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Quel est votre film préféré?


ABC
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Déchet(s) recommandé(s)

(modifié)

Le fait que je venais de faire une blague sur les goûts prévisibles du spectateur moyen. Je ne comprends tout simplement pas que l'on puisse adorer les films de Tim Burton ou Tarantino (en particulier ce dernier) sans essayer d'aller un peu plus loin dans la découverte d'autres oeuvres cinématographiques dans lesquelles puisent les cinéastes américains populaires.

Que l'on me comprenne bien, je ne plaide pas en faveur du snobisme dans l'art, mais j'ai du mal à saisir que l'on puisse tourner en rond à ce point et toujours se contenter des mêmes patrons. Oui, les films de Kubrick sont excellents, mais il y a autre chose. Kubrick n'est pas le seul réalisateur intéressant de l'histoire du cinéma.

Si tu retires une si forte impression d'étrangeté et d'originalité en regardant du Burton ou du Kubrick, c'est peut-être parce que tu n'as pas essayé d'explorer davantage le cinéma américain, voire le cinéma en général. Remarque, au fond ça ne me regarde pas, mais je suis tout simplement incapable de concevoir que l'on se complaise à ce point dans les mêmes films "cultes" encensés ad nauseam.

Peu importe le propos ou "comment tu te reprend ensuite", ça, tout ça, c'était bblrlrlglhlh.

En gros tu dit:

"Ok, wow! J'arrive pas à croire que des gens n'ai pas autant d'intérêt que moi pour le cinéma et ça me SCIE EN DEUX! Voyons donc, criss, passer le votre temps à chercher des nouveaux réalisateurs!"

Tim Burton et Tarantino sont ceux qui nous sont présenté à la masse en général, tsé ceux qui ont assez d'intérêt pour les films pour pouvoir les apprécier et les aimés, mais qui ont aussi d'autre passion et assez de vie pour que malheureusement ils ne puissent pas aller passer 2h30 sur Wikipedia à lire des articles sur des réalisateurs pour ensuite passer 8h à écouter 4 films de référence (sur une liste de 10 par réalisateurs, mettons?)

Le terme "classique" est donc devenu "tourner en rond"? Bon, ok, oui dans ce sujet ci en particulier j'avoue que personne n'amène rien de consctructif, mais c'est pas comme si c'était "négatif" au moins, c'est juste "neutre".

Bien sur qu'il y a autre chose de Kubrick, mais il y a toujours autre chose. Là, ce que je comprend, ce que tu te tape le frond en disant: "Hey, guys, vous êtes pas weird parce que Tim Burton utilise des décors croche, vous avez rien vu, moé dans un film que j'connâ y'a une fille qui se fait violer par un chien, pis on se rencontre à la fin que le chien c'était le père et la mère de la fille, ça c'est fôcké, pas vôt' 'ti' film pour enfant là là."

Comme j'ai dit: J'ai compris ton propos. Oui je considère que tu t'es juste un peu emporté et mal exprimer mais je suis d'accord avec toi.

N'empêche, y'a du monde qui ont autre chose à faire dans la vie que d'étendre leurs champs de connaissance dans un domaine précis, mais quand même assez de temps à perdre pour poster sur un forum. Tsé sont juste assez balancé, une vie saine quoi.

Pis oui, j'exagère tes dires quand j'dit "Ok, fa'que toé là c'que tu dit c'est:...", pis non je considère pas çô comme d'l'argumentation, c'est juste de l'expérimentation et du mélange de style Piment/Pesmerga, c'est beau han? =)

Modifié par uıʌǝʞ
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Pour ne nommer que ceux-ci:

Angela’s ashes

Sam, I am Sam

Forrest Gump

Out of Africa

Rain man

A beautiful mind

Les Choristes

La vie est belle

Un crabe dans la tête

La chute

Meet Joe Black

The english patient

The hours

Terms of endearment

Volver

C.R.A.Z.Y

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Je vais quand même parler de mon film favori, pour ne pas être un simple troll...

