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1984

Le féminisme rends-il moche ou belle ?

Déchet(s) recommandé(s)

Si j'étais si pressée que ça, ça ferait un méchant boute que j'me serais fait engrossée. 

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Il y a 3 heures, MattIsGoD a dit :

La vaisselle? Je te trouve soft pas mal: laver la BM en bikini. Là, on parle.

You wish, mon esti. <3

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il y a 13 minutes, Kennie a dit :

You wish, mon esti. <3

 Hey, dans ma tête de vieux macho des années 1970, c'est une maudite preuve d'affection quand tu laisses quelqu'un toucher à ton 'har.

*Rotte*

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Ouais prenez des paris (et gardez en tête que j'habite à 500 km de la civilisation)

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il y a une heure, Catharsis a dit :

(Dans deux semaines, ces deux-là vont s'être accouplés.)

Tu me connais bien mal.

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il y a une heure, Kennie a dit :

Ouais prenez des paris (et gardez en tête que j'habite à 500 km de la civilisation)

J'ai pas de bm à te faire toucher, mais on peut faire du covoiturage ifyouknowwhatImean.

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D'où la légère marge de manœuvre de deux semaines. Ça vous laisse le temps!

Non, blague à part, j'aimerais bien revenir au sujet principal.

Je reconnais ne pas être experte en mouvements et pensées féministes (enfin, j'ai brièvement étudié le féminisme dit « poststructuraliste » ou encore le féminisme dit « essentialiste », dont le concept me donne envie de m'arracher les cheveux de la tête parce qu'il prétend à une différence de nature biologique entre l'homme et la femme, différence qui entraînerait des traits spécifiquement masculins et spécifiquement féminins, alors que je crois plutôt que le genre est un construit social). Je crois en effet que le genre est « performé » (pour reprendre le terme de Judith Butler), c'est-à-dire qu'on nous a appris à jouer un rôle, et que ce rôle nous dicte comment gesticuler, comment nous vêtir – bref, celui-ci nous invite à reproduire certains traits et comportements associés à un sexe. Je crois aussi que le genre s'incarne dans le fait d'être joué, c'est-à-dire qu'il n'existe qu'à travers sa performance ; on l'apprend ainsi parce qu'il est joué par tout le monde. Bref, pour moi, tout repose sur le social.

Enfin, généralement, je tends à me méfier du féminisme pop, celui dont on galvaude le terme, celui repris par nos petites vedettes (pensons au passage de Koriass à Tout le monde en parle). Mais il y a un concept sur lequel j'ai pas mal accroché, quoi qu'on en dise : le male gaze. Je crois que le regard que les femmes portent sur elles – pas toutes, évidemment – en est surtout un d'homme. Je crois que plusieurs l'ont intériorisé, ce regard-là, de façon consciente ou inconsciente, et qu'elles s'en imposent les contraintes. C'est souvent en vertu de ce regard masculin que ces dernières se contraignent à respecter les canons de la beauté (telle que vue par l'homme), bien qu'il soit possible d'en retirer un certain pouvoir. En ce sens, je comprends les femmes désireuses de s'en affranchir et de se bâtir une définition bien personnelle de ce qu'est la beauté. Je les comprends de se crisser des contraintes de genre. Ces femmes ne sont pas plus laides, au contraire : elles sont magnifiques. 


Ah, et aussi : de 1977 à 1980, dans sa série Untitled Film Stills, l'artiste et photographe Cindy Sherman a beaucoup joué avec l'ambiguïté derrière le male gaze : celle d'être à la fois contrainte à un rôle passif, réducteur, et d'en retirer malgré tout un certain pouvoir. 

untitledfilmstill.jpg

cs_13.jpg

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Le male gaze (au cinéma), j'avais vu ça dans mon cours "Women and Film". De ce que je me rappelle c'était très intéressant.

Ça traitait de la façon dont les personnages féminins étaient filmés. Essentiellement, elles étaient filmées du point de vue du spectateur mâle. M'enfin, c'est loin, mais c'était bien comme cours.

