pas me poser de problème moral profond. Sans-abri ou pas, il a agit comme un cave et s'est attiré son sort malheureusement.

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Si tu attaque un policier avec un couteau dans un lieu publique tu met inévitablement ta vie en danger!

Par contre, est-ce que le policier à prit la meilleure décision dans ce cas précis ? Je ne suis pas sur, on parle quand même de tirer des coups de feux dans un endroit publique et de mettre la vie de plusieurs personnes en danger.

J'ai bien hâte de voir les conclusions de la SQ sur cet évènement.

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que pensez-vous du "nouveau scandale" chez la SPVM?

comme vous le savez sûrement, un itinérant d'origine Iranienne a été abattu vendredi dernier au Métro Bonaventure. après avoir attaqué un policier avec une arme blanche, il s'est enfuit et a été tiré de dos de 3 coups de feu.

article intéressant d'Urbania:

discussion parrallèle: y a-t-il trop de sans-abris à Montréal? pour avoir vécu à Toronto, je vous confirme qu'il y en a beaucoups moins qu'à Montréal et que leurs metros sont beaucoup plus "propres" de sans-abris que la nôtre. pourquoi y en a-t-il autant ici? qui fait mal sa job?

Toronto doit faire trop bien leur job et en pousse sûrement beaucoup des leurs jusque chez nous...

Ostie que cet article là m'a fait instantanément rager...

1. Je suis d'accord avec la prémice que de tuer quelqu'un (surtout en le tirant dans le dos) c'est pas l'idéal.

2. "N’enseigne-t-on pas aux flics à tirer ailleurs que dans le torse pour immobiliser un individu?"

NON!!! Justement pcq tirer ailleurs a beaucoup moins de chances de rendre un individu dangereux facile à maitriser. Si le gun sort c'est un solution ultime.

3. "N’y a-t-il pas des périodes de pratique d’une durée significative allouées à la maîtrise de l’outil capable d’enlever la vie en un temps un mouvement ?"

Oui mais pas assez longues par manque de budget. Il faut aussi considérer que le nombre de policiers qui doivent se servir de leur arme de service est petite comparé à la taille du corps de police.

4. "Je trouve plutôt loufoque qu’on n’ait pas encore réussi à concevoir un immobilisateur à distance qui n’engendre pas la mort."

On appèle ça le Taser, dans la très grande majorité des cas il n'est pas mortel et c'est un outil efficace mais les MATANTES du Québec ne veulent pas que chaque policier en soit équipé... C'est dangereux tsé....

5. "Est-on davantage porté à tirer sur un sans-logis?"

Probablement pcq les sans-logis semblent plus souvent portés à essayer de poignarder d'autres gens que la moyenne.

J'ai un(e) ami en commun avec l'auteure sur FB pleure.gif

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