"M"

Fritz Lang, 1931

peter_lorre_in_m_3.jpg

À la fin des années 20, l'ère du cinéma parlant est bien entamée et Fritz Lang Lang décide de s'y adapter. Mais loin de souffrir de la lourdeur des techniques de sonorisation qui font des premiers "talkies" de petites productions au rendu théâtral, "M" fait figure de pionnier et démontre une fois de plus toute l'audace et l'intuition dont Lang est capable. Le son est ici utilisé comme élément dramatique. Par exemple, lorsque l'aveugle se bouche les oreilles pour ne pas entendre le sifflement horrible du meurtrier, le public ne l'entend pas non plus. Puis lorsque le silence complet et anormal d'une rue passante est rompu par un sifflet autoritaire, le spectateur est automatiquement placé en position d'attente et se prépare à quelque chose de significatif. Lang utilise également les dialogues comme moyen de faire des raccords entre les scènes, en poursuivant par exemple la phrase d'un passant au sujet de l'affiche de rançon du meurtrier dans une autre scène où il se trouve autour d'une table, et ce sans effectuer de cassure sonore. Cette technique permet également une grande économie narrative et se révélera essentielle à l'art cinématographique tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Le sifflement du meurtrier est d'ailleurs d'une grande importance, puisqu'il s'investit d'un puissant pouvoir de suggestion et se révèle être un accessoire de premier plan dans le déroulement de l'intrigue. Encore une brillante utilisation du son de la part de Lang. Mais ce qui frappe également dans "M", c'est la psychologie des personnages qui est développée avec un grand réalisme. Plutôt que de dépeindre le meurtrier comme un imbécile dégénéré, Lang le présente sous les traits d'un homme malade mais intellectuellement capable. Sa présence plonge la ville dans la paranoïa la plus basse. Chacun est prêt à accuser son voisin. Un vieillard qui parle gentiment à une petite fille devient la cible d'un tribunal improvisé qui le condamne d'emblée. La pègre même se mêle à la course folle pour mettre un terme aux interventions incessantes et dérangeantes des policiers et continuer leurs menus trafics en paix. Tous se réunissent dans le seul dessein d'attraper le tueur et de venger le meurtre des enfants de la seule façon possible: l'éliminer.

Ce qui nous mène à la scène finale, le procès du meurtrier devant le tribunal improvisé de la pègre, d'ailleurs composé en partie de véritables criminels (24 d'entre eux seront emprisonnés d'ici la fin du tournage...). Peter Lorre, que l'on retrouve ici pour la première fois à l'écran dans un rôle principal, livre un monologue d'une puissance inouïe. Ses mimiques expressionnistes, les contorsions de son visage angoissé projettent les émotions au travers de l'écran pour percer d'un seul jet l'esprit et le coeur du spectateur. Il y a dans tous les films de suspense modernes et moins modernes des traces de "M". Tout ici est suggéré, mais suggéré avec tant d'adresse que l'absence de violence à l'écran est plus efficace que si tout était montré. L'intrigue est simple mais percutante. Un chef-d'oeuvre incontournable, une leçon de réalisation, un film colossal et étonnant.

Édition de référence: http://www.amazon.ca/M-Fritz-Lang/dp/B00065GX64/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=dvd&qid=1249915356&sr=1-1

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Ça m'a l'air intéressant comme film. Tu l'as acheté ? Si oui, où ?

Parce que c'est très vieux...

Un vieux film qui m'a marqué aussi : Elephant man, sortit en 1980. L'âge de celui-ci n'est certe pas comparable, mais ça fait déjà un bon 29 ans qu'il est sortit.

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Je vais quand même parler de mon film favori, pour ne pas être un simple troll...

"M"