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Pis en quoi c'est important l'apparence ? En quoi c'est important d'être féminine ? Avant je m'habillais en me disant, je veux provoquer. Maintenant je m'habille parce que j'peux pas rester en pyjama toute la journée, c'est contre productif, même si je travail à la maison. Avec les années j'ai appris qu'il n'y en a pas de bonne féminité. Et que la définition être femme, varie de femmes en femmes. En fait plus tu es jeune et plus ta féminité est bâtit sur la vision que l'homme se fait de la femme. (Musique, film, art et même littérature) Avec les années ça s'assouplie. Avant aujourd'hui j'ai toujours évoluée dans des cercles, eux des emplois ou justement on misait sur mes atouts féminins, dans le seul bût de plaire aux hommes et ainsi de faire de l'argent. Et pourtant, dans mes opinions, j'étais très féministe. Aujourd'hui c'est un peu l'inverse (j'suis toujours féministe, juste moins vocale about it, c'est pu a propos de moi, mais des autres), je veux que les femmes se plaisent à elles-mêmes avant tout. J'ai d’ailleurs de belles discussions sur la féminité et surtout la sensualité. Dans mon boulot j'ai du me protéger, le monde est tellement changeant, j'ai du spécifier que j'assumais le genre d'une personne... S'tun peu horrible, mais j'ai eu des escortes qui sont venu à moi en me disant, eu tu m'as mis mal à l'aise dans la séance quand tu m'as dit gorgeous, babe, lady, she's gorgeous, isn't she ? , etc, j'ai du me défendre que malheureusement si tu te market comme un femme, j'assume que je shoot la femme. Le féminisme n'a pas d'incidence sur le physique d'une personne. Toute femme est féministe à sa façon, et je crois pas qu'il y ait un mauvais féminisme. Même s'il est abolo, même s'il est condescendant, il a une raison d'exister. Est-ce que le physique des hommes change parce qu'ils ont gobé the red pill vs the blue pill, j'crois pas... Pourquoi ca devient un sujet chez la femme. On s'en bat pas un peu les couilles ? 

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(modifié)

C'est drôle comme thread. 
Vous trouvez pas qu'il y a un truc profondément symptomatique à adresser la question du féminisme via l'apparence?
L'apparence de l'autre ou du même comme dans d'autres sphères conflictuelles est au coeur de plein d'autres débats d'actualité. 
Le premier qui me vient en tête est celui du multiculturalisme et des symboles religieux.

D'une certaines façons, si on se pose ces questions en groupe ( exactement comme ici ) n'est-ce pas parce qu'on procède à un espèce d'examen social de la cohérence que peut prendre la forme de notre société à une extension donné? Tout cela ce passe en deux temps; le choix de l'apparence individuel ( sujet ) et la réception de l'individu dans la société ( objectification ). Ce qui fait toujours débat c'est bien entendu l'état que prennent les autres dans nos vies et l'impact de l'objectification que nous en faisons en regardant les gens autour de nous changer d'apparence.

C'est pas plutôt là qu'il y a quelques choses de critiques dans tout les débats d'apparences; " Qu'est-ce que tu es, toi, pour moi, dans la société si tu n'est pas comme moi? Sommes-nous "même" sans être semblable? Faisons nous parti de la même société ou avons nous deux société qui ce superpose?. "

À mon avis l'attention accrue qu'on porte à la différence visuel des moeurs et des codes révèle notre besoin grandissant de rénover nos capacités de faire de la forme dans des sociétés où la texture symbolique se dilate de plus en plus. 

Modifié par Cheval

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Je suis d'accord avec toi, mais en même temps, ce n'est peut-être pas un hasard si féminisme est d'abord abordé sous cet angle, ici. I mean, le corps est le principal moyen par lequel s'exerce le pouvoir, le premier à subir les effets du contrôle. Le corps, dès sa naissance, s'inscrit dans un réseau symbolique qui détermine ce qu'il pourra faire ou montrer. Je pense aux règles de propreté, aux règles à table, aux comportement sexuels, name it. En ce sens, je pense que le lien entre féminisme et apparence a sa pertinence, bien qu'il ne se limite pas qu'à cela.

Cela dit, mon message précédent se voulait avant tout une piste de réflexion à la question initiale (au cas où la remarque m'était aussi adressée). 