Fritz Lang, 1931

peter_lorre_in_m_3.jpg

À la fin des années 20, l'ère du cinéma parlant est bien entamée et Fritz Lang Lang décide de s'y adapter. Mais loin de souffrir de la lourdeur des techniques de sonorisation qui font des premiers "talkies" de petites productions au rendu théâtral, "M" fait figure de pionnier et démontre une fois de plus toute l'audace et l'intuition dont Lang est capable. Le son est ici utilisé comme élément dramatique. Par exemple, lorsque l'aveugle se bouche les oreilles pour ne pas entendre le sifflement horrible du meurtrier, le public ne l'entend pas non plus. Puis lorsque le silence complet et anormal d'une rue passante est rompu par un sifflet autoritaire, le spectateur est automatiquement placé en position d'attente et se prépare à quelque chose de significatif. Lang utilise également les dialogues comme moyen de faire des raccords entre les scènes, en poursuivant par exemple la phrase d'un passant au sujet de l'affiche de rançon du meurtrier dans une autre scène où il se trouve autour d'une table, et ce sans effectuer de cassure sonore. Cette technique permet également une grande économie narrative et se révélera essentielle à l'art cinématographique tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Le sifflement du meurtrier est d'ailleurs d'une grande importance, puisqu'il s'investit d'un puissant pouvoir de suggestion et se révèle être un accessoire de premier plan dans le déroulement de l'intrigue. Encore une brillante utilisation du son de la part de Lang. Mais ce qui frappe également dans "M", c'est la psychologie des personnages qui est développée avec un grand réalisme. Plutôt que de dépeindre le meurtrier comme un imbécile dégénéré, Lang le présente sous les traits d'un homme malade mais intellectuellement capable. Sa présence plonge la ville dans la paranoïa la plus basse. Chacun est prêt à accuser son voisin. Un vieillard qui parle gentiment à une petite fille devient la cible d'un tribunal improvisé qui le condamne d'emblée. La pègre même se mêle à la course folle pour mettre un terme aux interventions incessantes et dérangeantes des policiers et continuer leurs menus trafics en paix. Tous se réunissent dans le seul dessein d'attraper le tueur et de venger le meurtre des enfants de la seule façon possible: l'éliminer.

Ce qui nous mène à la scène finale, le procès du meurtrier devant le tribunal improvisé de la pègre, d'ailleurs composé en partie de véritables criminels (24 d'entre eux seront emprisonnés d'ici la fin du tournage...). Peter Lorre, que l'on retrouve ici pour la première fois à l'écran dans un rôle principal, livre un monologue d'une puissance inouïe. Ses mimiques expressionnistes, les contorsions de son visage angoissé projettent les émotions au travers de l'écran pour percer d'un seul jet l'esprit et le coeur du spectateur. Il y a dans tous les films de suspense modernes et moins modernes des traces de "M". Tout ici est suggéré, mais suggéré avec tant d'adresse que l'absence de violence à l'écran est plus efficace que si tout était montré. L'intrigue est simple mais percutante. Un chef-d'oeuvre incontournable, une leçon de réalisation, un film colossal et étonnant.

Édition de référence: http://www.amazon.ca/M-Fritz-Lang/dp/B00065GX64/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=dvd&qid=1249915356&sr=1-1

J'ai toujours eu de la misère avec l'expressionisme allemand au cinéma, mais ça c'est tout à fait personnel.

Mon film préféré (j'ai de la misère à me décider) :

- Stalker d'Andrei Tarkovsky

- Léolo de Lauzon

- Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton

Modifié par Guy Nantel
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Moi personnellement mon film préféré de tous les temps c'est Terminator 2 pour les raisons suivantes, replongeons nous en 91:

- J'étais en pleine adolescence (15-16 ans)

- Mon groupe fétiche faisait la musique (GNR)

- Mon acteur préféré était en tête d'affiche (Arnold)

- Les trucages étaient sans bon sens pour l'époque

- La suite de mon films préféré à ce moment (The Terminator)

- Pis vu qu'il était possible à l'époque de ne pas savoir l'histoire d'un film en se le faisant spoilers sur le net à l'avance le fait qu'Arnorld était gentil dans ce film m'avait pris complètement par surprise.

Je sais que cinématographiquement ce film c'est d'la marde mais si un bon film c'est un film qui nous fait vivre des émotions intenses (que ça soit de la joie, de la peine, de la peur, qu'il fait réfléchir ou peut importe) alors pour moi c'est mon meilleur film à vie car je n'ai jamais autant trippé en écoutant un film qu'à l'age de 15 ans quand je l'ai vu pour la première fois au cinéma.

Le film en tant que tel est moyen sans plus mais avec tout les éléments réunis pour moi à l'époque ça en a fait un film qui m'a marqué et que je ne me lasse jamais d'écouter.

D'ailleurs je me le suis racheté en BluRay dernièrement et c'était toujours aussi bon:-)

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Moi personnellement mon film préféré de tous les temps c'est Terminator 2 pour les raisons suivantes, replongeons nous en 91:

- J'étais en pleine adolescence (15-16 ans)

- Mon groupe fétiche faisait la musique (GNR)

- Mon acteur préféré était en tête d'affiche (Arnold)

- Les trucages étaient sans bon sens pour l'époque

- La suite de mon films préféré à ce moment (The Terminator)

- Pis vu qu'il était possible à l'époque de ne pas savoir l'histoire d'un film en se le faisant spoilers sur le net à l'avance le fait qu'Arnorld était gentil dans ce film m'avait pris complètement par surprise.

Je sais que cinématographiquement ce film c'est d'la marde mais si un bon film c'est un film qui nous fait vivre des émotions intenses (que ça soit de la joie, de la peine, de la peur, qu'il fait réfléchir ou peut importe) alors pour moi c'est mon meilleur film à vie car je n'ai jamais autant trippé en écoutant un film qu'à l'age de 15 ans quand je l'ai vu pour la première fois au cinéma.

Le film en tant que tel est moyen sans plus mais avec tout les éléments réunis pour moi à l'époque ça en a fait un film qui m'a marqué et que je ne me lasse jamais d'écouter.

D'ailleurs je me le suis racheté en BluRay dernièrement et c'était toujours aussi bon:-)

Ah ouin ?

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Ah ouin ?

Ce que j'veux dire par là c'est que les grands cinéphiles de ce monde, j'suis pas certain qu'ils ont criés au chef d'oeuvre en écoutant ça. La critique de René Omiroi et compagnie devait ressembler à de quoi dans l'genre à "Un autre BlockBuster Américan où les effects spéciaux prennent le dessus sur l'histoire et que dire du jeu d'acteur uni-dimensionnel de Schwarzenegger" ect...

Remarque que je me trompe peut-être...

T'as l'air d'être au courant alors éclaire moi:-)

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René Homier-Roy n'est tout de même pas un imbécile. Il a assez de jugement et d'expérience pour ne pas reprocher à Arnold son jeu unidimensionel quand il interprète un robot... Et dans les deux premiers Terminator, les effets spéciaux ne prennent pas le dessus sur l'histoire, qui est quand même bien garnie et loin d'être simpliste. Il y a des prouesses techniques, surtout dans le deuxième volet, mais tout de même, ça reste deux excellents films de science-fiction.

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René Homier-Roy n'est tout de même pas un imbécile. Il a assez de jugement et d'expérience pour ne pas reprocher à Arnold son jeu unidimensionel quand il interprète un robot... Et dans les deux premiers Terminator, les effets spéciaux ne prennent pas le dessus sur l'histoire, qui est quand même bien garnie et loin d'être simpliste. Il y a des prouesses techniques, surtout dans le deuxième volet, mais tout de même, ça reste deux excellents films de science-fiction.

Raison de plus pour continuer à aimer ce film là alors:-)

Modifié par PopolDal
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"M" n'a pas grand-chose à voir avec l'expressionnisme...

Inspiré de, comme la majorité de l'oeuvre de Fritz Lang. Que ça soit dans l'esthétique ou dans l'historique. On parle quand même du réalisateur de Métropolis...Alors s'il y a bien une chose qu'il maitrise c'est l'expressionisme.

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Inspiré de, comme la majorité de l'oeuvre de Fritz Lang. Que ça soit dans l'esthétique ou dans l'historique. On parle quand même du réalisateur de Métropolis...Alors s'il y a bien une chose qu'il maitrise c'est l'expressionisme.

À part peut-être le faciès de Peter Lorre, "M" n'a pas grand-chose de proprement expressionniste. Pas en tous cas au point que ce soit agaçant pour qui n'affectionne pas particulièrement ce style. On dirait que dès qu'un film est allemand et en noir et blanc, c'est que c'est forcément de l'expressionnisme.

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J'ai beaucoup de difficulté à faire des top, que ce soit en musique ou en cinéma, mais un des films qui m'a le plus marqué à vie est définitivement Soy Cuba.

Oui ce film est de la foutue grosse propagande communiste, mais vraiment bien fait, des techniques de caméras vraiment intéressantes pour l'époque.

wiki

imdb

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