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Yes, j'te suis. 

L'histoire c'est que dans le présent, on peut opérer dans toute notre naïveté un frein ou un ralentissement au développement des moeurs féminisme ( ou d'une société qui a réalisé l'égalité ) en nous pétant le nez sur la question de l'apparence. Et je suis totalement d'accord, l'apparition du phénomène se passe tout premièrement dans l'esquive du contrôle du corps et de l'apparence; pourtant il s'agit d'un caractère de l'émancipation et non du but, de la fin du conflit et de l'état d'égalité. 

Mon point c'est que cet état de calcul esthétique unilatéral ( + sexué à l'égard d'un genre à l'opposé de moins sexué ) ne fera que manifester notre échec à avoir résolu ce conflit. Dans la mesure où on implique dans notre concept de l'identité l'ambivalence simultanée des manières, des provenances et des styles affiché par un étranger au sein de notre communauté, on sera en mesure de voir des gens dans une conception beaucoup moins unilatérale que maintenant. 

J'ai une question par contre ; 
Jusqu'où s'étend la construction sociale dans un individu? Et en quelle mesure on peut lire ces actions en fonction de ce modèle? 
Est-ce que par exemple le caractère plus violent des hommes en moyenne est un symptôme du modèle sociale masculin ou est-ce qu'il appartient à un régime biologique bien déterminé?

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Le 22/02/2017 à 12:52, 1984 a dit :

Mon avis personnel, c'est qu'il faudrait d'abords changer le marketing autour de l'image féminine. Qu'en changeant une fois de plus la façon d'utiliser la femme dans la publicité, le cinéma ou la télévision, on pourrait mettre en avant d'autres types de féminités, d'autres possibilités de corps, d'autres atouts moins liés a l'apparence.(...) Malheureusement, tant que la publicité, qui nous entoure, continuera de sexualiser le corps féminin, il sera d'autant plus difficile de valoriser différemment la femme. C'est mon opinion sur la chose.

En tant que photographe de mode tu proposes quoi pour te détacher de l'apparence ?

Ca me semble difficile rien qu'en analysant les mots que vous utilisez : Les "modèles" (modèle de quoi au juste ? ) que vous faites "poser" (induit l'impossibilité de mouvement, la contrainte, la fixité, qui sont les attributs de l'objet et non du vivant)

Comment se détacher de l'apparence quand on utilise "l'objectif" de appareil photo (qui ne sers qu'a la représenter objectivement, cette apparence) et tout en restant esthétique ?

Je ne pense pas qu'il faille trouver une autre façon d'utiliser la femme, mais simplement arrêter de "l'utiliser" tout court.

 

Concernant le cinéma il n'est pas sexiste/objectiviste au contraire, seul le cinéma américain, d’après ce que j'ai vu, utilise gratuitement la femme comme un objet sexuel. Sans parler de la scène de baise obligatoire qu'on retrouve quasiment à chaque fois (enfin surtout dans les films des années 90, là ça devient de plus en plus rare j'ai l'impression même si je ne regarde plus les films récents). La femme fatale est aussi une création américaine il me semble.

On peux aussi faire le parallèle du modèle photo et de l'acteur de cinéma dans le sens ou l'acteur, en étant pas lui même car jouant un rôle et donc, n'existant plus, s'objective aussi, ce qui transforme les films (américains) en publicité géante pour le maquillage, les costumes, la minceur et la coiffure.

Citation

Oscars 2017 : Suicide Squad remporte l’Oscar des Meilleurs maquillages et coiffures !

 

 

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Thx pour l'article, mais j'en ai systématiquement rejeté la moitié. 
Comment est-ce possible de faire un parallèle d'échelle entre la guerre et l'agressivité domestique? Si tu extrais une des qualités de la condition humaine comme l'agressivité dans une société utopique, rien ne va contre l'évidence qu'il va sans doute falloir que tu la défendes contre un autre régime qui n'adopte pas tes résolutions.

 

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(modifié)

J'ai posté ce mauvais article pour partir de quelque chose.

Effectivement, je préfère les théories biologiques de Konrad Lorenz à ce ramassis de conneries.

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Modifié par el_picador

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